Background Prediction models based on traditional cardiovascular risk factors underestimate the risk of cardiovascular events (CVE) in systemic lupus erythematosus (SLE). Objectives We aimed to determine whether sCD163, a biomarker for SLE-associated atherosclerosis, may predict CVE in SLE. Methods All SLE patients included between 2007 and 2010 in the randomized, double-blind, placebo-controlled, multicenter PLUS trial were screened. Patients with no past history of CVE at inclusion and a follow-up period of >20 months were analyzed. sCD163 level was measured using enzyme-linked immunosorbent assay on serum collected at PLUS inclusion. The primary outcome was the incident CVE. Factors associated with incident CVE and sCD163 level were analyzed. Results Overall, 442 SLE patients (of the 573 included in the PLUS study) were analyzed for the primary outcome with a median follow up of 110 (interquartile range: 99–120) months. Among them, 29 (6.6%) experienced at least one CVE that occurred at a median of 67 (interquartile range: 31–91) months after inclusion. In the multivariate analysis, dyslipidaemia, age and increased sCD163 were associated with CVE onset. Multivariate Cox models analysis showed that a concentration of sCD163> 263 ng/mL at inclusion increased by 2.7 [hazard ratio 2.7 (95% CI: 1.0, 7.0)] the risk of CVE in SLE. Increased sCD163 was also associated with immunosuppressive treatment, higher body mass index (BMI) and SLEDAI score. Conclusion Macrophage-specific sCD163 serum level reflects lupus disease activity and predicts CVE in SLE. Disclosure of Interests None declared
Background The detection of somatic mutations in genes of myeloid cells in asymptomatic patients - defining clonal hematopoiesis of indeterminate potential (CHIP) - predisposes to cardiovascular events (CVE) in the general population. Objectives We aimed to determine whether CHIP was associated with CVE in SLE patients. Methods The study is an ancillary study of the randomized, double-blind, placebo-controlled, multicenter trial PLUS study conducted from June 2007 through August 2010 at 37 centers in France involving 573 SLE patients. The search for somatic mutations by high-throughput sequencing of 53 genes involved in clonal hematopoiesis was performed on genomic DNA collected at PLUS inclusion. The CHIP prevalence was assessed in SLE and in a retrospective cohort of 479 patients free of hematological malignancy. The primary outcome was the incident CVE in SLE. Results Screening for CHIP was performed in 438 SLE patients (38 [29-47] years, 91·8% female). Overall, 63 somatic mutations were identified in 47 patients defining a CHIP prevalence of 10·7% in SLE. Most SLE patients (78·7%) carried a single mutation. Most variants (62·5%) were located in the DNMT3A gene. CHIP was associated with age, age at SLE diagnosis and a lower frequency of antiphospholipid antibodies. CHIP occurred more than 20-years earlier (p<0·00001) in SLE than in controls. The detection of CHIP at inclusion was not associated with the occurrence of CVE during follow up (HR= 0·42 (0·06 – 3·21), p=0·406). Conclusion The prevalence of CHIP is high in SLE with respect to age but was not associated with incident CVE. Disclosure of Interests None declared
Les événements cardiovasculaires (ECV) sont en France la première cause de mortalité des patients lupiques. Les ECV en contexte lupique ne sont pas expliqués par les seuls facteurs de risque cardiovasculaire classiques. L’hématopoïèse clonale est la détection par séquençage à haut débit de mutations somatiques de gènes impliqués dans l’hématopoïèse maligne. Elle est dite de signification indéterminée (HCSI) lorsqu’elle est détectée chez des patients sans hémopathie maligne. L’HCSI est liée à l’âge et prédispose aux pathologies myéloïdes. L’HCSI prédispose également aux ECV dans la population générale. Notre objectif était de tester le lien entre l’HCSI et la survenue d’ECV majeurs chez les patients lupiques. Les patients inclus entre 2007 et 2010 dans l’étude multicentrique PLUS ont été analysés. Le séquençage haut débit ciblé, d’un panel de 53 gènes associés aux hémopathies myéloïdes (hématopoïèse clonale), a été réalisé sur l’ADN génomique extrait du sang circulant prélevé à l’inclusion dans PLUS (biologie moléculaire des hémopathies - laboratoire d’hématologie - CHU de Lille). Le critère principal de jugement était la survenue d’un 1er événement cardiovasculaire majeur depuis l’inclusion dans PLUS. L’ADN génomique était disponible chez 452 patients lupiques et le séquençage haut débit des gènes d’intérêt était analysable chez 438 (âge médian 45 ans, 91,8 % de femmes) d’entre eux. Le séquençage haut débit mettait en évidence 63 variants d’intérêt chez 47 patients lupiques (47/438, 10,7 %) en l’absence de toute maladie hématologique maligne. La profondeur médiane de lecture était de 3409 [IQR: 2517–12018] reads. La fréquence médiane de l’allèle variant (VAF) était de 2,1 [1,2–4,4] %. Comparativement à une cohorte contrôle (n = 303) ayant bénéficié d’une recherche d’hématopoïèse clonale selon la même technique et pour un même seuil de positivité (1 %), la prévalence de l’HCSI avant 60 ans était près de 2 fois plus élevée chez les patients lupiques (40/420, 9.5 %) que chez les contrôles (10/196, 5,1 %, p = 0,061). Parmi les 47 patients lupiques avec HCSI, 37 (78,7 %) étaient porteurs d’une unique mutation somatique. Le gène regroupant le plus de variants d’intérêt était le gène DNMT3A (40 variants identifiés chez 70,2 % (33/47) des patients avec HCSI) suivi de TET2 (7 variants identifiés chez 12,8 % (6/47) des patients avec HCSI). Les patients lupiques avec HCSI (vs sans HCSI) étaient plus âgés (52 [41–57] ans vs 37 [28–45] ans, p < 0,0001) pour un diagnostic de lupus porté à un âge plus tardif (37 [25–49] ans vs 25 [20–34] ans, p < 0,0001). La présence d’une HCSI était associée à un phénotype lupique moins sévère et une moindre prévalence des anticorps antiphospholipides. Il n’y avait pas d’association statistique entre la présence d’une HCSI et les traitements immunosuppresseurs antérieurement reçus. Le critère principal de jugement était analysable chez 333 des 438 patients (76,0 %) pour lesquels le séquençage a été réalisé. Parmi eux, 19 (5,7 %) avaient présenté un ECV majeur pour une durée médiane de suivi de 109 [97–118] mois. La présence d’une HCSI n’était pas associée à la survenue d’un ECV [1/38 (2,6 %) dans le groupe avec HCSI versus 18/295 (6,1 %) dans le groupe sans HCSI, p = 0,39]. La prévalence de l’hématopoïèse clonale de signification indéterminée chez les patients atteints de lupus systémique est élevée mais ne semble pas associée à la survenue d’évènements cardiovasculaires majeurs.
Les thromboses veineuses profondes sont fréquentes et peuvent survenir dans des contextes cliniques très différents. L’objectif de ce travail était de tester l’intérêt de l’analyse en cluster pour l’identification de groupes homogènes de patients hospitalisés pour un premier épisode de thrombose veineuse profonde dans un service de médecine interne. De janvier 2008 à novembre 2014, tous les patients hospitalisés pour un premier épisode de thrombose veineuse profonde (TVP) ont été inclus. Les données cliniques ont été recueillies rétrospectivement. Tous les patients de moins de 60 ans ont bénéficié d’une recherche de thrombophilie constitutionnelle ou acquise. La recherche de néoplasie orientée par l’examen clinique était réalisée chez tous les patients. 13 variables ont été inclues dans l’analyse en cluster réalisée suivant ces étapes : – analyse en correspondance multiple ; – classification hiérarchique ascendante ; – comparaison des clusters par test du Chi2 pour la répartition des variables et log-rank pour les courbes de survie. 342 patients ayant présenté un premier épisode de TVP ont été analysés. Il s’agissait de femmes dans 219 (64 %) cas avec un âge moyen au diagnostic de 64,6 (± 20,2) ans. La TVP était une embolie pulmonaire dans 233 cas (68,1 %), une thrombose isolée des membres inférieurs dans 61 (17,8 %) cas et une thrombose de site inhabituel dans 48 (14 %) cas. Dans près de la moitié des cas (45,9 %) un facteur déclenchant était retrouvé. L’analyse en cluster a permis d’identifier 4 groupes homogènes de patients. Le premier cluster (n = 19) regroupait tous les patients avec thrombophilie constitutionnelle ou malformation vasculaire. Ces patients étaient jeunes (37,3 (±17,3) ans) et présentaient dans près de la moitié des cas des thromboses de site inhabituel. Le deuxième cluster (n = 173) regroupait les patients avec une TVP identifiée comme idiopathique, c’est-à-dire sans pathologie favorisante associée. Au sein de ce cluster, on retrouvait un facteur déclenchant dans 44,4 % des cas. Le troisième cluster (n = 48) regroupait la majorité des patients avec maladie auto-immune ou inflammatoire associée. Le dernier cluster (n = 102) comprenait les patients présentant une TVP associée à une néoplasie. La récidive de la thrombose, la survenue d’une néoplasie durant le suivi et le décès étaient notés chez 17 (4,9 %), 3 (0,9 %) et 39 (11,4 %) patients pour un suivi moyen de 16,9 (± 20,6) mois. Comme attendu, les taux de décès et de récidive de thrombose étaient significativement plus importants chez les patients du cluster 4 (néoplasie). L’analyse en cluster permet de classer les patients admis pour un premier épisode de thrombose veineuse profonde en quatre groupes homogènes en termes de caractéristiques cliniques, de pathologies associées et de pronostic.
La mortalité chez les patients atteints de lupus systémique est deux à cinq fois plus importante que dans la population générale et est principalement liée, en France, à la survenue d'évènements cardiovasculaires (ECV). Chez les patients lupiques, le risque d'ECV n'est pas parfaitement expliqué par les seuls facteurs de risque cardiovasculaire classiques et il n'y pas d'outils cliniques simples qui permettent d'évaluer ce risque chez un patient donné. Le CD163 soluble (CD163s), dont la forme membranaire est exprimée à la surface des macrophages M2, est un marqueur d'athérosclérose infraclinique chez les patients lupiques mais son association directe aux ECV n'est pas démontrée. L'objectif de cette étude était d'évaluer le CD163 soluble comme biomarqueur de risque d'ECV chez les patients atteints de lupus systémique. Les patients inclus entre 2007 et 2010 dans l'étude multicentrique PLUS randomisée, en double aveugle, contre placebo, ont été analysés. Les patients n'ayant pas d'antécédent cardiovasculaire et ayant un suivi de plus de 20 mois ont été inclus. Le CD163s a été dosé par ELISA dans le sérum des patients prélevé à l'inclusion dans PLUS. Le critère principal de jugement était la survenue d'un 1er ECV majeur depuis l'inclusion dans PLUS. Les facteurs associés avec le critère principal de jugement ont été identifiés par analyse multivariée. Au total, 438 patients (parmi les 573 de PLUS) ont été analysés pour le critère principal de jugement. Parmi eux 29 (6,7 %) patients ont présenté un ECV majeur en médiane 67 (IQR 31; 91) mois après l'inclusion pour une durée médiane de suivi de 110 [99; 120] mois. Les taux sériques de CD163s étaient plus élevés chez les patients ayant présenté un ECV (médiane 361,7 ng/mL [289,7; 545,2] vs 322,0 ng/mL [216,4; 464,2], p = 0,07) pour une valeur de CD163s permettant de « séparer » de façon optimale les patients avec et sans ECV évaluée à 263 ng/mL (Maximally Selected Log-Rank statistic). En analyse multivariée, les facteurs associés à la survenue d'un ECV étaient un taux de CD163s > 263 ng/mL (HR = 2,7 [1,0–7,0], p = 0,048), une dyslipémie (HR = 3 [1,2–7,5], p = 0,02) et l'âge (HR = 1,7 [1,3–2,3], p < 0,001). Inversement, les facteurs spécifiquement associés à un taux de CD163s > 263 ng/mL étaient la prise d'un traitement immunosuppresseur (HR 1,6 [1,1–2,4] p = 0,02), le BMI (HR 1,1 [1–1,1] p = 0,02) et le score SLEDAI (HR 1,1 [1,0–1,3] p = 0,007). Le CD163 soluble est un biomarqueur indépendant du risque d'événement cardiovasculaire chez les patients atteints de lupus systémique.
Le syndrome de Susac est une microvasculopathie rare, d'allure inflammatoire, touchant les vaisseaux cérébraux, rétiniens et cochléaires et de physiopathologie inconnue. L'objectif de notre travail est d'étudier l'implication de facteurs génétiques dans le développement de cette maladie par réalisation d'un Whole Exome Sequencing (WES) chez ces patients. Un séquençage complet d'exome a été effectué chez 15 patients atteints de syndrome de Susac et chez les deux parents pour 5 d'entre eux afin de permettre une analyse en trios. Devant l'absence de récurrence familiale, l'analyse est effectuée dans l'hypothèse d'une mutation de novo. En parallèle, une SNP-Array a été réalisée pour ces 5 trios à la recherche de remaniements génomiques déséquilibrés qui ne seraient pas vus par WES. Les données du séquençage complet d'exome ont été analysées à l'aide du logiciel PolyQuery®. La fréquence allélique a été déterminée selon la base de données gnomAD et la prédiction de la pathogénicité a été établie à l'aide des outils bio-informatiques Polyphen-2, SIFT et CADD. Chaque variant détecté par WES a été confirmé par séquençage Sanger. L'analyse par SNP-Array a mis en évidence une délétion de novo chez un patient emportant le gène FAM179A. FAM179A est une protéine impliquée dans la régulation des microtubules des cellules ciliées. L'analyse des données d'exome en trio, sur une hypothèse d'une transmission de novo, a retrouvé un variant rare et prédit délétère, c.920G > A, sur le gène ZNF76. La fonction de la protéine ZNF76 n'est pas encore bien élucidée mais pourrait jouer un rôle dans le développement cérébral et rétinien. En recherchant des variants partagés par plusieurs patients Susac, un variant rare, c.6068C > T, sur le gène SPTB a été retrouvé chez 2 patients non apparentés parmi les 15 patients séquencés de la cohorte alors qu'il n'est trouvé que chez 14 des plus de 140000 individus de la base de données gnomAD (p < 0,0001). Deux autres patients Susac de la cohorte présentent aussi des variants potentiellement délétères du gène SPTB. La protéine SPTB est une protéine du cytosquelette jouant un rôle majeur dans le maintien de la forme des globules rouges mais est également fortement exprimée par les cellules endothéliales CD105+. En travaillant à l'échelle des gènes, différents variants rares partagés par plus de 3 patients ont été trouvées dans 29 gènes. 12 de ces gènes sont impliqués dans le complexe du cytosquelette comme SPTB et 3 d'entre eux dans le cil primaire comme FAM179A. Le séquençage complet d'exome nous a permis d'identifier deux gènes candidats, ZNF76 et SPTB, et une récurrence de variants dans les gènes codant pour des protéines du cytosquelette et du cil primaire. Ces résultats peuvent nous faire avancer dans la compréhension de la physiopathologie du syndrome de Susac mais devront être confirmés sur un plus grand nombre de patients et par des analyses fonctionnelles
Objective: This study aimed to determine whether sCD163, a soluble macrophage marker up-regulated in numerous inflammatory disorders, is predictive of accelerated atherosclerosis associated with systemic lupus erythematosus (SLE).Methods: Carotid ultrasound was prospectively performed, at baseline and during follow-up, in 63 consecutive SLE patients asymptomatic for cardiovascular disease (CVD) and 18 volunteer health workers. Serum sCD163 level was determined at baseline using enzyme-linked immunosorbent assay. The primary outcome was the presence of a carotid plaque. Factors associated with carotid plaques were identified through multivariate analysis.Results: Despite a low risk for cardiovascular events according to Framingham score in both groups (2.1 ± 3.8% in SLE vs 2.1 ± 2.9% in controls; p = 0.416), ultrasound at baseline showed a carotid plaque in 23 SLE patients (36.5%) and two controls (11.1%) (p = 0.039). Multivariate analysis showed that SLE status increased the risk for carotid plaque by a factor of 9 (p = 0.017). In SLE patients, sCD163 level was high (483.7 ± 260.8 ng/mL vs 282.1 ± 97.5 ng/mL in controls; p < 0.001) and independently associated with carotid plaques, as assessed by stratification based on sCD163 quartile values (p = 0.009), receiver operating characteristics (p = 0.001), and multivariate analysis (p = 0.015). sCD163 at baseline was associated with the onset of carotid plaque during follow-up (3 ± 1.4 years) in SLE patients who had no carotid plaque at the first evaluation (p = 0.041).Conclusion: sCD163 is associated with progressing carotid plaque in SLE and may be a useful biomarker for accelerated atherosclerosis in SLE patients at apparent low risk for CVD.
Les événements cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des patients lupiques. Les outils d’évaluation comme le score de Framingham ne donnent pas de bonne estimation du risque cardiovasculaire dans cette population. L’objectif de notre étude est de déterminer si le CD163 soluble (sCD163), marqueur de surface des macrophages impliqués dans différents processus inflammatoires, est associé à la maladie athéromateuse infraclinique des patients atteints de lupus systémique (LS). La présence de plaque carotidienne (définie par une épaisseur de la paroi supérieure à 1,5 mm) a été évaluée par échographie doppler des carotides de manière prospective chez 63 patients suivis pour un LS et ne présentant aucun antécédent cardiovasculaire et 18 témoins. L’échographie doppler a été effectuée à l’inclusion et répétée durant le suivi par le même investigateur. Le taux de sCD163 a été mesuré à l’inclusion chez tous les participants par technique ELISA. Le score de Framingham, évaluant le risque cardiovasculaire à 10 ans, était bas chez les patients lupiques et les témoins (respectivement 2,1 % ± 3,8 et 2,1 % ± 2,9 ; p = 0,416). Cependant, une plaque carotidienne était mise en évidence chez 23 patients lupiques (36,5 %) et 2 témoins (11,1 % ; p = 0,039). Le lupus, en analyse mutivarié, augmentait par 9 le risque d’avoir une plaque carotidienne (OR : 9,16, intervalle de confiance à 95 % :1,82-77,97 ; p = 0,017). Les taux sériques de sCD163 étaient plus élevés chez les patients lupiques que chez les témoins (483,7 ng/ml ± 260,8 vs 282,1 ng/ml ± 97,5 ; p < 0,001). Chez les patients lupiques, le taux sérique de sCD163 était positivement associé à la présence de plaque carotidienne (stratification en quartiles (p = 0,009), courbe ROC (p = 0,001), analyse multivariée (p = 0,015)). Les taux sériques de sCD163 étaient également corrélés aux titres d’anticorps anti-dsADN (r = 0,27 ; p = 0,034). La recherche de plaque carotidienne a été renouvelée 2,6 ans (1–5,4) après la 1ere évaluation chez 20 des 40 patients qui ne présentaient pas de plaque carotidienne initialement. L’apparition d’une plaque carotidienne était notée chez 8 patients (40 %) correspondant à l’apparition d’une nouvelle plaque par an chez 2,7 patients. Le score de Framingham ne différait pas entre les patients ayant développé (1 % ; 0,5–9) ou non (0,5 % ; 0,5–3) une nouvelle plaque. Le taux sérique de sCD163 à l’inclusion était par contre plus élevé chez les patients qui développaient une nouvelle plaque carotidienne dans le temps (548,5 ng/ml ± 263,8 vs 324,8 ng/ml ± 131,7 ; p = 0,041). Ce travail préliminaire montre que sCD163 est associé de façon indépendante à la progression de l’athérome infraclinique chez les patients lupiques à faible risque cardiovasculaire apparent. sCD163 pourrait contribuer à une meilleure stratification du risque cardiovasculaire en contexte lupique.