Livia Stoenescu, ed., The Interaction of Art and Relics in Late Medieval and Early Modern Art, Turnhout: Brepols Publishers, 2020, 185 pp. 51 colour illus., € 100 (hardcover) ISBN 978250358398. Un article de la revue RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (“Revised Commemoration” in Public Art: What Future for the Monument?) diffusée par la plateforme Érudit.
Cet article examine deux regroupements d’objets et quelques sites architecturaux du quatorzième siècle, conçus et produits par deux groupes culturels distincts : les Vénitiens et les Mameluks, pour lesquels conquêtes, croisades et idéologies de la Guerre Sainte faisaient partie intégrante de la vie. Il attire l’attention non seulement sur les liens unissant les communautés du Bassin méditerranéen à la fin du Moyen Âge, mais aussi sur la nature dissemblable de ces communautés. Cette analyse se propose aussi de montrer la richesse des échanges interdisciplinaires. En comparant deux manuscrits, l’un vénitien sur les croisades et l’autre, un furusiyya, c’est-à-dire un traité d’équitation produit par les Mameluks, nous explorons la manière selon laquelle chacun d’eux rend compte implicitement ou explicitement des contacts entre les deux cultures. Dans un second temps, en juxtaposant deux épisodes concernant la façon dont le vainqueur (chrétien ou musulman) expose des « trophées de guerre » dans des lieux importants de Venise et du Caire, nous montrons comment ces sculptures rappellent des associations culturelles et géographiques, réelles et imaginaires, et comment ces dernières sont beaucoup plus complexes que ce qu’on avait admis jusqu’ici.
Cet article se propose d’examiner de vastes programmes en mosaïque décorant les entrées principales d’un certain nombre d’édifices religieux de Rome, vers la fin du Moyen Âge. Ces mosaïques ont presque toutes disparu, mais on peut reconstituer l’aspect général de leur apparence initiale en utilisant d’anciens dessins et des sources textuelles variées. De plus, on pense que ces cycles narratifs en façade ou près de celle-ci permettaient aux particuliers et aux communautés de comprendre les multiples niveaux de signification de la vie ici-bas et dans l’au-delà, comme autant d’opérateurs de pratiques sociales, culturelles, religieuses et politiques, à l’intérieur d’un environnement physique particulier : celui du tissu urbain de Rome. En outre, dans ces divers milieux qui produisaient et consommaient ces types de décor en façade, des conceptions de l’autorité, de l’identité et du pouvoir voyaient le jour.
Dans cet article, nous nous proposons de démontrer que les changements apportés par le pape Grégoire IX à la mosaïque de la basilique vaticane, datant principalement du début de la chrétienté, devraient être attribués en partie à la façon dont le pape envisageait le renouvellement spirituel de l’Église du bas moyen-âge. En décidant d’inclure une forme modifiée de la Déisis parmi les Vingt-quatre viellards de l’Apocalypse, le pape effectuait un remaniement important du message d’origine qui affirmait l’autorité du pontife romain. Ce changement reflétait aussi la préoccupation de l’époque en ce qui concerne l’intercession de la Vierge et des saints au jour du jugement dernier. En même temps, Grégoire insérait son portrait près du groupe de la Déisis. Son geste, imbu d’une piété humble et effacée, donne une impression de désir ardent et de dévotion en présence de Dieu; de ce fait, le portrait de Grégoire représente une étape importante dans la formation de l’image d’un pape par lui-même au Xllle siècle. D’un côté, les aspects les plus publics des changements apportés à cette mosaïque par le pape Grégoire, suggèrent que les modifications étaient destinées à répondre aux crises spirituelles auxquelles l’Église dut faire face pendant son pontificat. D’un point du vue plus personnel, il est possible que le sens de cette mosaïque soit associé au désir du pape d’assurer son propre salut en achetant son entrée au Paradis.
Cet article étudie les différentes façons dont la lecture, la visualisation et l’interprétation travaillent de pair dans la tradition manuscrite de Reggimento e costumi di donna, un précis de bonne conduite rédigé par Francesco da Barberino à l’intention des femmes. Le public de la fin du Moyen-Âge était capable de naviguer entre des images verbales et visuelles du bon et du mauvais comportement selon une expérience corporelle de la lecture, alors que les lecteurs éprouvaient leur adhésion aux objectifs moraux prônés par la pensée chrétienne. Ce texte pouvait s’adresser à des hommes, des femmes et des enfants se trouvant dans un contexte familial. Le livre se termine par l’invocation d’un splendide joyau qui fonctionne comme un puissant procédé mnémotechnique destiné à aider le lecteur à se souvenir du texte et à activer le message dans son esprit.
Fabrizio Ricciardelli, Andrea Zorzi, eds., Emotions, Passions, and Power in Renaissance Italy, Amsterdam: Amsterdam University Press, 2015, 256 pp. 19 b/w illus., € 85 (hardback) ISBN 9789089647368 / Jennifer Spinks, Charles Zika, eds., Disaster, Death and the Emotions in the Shadow of the Apocalypse, 1400–1700, London: Palgrave MacMillan, 2016, 364 pp. 37 colour, 18 b/w illus., € 83 (hardcover) ISBN 978-1-137-442700-3. An article from journal RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (What is Critical Curating?), on Érudit.
Jessica Berenbeim, Art of Documentation. Documents and Visual Culture in Medieval England, Toronto : Pontifical Institute of Mediaeval Studies (Studies and Texts 194; Text, Image, Context: Studies in Medieval Manuscript Illumination, 2), 2015, 242 pp., 147 col. + b/w illus., $ 95, Cloth, ISBN 9780888441942. An article from journal RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (The Nature of Naturalism), on Érudit.
As the title suggests, Professor Zorach is passionate about triangles in the intellectual, theological, philosophical, and visual culture of early modern Europe.Theological concepts like the Trinity were rendered as triangles during this period, and, as we know so well, the triangle shaped theories of vision in relation to linear perspective.This book makes explicit the link between mathematical thinking and the expression of abstract relationships within Christianity.Zorach lays out the terrain using a broad brush, uniting triangular excursions across social, theological, and phenomenological subjectivities.She sets out the general parameters of her study in the introductory chapter, "The Passionate Triangle." Chapter 2 reviews the key tenets of art historical thinking, Renaissance and modern, on theories of perspective in European visual culture before 1450.This chapter makes a convincing argument for the close linkage between the social world of Renaissance artists and their cultural formation in practical geometrical studies.She demonstrates that an artist and theorist like Leon Battista Alberti embraced circumscription, a concept that regulated the correct placement and mathematical measurement of objects, all the while creating powerful fictive illusions of visual reality.The next two chapters focus on the different ways in which the triangle was used to express spiritual geometry.Chapter 3 discusses representations of religious scenes, such as the Annunciation, where a triangular relationship is established between the Virgin Mary, Gabriel, and God the Father, or the familiar image of the three-fold nature of the Christian godhead in the Trinity.Major religious thinkers such as Augustine and Nicholas of Cusa are considered here in relation to the symbolic work of the triangle.Zorach also considers the Trinitarian diagrams created by the sixteenth-century theologian-mathematician Charles de Bovelles.Her classification of diagrams as anti-naturalistic (65) needs further elaboration, given the complexity of epistemic functions and processes evidenced in late medieval and early modern diagrammatic imagery.Chapter 4 evaluates the important role of the triangular compositional arrangement in Renaissance tavole quadrate.Zorach argues for the symbolic use of geometry in many fifteenth-century altarpieces.She also suggests that
Stephen J. Campbell and Stephen J. Milner, eds, Artistic Exchange and Cultural Translation in the Italian Renaissance City. Cambridge, Cambridge University Press, 2004, 371 pp., 82 black-and-white illus., 1 table, $75.00 Cdn, ISBN 0-521-82688-8. An article from journal RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (Volume 31, Number 1-2, 2006, pp. 5-118), on Érudit.
In the course of the thirteenth and fourteenth centuries, writers and readers were presented with a rapid multiplication of texts that required the invention of new visual imagery: the most famous examples in the Trecento are Dante's Commedia and Boccaccio's Decameron.1 Our interest is heightened further when a text is illustrated rarely, or once only. Such is the case with the only extant illustrated manuscript of Brunetto Latini's Tesoretto (Florence, Biblioteca Medicea-Laurenziana, Strozzi 146) from the early Trecento.2 This particular exemplar features a cycle of imagery that was carefully planned in relation to the text. The interplay of words, illustrations, and initial lettering across the pages of Strozzi 146 is rich and complex, demonstrating that late medieval Italian readers were as adept as their northern European counterparts at negotiating the page with its ‘systemic rivalries’.3
Gill Perry, ed., Gender and Art (Art and its Histories: 3). New Haven and London, Open University and Yale University Press, 1999, 267 pp., 69 colour plates, 132 black-and-white illus., $27.50 (U.S.), $41.25 (Cdn) paper. An article from journal RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (Breaking the Boundaries: Intercultural Perspectives in Medieval Art), on Érudit.
Jill Dunkerton, Susan Foister, Dillian Gordon and Nicholas Penny, Giotto to Durer. Early Renaissance Painting in the National Gallery. New Haven and London, Yale University Press, in association with National Gallery Publications, 1991, 408 pp., $55 US. An article from journal RACAR : Revue d'art canadienne / Canadian Art Review (Art as Propaganda), on Érudit.