BACKGROUND:Cocaine use disorder (CUD) remains a major public health concern, characterized by high relapse rates and the absence of approved pharmacological treatments. Glucagon-like peptide-1 receptor agonists (GLP-1RA), widely prescribed for metabolic disorders, modulate mesolimbic reward pathways and have been proposed as potential modulators of addictive behaviors. OBJECTIVES:To describe clinical observations of GLP-1RA exposure in individuals with CUD identified through the French national vigilance system and to contextualize these findings through a structured narrative review of preclinical and clinical evidence. METHODS:Cases involving GLP-1RA exposure in individuals with ongoing cocaine use were identified through the French national vigilance system and described. A structured literature search (MEDLINE, Embase, Google Scholar) identified original preclinical and clinical studies examining the effects of GLP-1 receptor activation on cocaine-related behavioral and neurobiological outcomes. RESULTS:Two cases involving patient-initiated off-label GLP-1RA use motivated by perceived anti-craving effects were identified through the vigilance system. The literature synthesis included 22 original publications (17 preclinical and 5 human studies). Across experimental models, GLP-1 receptor activation reduced cocaine self-administration, conditioned reward, and relapse-like behaviors. These effects were associated with the attenuation of mesolimbic dopamine signaling, including reduced cocaine-evoked dopamine release and modulation of dopamine transporter function. Human evidence remains limited and heterogeneous. CONCLUSION:GLP-1 receptor signaling represents a biologically plausible target in CUD. However, current clinical evidence remains preliminary. Patient-driven observations underscore the need for controlled clinical trials and continued vigilance monitoring.
BACKGROUND:The objective of this study was to assess the prevalence of dependence and abuse of psychoactive substances (PAS) among prison inmates, using data from the OPPIDUM program between 2013 and 2022. METHODS:OPPIDUM is an annual, cross-sectional national program, conducted among users consulting in specialised addiction centres. Prison inmates were questioned about their PAS use during the week preceding their incarceration. Two groups of participants were compared: prison inmates who reported simple use of PAS and those with abuse/dependence problems. RESULTS:A total of 2626 individuals responded to the program (men, 91.6%; mean age, 34.4 ± 9.30 years), reporting 5352 PAS. The main PAS consumed were cannabis (52.8%), cocaine/crack (28.6%), benzodiazepines (23.1%) and heroin (14.8%). Opioid substitution treatment (OST) was reported by 54.9% of participants. Several variables were associated with a significantly increased odds of abuse/dependence: intravenous use (OR, 4.608; 95% CI, 1.44-14.69; p = 0.01), PAS illegal acquisition (OR, 3.79; 95% CI, 2.19-6.58; p < 0.0001), heroin/speedball use (OR, 4.24; 95% CI, 1.16-15.48; p = 0.029) and cocaine/crack use (OR, 3.3; 95% CI, 1.47-7.39; p = 0.004). Conversely, being on OST protocol was associated with a lower odds of abuse/dependence (OR, 0.511; 95% CI, 0.28-0.93; p = 0.028). LIMITATIONS AND CONCLUSION:The main limitations of the study include self-reported PAS use without objective diagnoses, sometimes incomplete data on PAS use and incarceration and a sample biased toward inmates linked to substance abuse services, which likely overestimates the prevalence of PAS use. However, these results highlight the importance of assessing factors associated with substance abuse and dependence for appropriate prevention and management among prison inmates.
New psychoactive substances (NPS) represent a growing public health challenge in Europe. Their rapid emergence, chemical diversity and unpredictable toxicity complicate prevention, clinical management and regulatory responses. This study provides an updated overview of NPS-related harms in France using national addictovigilance data. Data were extracted from three complementary surveillance systems: (i) the NotS program of spontaneous reports of NPS-related adverse events (2009-24), (ii) the OPPIDUM survey conducted among users attending addiction care centers (2016-24), and (iii) the DRAMES registry of toxicologically confirmed drug-related deaths (2012-23). Substances were classified by chemical family and clinical effects were coded using MedDRA terminology. In addition to descriptive analyses, regression models were used to assess temporal trends. A total of 3468 NotS involving at least one NPS were recorded, increasing from 5 cases in 2009 to 726 in 2024. Synthetic cathinones and synthetic cannabinoids accounted for nearly 90% of notifications. Trend analyses confirmed a significant increase in NPS notifications and reported use over time. In OPPIDUM, the proportion of NPS users increased from 0.3% in 2016 to 1.7% in 2024. In DRAMES, 136 NPS-related deaths were identified between 2012 and 2023, with no significant overall increase in mortality during the study period. Synthetic cathinones and synthetic cannabinoids dominate the French NPS landscape. The integration of multiple addictovigilance data sources provides a robust framework for early signal detection and supports public health decision-making.
Objectifs Décrire les tendances de mortalité liées au Δ9-THC en France sur la période 2013–2023 à partir des données du dispositif DRAMES. Méthode Une analyse rétrospective des décès directs enregistrés dans le dispositif DRAMES entre 2013 et 2023 a été réalisée. L’imputabilité du Δ9-THC était évaluée selon la méthodologie standardisée du dispositif DRAMES, reposant sur une analyse experte collégiale intégrant notamment les concentrations sanguines et le contexte médico-légal. Résultats Entre 2013 et 2023, 365 décès ont été considérés comme étant en lien avec le Δ9-THC, dont 285 pour lesquels le THC était la seule substance psychoactive impliquée. Ces décès concernaient majoritairement des hommes (263/285, 92 %), proportion stable sur l’ensemble de la période. L’âge médian des victimes était de 42 ans (IQR 34–48 ; n=283/285). Le nombre de décès imputables au Δ9-THC a fluctué au cours de la période étudiée, avant d’augmenter ces dernières années, passant de 17 en 2018 à 43 cas en 2023. Les concentrations de Δ9-THC des 285 cas (209 en sang périphérique, 26 en sang cardiaque, 50 prélèvements sanguins sans précision), variaient de 0,3μg/L à 347μg/L. La concentration médiane globale est restée stable sur la décennie (5,2μg/L ; IQR 2,3–12,0), sans tendance temporelle significative (ρ de Spearman=0,11 ; p=0,059). Des concentrations très élevées (>200–300μg/L), absentes avant 2018, sont apparues récemment. Conclusion Les données issues du dispositif DRAMES montrent une stabilité de la concentration médiane sanguine de Δ9-THC sur la période étudiée, associée à l’apparition récente de concentrations très élevées dans certains cas. Indépendamment des données de mortalité, plusieurs dispositifs de surveillance, notamment le dispositif SINTES, rapportent une augmentation des teneurs en Δ9-THC des produits cannabiques circulants en France et en Europe. L’évolution des modes de consommation, en particulier l’usage de dispositifs de vaporisation délivrant des doses plus élevées et plus rapidement assimilées, pourrait contribuer à ces observations. La majorité des décès imputables au Δ9-THC relèvent de complications cardiovasculaires, également décrites par le réseau d’addictovigilance (syndromes coronariens, troubles du rythme, AVC, morts subites) (Bouquet E et al. Adverse events of recreational cannabis use reported to the French Addictovigilance Network (2012–2017). Br J Clin Pharmacol. 2021;87(10):3925–3937. doi:10.1111/bcp.14812). L’apparition récente de concentrations très élevées de Δ9-THC dans certains cas de décès constitue un signal à surveiller. Ces résultats soulignent l’intérêt d’un suivi associant données cliniques et médico-légales afin de caractériser les circonstances et les profils de risque des décès imputables au Δ9-THC.
Objectifs Le cannabidiol (CBD), cannabinoïde naturel issu de Cannabis sativa L., est considéré comme non psychoactif. Sa légalisation en France en 2021 a entraîné l’essor d’un marché proposant de nombreux produits imitant les formes de cannabis illicite (herbe/résine/crumble/pollen), théoriquement à faible teneur en THC (<0,3 %). Depuis 2022, ce marché s’est complexifié avec l’apparition de Cannabinoïdes hémi-synthétiques (CHS) tels que le HHC, le H4-CBD, le THC-P, distincts des cannabinoïdes de synthèse (CS) historiquement associés au marché illicite. L’objectif de cette étude est de décrire les produits vendus à l’image du cannabis sur le marché légal et les risques associés, à partir des données du centre d’addictovigilance de Paris. Méthode Une extraction des cas de la base d’addictovigilance impliquant des produits à l’image du cannabis et issus du marché légal a été réalisée en Île-de-France. En parallèle, en tant que collecteur SINTES, des échantillons vendus comme CBD/CBC ou CHS ont été collectés et analysés. Les données ont été étudiées sur une période de 3 ans (2023 à 2025). Résultats Au total, 121 complications (toutes mentions) ont été identifiées chez 36 personnes : 17 hommes et 18 femmes d’âge médian 30 ans [15–61], dont 8 avec des antécédents de consommation de cannabis (22 %). Les complications majoritairement rapportées sont les troubles neurologiques (47/121, 39 %) (vertiges (n=11), troubles cognitifs (n=5) ou de la motricité (n=4)) et psychiatriques (39/121, 32 %) (anxiété (n=8), hallucinations (n=6), paranoïa (n=5), idées suicidaires (n=1)). Des troubles gastro-intestinaux (15/121, 12 %) (vomissements (n=8), douleurs abdominales (n=4)) et cardiovasculaires (10/121, 8 %) (tachycardie (n=7), douleur thoracique (n=1), thrombose veineuse (n=1)) ont également été observés. La durée des effets s’étendait parfois sur plusieurs jours. Sept patients ont nécessité une prise en charge hospitalière. Des analyses biologiques étaient disponibles dans 4 cas, avec 2 positivités au cannabis. Une analyse des produits a été demandée par 21 usagers (58 %). Parmi ces échantillons, 86 % présentaient une inadéquation entre l’étiquetage et le contenu réel : THC>0,3 % (n=3), présence de CS (n=5), de CHS (n=5), ou associations multiples CHS et THC>0,3 % (n=3). Deux produits vendus comme CHS contenaient respectivement un CS ou plusieurs CHS. Les échantillons collectés dans le cadre de la veille SINTES étaient également majoritairement non conformes : THC>0,3 % (n=13), CS à la place de CBD (n=4) et absence substance psychoactive (n=1). Une évolution temporelle a été observée, avec une prédominance des CHS en 2024, remplacés par les CS en 2025. Conclusion L’ouverture du marché légal du CBD a favorisé la circulation de substances psychoactives non attendues dans des produits présentés comme faiblement dosés en THC et réputés sans effet. Ces produits sont responsables de complications inattendues, parfois graves ayant conduit au classement de certains CHS sur la liste des stupéfiants. La banalisation de l’image d’un cannabis « non psychoactif » sans contrôle suffisant expose les consommateurs à des substances potentiellement plus dangereuses que le cannabis illicite. L’évolution rapide du marché justifie une vigilance renforcée de l’addictovigilance face à l’émergence continue de nouveaux produits de synthèse.
OBJECTIVES:To describe bacterial infections among people who inject drugs (PWID) in France, identify factors associated with systemic infection and define patient groups based on demographic and consumption profiles. METHODS:National, cross-sectional, multicenter study using spontaneous reports collected by the French Addictovigilance Network from January 2019 to December 2024. Local and systemic infections were compared to identify associated sociodemographic and injection-related factors. These variables were used to build patient profiles through hierarchical clustering approach. RESULTS:A total of 727 bacterial infections were analyzed (56% local and 44% systemic) in mainly men (79%), with a median age of 39 years. The most common infections were soft skin and tissue infections (65%), abscesses (51%), endocarditis (20%) and sepsis (15%). Cocaine (46.5%), heroin (16.5%) and buprenorphine (16.6%) were the main injected substances. Injecting stimulants only was associated with lower odds of systemic infection when compared to injecting a stimulants/opioids combination (OR 0.61 [95%CI: 0.40-0.93]) while older age (OR 1.02 [95%CI: 1.01-1.04]) and HIV-negative individuals not engaging in slam (OR 3.62 [95%CI: 1.46-8.98]) were associated with systemic infection compared to HIV-negative individuals engaging in slam. Five clusters were identified: I- Male, single substance injectors, opioids or stimulant, II- Female, single substance injectors, opioids or stimulant, III- Both opioids and stimulants injectors, IV- Young PWID, injectors of single substances outside opioids/stimulants presenting local infections, V- HIV-positive men, engaging in slam, having local infections. CONCLUSION:Our findings illustrate how the type of psychoactive substances and the sociodemographic profile are related to the infection type among PWID.
Cocaine use has increased both globally and nationally. This trend is accompanied by a rise in clinical complications. The objective of our study was to identify factors observed to be associated with cocaine use disorder, using data from the OPPIDUM program, collecting information directly from patients with substance use disorders recruiting in care or harm reduction facilities. Cocaine users were divided into two groups: cocaine use disorder and simple use. A univariate analysis was performed to compare the groups, followed by a multivariate analysis to identify factors associated with cocaine use disorder. Between 2019 and 2023, 6863 cocaine users (28% of all OPPIDUM participants) from 116 addiction treatment centers were included. Several factors were found to be significantly associated with cocaine use disorder: extreme precariousness (OR = 1.34, 95% CI [1.12-1.61], p = 0.002), cocaine-only use (OR = 1.90, 95% CI [1.45-2.50], p < 0.0001), alcohol dependence (OR = 1.48, 95% CI [1.30-1.68], p < 0.0001), and use of antidepressants and antipsychotics (OR = 2.08, 95% CI [1.37-3.16], p = 0.001; OR = 1.94, 95% CI [1.40-2.69], p < 0.001). These findings highlight several key factors associated with cocaine use disorder and their clinical implications. The study has limitations: potential selection bias, repeated inclusion of the same users across years, multiple modes of cocaine use, and the exploratory nature of the analyses due to uncontrolled alpha risk. Nevertheless, these insights can help healthcare professionals better understand patient profiles and provide more tailored care and prevention strategies.
Objectifs Illustration d’une toxicité méconnue due à une ingestion massive de gammahydroxybutyrate (GHB) ou dérivés et revue de la bibliographie. Méthodes Suite à la déclaration d’un cas sévère d’intoxication par un dérivé du GHB, une revue bibliographique a été réalisée concernant les complications de sa consommation massive, principalement sur les déséquilibres acido-basiques. Résultats Mr B., 60ans, est admis en réanimation après un arrêt cardio-respiratoire (ACR) résolutif avec un no-flow de 5minutes et un low-flow de 40minutes. L’origine de l’ACR est probablement hypoxique sur ingestion d’un produit dérivé du GHB. Le patient n’est pas connu ni suivi en addictologie. Après l’arrêt des sédations, le patient est diagnostiqué en état de mort encéphalique et est déclaré décédé. À l’arrivée, il présentait une acidose métabolique (AM) sévère (pH=6,83) et réfractaire au traitement par bicarbonates. Celle-ci était caractérisée par un trou anionique augmenté (42), une osmolalité augmentée (328mOsm/kg) et une hyperlactatémie (6,1mmol/L). Une épuration extra-rénale (EER) en hémodialyse continue (CVVHD) a été réalisée et a permis la correction des paramètres biologiques. L’analyse pharmaco-toxicologique montre une positivité au GHB sanguin (392mg/L). Conclusion Les mécanismes de l’AM due aux dérivés du GHB sont encore des hypothèses. La concentration sanguine est supérieure aux valeurs en post-mortem dans la littérature ([140 – 390mg/L]) et à la concentration seuil (250mg/L) pour un trouble de la conscience qui pourrait être un précurseur aux troubles biologiques et multi-organiques. La nature physico-chimique du GHB et de ses dérivés serait une cause de cette AM. Les deux précurseurs sont le GBL et le 1,4-BD. Ce dernier a une bio-activation lente et saturable due à deux enzymes : l’alcool et l’aldéhyde déshydrogénase qui le transforment en GHB avec un faible Km. Contrairement à lui, le GBL s’absorbe et se métabolise rapidement grâce à sa lipophilie et au Km élevé des lactonases plasmatiques. La concentration plasmatique en GHB est donc plus importante par le GBL que par le 1,4-BD ou le GHB car celui-ci a une biodisponibilité orale de 30 % et subit un fort effet de premier passage hépatique. Ce GHB est dissocié en anions et en ions hydrogènes, responsables de l’AM [Darren M. Roberts, American college emergency physicians, 2011, 58, No 1]. Celle-ci est caractérisée par son « double-gap » [Luc Heytens, Annals clinical biochemistry, 2015, 52(2), 283–287] : la présence d’un trou anionique et osmolaire simultanément. Le trou anionique serait expliqué par cette ionisation du GHB (pKa=4,71) qui serait entre 99 %, au pH physiologique, et 63 %, au pH=6,3. Concernant le trou osmolaire (25,2), il semblerait que la présence de lactates ainsi que le poids moléculaire du GHB pourraient entraîner son augmentation. Le GHB entraîne donc indirectement des atteintes hépatiques et rénales. Celles-ci peuvent, en diminuant la clairance totale du GHB, prolonger l’AM et aggraver la clinique. Les fonctions cardiaques et pulmonaires sont aussi altérées : un « acute lung injury » pourrait se développer via deux effets sur les alvéoles, fixation sur leurs récepteurs GABAa et inhalation involontaire lors de la manipulation avec une toxicité directe.Le GHB et ses dérivés ne sont pas des substances soupçonnées en présence d’une AM « double-gap ». Les cliniciens doivent être sensibilisés quant au risque d’une survenue de ce type d’AM sévère lors de la prise de GHB et dérivés, encore plus lors de l’association avec d’autres toxiques. La mise en place d’une épuration extra-rénale permet d’éliminer tous les métabolites acides et limiter, corriger les défaillances multi-organiques qui peuvent mener au décès des patients [M. Soichot, Toxicologie Analytique Clinique, 2017, Volume 29, Issue 2, S43].
PURPOSE/BACKGROUND:For several years, an increase in the nonmedical use of nitrous oxide (N 2 O) has been observed in France, among adolescents and young adults, sometimes associated with severe adverse events. METHODS/PROCEDURES:Analysis of spontaneous reports (SRs) concerning neuropsychiatric adverse events in N 2 O users, received by the Montpellier addictovigilance centre between 2022 and June 2024, and discussion of the underlying pharmacological mechanisms. FINDINGS/RESULTS:Nineteen severe SRs were analysed, mainly in men (73.6%, mean age: 23.1 ± 7.3 y) and concerned psychiatric disorders (n = 11), neurocognitive disorders (n = 2), or both (n = 6). Associated consumptions were mainly cannabis (38.9%). Reported symptoms were psychiatric (mainly behavioural disorders, n = 14; delusion, n = 10), and/or neurocognitive (mainly memory disorders, n = 5; spatiotemporal disorientation, n = 3; cognitive slowing, n = 3).Vitamin B12 dosage was performed in 11 cases (<145 pmol/l: 4 cases, mean: 245.4 ± 118 pmol/l), homocysteine in 10 cases (>15 μmol/l: all cases, mean: 80.3 ± 54 μmol/l), methylmalonic acid in 6 cases (>0.5 μmol/l: 4 cases, mean: 1.2 ± 1.7 μmol/l), and vitamin B9 (<8.83 nmol/l: 2 cases, mean: 16.2 ± 9.7 nmol/l). When performed (n = 8), magnetic resonance imaging revealed white matter abnormalities with punctiform hyperintensities in 6 cases. Twelve have received long-term antipsychotic medication, and 9 vitamin supplementation.N 2 O combines potentially neurotoxic mechanisms: psychoactive (glutamatergic receptor antagonist, opioid/GABAergic effects), biochemical (disruption of vitamin B12 metabolism) and anoxic. IMPLICATIONS/CONCLUSIONS:These observations highlight the importance and uniqueness of N 2 O-induced neuropsychiatric disorders. N 2 O abuse should be considered in any young patient with psychiatric disorders of unknown origin, particularly when associated with atypical cognitive disorders.
Objectifs Même si les « designer benzodiazepines » (D-BZD) ne représentent que 10 % des Nouveaux produits de Synthèse (NPS) rapportées à l’ONUDC entre 2021 et 2022, leurs usages et le nombre de molécules de cette classe ne cessent d’augmenter (ONUDC Current NPS Threats, 2024). Ces molécules sont maintenant surveillées par l’Agence Européenne sur les Drogues (EUDA), qui leur a consacré un rapport en 2021 (New benzodiazeopines in Europe - a review - EMCDDA 2021). En France, une première évaluation des risques avait été réalisée sur la période 2011 à 2017. Suite à cette évaluation, un classement de 20 nouvelles D-BZD sur la liste des substances psychotropes a été réalisé (arrêté du 03/05/2018). L’objectif est la mise à jour des données d’addictovigilance concernant les D-BZD sur la période 01/01/2017–31/08/2024. Méthode Extraction et analyse des données issues des centres d’addictovigilance (Notifications spontanées (NotS), OPPIDUM, DRAMES, Soumission Chimique,). Une analyse de la littérature a également été effectuée. Résultats Sur la période, 47 NotS ont été recensées chez 89,4 % d’hommes, âgés en moyenne de 30ans. Une augmentation du nombre de NotS est observée au cours des deux dernières années (4 en 2020, 9 en 2021 et 12 en 2022 et 2023). Dix-sept D-BZD différentes ont été recensées, principalement l’étizolam (20,6 %) et le clonazolam (19,1 %) et le bromazolam (13,2 %). L’obtention se fait via Internet dans 91,4 % des D-BZD. Dans 68 % des cas, une polyconsommation est observée, principalement avec des BZD classiques ou des cathinones de synthèse. Les effets recherchés étaient anxiolytiques/sédatifs, gestion du stress ou gestion de la descente des stimulants parfois en contexte de chemsex. Les principales complications en lien avec l’usage de D-BZD sont neurologiques et psychiatriques.Concernant les outils épidémiologiques du réseau d’addictovigilance, dans le programme OPPIDUM, trois cas de consommation d’étizolam (n=2) et de norflurazépam (n=1) ont été rapportés en 2019 et 2021. Des D-BZD ont été identifiés dans deux décès rapportés dans l’enquête DRAMES : du diclazépam (n=1) et du diclazépam associé à du deschloroétizolam (n=1). Aucun cas n’est rapporté dans l’enquête Soumission Chimique. Conclusion La littérature est riche et plusieurs revues sont publiées sur les D-BZD et leurs effets. Plusieurs problématiques sont à noter concernant leur usage : le potentiel de dépendance, les risques liés à la conduite automobile, le risque de décès et plus récemment le risque de l’usage de ces molécules lors de soumission chimique.Des cas de décès sont notamment décrits en cas de consommation associée avec des opiacés NPS dont le fentanyl et l’isotonitazène. Le bromazolam et le clonazolam figurent parmi les dix principaux NPS signalés dans les cas d’analyses post-mortem ((ONUDC Current NPS Threats, 2024).De nombreuses publications sont orientées sur l’aspect analytique et l’identification de ces nouvelles molécules ainsi que leurs métabolites.Cette nouvelle évaluation des risques a donc mis en évidence une augmentation du nombre de NotS même s’il reste faible, une diversification des molécules impliquées (étizolam, bromazolam, clonazolam) et l’usage de molécules avec des affinités plus fortes pour les récepteurs.En revanche, les données de la littérature sont beaucoup plus riches avec une augmentation du nombre de publications, de décès et plus récemment du risque de soumission chimique.La poursuite de la surveillance de ces molécules est donc recommandée avec une attention particulière dans la soumission chimique. L’ajout des nouvelles molécules à la liste des substances psychotropes est proposé. La nécessité d’optimiser l’identification de ces substances par les laboratoires de toxicologie est préconisée.
Objectifs La connaissance des « nouvelles drogues de synthèse » (NPS) passe par les nécessaires étapes de détection, documentation, surveillance et synthèse afin de prévenir au mieux les risques sur le terrain et d’établir des prévisions. En France, ces molécules sont surveillées par le réseau d’addictovigilance et une première évaluation réalisée en 2020 avait montré une diffusion des NPS à la fois pour mimer les drogues illicites, mais aussi comme drogues mimant les médicaments psychoactifs [Batisse A, et al. Neurotoxicology. 2020; 79:20–24]. L’objectif est la mise à jour des données d’addictovigilance concernant les NPS. Méthodes Extraction et analyse des données issues des centres d’addictovigilance à travers les outils pharmacoépidémiologiques suivants : Notifications spontanées (NotS), OPPIDUM, DRAMES. Results Une augmentation du nombre de NotS est observée avec un nombre de cas de complications en lien avec les NPS qui double en 4ans (2020–2023), pour atteindre 604 cas en 2023. Comme chaque année, le top 3 des familles de substances se partage entre les cathinones de synthèse (1), les cannabinoïdes de synthèse (2) et les dissociatifs (3). À partir de 2023, la famille des cannabinoïdes prend de plus en plus d’importance avec l’arrivée des dérivés d’hémisynthèse (HHC, THCP...). La problématique des cannabinoïdes est multiforme puisque ceux-ci se retrouvent à la fois dans les E-liquides, comme produits de coupe des drogues illicites (cannabis, héroïne) ou comme substance endémique (la chimique dans l’océan indien), tandis que l’usage des cathinones de synthèse semble se diffuser en dehors de la pratique du chemsex. Dans le programme OPPIDUM, 431 sujets ont été inclus sur 8ans (2016 à 2023). On observe une augmentation des usagers consommateurs de NPS passant de 17 (0,3 %) sujets en 2016 à 92 (1,7 %) en 2023. Les usagers sont majoritairement des hommes (92,5 %), d’âge médian 36ans [28-44], polyconsommateurs dans 76,3 % des cas. 83 % des usagers de NPS déclarent consommer des cathinones et pour 10 % d’entre eux la 3-MMC était le premier produit illicite consommé (vs 3 % au niveau national). Pour 37 % d’entre eux, c’est la famille NPS-cathinone qui les a rendus dépendants (principalement la 3-MMC). L’usage est décrit par voie IV pour 51 % (vs 9 %), nasale 54 % (vs 26 %). Une dépendance alcoolique est associée dans 18,5 % (vs 30 %) et les sujets déclarent une substitution aux opioïdes dans 16 % des cas (vs 66 %). Dans le programme DRAMES, 108 décès (134 NPS mentionnées) ont été inclus sur 10ans (2012 à 2022). On observe une augmentation des décès d’usagers de NPS passant de 3 cas en 2012 vs 14 en 2022. Les usagers sont majoritairement des hommes (95 %), d’âge médian 38ans [32-50] avec une surreprésentation des NPS stimulants (81 % des décès NPS (88/108). Conclusion Plusieurs phénomènes marquants sont à noter : l’expansion des NPS, quel que soit le dispositif de surveillance d’addictovigilance, et plus particulièrement de la famille NPS-stimulant ; l’apparition/disparition rapide des molécules dans une classe, les risques de décès en particulier dans des populations d’usage à risque (IV, polyconsommateurs) et le mélange des NPS avec les drogues illicites traditionnelles.Cette nouvelle évaluation a mis en évidence une diffusion de l’usage des NPS et une augmentation des complications en lien, avec une diversification des classes impliquées. Ces données ont permis d’actualiser le guide national réalisé sous l’impulsion de la MILDECA en collaboration avec l’ANSM, l’OFDT sous la direction du Pr Karila, et de le décliner sous forme d’application pour smartphone sous le nom “NPS Psychoactifs” [Polomeni P, et al. Médecine. 2024; 20: 108–14]. La poursuite de la surveillance est recommandée avec une attention particulière à documenter analytiquement les cas dans un esprit de collaboration inconditionnelle.
Background: Cocaine use can cause multiple cardiovascular complications, including heart failure. Aim: This general review of the literature delivers data on the relationship between cocaine consumption and the development of heart failure, as well as the elements of its diagnosis and management. Methods: A literature search was carried out using the PubMed, Web Of Science, and Google Scholar bibliographic databases over the period of 2007–2022 using the following keywords: “cocaine” AND “heart failure” NOT “acute heart disease”. The exclusion criteria exempted studies carried out on animals, along with articles not written in English. Results and Discussion: A total of 27 articles (11 reviews, 10 clinical studies, 4 letters to the editor, and 2 clinical cases) were included. The prevalence of heart failure among cocaine users varies from one study to another (2.5%, 5.3%, 6.2%, or even 20%); however, when patients have a history of cocaine consumption, the prevalence of heart failure is higher than that ordinarily found in the young population (<0.1% to 0.5%). Cocaine consumption has a number of serious cardiotoxic effects that can lead to heart failure. According to the studies analysed, heart failure should be treated with beta-blockers, even in the event of long-term cocaine use, with a preference for carvedilol. Conclusions: Despite previous concerns about the use of beta-blockers in cocaine users, treatment with beta-blockers (particularly carvedilol) may actually result in measurable clinical improvement. Cocaine withdrawal remains essential for optimal treatment.
Introduction L’année 2023 a vu les signalements relatifs aux dérivés nitazènes (NTZ) se multiplier en France, avec notamment la détection du premier cas de décès lié à la prise d’isotonitazène (IZN). Après la classification du protonitazène en tant que stupéfiant en juillet 2023, l’Europe voit émerger un nouveau dérivé : le protonitazenepyne [1]. L’objectif de ce travail est de souligner le défi que représente l’identification des NTZs. Matériel et méthodes Une revue de la littérature sur les contextes et techniques de détection, ainsi que sur les voies métaboliques a été réalisée. Résultats Contextes de détection : à l’instar de la série de 3 cas de décès suisses [2], l’identification de la substance via la matière première a été la voie de caractérisation d’une nouvelle drogue dénommée « héroïne chinoise » sur le marché Montpelliérain. La coopération CEIP-A/CAARUD/SINTES a permis d’identifier cette substance comme étant de l’IZN et à notre laboratoire d’implémenter sa bibliothèque de spectre LC-MS/MS, permettant ensuite la détection de nouveaux cas d’intoxications. Techniques : la LC-MS/MS requiert une stratégie analytique a priori, à la différence des couplages avec un spectromètre de masse haute résolution (HR) à même de mettre en évidence les molécules non répertoriées. À ce jour un seul kit permet de détecter l’IZN, le protonitazene et l’étonitazepyne sur les poudre/liquides uniquement, sans information sur la réaction croisée avec les autres NTZs. Aucun test rapide n’est encore disponible pour dépister cette classe dans les matrices biologiques. Voies métaboliques : La pharmacocinétique des NTZs fait l’objet d’investigations in silico, in vitro et in vivo [3] notamment pour identifier le composé majoritaire à cibler pour optimiser la sensibilité du dépistage. Ainsi l’IZN est fortement métabolisé avec au moins 3 métabolites primaires quantifiés dans les urines mais dont aucun n’est excrété à des concentrations dépassant 10ng/L après décès [4], le 5-amino-IZN étant de plus instable. Conclusion La difficulté de dépistage analytique d’une intoxication aux NTZs place l’identification clinique du toxidrome opioïde en première ligne, notamment en cas de réponse partielle à la naloxone à dose standard. Face aux faibles concentrations létales des NTZs, à l’absence d’excrétion urinaire massive contrairement aux opiacés et à l’émergence de nouveaux composés, l’utilisation de techniques analytiques adaptées est cruciale. L’utilisation de l’HR-MS/MS est la méthode de référence pour caractériser la prise de NTZs non encore répertoriés. La collaboration entre les différents acteurs, CEIP-A, CSAPA, CAARUD et laboratoire de toxicologie demeure essentielle pour relever le défi sanitaire d’indentification et de caractérisation posé par les NDS.
Introduction Une mission centrale du travailleur pair en addictologie, est la réduction des risques et des dommages qui s’articule autour de message de sensibilisation et de prévention. L’usage de Purple Drank ou Lean par les jeunes interroge sur des « recettes » disponibles sur internet. Traditionnellement décrit comme un mélange de codéine, prométhazine et soda, certains proposent d’extraire la codéine de comprimés de paracétamol-codéine par une « extraction à l’eau froide pour enlever le paracétamol ». L’objectif de ce travail est d’évaluer le protocole de réduction des risques d’intoxication au paracétamol proposé. Matériel et méthodes À l’aide d’un protocole établi par le travailleur pair, 9 extractions à partir de 4 comprimés contenant 500mg de paracétamol et 30mg de codéine ont été réalisées en faisant varier le volume d’extraction et le temps de refroidissement. Chaque solution a été filtrée avec un filtre à café, dilué au 1/100e avec de la phase mobile [tampon phosphate, ACN-Eau (90/10)] et analysée par chromatographie liquide couplée à une barrette de diodes. Résultats Les résultats des analyses sont résumés dans le Tableau 1. Conclusion Le rationnel de la technique d’extraction différentielle à l’eau à froid repose sur une solubilité meilleure du phosphate hémihydraté de codéine que celle du paracétamol base présents dans la forme comprimé. Les quantités de codéine extraites sont modestes (<50 %) et l’augmentation du volume d’extraction ne permet pas d’augmenter le rendement, mais au contraire, si tout le volume est utilisé, augmente la dose de paracétamol solubilisée et absorbable. La saturation de la solubilité attendue du paracétamol explique la concentration stable entre les conditions expérimentales et une augmentation de la quantité extraite en augmentant le volume d’extraction. De façon notable, utiliser 50mL de volume d’extraction pendant 40minutes revient à administrer un comprimé de codéine-paracétamol et tout volume supplémentaire constitue un surrisque d’exposition au paracétamol sans gain en termes de dose de codéine. Le temps de réfrigération n’influe pas sur les rendements d’extraction.
Chemsex contraction of the words "chemicals" and "sex"refers to the use of psychoactive substances (PAS) in a sexual context. The use of PAS, particularly those from designer drugs family, before or during planned sexual events is intended to facilitate, enhance, prolong and maintain the sexual experience. Numerous events or complications have been associated with the practice of Chemsex, including deaths. We report here a series of 4 cases, 3 men and 1 woman, who died in the context of Chemsex. For 3 patients, the toxic process leading to death is poorly defined, but probably involves cardiovascular toxicity and neurotoxicity following consumption of synthetic cathinones in combination with other psychotropic substances. In the case of the last patient, ecstasy intoxication may have been the cause of death. (c) 2023 Societe Francaise de Toxicologie Analytique. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
In France, the abuse/misuse of psychoactive substances, including cocaine, is monitored via spontaneous notifications, and under-reporting is its main limitation. Therefore, the French national hospital discharge database (PMSI) was used to identify all hospital stays possibly due to complications related to cocaine use. Hospitalizations for cocaine-related complications increased by 4-fold between 2010 and 2019. This increase was similar in men and women, and was observed in each age category. Patients were mainly men, with a median age of 38.5 and 35.2 years for men and women, respectively, in 2019. Cocaine poisoning in pediatric patients (0-9 years) concerned less than 10 patients in 2010 and 21 patients in 2019. PMSI data analysis shows an overall increase of cocaine-related hospitalizations that can be linked in part to an increasing recreational use. The increase of pediatric cases of cocaine poisoning suggest a trivialization of these cocaine consumption.
Introduction Depuis plusieurs années, nous observons une augmentation de la consommation de cocaïne, et de ses complications sanitaires graves en France [1], [2]. En parallèle, la consommation de la forme fumée de cocaïne, c’est-à-dire, la forme basée (apparentée au crack) augmente également [3]. L’objectif de cette étude était de caractériser les usagers et leur consommation grâce aux informations provenant directement d’usagers pris en charge dans des centres spécialisés en addictologie. Matériel et méthodes OPPIDUM (Observation des produits psychotropes illicites ou détournés de leur utilisation médicamenteuse) est un dispositif de pharmacosurveillance, enquête transversale, annuelle et nationale auprès de structures spécialisées en addictologie. Une analyse descriptive a été menée chez les usagers ayant rapporté une consommation de cocaïne basée (termes inclus freebase, crack, caillou) sur la période allant de 2019 à 2023. Résultats Entre 2019 et 2023, on dénombre 3759 usagers de cocaïne basée et crack, représentant 14,5 % de l’ensemble des usagers. La consommation de cocaïne basée a été multipliée par 1,8 durant cette période (612 usagers en 2019 vs 1100 en 2023). Les usagers sont majoritairement masculins (79 % sur le total de la période), d’âge moyen 39,6 ans. En 2019, 23 % des usagers vivaient en couple et 28 % exerçaient une profession vs 21,5 % et 23 % en 2023. En 2019, 69 % des usagers consomment un MSO vs 58 % en 2023. À noter une augmentation de la co-consommation de méthadone hors protocole parmi ces usagers de cocaïne basée (1,5 % en 2019 vs 3,7 % en 2023). Concernant les modalités de consommations, on observe une augmentation de la prise concomitante d’alcool (44 % en 2019 vs 46 % en 2023) et de la consommation dans un contexte de dépendance (37 % en 2019 vs 48 % en 2023). La souffrance à l’arrêt augmente également, passant de 41 % en 2019 à 45 % en 2023. En 2019 comme en 2023, 42 % des usagers consomment également du cannabis et 26 % de l’héroïne. L’analyse des commentaires des usagers rapporte un « basage » à l’ammoniaque dans la majorité des cas où l’information est renseignée, quelques-uns au bicarbonate. Certains rapportent également une consommation pour remplacer de l’héroïne, ou encore la kétamine ainsi qu’une prise d’alcool pour la gestion de la descente. Conclusion Ces données nous montrent une augmentation du nombre d’usagers de cocaïne basée pris en charge dans les structures spécialisées en addictologie. L’augmentation de la consommation concomitante d’alcool interpelle car elle entraîne la formation d’un métabolite toxique, le cocaéthylène ayant une demi-vie beaucoup plus longue que la cocaïne et exposant les usagers à des complications sanitaires graves (cardiovasculaires, neurologiques). Des informations de prévention sont nécessaires à la réduction de ces complications.