The marrow contains a variable amount of yellow or fatty marrow and red or cellular marrow creating the signal intensity observed on MRI. Marrow replacement (by cells not normally present in bone marrow) typically is TlW hypointense.Marrow proliferation (by cells normally present in bone marrow) may be TlW hypointense (pseudo marrow replacement) or show intermediate TlW signal intensity clue to red marrow redistribution.Marrow edema (reaction to an external process) show intermediate TlW hypointensity (mixture of water and marrow). Location will allow correct diagnosis.Bone marrow ischemia usually results in a necrotic fragment surrounded by a thin TlW hypointense rim.
This study presents a method aimed at creating radiotherapy (RT) patient-adjustable whole-body phantoms to permit retrospective and prospective peripheral dose evaluations for enhanced patient radioprotection. Our strategy involves virtual whole-body patient models (WBPM) in different RT treatment positions for both genders and for different age groups. It includes a software tool designed to match the anatomy of the phantoms with the anatomy of the actual patients, based on the quality of patient data available. The procedure for adjusting a WBPM to patient morphology includes typical dimensions available in basic auxological tables for the French population. Adjustment is semi-automatic. Because of the complexity of the human anatomy, skilled personnel are required to validate changes made in the phantom anatomy. This research is part of a global project aimed at proposing appropriate methods and software tools capable of reconstituting the anatomy and dose evaluations in the entire body of RT patients in an adapted treatment planning system (TPS). The graphic user interface is that of a TPS adapted to obtain a comfortable working process. Such WBPM have been used to supplement patient therapy planning images, usually restricted to regions involved in treatment. Here we report, as an example, the case of a patient treated for prostate cancer whose therapy planning images were complemented by an anatomy model. Although present results are preliminary and our research is ongoing, they appear encouraging, since such patient-adjusted phantoms are crucial in the optimization of radiation protection of patients and for follow-up studies.
Connaître le rôle, la distribution et les variantes de la moelle normale. Connaître l’aspect normal de la moelle en IRM. Reconnaître les pathologies affectant la moelle osseuse : lésions de remplacement médullaire (tumeurs osseuses primitives et secondaires), lésions du tissu hématopoïétique : prolifération (gammapathies monoclonales, syndrome myéloprolifératifs et leucémies) ou déplétion, oedème médullaire secondaire à un traumatisme, une infection, une tumeur ou une affection articulaire, ischémie médullaire. La meilleure séquence pour étudier la moelle est le Tl. Les anomalies de signal ne sont pas spécifiques. Nécessité de bien différencier le cadre pathologie locale de celui pathologie générale. La moelle contient une proportion variable de moelle jaune graisseuse et de moelle rouge cellulaire aboutissant au signal visible en IRM. Le remplacement médullaire (cellules non physiologique-ment présentes dans la moelle) apparaît en hyposignal Tl franc. La prolifération médullaire (cellules physiologiquement présentes dans la moelle), apparaît en hyposignal Tl franc (pseudo-remplacement médullaire) ou en hyposignal intermédiaire par anomalies de distribution de la moelle rouge. L’œdème médullaire (réaction à une agression externe) apparaît en hyposignal intermédiaire Tl (mélange eau et moelle). C’est la topographie qui permettra une approche de son étiologie. L’ischémie médullaire aboutit typiquement à un fragment nécrosé délimité en Tl par un liseré en hyposignal.
Analyser rétrospectivement les aspects en IRM du fibro-sarcome infantile (FI) à partir d’une série de 6 cas afin d’enrichir les données iconographiques de cette rare tumeur infantile. Six cas de FI histologiquement prouvés sont sélectionnés, l’ensemble des images est relu de façon consensuelle par 2 radiologues. La série comprend 5 filles et 1 garçon (6 mois d’âge moyen). L’aspect le plus fréquent (83 %) est une masse unique de membre (9 cm de diamètre en moyenne), bien limitée, en iso-signal Tl/hyper-signal T2, au contenu multiloculé hétérogène (50 %) ou uniloculaire homogène. Le rehaussement est intense (3 examens injectés), hétérogène dans 2 cas et homogène dans le troisième. Une atteinte osseuse est constatée dans l’unique cas métastatique et d’évolution fatale. Les contrôles post-thérapeutiques montrent une disparition constante de la tumeur, une infiltration graisseuse séquellaire intramusculaire chez 2 patients et sous-cutanée chez un troisième. Bien qu’aucun des critères en IRM ne soit spécifique, le FI est à évoquer dans la gamme diagnostique des volumineuses masses de membre chez le nourrisson devant un aspect en iso-signal T1 / hyper-signal T2, fortement rehaussé et de contenu parfois hétérogène.
Revue iconographique avec analyse sémiologique fine des tumeurs ovariennes de l’enfant et l’adolescente afin de proposer une orientation diagnostique pertinente.Étude rétrospective (2001–2011) de 41 patientes âgées de moins de 15 ans et opérées d’une masse ovarienne avec étude anatomo-pathologique.Soixante-deux pour cent des lésions étaient bénignes, 33 % étaient malignes et 5 % étaient borderline. Les tumeurs germinales étaient les plus fréquentes (77,5 %) suivies des tumeurs des cordons sexuels et du stroma (12,5 %) et des tumeurs épithéliales (7,5 %). Les tumeurs malignes étaient plus fréquemment observées entre 0 et 2 ans. En imagerie, les calcifications et la graisse étaient spécifiques des tumeurs germinales ; le nodule mural était évocateur de tératome mature (p < 0,001). Les critères prédictifs de malignité étaient cliniques : augmentation de volume de l’abdomen (p < 0,01), masse palpable (p = 0,05), biologiques : augmentation du taux d’hCG et/ou d’AFP (p < 0,001) et en imagerie : taille supérieure à 12 cm (p < 0,05), vascularisation lésionnelle (p < 0,01) et ascite abondante (p < 0,01).Cette analyse sémiologique permet de mieux appréhender le diagnostic étiologique des tumeurs ovariennes en pédiatrie et souligne, en particulier, à côté des critères classiques, l’importance de la mise en évidence d’une vascularisation tumorale hautement prédictive de malignité.
Connaître les caractéristiques communes de ces tumeurs en imagerie ; principaux diagnostics différentiels. Les différencier entre elles et les caractériser. Savoir réaliser un compte rendu répondant aux demandes spécifiques de chacun des acteurs du protocole thérapeutique (bilan initial et surveillance sous traitement). Connaître les facteurs pronostiques afin d’optimiser la prise en charge. A rechercher systématiquement en cas de douleurs osseuses persistantes en dehors d’un contexte traumatique ou infectieux. Importance d’un compte rendu précis pour éviter une perte de chance. Les tumeurs osseuses malignes de l’enfant présentent un caractère agressif rapidement évolutif à différencier des tumeurs osseuses bénignes, des infections ou des traumatismes méconnus. On différenciera l’ostéosarcome le plus souvent métaphysaire, de composition typiquement mixte ostéoblastique et ostéoclastique, du sarcome d’Ewing, plus ubiquitaire, lytique dont la composante tissulaire péri-osseuse est souvent prépondérante. Le compte rendu renseignera sur la topographie de la lésion par rapport à l’articulation (et à la physe), et aux paquets vasculo-nerveux, sur l’existence de skip métastases et sur le caractère hypervasculaire de la lésion.
Le médulloblastome, la plus fréquente des tumeurs primitives neuroectodermiques de l’enfant, est métastatique dans 30 à 40 % des cas. La classification de Chang est basée sur les données chirurgicales et l’extension métastatique, mais ne tient pas compte de l’aspect radiologique des lésions. Nous avons essayé de corréler ces différentes présentations radiologiquesau devenir des enfants. Ce travail est basé sur l’étude des dossiers de 99 enfants (âge médian : 4,5 ans ; 0,5-14,5) traités pour un médulloblastome métastatique au diagnostic entre 1989 et 2005 dans le Département de Pédiatrie de l’Institut Gustave Roussy. Selon la classification de Chang, les patients étaient répartis en 19 atteintes isolées du LCR, 22 M2 et 58 M3. Selon la description radiologique des métastases sur l’IRM, il existait 19 atteintes isolées du LCR, 18 lésions nodulaires localisées, 14 nodulaires diffus, 2 linéaires localisés, 11 linéaires diffus, 6 mixtes localisés et 29 mixtes diffus. 33 enfants ont reçu une chimiothérapie conventionnelle suivie d’une irradiation craniospinale à dose standard (30-35 Gy), 66 une chimiothérapie à haute-dose suivie d’une irradiation locale sur la fosse postérieure et 51 une chimiothérapie à haute-dose suivie d’une irradiation craniospinale adaptée à l’âge. Tous les patients ont reçu une ou deux cures de carboplatine-etoposide. Après la chimiothérapie d’induction, 28 patients sont en RC et 53 en RP. Avant l’irradiation,41 enfants sont en RC et 33 en RP. La survie sans événement et globale à 5 ans sont respectivement de 38 % et 44 %. Le suivi médian est de 7,8 ans. La survie globale à 5 ans dans les stades M1, M2, M3 est respectivement de 45 %, 54 % et 40 %. Dans les formes localisées, la survie globale à 5 ans est de 58 % contre 33 %dans les formes étendues (p =.032), 45 % dans les atteintes isolées du LCR, 39 % dans les formes linéaires et 58 % dans les formes nodulaires et mixtes. Les patients en RC après chimiothérapie ont une survie globale à 5 ans de 66 % contre 28 % pour les autres (p <.0001). Dans cette étude, l’aspect radiologique initial des médulloblastomes métastatiques semble avoir un impact sur le pronostic de ces enfants, à la différence de la classification de Chang.
9543 Background: Temozolomide has been shown moderately effective in pediatric high-grade glioma (HGG). By decreasing the activity of MGMT, principal mechanism of resistance to temozolomide, cisplatin may increase the activity of this alkylating agent. Methods: Patients aged 4 to 21y with HGG outside the brainstem were treated at diagnosis or at relapse every 28 days with a combination of cisplatin 80 mg/m2 intravenously on day-1 and temozolomide 200 mg/m2 orally on days 2–6, according to the pediatric phase I recommendations. Patients treated at diagnosis had to proceed to involved field radiotherapy after the chemotherapy window. According to initial response, patients were offered additional courses, up to seven. We considered that this combination would be of interest if the response rate was superior or equal to 20%, using a two-stage Simon design in 3 cohorts: evaluable non measurable (infiltrative) at diagnosis (cohort A1); measurable disease (nodular) at diagnosis (A2); recurrent disease (B). The primary endpoint was complete or partial response after two courses, confirmed by central review. Up to 29 evaluable pts were to be entered in each cohort. If fewer than 4/29 responses were observed, it would be concluded that the combination is ineffective. Results: 56 pts were entered from 10/2003 through 07/2006 in 25 centers. One was excluded after central pathology review and 3 due to insufficient radiology work-out. 42 had grade III and 13 grade IV gliomas, including 21 tumors with oligodendroglial features. No response was observed in the first 11 pts in cohort A1 and in the first 12 pts in cohort B. Two partial and 4 minor responses were confirmed in 29 pts of cohort A2 leading to a 7% response rate (95% CI, 1–23%). Median time to progression was 1.7, 7.1 and 6.9 months in cohorts A1, A2 and B, respectively. Toxicity was manageable except in pts with large infiltrative lesions who did not tolerate hydration. Conclusion: CISTEM combination has insufficient efficacy in pediatric compared to adult HGG despite efficient down-regulation of MGMT activity. To overcome resistance to temozolomide in children and adolescents, one may need to target other known resistance mechanisms such as mismatch-repair deficiency. [Table: see text]
Les enfants adressés dans un hôpital oncologique ont dans 2% des cas une pathologie pseudo-tumorale : nous en avons étudié l’aspect radiologique. Entre 1990 et 2006, 98 enfants ont été adressés pour cancer probable par des correspondants entraînés. Vingt-neuf avaient une histoire clinique, un dossier d’imagerie complet et une preuve diagnostique. Trente lésions ont été étudiées : un patient a eu 2 pseudo-tumeurs. Les motifs fréquents d’hospitalisation étaient : douleur (17), fièvre (5), tuméfaction (5), adénopathies (4), boiterie (3). Les diagnostics soupçonnés étaient : tumeur osseuse (9), lymphomes (5), néphroblastomes (3), neuroblastomes (3), tumeurs des tissus mous (4), du système nerveux (4) et autres (2). Le diagnostic final a été obtenu par l’anatomie-pathologie (17), le suivi clinique (12) et la sérologie (1). On a décelé 15 pathologies infectieuses, 7 traumatiques, 3 chroniques et 3 malformatives ; dans 2 cas on n’a pas retrouvé de signes radiologiques pathologiques ce qui a éliminé une pathologie tumorale. Les pseudo-tumeurs en pédiatrie sont rares et cependant doivent être vite reconnues, pour éliminer des bilans inadaptés et surtout des risques thérapeutiques majeurs.
Brain tumors represent around a quarter of all solid tumors observed in the pediatric population. Infratentorial tumors are the most frequent, mostly encountered between 4 and 11 years of age. Early imaging is important because initial symptoms can be misinterpreted as statural and pubertal disorders or pseudoabdominal symptoms with apathy and vomiting in infants. Because signal abnormalities on MRI are most often not specific, it is essential to take into account the clinical and topographic characteristics of the lesion to establish an appropriate differential diagnosis. The main patterns of brain tumors observed in pediatrics are presented. Brain metastases are very unusual in children, in contrast to lepto-meningeal metastasis.
Connaître les indications de l’IRM du sein pour la carac-térisation des lésions mammaires. Connaître les aspects en IRM des lésions subtiles en mammographie. Connaître les avantages et limites de l’IRM pour la caractérisation d’anomalies subtiles et leur prise en charge ultérieure. L’IRM a maintenant trouvé sa place en pathologie mammaire dans de grands cadres cliniques : la recherche de récidive, le bilan d’extension des cancers tabulaires infiltrants, le dépistage des femmes à risque génétique et certains cas d’évaluation thérapeutique. Elle intervient aussi pour résoudre à la demande des problèmes cliniques subtils (anomalies de densité, distorsions architecturales, opacités visibles sur une seule incidence ou anomalies de petite taille non biopsiables facilement et non visibles en échographie). Dans ces conditions, l’IRM résout beaucoup de problèmes en montrant sans ambiguïté la tumeur et son extension dans 80 à 95 % des cas. Mais en sens inverse, elle peut ne rien montrer ou pire encore faire apparaître des lésions de nature différente comme des prises de contraste focales de petite taille ou non focales à cinétique ambiguë. Un apprentissage est nécessaire pour mieux caractériser ces images, qui doivent être analysées selon des règles rigoureuses. Les recours éventuels sont l’écho-graphie dirigée par les résultats de l’IRM, la biopsie si elle est techniquement possible (elle peut même être réalisée sous IRM) ou en dernier recours le contrôle par imagerie similaire dans un délai de trois mois. L’IRM a sa place pour la caractérisation des lésions subtiles en mammographie mais il faut en connaître les limites pour bien cibler les indications.