De nombreuses manifestations cliniques dermatologiques ont été rapportées durant la pandémie mondiale de la COVID-19. Parmi elles, des phénomènes d'acrosyndromes ont été décrits, principalement chez des patients suspects d'infection par SARS-Cov-2 mais asymptomatiques ou pauci-symptomatiques. Peu d'études se sont intéressées à ces manifestations chez les patients admis en réanimation. Notre objectif était donc d'évaluer la fréquence instantanée des manifestations acrales cutanées chez les patients sévères atteints de la COVID19 admis en réanimation. Nous avons réalisé une étude observationnelle et prospective, réalisée du 5 au 6 mai 2020. Tout patient adulte hospitalisé en réanimation au CHU de Lille dans le cadre de la COVID19 était inclus et bénéficiait d'un examen systématique du tégument par un dermatologue sénior. Au total, 39 patients ont été examinés (34 hommes, 5 femmes) avec un âge moyen de 60,6 ans. Aucun patient n'avait présenté de symptôme dermatologique au début de la maladie. La durée médiane d'hospitalisation en réanimation était de 35 jours [21-41] ; 35 patients (90 %) avaient reçu un support ventilatoire par intubation oro-trachéale et 21 (54 %) un support circulatoire par amines vasopressives. Nous avons observé des manifestations cutanées acrales chez 11 patients (28 %) : lésions nécrotiques (5/11, 45 %), bulles hémorragiques (3/11, 27 %), livedo (1/11, 9 %), érosions (1/11, 9 %), hémorragies sous unguéales (2/11, 18 %). Un patient présentant à la fois des lésions nécrotiques et des érosions cutanées. Aucun patient ne présentait de manifestations à type d'engelure ou pseudo-engelure. Il n'y avait pas de différence significative entre les patients avec et sans manifestation acrale concernant la durée d'hospitalisation et les complications thromboemboliques, les symptômes initiaux, et les caractéristiques de base des patients excepté l'IMC moyen plus bas chez les patients avec manifestations acrales. La durée moyenne de la maladie était significativement plus longue et davantage de médicaments vasoactifs ont été administrés aux patients présentant des manifestations cutanées acrales, suggérant une gravité plus élevée de la maladie dans ce groupe et pouvant être en lien avec les manifestations observées. Nous rapportons une série de manifestations cutanées acrales chez seulement 28 % des patients pris en charge en réanimation au moment de l'étude. Ces manifestations sont variées et peu spécifiques. Aucune manifestation à type d'engelure n'était observée contrairement aux patients suspects de formes pauci ou asymptomatiques et inconstamment confirmées sur le plan sérologique ou moléculaire. Sur le plan physiopathologique, plusieurs hypothèses sont avancées comme une réponse immune antivirale de type interféron. Des études sont nécessaires afin de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de ces manifestations.
Background: Cutaneous mucormycoses, mainly due to Lichtheimia (Absidia), have occurred on several occasions in the Burn Unit of the University Hospital of Lille, France. Aim: To investigate the potential vector role of non-sterile bandages used to hold in place sterile gauze used for wound dressing. Methods: Mycological analysis by conventional culture, Mucorales real-time polymerase chain reaction (qPCR), and Lichtheimia species-specific qPCR were performed on eight crepe and six elasticized bandages that were sampled on two independent occasions in March 2014 and July 2016. Characteristics of the seven Lichtheimia mucormycoses which occurred in burn patients between November 2013 and July 2016 were also collected to assess the epidemiological relationship between potentially contaminated bandages and clinical infections. Findings: One Lichtheimia corymbifera strain was isolated from a crepe bandage by culture, and Lichtheimia spp. qPCR was positive in six out of eight crepe and four out of six elasticized bandages. Using species-specific qPCR, Lichtheimia ramosa, Lichtheimia ornata, and L. corymbifera were identified in six out of ten, five out of ten, and four out of ten bandages, respectively. In patients with mucormycosis, L. ramosa and L. ornata were present in five and two cases, respectively. Conclusion: Our data support the utility of Mucorales qPCR for epidemiological investigations, the potential role of these bandages in cutaneous mucormycoses in burn patients in our centre, and, consequently, the need for sterile bandages for the dressing of extensive wounds. (C) 2018 The Healthcare Infection Society. Published by Elsevier Ltd. All rights reserved.
Ces dernières années ont été marquées dans le domaine du traitement antifongique par l’arrivée de triazolés de nouvelle génération, qui ont pris une place de premier ordre dans la prise en charge des infections fongiques filamenteuses sévères. Cependant, leurs effets secondaires et les contraintes d’administration peuvent parfois être un handicap dans leur utilisation. Dans ce contexte, la mise sur le marché en France de l’isavuconazole permet d’envisager une nouvelle alternative à l’amphotéricine B pour la prise en charge de ces infections. Nous présenterons dans cette revue les caractéristiques globales de cette molécule.
ObjectivesScreening for primary immunodeficiencies (PIDs) in adults is recommended after two severe bacterial infections. We aimed to evaluate if screening should be performed after the first invasive infection in young adults.MethodsEligible patients were retrospectively identified using hospital discharge and bacteriology databases in three centres during a 3-year period. Eighteen to 40-year-old patients were included if they had experienced an invasive infection with encapsulated bacteria commonly encountered in PIDs (Streptococcus pneumoniae (SP), Neisseria meningitidis (NM), Neisseria gonorrhoeae (NG), Haemophilus influenzae (HI), or group A Streptococcus (GAS)). They were excluded in case of general or local predisposing factors. Immunological explorations and PIDs diagnoses were retrieved from medical records. Serum complement and IgG/A/M testings were systematically proposed at the time of study to patients with previously incomplete PID screening.ResultsThe study population comprised 38 patients. Thirty-six had experienced a first invasive episode and a PID was diagnosed in seven (19%): two cases of common variable immunodeficiency revealed by SP bacteraemia, one case of idiopathic primary hypogammaglobulinaemia, and two cases of complement (C6 and C7) deficiency revealed by NM meningitis, one case of IgG2/IgG4 subclasses deficiency revealed by GAS bacteraemia, and one case of specific polysaccharide antibody deficiency revealed by HI meningitis. Two patients had previously experienced an invasive infection before the study period: in both cases, a complement deficiency was diagnosed after a second NM meningitis and a second NG bacteraemia, respectively.ConclusionPID screening should be considered after a first unexplained invasive encapsulated-bacterial infection in young adults.
L’évolution épidémiologique actuelle expose les réanimateurs à des infections dues à des bactéries multirésistantes, notamment les entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre étendu (BLSE) et les bacilles à Gram— non fermentants. L’une des conséquences est une augmentation de la consommation de carbapénèmes, à l’origine de l’émergence de souches résistantes à cette dernière classe, notamment par production de carbapénèmases. La situation devient particulièrement critique avec de véritables impasses thérapeutiques et des craintes légitimes quant à l’avenir de l’antibiothérapie. Deux molécules récentes peuvent permettre de répondre à des situations de difficulté thérapeutique tout en envisageant une épargne des carbapénèmes : le ceftolozane–tazobactam (C–T) et la témocilline. Le spectre principal de C–T concerne essentiellement les infections à Pseudomonas aeruginosa, et à certaines entérobactéries productrices de BLSE, à l’exception notable des classes B et D. Les données cliniques disponibles concernent essentiellement les infections intra-abdominales et urinaires, et des essais en cours pourraient permettre de documenter la place théorique de cette association dans la prise en charge des infections respiratoires, notamment acquises sous ventilation mécanique. Le spectre principal de la témocilline concerne les infections à entérobactéries productrices de BLSE. Cependant, les données cliniques sont anciennes, essentiellement rétrospectives et concernent peu les malades de réanimation. L’enjeu de l’utilisation de ces molécules pouvant répondre à une problématique écologique est de bien peser le pour et le contre de leur prescription, dans un contexte de contraintes budgétaires d’une part, et dans la nécessité d’une préservation de leur efficacité d’autre part, ce qui ne peut se concevoir que dans le cadre d’une politique globale d’utilisation des antibiotiques.
Les bandages non stériles, utilisés autour des compresses et bandes stériles au contact de la plaie, ont été décrits comme source de contamination lors de plusieurs épidémies de zygomycoses en pédiatrie, chez des brûlés, ou lors de suites opératoires. Afin d’investiguer leur rôle dans 2 cas de zygomycose cutanée à Lichteimia (Absidia) corymbifera survenus chez 2 patients brûlés en 2013 et 2014 au sein du Centre de traitement des brûlés du CHRU de Lille, nous avons analysé par culture et par PCR en temps réel ciblant Mucor/Rhizopus, L. corymbifera et Rhizomucor différents lots de bandes de crêpes et élastoplastes utilisés pour les pansements des patients. La présence de moisissures a été détectée par culture sur 5/5 (100 %) et 9/11 (82 %) lots de bandes de crêpes ainsi que sur 3/3 (100 %) et 3/3 (100 %) lots d’élastoplastes analysés en 2013 et 2014, respectivement. Les espèces les plus fréquemment isolées étaient, pour les bandes de crêpe, Penicillium et Aspergillus versicolor (retrouvés dans 60 % des échantillons en 2013 et, respectivement, 36 % et 18 % des échantillons en 2014), et Aspergillus fumigatus (détecté dans 20 % des échantillons en 2013, et 55 % 2014). Pour les élastoplastes, A. fumigatus et Fusarium étaient les micromycètes les plus fréquents, présents dans 1/3 et 3/3 échantillons en 2013 et 2/3 et 1/3 échantillons en 2014. La présence de mucorales était détectée sur 1 élastoplaste en 2013 (1 colonie de Rhizopus) et 1 bande de crêpe en 2014 (1 colonie d’Absidia). Par ailleurs, la recherche d’ADN de Mucor/Rhizopus et L. corymbifera effectuée sur 5 bandes de crêpe échantillonnées en 2014 était positive dans 80 % des cas, avec des quantités variant de 5,2 à 40,7 fg/μl, et 2,9 à 103,5 fg/μl, respectivement, et, de façon intéressante, pour L. corymbifera, la quantité la plus élevée retrouvée dans l’échantillon positif en culture. Pour les 3 élastoplastes analysés, la qPCR Mucor/Rhizopus était positive pour tous les échantillons, avec des quantités variant de 12,6 à 31,4 fg/μl, et la qPCR L. corymbifera négative pour les 3 échantillons. Enfin, la qPCR Rhizomucor n’était positive que pour 1 des 5 bandes de crêpe et 1 des 3 élastoplastes analysés (avec des quantités faibles, de 5 et 1,9 fg/μl, respectivement). La présence de L. corymbifera dans les bandes de crêpe, détectée par culture et par qPCR, suggère que ces bandages pourraient avoir été à l’origine des zygomycoses cutanées survenues chez les patients brûlés dans notre centre. Par ailleurs, la détection d’A. fumigatus ou de mucorales appartenant au genre Rhizopus indique que ces bandages non stériles, même sans contact direct avec la plaie, représentent une source d’infection potentielle par de nombreux pathogènes fongiques, et que leur utilisation devrait être exclue pour les pansements des brûlures étendues.
Background: Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV) is an emerging coronavirus involved in severe acute respiratory distress syndrome (ARDS) and rapid renal failure. Hospital outbreak and no socomial transmission were reported, however, several issues remain on the viral excretion course.Objectives: Describe the kinetics and pattern of viral excretion in two infected patients. Study design: After the initial diagnosis, blood, urine, rectal and respiratory samples were collected regularly, aliquoted and stored at -80 degrees C. Real-time reverse transcriptase polymerase chain reaction assay targeted the UpE and Orf1 a regions of the MERS-CoV genome.Results: In patient 1, who died of refractory ARDS and renal failure, MERS-CoV RNA was detected in pharyngeal and tracheal swabs, as well blood samples and urine samples until the 30th day. Rectal swabs were negative. Patient 2 also developed multiple-organ failure, but survived, with persisting renal insufficiency (creatinine clearance at 30 mL/min) and persistent interstitial syndrome albeit weaned off mechanical ventilation and no longer requiring oxygen. Tracheal aspirations were positive until the 33rd day, while nasopharyngeal swabs were negative. All other biological samples were negative.Discussion: Lower respiratory tract excretion of MERS-CoV could be observed for more than one month. The most severely ill patient presented an expression of the virus in blood and urine, consistent with a type-1 interferon mediated immunological response impaired in patient 1, but developed by patient 2. These results suggest that infection control precautions must be adequately evaluated in clinical wards and laboratories exposed to MERS-CoV. (C) 2014 Elsevier B.V. All rights reserved.
Le carcinome basocellulaire (CBC) est la tumeur cutanée la plus fréquente, son pronostic est excellent mais négligé, il peut mettre en jeu le pronostic vital. Nous rapportons l’observation d’une patiente ayant présenté un CBC délabrant du cuir chevelu se compliquant d’une méningoencéphalite à Pasteurella Sp. Une patiente de 76 ans était hospitalisée pour une volumineuse lésion délabrante et ulcérée de l’hémicrâne gauche évoluant depuis une dizaine d’années. Les biopsies cutanées confirmaient le diagnostic de CBC. Le bilan radiologique mettait en évidence une lyse complète de la tablette osseuse sur 15 centimètres de diamètre avec exposition de la dure-mère. L’état clinique de la patiente s’était rapidement dégradé avec apparition de troubles de la vigilance dans un contexte fébrile ayant nécessité un transfert en soins intensifs. La ponction lombaire mettait en évidence une hypercellularité à polynucléaires neutrophiles, une hypoglycorachie, une hyperprotéinorachie. La culture permettait l’isolement de Pasteurella multocida. Le diagnostic de méningoencéphalite bactérienne à P. multocida était retenu. Devant cette localisation bactérienne atypique et surprenante, en accord avec les infectiologues, une antibiothérapie par meropeneme, vancomycine et amikacine était débutée secondairement adaptée à l’antibiogramme par céfotaxime, permettant une évolution favorable. Devant le caractère extrêmement délabrant, aucun traitement chirurgical ou radiothérapie n’était envisageable et c’est un traitement par vismodégib 150 mg/jour qui était débuté. À 5 mois, on notait une évolution favorable avec apparition d’un tissu d’épidermisation. La tolérance du traitement était bonne hormis une alopécie de grade I. P. multocida est un bacille à Gram négatif appartenant à la famille des Pasteurellaceae. La contamination par brèche ostéoméningée est fréquente. Le contexte animalier est classique. L’infection peut mettre en jeu le pronostic vital. Dans notre cas, l’origine de cette surprenante infection peut être expliquée par le contact de salive canine sur la plaie de notre patiente. En effet, l’interrogatoire de la famille révélait un état d’incurie et qu’un de ses chiens avait pris l’habitude de dormir dans le lit de la patiente et de lui lécher la lésion. Notre cas soulève le retard de consultation du CBC longtemps négligé par les patients. Les données de la littérature estiment à 19,7 ± 14,7 mois le temps moyen d’attente avant la pose du diagnostic de CBC. Le retard du diagnostic est statistiquement associé à un âge supérieur à 65 ans, à l’absence d’antécédents de CBC, à des localisations autres que cervicofaciales et au caractère asymptomatique du CBC. Nous rapportons une complication inhabituelle de CBC qui souligne le bénéfice apporté par le vismodégib dans des situations extrêmement évoluées, non opérables qui, dans ce cas, a probablement évité une évolution fatale.
a Pole de Reanimation, Hopital Roger Salengro, Centre Hospitalier Regional et Universitaire de Lille, Universite de Lille 2, Lille Cedex, France b Laboratoire de Virologie, Centrede Biologie Pathologie, Centre Hospitalier Regional et Universitaire de Lille, Universite de Lille 2, Lille Cedex, France c Molecular & Cellular Virology of Hepatitis C, Center for Infection & Immunity of Lille (CIIL), Inserm U1019, CNR SUMR8204, Universite Lille Nord de France, F-59000 Lille, France d Host-Pathogen Translational Research Group,Universite de Lille 2, Lille Cedex, France e Centre National de la Recherche Scientifique, Unite Mixte de Recherche 8204, F-59021 Lille, France f Institut National de la Sante et de la Recherche Medicale, U1019, F-59019 Lille, France g Departement d’anesthesie-reanimation, Centre Hospitalier Regional et Universitaire de Lille, Lille Cedex, France h Institut Pasteur, National Reference Center for Influenza Viruses and Unit of Molecular Genetics of RNA Viruses, CNRS UMR3569, University Paris Diderot, Paris, France i Service de maladies infectieuses, Centre Hospitalier Regional et Universitaire de Lille, Lille Cedex, France
Les infections fongiques invasives (IFI), aspergilloses (AI) et candidoses (CI) essentiellement, ont vu leur fréquence augmenter ces dernières décennies en réanimation. Leur pronostic est directement en rapport avec la précocité du traitement antifongique. Or, les techniques microbiologiques conventionnelles donnent des résultats trop tardifs pour permettre cette rapidité thérapeutique, voire sont mises à défaut: 50 % des CI s’accompagnent ainsi d’hémocultures négatives. Il est donc nécessaire d’appuyer les stratégies de traitement précoce sur l’utilisation de nouveaux outils, dont les biomarqueurs. Ceux-ci sont dérivés de composants structuraux, enzymatiques ou métaboliques des champignons. Les biomarqueurs commercialisés utilisables en routine sont pour l’instant des antigènes (Ag) polysaccharidiques de paroi ou les anticorps (Ac) les reconnaissant. Parmi ceux-ci, le β-D-1,3-glucane est un marqueur ubiquitaire, utilisable pour la CI, l’AI mais aussi la pneumocystose. Il semble précoce, sensible, mais peu spécifique pour les patients de réanimation. À l’inverse, le mannane est un Ag spécifique de Candida et de ce fait spécifique pour le diagnostic de CI, mais peu sensible et moins précoce que le β-D-1,3-glucane. Le galactomannane est lui spécifique d’Aspergillus et représente un biomarqueur assez sensible, précoce et spécifique des AI, malgré de nombreuses causes de faux-positifs. Les Ac correspondant à ces Ag ont des performances imparfaites, mais leur cinétique, inverse de celle des Ag, peut être intéressante à suivre. L’utilisation de ces biomarqueurs dans le cadre d’une stratégie de traitement préemptif ou à l’inverse pour limiter des traitements empiriques non justifiés pourrait permettre de rationaliser les prescriptions d’antifongiques tout en améliorant la précocité des traitements. Les progrès à venir dans leur utilisation reposent sur l’utilisation d’autres cibles moléculaires et sur des techniques de dosage exploitant les avancées biotechnologiques.
Background. - The poisoning of carbon monoxide (CO) is the leading cause of death by poisoning in France. Its consequences are potentially serious to the fetus. Literature is ancient and little known.Purpose and method. - Make an inventory of knowledge about carbon monoxide poisoning during pregnancy.Result. - The CO causes maternal then fetal tissue hypoxia primarily by binding to hemoglobin with which it has a high affinity. Its transplacental passage may cause fetal harm, predominantly in the brain. Severity seems correlated with maternal symptoms during exposure. In the absence of maternal symptoms, however, the available data are reassuring. Hyperbaric oxygen therapy may reduce the risk to the fetus.Discussion. - Oxygen therapy should be offered in all cases of CO poisoning, especially if there are maternal symptoms during exposure. In addition, a fetal echography directed on the cephalic pole - even a fetal magnetic resonance imaging three weeks after exposure - should also be proposed. (C) 2013 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
BACKGROUND:Undernutrition causes a reduction of body-fat mass and a decrease in the circulating concentration of leptin which impairs the production of proinflammatory cytokines and increases the incidence of infectious diseases. The main objective of this study was to determine whether leptin deficiency is a risk factor for ventilator-associated pneumonia (VAP).METHODS:This prospective observational case-control study was conducted in a university ICU during a 2-year period. Patients with VAP (cases) were matched (1:1) to patients without VAP (controls) according to all the following criteria: age, gender, SAPS II, and duration of ICU stay before VAP occurrence. In all patients leptin, C-reactive protein (CRP) and procalcitonin (PCT) were measured at ICU admission, and twice a week. In addition, in cases, leptin, CRP and PCT were also measured on the day of VAP diagnosis.RESULTS:Eighty-six cases were matched with 86 controls. No significant difference was found in leptin and PCT levels between cases and controls. CRP level was significantly higher on the day of VAP in cases compared with controls (99 vs. 48 mg/L, P=0.001). Combination of CRP-leptin (CRP ≥78 mg/L and leptin ≥6.2 ng/mL on the day of VAP) was significantly (P=0.009) associated with VAP in univariate analysis. Multivariate analysis identified the combination of CRP-leptin (OR [95% CI] 3.08 [1.18-8.04], P=0.003), LOD score (1.27 [1.08-1.48], P=0.003), neuromuscular-blockers use (6.6 [2.03-21.7], P=0.002), and reintubation (3.3 [1.14-9.6], P=0.027) as independent risk factors for VAP.CONCLUSION:In our study, leptin level was not associated with VAP occurrence. Further studies are needed to confirm our results, and to define the exact inflammatory role of leptin, and its interest as a biomarker in ICU patients.
The benefit-risk ratio of inotropic agents is debated with drawbacks, mainly in relation to increased intracellular calcium, possibly responsible for arrhythmias and apoptosis, and increased oxygen consumption. Thus, clinical scenarios request caution when administering an inotropic agent. Dobutamine is the best first-line choice. Indications of levosimendan, a calcium fiber sensitizer still not marketed in France, remain controversial. In cardiogenic shock and cardiotoxicant poisoning, dobutamine (or isoprenaline for beta-blockers) is also the first-line agent, while high-dose insulin presents interesting effects. In contrast, in Takotsubo cardiomyopathy, dobutamine administration may be at risk: if dobutamine worsens the situation, betablockade should be preferred, concomitantly with fluids and vasopressors. In sepsis, dobutamine should be only used in case of septic cardiomyopathy or evidence for dysoxia. Beta-blockade, only tested in septic shock, seems interesting and requires further investigations. Whatever the indication is, the benefit of inotropic agent infusion should be repeatedly evaluated and stopped as soon as possible if sideeffects are evidenced.
The poisoning of carbon monoxide (CO) is the leading cause of death by poisoning in France. Its consequences are potentially serious to the fetus. Literature is ancient and little known.Make an inventory of knowledge about carbon monoxide poisoning during pregnancy.The CO causes maternal then fetal tissue hypoxia primarily by binding to hemoglobin with which it has a high affinity. Its transplacental passage may cause fetal harm, predominantly in the brain. Severity seems correlated with maternal symptoms during exposure. In the absence of maternal symptoms, however, the available data are reassuring. Hyperbaric oxygen therapy may reduce the risk to the fetus.Oxygen therapy should be offered in all cases of CO poisoning, especially if there are maternal symptoms during exposure. In addition, a fetal echography directed on the cephalic pole - even a fetal magnetic resonance imaging three weeks after exposure - should also be proposed.
The benefit-risk ratio of inotropic agents is debated with drawbacks, mainly in relation to increased intracellular calcium, possibly responsible for arrhythmias and apoptosis, and increased oxygen consumption. Thus, clinical scenarios request caution when administering an inotropic agent. Dobutamine is the best first-line choice. Indications of levosimendan, a calcium fiber sensitizer still not marketed in France, remain controversial. In cardiogenic shock and cardiotoxicant poisoning, dobutamine (or isoprenaline for beta-blockers) is also the first-line agent, while high-dose insulin presents interesting effects. In contrast, in Takotsubo cardiomyopathy, dobutamine administration may be at risk: if dobutamine worsens the situation, betablockade should be preferred, concomitantly with fluids and vasopressors. In sepsis, dobutamine should be only used in case of septic cardiomyopathy or evidence for dysoxia. Beta-blockade, only tested in septic shock, seems interesting and requires further investigations. Whatever the indication is, the benefit of inotropic agent infusion should be repeatedly evaluated and stopped as soon as possible if sideeffects are evidenced.
Background: Most clinical trials of sepsis treatment modalities fail at their primary objective of establishing superiority over placebo when added to background standard of care.While there is no definitive explanation for the high failure rate, it might be stated that our attempts to insert a new therapeutic agent into standard of care encounters severe problems with definition of exactly what stage is ongoing, and what are the criteria for progression or resolution from that time point onwards.Clearly there is need for a means of defining steps in the septic process that would apply to individuals, and to better define the course of sepsis in each patient after they are enrolled in a trial.Methods: For core model development, 30 septic patients were studied for time-related progression in relation to biomarkers, employing a Load Model in a neural net algorithm in MatLab.Causative bacterial infections were linked to primary infection sites.In order to minimize overparameterization, the model was allowed to estimate outputs using the best three input parameters.Bacterial load was tracked from origin using clinical and microbiologic data to provide an estimate at the start of sepsis.The bacterial load as well as clinical and laboratory parameters were model inputs with the output parameter being organ failures and/ or mortality.Results: At onset of sepsis, human bacterial load estimates ranged from between 10 8 and 10 11 CFU, which is consistent with inocula in animal models of sepsis.Sepsis proceeds to organ failures and mortality in a series of steps that are initially linked to bacterial load and inflammatory response, followed by coagulopathy, ischemia, oxygen deprivation in organs and tissues, and culminating in organ failures.The later stages of sepsis are all driven by metabolic parameters, and there seems to be little benefit to blocking inflammation at later stages.Substrate and oxygen deficiencies must be addressed first.Conclusion: Neural net progression models based on biomarkers and physiological markers are able to describe the evolution of sepsis to septic shock, organ failures, and provide some evidence that mortality may be a consequence of the stages of sepsis.Overall, these models appear useful to the task of sorting out organ failure endpoints and mechanisms in individual patients with sepsis progression across sepsis to septic shock.
Intermediate wheatgrass (Thinopyrum intermedium; IWG), is a perennial crop that is well-known for providing good environmental services. As a perennial relative of wheat, IWG has good potential for development into a perennial grain crop. But the diversity and potential of the end-use quality of IWG grain are still unknown. Here, to understand the end-use quality of IWG, we investigated the variability among seed from 60 IWG genotypes in high-molecular-weight glutenin subunits (HMW-GS), protein polymerization, and mixing characteristics. IWG genotypes have high grain protein content, ranging from 16.4 to 23.6%. Of the total proteins, the percentage of polymeric proteins show a large range across IWG genotypes, varying from 9.2 to 25.1%. Many genotypes have limited amounts of polymeric proteins, but several genotypes have large amounts of polymeric proteins and promising mixing properties, comparable to common wheat, Triticum aestivum. The amount of protein polymers in the SDS buffer unextractable fraction are significantly correlated (r ≥ 0.76) with mixograph parameters. Furthermore, we observed that HMW-GS variants showed differential contribution to protein polymerization and mixograph parameters. But the composition of HMW-GS in IWG was contributed by both parents, which might bring challenges for the evaluation of grain quality of open-pollinated IWG genotypes.
Le choc septique se caractérise par une atteinte microcirculatoire avec un shunt, expliquant en partie les valeurs normales ou élevées de la saturation veineuse centrale en oxygène, souvent rencontrées dans ce contexte. Le monoxyde d’azote (NO) joue un rôle protecteur dans l’homéostasie microcirculatoire, alors même que, produit de façon importante lors du sepsis expérimental, il apparaît responsable d’une baisse de la pression artérielle et de la diminution de sensibilité aux vasoconstricteurs. L’inhibition des NO synthases diminue la survie des patients en choc septique. De plus en plus de données expérimentales et maintenant cliniques renforcent l’idée que les dérivés du NO pourraient être bénéfiques pour réduire l’atteinte microcirculatoire, voire même la mortalité. Une étude confirmant spécifiquement l’effet propre des dérivés nitrés sur la mortalité dans le sepsis sévère semble nécessaire, même si ces agents sont déjà utilisés dans certaines unités de réanimation.