Le test d’évaluation de la BPCO (CAT) et le questionnaire respiratoire de St George (SGRQ) sont deux outils validés utilisés pour mesurer l’état de santé des patients atteints de BPCO. Un ou ces deux outils peuvent être utilisés dans les études cliniques et, il peut être utile de convertir les scores CAT en SGRQ plus établis, par exemple à des fins de modélisation économique ou de recherche comparative sur l’efficacité. Une méthode de conversion du score CAT en score SGRQ est présentée dans cette analyse post-hoc. Les données individuelles des patients au début des études EMAX (n = 2425), FULFILL (n = 1810) et IMPACT (n = 10 355), trois grands essais multinationaux sur la BPCO, ont été utilisées pour comparer la relation entre SGRQ et CAT via des diagrammes de dispersion. Une équation de régression a été développée pour chaque étude individuellement en utilisant ces données de départ. Une analyse secondaire, stratifiée par bras de traitement, a également été réalisée pour les scores ultérieurs SGRQ et CAT afin de tester la relation avec le traitement pour chaque bras. Les diagrammes de dispersion des données pour chacune des trois études présentaient un degré de corrélation raisonnablement élevé (le coefficient de corrélation de Pearson allait de 0,663 à 0,706). Les pentes des droites de régression étaient également similaires pour chaque essai, indiquant que pour chaque changement unitaire du score CAT, le SGRQ augmentait de 1,71 à 1,79. Les interceptions pour FULFILL et IMPACT (c’est-à-dire le score SGRQ à CAT = 0) étaient de 19,6 et 19,5, respectivement, alors que l’interception pour EMAX était de 11,1, probablement en raison d’une population de patients présentant une BPCO moins sévère incluse dans EMAX, avec un niveau inférieur (c’est-à-dire meilleur) des scores CAT et SGRQ. Les conversions en cours de traitement stratifiées par bras de traitement ont également montré un degré élevé de corrélation (Tableau 1). Les modèles de régression (entre patients) entre le CAT et le SGRQ étaient similaires dans les trois études, indiquant qu’un algorithme de conversion peut être développé sur la base d’une relation cohérente au niveau de la population.
IMPACT a démontré que la triple thérapie furoate de fluticasone/umeclidinium/vilanterol (FF/UMEC/VI) en inhalateur unique réduit significativement les taux d’exacerbation sévères (ExS) et le risque de mortalité toutes causes versus UMEC/VI chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Une augmentation du risque de pneumonie en présence de CSI et d’effets cardiovasculaires (CV) avec une double bronchodilatation (BD) ont soulevé des inquiétudes. Afin de mieux déterminer le profil bénéfice/risque (B/R) de FF/UMEC/VI versus FF/VI et UMEC/VI, un critère composite (Co) d’événement indésirable (EI) a été évalué. IMPACT, étude multicentrique randomisée, en double aveugle de 52 semaines comparant FF/UMEC/VI 100/62,5/25 μg avec FF/VI 100/25 μg et UMEC/VI 62,5/25 μg chez des patients BPCO ≥ 40 ans, symptomatiques (score CAT ≥ 10) et VEMS < 50 % de la valeur prédite et ≥ 1 Ex modérée (ExM) ou ExS l’année précédente ou VEMS 50 –< 80 % de la valeur prédite et ≥ 2 ExM ou ≥ 1 ExS l’année précédente. L’analyse post hoc a évalué le délai de survenue du 1 er événement composite (ECo) comprenant une ExS durant le traitement (Trt), un EI d’intérêt particulier (EIIP) CV durant le traitement entraînant hospitalisation (Hosp) ou décès, un EIIP de pneumonie durant le Trt entraînant Hosp ou décès ou décès toute cause durant le Trt. Les ExS ont été définies comme une aggravation des symptômes entraînant hospitalisation ou décès. Analyse menée avec des covariables de groupe de Trt, sexe, antécédents ≤1, ≥ 2 ExM/ExS, région géographique, statut tabagique et VEMS post-BD prédit. La population ITT comprenait 10355 patients (FF/UMEC/VI, n = 4151 ; FF/VI, n = 4134 ; UMEC/VI, n = 2070). ECo survenus chez 647 (16 %), 636 (15 %) et 356 (17 %) patients recevant FF/UMEC/VI, FF/VI et UMEC/VI. La probabilité de subir un événement avant J365 avec FF/UMEC/VI, FF/VI et UMEC/VI était de 16,7 %, 17,5 % et 19,1 % (Fig. 1). FF/UMEC/VI a significativement réduit le risque d’ECo par rapport à UMEC/VI de 16,5 % (IC 95 % : 5,0 ; 26,7 ; p = 0,006). Les estimations ponctuelles de la réduction du risque d’ECo semblent favoriser FF/UMEC/VI versus FF/VI (6,2 % réduction [−4,7 ; 15,9] ; p = 0,255), et FF/VI versus UMEC/VI (11,1 % réduction [−1,3 ; 21,9] ; p = 0,077), différences non significatives (Fig. 1). Réduction significative du risque d’EI Composite par FF/UMEC/VI versus UMEC/VI et réduction numérique versus FF/VI, démontrant un B/R favorable de la trithérapie en une fois par jour par rapport à la bithérapie chez les patients BPCO symptomatique avec antécédents d’Ex.
1University of New Mexico College of Pharmacy, Albuquerque, NM, USA; 2GSK, Research Triangle Park, NC, USA; 3Lewis Katz School of Medicine at Temple University, Philadelphia, PA, USA; 4Division of Pulmonary, Allergy, and Critical Care Medicine, Lung Health Center, University of Alabama at Birmingham, Birmingham, AL, USA; 5Division of Pulmonary, Allergy, Critical Care and Sleep Medicine, University of Minnesota, Minneapolis, MN, USA; 6Pulmonary Associates PA, Phoenix, AZ, USA; 7University of Exeter Medical School, University of Exeter, Exeter, UK; 8University of Michigan, Pulmonary & Critical Care, Ann Arbor, MI, USA; 9State University of New York Upstate Medical, Syracuse, NY, USA; 10Crouse Health, Syracuse, NY, USA; 11Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences, University at Buffalo, Buffalo, NY, USA; 12GSK, Brentford, UK; 13University of Manchester, Manchester University NHS Foundation Trust, Manchester, UK; 14Johns Hopkins University School of Medicine, Baltimore, MD, USA; 15GSK, Collegeville, PA, USA; 16Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, USA
1Division of Pulmonary, Allergy, and Critical Care Medicine, Lung Health Center, University of Alabama at Birmingham, Birmingham, AL, USA; 2Department of Medicine and Asthma and Airway Disease Research Center, University of Arizona College of Medicine, Tucson, AZ, USA; 3Lewis Katz School of Medicine at Temple University, Philadelphia, PA, USA; 4University of Exeter Medical School, University of Exeter, Exeter, UK; 5University of Michigan, Pulmonary & Critical Care, Ann Arbor, MI, USA; 6GSK, Research Triangle Park, NC, USA; 7Minnesota Lung Center, Minneapolis, MN, USA; 8GSK, Collegeville, PA, USA; 9Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, USA; 10University of New Mexico, College of Pharmacy, Albuquerque, NM, USA; 11Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences, University at Buffalo, Buffalo, NY, USA; 12HealthPartners Institute for Education and Research, Bloomington, MN, USA; 13GSK, Brentford, UK; 14University of Manchester, Manchester University NHS Foundation Trust, Manchester, UK; 15Johns Hopkins University School of Medicine, Baltimore, MD, USA
Le traitement de la BPCO nécessite souvent l’utilisation de plusieurs types d’inhalateurs, chacun nécessitant différentes étapes, augmentant ainsi le potentiel d’erreurs critiques (EC). La triple thérapie (CSI/LABA/LAMA) est souvent nécessaire pour contrôler les symptômes chez les patients atteints de BPCO modérée à sévère à risque d’exacerbations. L’inhalateur à poudre sèche, Ellipta, peut délivrer plusieurs molécules en un seul inhalateur, permettant de réduire les risques d’EC. Les EC ont été évaluées chez des patients BPCO utilisant Ellipta par rapport à ceux utilisant l’association de 2 inhalateurs. Des patients atteints de BPCO (âge moyen 65 ans) ont été inclus dans une étude multicentrique, randomisée, en ouvert, en cross-over, avec un design bloc complet 2 × 2. Les patients ont été assigné à l’une des 2 sous-études suivantes : Ellipta comparé à Diskus + Handihaler ou Ellipta comparé à Turbuhaler + Handihaler ; tous les inhalateurs contenaient un placebo. Les patients recevaient des traitements inhalés pour leur BPCO (CSI/LABA ± LAMA) mais n’avaient jamais utilisés les inhalateurs étudiés dans la sous-étude à laquelle ils participaient. Les patients ont testé chaque inhalateur contenant un placebo après avoir lu la notice, selon leur sous-groupe de randomisation. Une personne qualifiée a évalué les erreurs de l’utilisateur (erreurs critiques (EC) et globales (EG) [toute erreur, y compris critique]). Une EC a été définie comme étant une erreur susceptible d’entraîner une diminution ou une absence de produit délivré aux poumons. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients ayant fait au moins une EC après lecture de la notice, analysé en utilisant une régression logistique exacte stratifiée par participant. Après avoir lu la notice, moins de patients ont fait des EC avec Ellipta, comparé à Diskus + Handihaler et Turbuhaler + Handihaler (p < 0,001 basé sur le rapport des OR pour chaque comparaison de sous-étude) (Tableau 1). Une plus faible proportion de patients a fait des EG avec Ellipta, comparativement à Diskus + Handihaler et Turbuhaler + Handihaler (p < 0,001 pour chaque comparaison de sous-étude) (Tableau 1). Comparé à un traitement comprenant 2 inhalateurs, moins de patients atteints de BPCO ont fait des EC après avoir lu la notice avec Ellipta. Ellipta peut être une option plus bénéfique pour l’administration de CSI/LABA/LAMA chez les patients atteints de BPCO modérée à sévère à risque d’exacerbation, par rapport à l’utilisation de 2 inhalateurs.
Introduction There is accumulating evidence that blood eosinophil count may have predictive value for those individuals with COPD who are more likely to respond to an inhaled corticosteroid in terms of exacerbation reduction and there is evidence that higher blood eosinophil count can also have some predictive value for those at risk of exacerbations. Blood eosinophil counts are known to be raised in a number of conditions including allergies and parasitic or fungal infections. It is therefore possible that the blood eosinophil count would vary between countries and thus influence their predictive value. We have investigated the distribution of blood eosinophil counts in the UK in comparison with blood eosinophil counts worldwide from data in the GSK clinical trials database. Methods In this post-hoc analysis, the following criteria were used to select studies for consistency with analyses conducted to examine the effects of inhaled corticosteroids on outcomes: global, randomised, double-blind, parallel-group clinical trials in COPD of at least 24 weeks’ duration that included any of fluticasone propionate (FP), fluticasone furoate (FF), salmeterol/FP or FF/vilanterol (VI) as a randomised study drug and a non-steroid-containing arm and for which subjects had a pre-randomisation blood sample taken for eosinophils.1,2 Individual subjects’ pre-randomisation eosinophil counts from countries that recruited at least 100 subjects across all trials were pooled to form the global sample (Argentina, Australia, Canada, Chile, Czech Republic, Denmark, Estonia, France, Germany, Greece, Italy, Korea, Lithuania, Mexico, Netherlands, Norway, Peru, Philippines, Poland, Romania, Russia, Slovakia, South Africa, Spain, Sweden, United Kingdom, United States). Individual subjects’ pre-randomisation eosinophil counts for subjects in the UK were pooled to form the UK sample. An empirical cumulative distribution function (CDF) for the UK sample was overlaid on an empirical CDF plot for the global sample. Results The blood eosinophil count in COPD patients included in these trials in the UK is very similar to that worldwide (Figure). Conclusions This suggests that blood eosinophil count could be used in the UK to help predict response to inhaled corticosteroids in COPD. References Pavord. Lancet Respir Med 2016, in press. Pascoe. Lancet Respir Med 2015.
Lapatinib is a dual inhibitor of epidermal growth factor receptor (EGFR) and human EGFR-2 (HER-2) tyrosine kinases. This study investigated the pharmacodynamic and clinical effects of lapatinib in patients with locally advanced squamous cell carcinoma of the head and neck (SCCHN). In total, 107 therapy-naive patients with locally advanced SCCHN were randomised (2 : 1) to receive lapatinib or placebo for 2–6 weeks before chemoradiation therapy (CRT). Endpoints included apoptosis and proliferation rates, clinical response, and toxicity. Versus placebo, lapatinib monotherapy did not significantly increase apoptosis detected by terminal deoxynucleotidyl transferase-mediated deoxyuridine triphosphate-biotin nick-end labelling or caspase-3 assays. A statistically significant decrease in proliferation using Ki67 assay was observed (P=0.030). In a subset of 40 patients that received ⩾4 weeks of lapatinib or placebo, objective response rate (ORR) was 17% (n=4/24) vs 0% (n=0/16). In the lapatinib single-agent responders, all had EGFR overexpression, 50% had EGFR amplification, and 50% had HER2 expression by immunohistochemistry (including one patient with HER2 amplification). However, these patients showed variable modulation of apoptosis, proliferation, and phosphorylated EGFR on drug treatment. Following CRT, there was a statistically non-significant difference in ORR between lapatinib (70%) and placebo (53%). There was no clear correlation between changes in apoptosis or proliferation and response to chemoradiation. Mucosal inflammation, asthenia, odynophagia, and dysphagia were the most commonly reported adverse events with lapatinib. Short-term lapatinib monotherapy did not demonstrate apoptotic changes, but provided evidence of clinical activity in locally advanced SCCHN, and warrants further investigation in this disease.