By 2021, only the United States, China and South Korea were offering targeted screening for lung cancer using low -dose lung computed tomography (LDCT) in subjects at risk from previous (>= 15 years) or active tobacco consumption. In 2022, the HAS indicated that it was too early to propose mass targeted screening and that real -life studies were needed to provide medico -economic, performance and feasibility data. Only the 2 largest randomised controlled trials, analyzed based on intention to screen, showed a significant result in their primary endpoint: lung cancer related mortality. They suggest that LDCT screening could provide benefits in terms of reducing lung cancer related mortality in heavy smokers (current or former). However, these data should be interpreted with caution and cannot be directly transposed to France, where the healthcare system is different. The scientific data are currently insufficient to recommend mass screening in France: the cost/benefit ratio needs to be measured, the saturation of the healthcare system needs to be anticipated, and people acceptability needs to be assessed. The question of the impact of lung cancer screening on environmental health uplifts the debate and raises ethical tensions that need to be discussed. Regardless of the type of organized screening that might be carried out, it is vital to anticipate its implementation, based on decision -making tools that are transparent regarding the ethical tensions inherent in such a system, and that make it possible to reconcile a public health approach to individual decision -making.
In November 2023, the journal Exercer published an article detailing the efficacy and adverse effects of Beyfortus (R) (nirsevimab) in the indication: "prevention of RSV bronchiolitis in infants under 1 year of age". At the time, the efficacy of this monoclonal antibody in reducing episodes of RSV bronchiolitis had been demonstrated, while its efficacy in reducing hospital admissions remained questionable. The main aim of the HARMONIE trial, a randomised open -label study, was to remedy this uncertainty. Its results claim to demonstrate significant efficacy of this drug on hospitalisations for RSV lower respiratory infection, including very severe cases. However, the open -label randomisation and the choice of a subjective primary endpoint in this trial obviate the plausibility of the results. In the absence of a properly designed randomised, double-blind, placebo -controlled trial conducted in "real life", the efficacy of Beyfortus (R) on hospitalisations for RSV bronchiolitis has still not been formally established.
Médecin généraliste anglais aux multiples reconnaissances universitaires, professeur de médecine générale à l’University College London (UCL)1 et de sciences humaines, il a exercé pendant vingt ans dans un cabinet londonien du National Health Service (NHS). Tout le passionnait : le soin, l’enseignement, la recherche. C’est lors d’un événement européen consacré à cette dernière que le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) l’a rencontré via le premier auteur de cet éditorial, pionnier de la recherche en médecine générale, lors de son premier congrès de l’EGPRW (devenu l’European General Practice Research Network [EGPRN]) à Nottingham en 1992. Cette rencontre l’a convaincu que l’universitarisation de la discipline médecine générale passait par le développement d’une recherche disciplinaire spécifique et méthodologiquement solide. Paul s’est illustré par ses recherches, qui font référence, sur le repérage et la prise en charge des patients ayant des problèmes avec l’alcool. C’est grâce à cet intérêt commun que nous avons pris contact, et son soutien ne s’est jamais démenti. En lisant ses publications, et sachant qu’il parlait très bien français (et espagnol, et allemand, et italien, etc.), il a été invité comme expert à plusieurs congrès du CNGE. En outre, il a souvent participé à des journées de recherche locales. En 2006, il est venu à la première journée des jeunes chercheurs en médecine générale (French Association of Young Researchers in General Practice), devenue la préconférence Fayr GP en 2008. Assistant à des présentations de travaux de débutants, ses critiques positives et particulièrement constructives ont aidé les jeunes pousses de la recherche. Paul était très conscient que la pertinence universitaire de la médecine générale passait par le développement et la structuration de la recherche. Il était très facilement abordable, et nos nombreuses rencontres ont permis des échanges sur les méthodes de recherche à une époque où la médecine générale britannique était très en avance. Toujours disponible pour aider, il a aussi apporté ses compétences pour la rédaction et les publications en anglais. Dès 1993, il a été l’un des premiers à s’intéresser à la télémédecine, prévoyant son essor. Il en a scientifiquement vérifié la pertinence tant médicale que sociale. Les multiples colloques et recherches sur ce sujet témoignent de l’impact qu’il a eu sur le développement et l’acceptation de la télémédecine. Citoyen du monde, Paul l’était dans son investissement pour l’essor de la médecine générale en Europe (président de l’EGPRW, du Conseil international d’exercer et de la WONCA Europe2) et dans le monde par son travail à l’Organisation mondiale de la santé, et dans la création et son investissement dans la Fondation des médecins de famille en Palestine. Il a apporté sa contribution à l’essor de la recherche en France. Nous sommes nombreux à avoir profité de son aide, de sa disponibilité, de ses compétences et de sa gentillesse. Paul était un ami mais aussi un mentor pour tous ceux qui souhaitaient développer la recherche en médecine générale. Il va beaucoup nous manquer.
En 2021, seuls les États-Unis, la Chine et la Corée du Sud proposaient un dépistage ciblé du cancer bronchopulmonaire (CBP) par tomodensitométrie pulmonaire à faible dose (TDMfd) chez des participants à risque lié à une consommation antérieure (≥ 15 ans) ou active de tabac. En 2022, la HAS indiquait qu’il était trop tôt pour proposer un dépistage ciblé de masse et que des études en vie réelle étaient nécessaires pour disposer de données médico-économiques, de performance et de faisabilité. Seuls les deux plus grands essais randomisés comparatifs, analysés en intention de dépister, ont montré un résultat significatif sur leur critère de jugement principal : la mortalité liée au CBP. Ils suggèrent que le dépistage par TDMfd pourrait apporter un bénéfice en termes de réduction de la mortalité liée au CBP chez les gros fumeurs (actuels ou anciens). Toutefois, ces données sont à interpréter avec précaution et ne sont pas directement transposables en France, car les systèmes de santé sont différents. En France, les données scientifiques sont actuellement insuffisantes pour préconiser le dépistage de masse : le rapport coût/bénéfice est à mesurer, la possible saturation du système de santé est à anticiper et l’acceptabilité des fumeurs est à évaluer. La question de l’impact du dépistage du CBP sur la santé environnementale enrichit la réflexion et soulève des tensions éthiques à discuter. Quelles que soient les modalités d’un éventuel dépistage organisé par TDMfd, il est primordial d’anticiper sa mise en oeuvre fondée sur des outils d’aide à la décision transparents au regard des tensions éthiques inhérentes à un tel dispositif et permettant de concilier l’approche de santé publique et la décision individuelle.
En janvier 2022, Paxlovid® (nirmatrelvir 150 mg + ritonavir 100 mg) a obtenu une autorisation européenne de mise sur le marché dans l’indication « Traitement de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) chez les patients adultes qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui présentent un risque accru d’évolution vers une forme sévère de la Covid-19 »1,2. Dans un paysage épidémique « d’urgence » (avril 2022), la commission de la Transparence a accordé à ce premier traitement médicamenteux par voie orale de la Covid-19 un service médical rendu (SMR) important et une amélioration du service médical rendu (ASMR) de niveau III dans la même indication, aboutissant à un prix « facial » (affiché) en France de 999,20 € pour cinq jours de traitement3,4.
Les médecins généralistes (MG) sont souvent réticents à considérer les résultats des essais randomisés comparatifs (ECR) pour prendre en charge leurs patients1. La principale raison qu’ils évoquent est l’absence de représentativité des patients inclus dans les ECR comparativement à ceux qu’ils soignent2. En 2007, deux études, l’une chez des asthmatiques et l’autre chez des hypertendus, ont montré qu’une très petite quantité de patients soignés par leur MG répondait aux critères d’éligibilité des ECR3,4. Par ailleurs, une étude en population catalane a montré le même type de résultat chez des patients diabétiques de type 2 (DT2) comparativement à ceux inclus dans les essais évaluant les bénéfices et les risques des antidiabétiques les plus récents : inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2) et agonistes du récepteur du GLP-1 (aGLP-1)5.
En novembre 2023, la revue exercer a publié un article détaillant l’efficacité et les effets indésirables de Beyfortus® (nirsévimab) dans l’indication « Prévention de la bronchiolite à virus respiratoire syncytial (VRS) chez les nourrissons âgés de moins de 1 an ». À cette époque, l’efficacité de cet anticorps monoclonal sur la réduction des épisodes de bronchiolite à VRS était démontrée, à l’opposé de celle sur les hospitalisations qui demeurait sujette à caution. L’essai HARMONIE, randomisé en ouvert, avait pour objectif principal de remédier à cette incertitude. Ses résultats prétendent démontrer l’efficacité significative de ce médicament sur les hospitalisations pour infection respiratoire basse à VRS, y compris les très sévères. Cependant, la randomisation en ouvert et le choix d’un critère de jugement principal subjectif dans cet essai obèrent la plausibilité des résultats. En l’absence d’essai randomisé en double insu comparatif versus placebo correctement conçu et conduit en « vraie vie », l’efficacité de Beyfortus® sur les hospitalisations pour bronchiolite à VRS n’est toujours pas formellement établie.
Since September 15, 2023, Beyfortus (R) has been available and reimbursed in France with the indication: "prevention of lower respiratory tract infections due to respiratory syncytial virus (RSV) in newborns and infants during their first season of RSV circulation". This indication is based on three randomised, double-blind trials (with distinct objectives) involving populations of infants at very different levels of risk of severe disease. The efficacy of this preventive medicine has been well demonstrated in the "onset of RSV bronchiolitis" occurring within 5 months of treatment. For methodological and biostatistical reasons, its efficacy is scientifically less established for the criterion of "hospitalisation for lower respiratory infection due to RSV", although it remains probable. In terms of safety of use, the risk of a viral mutation likely to render the drug ineffective due to a massive use of this monoclonal antibody is yet unknown. The availability of Beyfortus (R) for low-risk patients (who are by far the most numerous) provides a relevant benefit for infants, their parents who are often frightened by their child's symptoms, and probably for the healthcare system.
Background. While waiting for the results of the first major therapeutic trials on COVID-19 treatments, doctors were divided on the issue of the immediate use of hydroxychloroquine (HCQ). Aims. The main objective of this study was to assess the intention of general practitioners to prescribe HCQ to COVID-19 patients. Secondary objectives were to assess variations in this prescribing rate after the publication of the results of the Discovery trial, based on parameters related to the disease, the prescribing situation, or the prescriber. Methods. Practice survey carried out by a cross-sectional observational study, by online self-questionnaire, from 7 to 21 April 2020, among liberal general practitioners university Claude Bernard Lyon 1, internship supervisors. Results. 483 doctors were interviewed, and 185 questionnaires (38.3%) were received. 23% of general practitioners who responded to the survey said they would prescribe HCQ, 15% on an outpatient basis. 9.4% said they would only prescribe it if the patient insisted on it, and after informed information. The prescription rate increased according to the severity of the clinical situation, the intrinsic severity of the disease, and the nature of the beneficiary of the prescription, with an increase when prescribing to the doctor himself or to one of his relatives. Prescribers were significantly older than non-prescribers (54 vs 46 years [p = 0.002]). Conclusion. The dominant attitude of the interviewed physicians is a therapeutic decision based on high-quality validated proof of benefit, and therapeutic abstention in its absence.
Depuis le 15 septembre 2023, le Beyfortus® est disponible et remboursé en France dans l’indication « prévention des infections des voies respiratoires inférieures dues au virus respiratoire syncytial (VRS) chez les nouveau-nés et les nourrissons au cours de leur première saison de circulation du VRS ». Cette indication repose sur trois essais randomisés en double insu (avec des objectifs distincts) ayant inclus des populations de nourrissons exposés à des niveaux de risque de forme grave très hétérogènes. L’efficacité de ce médicament préventif est bien démontrée sur le critère « apparition d’une bronchiolite à VRS » survenant dans les 5 mois post-traitement. Pour des raisons méthodologiques et biostatistiques, la démonstration est scientifiquement moins bien établie sur le critère « hospitalisation pour infection respiratoire basse due au VRS », même si elle est probable. En termes de sécurité d’emploi, il reste à vérifier que l’utilisation possiblement massive de cet anticorps monoclonal ne provoque pas de mutation virale susceptible de rendre ce médicament inefficace. La disponibilité de Beyfortus® pour les sujets à bas risque (de très loin les plus nombreux) apporte un bénéfice pertinent pour les nourrissons, leurs parents souvent effrayés devant les symptômes de leur enfant, et probablement pour le système de soins.
IntroductionSevere sialorrhoea is a common, distressing problem in children/adolescents with neurodisabilities, which has adverse health and social consequences. The SALIVA trial is designed to evaluate the efficacy and safety of a paediatric-specific oral solution of glycopyrronium along with its impact on quality-of-life (QoL), which has been lacking from previous trials of sialorrhoea treatments.Methods and analysisA double-blind, placebo-controlled, randomised phase IV trial is ongoing in several centres across France. Eighty children aged 3–17 years with severe sialorrhoea (≥6 on the modified Teachers Drooling Scale) related to chronic neurological disorders in whom non-pharmacological standard of care has already been implemented or has failed, will be recruited. Patients will be randomised 1:1 to receive a 2 mg/5 mL solution of glycopyrronium bromide (Sialanar 320 µg/mL glycopyrronium) or placebo three times daily during a 3-month blinded period. After Day 84, participants will be invited into a 6-month, open-label study extension period, where they will all receive glycopyrronium. The primary endpoint of the double-blind period will be the change from baseline to Day 84 in the Drooling Impact Scale (DIS), a validated measure to assess sialorrhoea. A series of secondary efficacy endpoints involving change in total DIS, specific DIS items and response (DIS improvement ≥13.6 points) will be analysed in a prespecified hierarchy. QoL data will be collected from parents, caregivers and patients where possible using specific DIS questions and DISABKIDS questionnaires. Safety endpoints, including adverse events, will be assessed throughout the trial periods.Ethics and disseminationIn total, 87 children have been recruited and recruitment is now complete. Final results are expected by the end of 2023. Findings will be presented at conferences and published in peer-reviewed journals.Trial registration numberEudraCT 2020-005534-15.
Introduction. Dans l’attente des résultats des premiers grands essais thérapeutiques sur les traitements de la Covid-19, les médecins étaient partagés sur la question de l’utilisation immédiate de l’hydroxychloroquine (HCQ). Objectifs. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’intention de prescription d’HCQ par les médecins généralistes à des patients atteints de la Covid-19 en ambulatoire. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les variations de ce taux de prescription après la publication des résultats de l’essai Discovery, en fonction de paramètres liés à la maladie, à la situation de prescription, ou au prescripteur. Méthodes. L’enquête de pratiques a été réalisée par une étude observationnelle transversale, par auto-questionnaire en ligne, du 7 au 21 avril 2020, auprès des médecins généralistes libéraux, maîtres de stage des universités (MSU) rattachés à l’Université Claude-Bernard de Lyon 1. Résultats. 483 médecins ont été interrogés et 185 questionnaires (38,3 %) ont été reçus. 23 % des médecins généralistes ayant répondu à l’enquête ont déclaré qu’ils prescriraient de l’HCQ, 15 % en ambulatoire. 9,4 % ont déclaré qu’ils en prescriraient uniquement si le patient le demandait avec insistance, et après information éclairée. Le taux de prescription a augmenté selon la gravité de la situation clinique, la gravité intrinsèque de la maladie, et la nature du bénéficiaire de la prescription, avec une augmentation lors d’une prescription au médecin lui-même ou à l’un de ses proches. Les prescripteurs étaient significativement plus âgés que les non-prescripteurs (54 vs 46 ans [p = 0,002]). Conclusion. L’attitude dominante des médecins interrogés est celle d’une décision thérapeutique fondée sur la nécessité d’une preuve de bénéfice validée de haute qualité, et d’une abstention thérapeutique en son absence.
Background Home blood pressure monitoring (HBPM) could improve blood pressure control through therapeutic adherence. The main objective of this study was to determine the link between HBPM used by hypertensive patients treated in primary care and their medication adherence. Methods Cross-sectional comparative study conducted in the Auvergne region from June to November 2016. Patients were recruited by general practitioners (GPs) selected at random. Adherence was evaluated according to the Girerd score. Results From a sample of eighty-two GPs including 1026 patients, 45% of patients reported owning an HBPM device. Among these, 18% knew the rule of 3 (3 measurements in the morning and 3 in the evening for 3 days) recommended by the French State Health Authority. There was no difference in adherence between patients using HBPM and those who did not. Patients with HBPM using the rule of 3 reported better adherence than patients without the device ( p = 0.06), and those who did not perform self-measurements according to the rule of 3 ( p = 0.01). Patients who used HBPM according to the rule of 3 were older ( p = 0.006) and less smokers ( p = 0.001) than the others. Their GPs were more often GP teachers ( p < 0.001) who practiced in rural areas ( p = 0.001). Conclusion The statistical link between medication adherence and HBPM for patients who apply the rule of 3, emphasizes the importance of the GP educating the patient on the proper use of HBPM.
Compte tenu de leur mécanisme d’action, les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2) étaient des médicaments initialement destinés à traiter l’hyperglycémie chronique des patients diabétiques de type 2, ce qui finalement était une erreur de cible. Les résultats observés sur des critères secondaires lors des premiers essais randomisés chez les patients diabétiques ont conduit l’industrie pharmaceutique à évaluer avec succès ces principes actifs dans l’insuffisance cardiaque (avec fraction d’éjection ventriculaire gauche réduite ou préservée) et dans la maladie rénale chronique, avec ou sans diabète. La récente décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament d’étendre la primoprescription des iSGLT2 à tous les médecins ait de la médecine générale et de ses praticiens les acteurs incontournables de leur bon usage, au service de la santé de milliers de patients. Le bon usage doit tenir compte des bénéfices cliniques établis et des risques encourus. Cet article a donc pour objectif de fournir au lecteur une information factuelle et objective sur les résultats des essais cliniques ayant évalué les ISGLT2 dans leurs nouvelles indications. Sa finalité est de favoriser une décision médicale partagée entre un médecin et un patient loyalement et clairement informés.
Background SARS-CoV-2 has been responsible for a pandemic since the beginning of 2020. Vaccine arrival brings a concrete solution to fight the virus. However, vaccine hesitancy is high. In France, the first available vaccine was Comirnaty from Pfizer-BioNTech. Shared decision-making, based on tools such as patient decision aids (PtDAs), can help patients make an informed choice about vaccination with Comirnaty. Objective The French College of Teachers in General Practice (CNGE) aimed to create a PtDA for people who have to decide whether they will receive the Comirnaty vaccine. Methods Development of the PtDA was performed according to the International Patient Decision Aids Standards (IPDAS). The initial design was based on a literature review and semistructured interviews with 17 patients to explore and clarify patients’ expectations. A first draft of the PtDA was then alpha tested by a patient expert group and a physician expert group. The PtDA was finally beta tested in 14 prevaccine consultations. A steering group was consulted throughout the work. Patient support, community groups and the French National Authority for Health (HAS) were involved in the development process. Results A literature review identified one randomized trial on Comirnaty efficacy and safety. The first part of the PtDA allows patients to identify their own risk factors. The second part of the PtDA provides information on vaccination: benefits and risks, unknown data, and technical explanations about the mRNA vaccine. Conclusions We developed a PtDA to be used in primary care settings for shared decision-making regarding vaccination with Comirnaty.