Le voyage organisé ou le «tout inclus » joue un rôle paradoxal dans la dynamique unissant le tourisme et la société. En effet, malgré les critiques sévères évoquées à son endroit, cette forme de tourisme continue néanmoins de diffuser au travers d’un discours publicitaire une image idyllique du voyage, fondée sur la mythologie. Quelle lecture peut-on faire de cette mythologique touristique ? À partir d’un corpus constitué des brochures publicitaires du Club Med publiées dans les décennies 1990 et 2000, cet article a pour objectif de présenter une analyse des mythes en tourisme, dans le sillage de l’approche sémiologique de Roland Barthes et de l’approche anthropologique de Perrot et al. (1992). Il s’agit plus particulièrement de dévoiler comment l’organisation touristique construit un système second, à la fois parasite et mythique, à travers son discours et ses images qui relèvent « du langage de la culture dite de masse », afin d’établir une relation étroite entre le touriste-consommateur, la marque (Club Med) et la destination touristique.
L’arabe parlé d’Alger présente principalement deux formes verbales : le parfait et l’imparfait. En contexte, ces deux formes verbales présentent une forte polysémie de valeurs aspectuo-temporelles doublées de valeurs modales dans le cas de l’imparfait. Nous traiterons spécifiquement de l’imparfait, qui marque une valeur épistémique de probabilité dans ses formes composées et une valeur déontique, l’interdiction, dans sa forme négative. Nous appuyons notre analyse sur le modèle de Laurent Gosselin, Temporalité et modalité (2005), qui pose la nécessité d’articuler temporalité et modalité et avance que l’irréversibilité du temps est une caractéristique modale qui convertit d’une façon continue le possible en irrévocable. Dans ce cadre, nous montrerons comment la valeur aspectuo-temporelle « non-passé/non-accompli », donnée sous forme d’hypothèse à l’imparfait, permet aussi de prédire et d’expliquer ses effets de sens modaux.