Trois militaires français amputés d’avant-bras ont été appareillés avec prothèses esthétique et myoélectrique, entre 2008 et 2012. Secondairement, la main bionique Michelangelo® leur a été proposée à l’essai en milieu hospitalier, sur quatre jours. Après évaluations analytiques et mise en situations écologiques, les résultats ont abouti à l’achat des prothèses financées par des associations militaires privées. Depuis l’arrivée de nouvelles prothèses bioniques sur le marché, nous avons mis en place un protocole d’essai oú trois mains bioniques sont testées, chacune sur 15 jours. Nous réfléchissons à la rédaction d’une échelle d’évaluation spécifique et à des critères de validation standardisés afin d’obtenir un financement via les régimes sociaux habituels (pour les patients militaires blessés en service ou en opération, la récente charte version n°1 du 19 juillet 2013 relate les modalités de prise en charge d’appareillages de dernière génération).
Les ossifications hétérotopiques sont devenues des complications fréquentes des amputations traumatiques de guerre en raison de la multiplication des blessures par explosion dans les conflits les plus récents. Les facteurs de risque principaux de leur survenue sont le blast et l’amputation en zone blessée. Le traitement médical doit être privilégié. Leur physiopathologie n’est pas encore élucidée mais il semblerait qu’une cascade d’événements biochimiques inflammatoires mène à leur formation.
Heterotopic ossification has become a frequent complication of combat amputations because of multiplica- tion of war wounds caused by explosion in recent conflicts. Main risk factors are blast mechanism of injury and amputation within the initial zone of injury. Its treatment is first medical. Its physiopathology is not elucidated yet but a series of biochemical inflammatory events may lead to its formation. We present here the case of a soldier amputated by explo- sion and presenting a symptomatic residual limb heterotopic ossification.
The epidemiological features and management practices associated with amputation in low-income countries, generally synonymous with the tropics, are different from those observed in Western countries. Unlike developed countries, amputation most frequently involves traumatic injury in young active people. However, Westernization of the lifestyle is leading to an increasing number of cases involving diabetes and atherosclerotic disease. In the developing world, leprosy and Buruli ulcer are still significant etiologic factors for amputation. In war-torn countries, use of antipersonnel landmines is another major cause of amputation with characteristic features. Management of amputees in the developing world is hindered by the lack of facilities for rehabilitation and prosthetic fitting. Many international organizations are supporting national programs to develop such facilities. In addition to being affordable, prosthetics and orthotics must be adapted to the living conditions of a mostly rural amputee population, i.e., heat, humidity, and farm work. The rehabilitation process must be part of a global handicap policy aimed at changing attitudes about disability and reintegrating amputees both socially and professionally.
Quand le sacrifice du genou s’impose chez des patients jeunes ayant subi une amputation transtibiale (TT) d’origine traumatique, les objectifs de performances fonctionnelles doivent guider le choix du niveau et de la technique d’amputation. Les résultats et le type d’appareillage diffèrent selon que sont réalisées une désarticulation tibiofémorale, une intervention de Gritti ou une amputation de cuisse proprement dite. Après rappel des avantages et inconvénients de ces techniques, cinq cas cliniques sont présentés.