Introduction L’hypophosphatémie liée à l’X (XLH) est une maladie génétique rare et chronique caractérisée par une diminution de la réabsorption rénale du phosphate entraînant une minéralisation anormale des os et des dents. Il s’agit d’une maladie complexe et éprouvante qui entraîne des répercussions multiples sur la vie des patients. Dans ce contexte, un comité scientifique a mis en place un programme d’accompagnement pour les patients atteints d’XLH : le programme aXess. Nous avons étudié l’impact de ce programme de soutien aux patients (PSP) sur la qualité de vie des patients atteints de d’XLH, et sur leur capacité à gérer leur maladie. Patients et méthodes Au cours des 12 mois de participation au programme aXess, les patients atteints de XLH ont été contactés par téléphone par une équipe d’infirmières pour coordonner leur traitement, veiller à leur adhésion au traitement et leur apporter un soutien. Le questionnaire de qualité de vie (PEDsQL ou EQ5D-5L, selon l’âge des patients) a été réalisé chez tous les participants au moment de l’inscription (J0), puis à 6 mois (M6) et à 12 mois (M12). Les patients ont également eu la possibilité de bénéficier de suivis additionnels dentaires, ORL, psychologiques, diététiques et administratifs. Les patients inscrits dans le programme aXess de juin 2019 à juillet 2024 sont inclus dans cette analyse. Résultats Au total, sur 5 ans, 136 patients dont 53 % en initiation de traitement par burosumab ont été inscrits dans le programme (88 % d’enfants). Parmi les enfants ayant bénéficié d’un soutien sur une année complète, 67 (dont 80 %) ont rapporté une amélioration de leur qualité de vie dans toutes les catégories évaluées à M12 (physique, émotionnelle, sociale et scolaire), avec un score de 86,0±11,0 à M12 contre 77,7±13,86 à J0 (p<0,001 [SA1]). De la même manière, ceux admis en cours de traitement par burosumab (47 %) rapportent une amélioration de leur qualité de vie. Le score moyen évolue de 78,4±30,2 à J0 à 86,8±23,58 à M12. Une tendance similaire est observée chez les adultes [SA2] avec une diminution du score EQ5D-5L (8,7±1,7 à M12 contre 12,4±3,6 à J0, p=0,003 [SA3]). Parmi les 63 patients [SA4] ayant complété l’enquête de satisfaction, 56 patients (89 %) étaient très satisfaits (9 ou 10 sur 10) du programme, avec un score de satisfaction global moyen de 9,7±0,6 (sur une échelle de 0 à 10) à M6 et 9,2±1,5 à M12. Conclusion Nos résultats indiquent que ce programme pourrait ainsi participer à l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints de maladies chroniques telles que l’XLH grâce à l’éducation thérapeutique des patients, l’adhésion à la thérapie, les encouragements et les suivis fréquents. En particulier chez le patient adulte, il permet de le rassurer dans la gestion globale de la maladie et l’accompagner dans la prise de traitement, en faisant le lien avec son équipe soignante.
Introduction: The prevalence of type 1 diabetes is increasing worldwide. The advent of new monitoring devices has enabled tighter glycemic control. Aim: To study the impact of glucose monitoring devices on the everyday life of young children with type 1 diabetes (T1D) and their parents. Methods: A questionnaire was addressed to parents of children with T1D under the age of 6 years with an insulin pump treated in one of the hospitals of the ADIM network in France between January and July 2020. Results: Among the 114 families included in the study, 53% of parents (26/49) woke up every night to monitor blood glucose levels when their child had flash glucose monitoring (FGM), compared with 23% (13/56) of those whose child had continuous glucose monitoring (CGM). Overall, 81% of parents (86/108) found that glucose monitoring improved their own sleep and parents whose child had CGM were significantly more likely to report improved sleep (86% vs 73%, p = 0.006). Forty-nine percent of parents (55/113) declared that they (in 87% of cases, the mother only) had reduced their working hours or stopped working following their child's T1D diagnosis. Maternal unemployment was significantly associated with the presence of siblings (p = 0.001) but not with glycemic control (p = 0,87). Ninety-eight percent of parents (105/107) think that glucose monitoring improves school integration. Conclusion: In these families of children with T1D, new diabetes technologies reduced the burden of care but sleep disruption remained common. Social needs evaluation, particularly of mothers, is important at initial diagnosis of T1D in children.
Durant le confinement du au COVID-19, une augmentation de l’incidence des PPC a été rapportée dans différents centres. Ces données n’ont pas encore été rapportées dans un centre français. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer l’incidence de la puberté précoce centrale et puberté avancée entre la période pré-COVID (février 2018 a février 2020), la période COVID (mars 2020 a mai 2021) et la période post-COVID (juin 202 a mars 2022) dans la population marseillaise. Entre février 2018 et mars 2022, nous avons réalisé 475 hôpitaux de jours pour exploration de puberté précoce dans nos centres. Nous avons exclu les pubertés non idiopathiques et les pubertés non centrales. Nous avons collecté les données de 160 patients qui ont eu un test LHRH dans un contexte de puberté précoce ou avancée. Nous avons séparé les patients en 3 groupes en fonction de la date de réalisation du test LHRH et le confinement du au COVID-19 en France. Nous observons une augmentation significative du taux de PPC et de puberté avancée qui débute avant le confinement, qui se maintient durant la période de confinement et qui diminue ensuite. Nous constatons également une augmentation d’incidence de la puberté précoce dans notre population, mais cette augmentation semble légèrement antérieure à la période de confinement. Cette augmentation semble être influencée par un facteur environnemental qui persiste après les périodes de confinement. Il serait intéressant de poursuive notre observation de cohorte afin d’observer l’évolution de ce pic d’incidence.
Le risque de carcinome médullaire thyroïdien (CMT) chez les patients atteints de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM2) justifie une thyroïdectomie prophylactique dont l’âge dépend du sous-type de mutation et de la calcitonine. L’objectif principal de cette étude était de décrire les complications après une thyroïdectomie à visée prophylactique chez les enfants porteurs de NEM2. Le devenir d’une cohorte multicentrique de patients consécutifs porteurs de NEM2 traités par thyroïdectomie à visée prophylactique avant l’âge de 15 ans entre 2010 et 2020 a été analysé. Parmi les 63 patients inclus, il y avait 54 NEM2A, 4 NEM2B et 5 FMTC, avec 57 % de mutation du codon 634, un sex-ratio de 0,97 et un âge médian de 4 ans (IC 4–6 ans). Une hypercalcitoninémie initiale était observée (11–133 pg/mL) chez 27 (43 %) patients. 21 patients (33 %) présentaient un CMT le plus souvent microscopique. Un envahissement ganglionnaire était retrouvé chez 2 enfants (3 %). 23 patients (37 %) ont présenté une complication postopératoire avec une hypoparathyroïdie dans 91 % des cas, permanente chez 11 patients (17 %). L’hypoparathyroïdie était plus fréquente chez les enfants < 5 ans. Après une durée de suivi médiane de 5,7 ans, un seul patient présentait une persistance biologique du CMT. La thyroïdectomie à visée prophylactique permet d’éviter la survenue d’un CMT incurable chez les patients porteurs de NEM2. Elle expose néanmoins à des complications, plus fréquentes chez les enfants de jeune âge. L’indication chirurgicale doit tenir compte de la mutation, la calcitoninémie, l’âge du patient et aussi du risque de complications.
Le syndrome polyuro-polydipsique (SPUPD) est fréquent en pédiatrie. Après élimination d’un diabète sucré, la démarche étiologique s’oriente entre diabète insipide central (DIC), néphrogénique, ou polydipsie primaire (PP). La copeptine, secrétée de façon équimolaire à l’hormone anti-diurétique, plus stable in vitro est un nouvel outil utilisé chez l’adulte permettant de surseoir à la restriction hydrique. Chez l’enfant, peu de données sont rapportées. L’objectif principal était de déterminer le seuil basal de copeptine discriminant DIC et PP devant un SPUPD de l’enfant. L’objectif secondaire était de décrire les valeurs d’une population pédiatrique témoin. Ont été inclus rétrospectivement les patients âgés de 2 mois à 18 ans ayant bénéficié d’un dosage de copeptine entre 2015 et 2020 à l’hôpital Timone enfants. Après exclusion des facteurs confondants, 278 dosages de copeptine ont été étudiés, 238 témoins et 40 patients avec SPUPD dont 21 DIC, 3 diabètes insipides néphrogéniques et 16 PP. La copeptine moyenne était significativement différente (respectivement 1,72 pmol/l, 55,2 pmol/l et 15,7 pmol/l). Chez les témoins, les valeurs de copeptine 5e–95e p étaient comprises entre 2,53 et 21,03 pmol/l, elles étaient significativement plus hautes chez les garçons, mais sans corrélation avec l’âge, le stade pubertaire ou l’IMC. Un seuil de copeptine basale supérieur à 3,53 pmol/l permettait d’éliminer un DIC (sensibilité 100 %, spécificité 87,4 %, p < 0,001). En pédiatrie, la copeptine, paramètre biochimique facilement dosable, est un nouvel outil utile au diagnostic étiologique d’un SPUPD. Il devrait contribuer à réduire le nombre de restriction hydrique à visée diagnostique.
La dysplasie micronodulaire pigmentée des surrénales (PPNAD) est une cause rare de syndrome de Cushing, plutôt décrite chez le jeune adulte. Nous rapportons le cas d’une patiente de 13 ans adressée pour prise pondérale rapide de répartition facio-tronculaire et érythrose faciale. Les explorations ont permis d’affirmer d’un hypercorticisme ACTH-indépendant. L’IRM surrénalienne retrouve une hyperplasie modérée du bras interne de la surrénale gauche mais la scintigraphie au iodocholestérol montre une absence de fixation surrénalienne sur les clichés d’acquisition précoce (J3). Ces résultats nous font évoquer une sécrétion ectopique de cortisol ou une prise exogène de corticoïdes, mais les clichés en acquisition tardive (J12) révèlent finalement une fixation bilatérale prédominante à gauche. L’étude génétique confirme l’existence d’un variant pathogène hétérozygote c.709-7_709-2del du gène PRKAR1A pour un complexe de Carney. Il est important de noter que le résultat de la première scintigraphie peut amener à une erreur diagnostique. Ces images sont cependant compatibles avec une sécrétion cyclique cortisolique, classiquement décrite dans la PPNAD.
Vitamin D supplementation is essential for the entire population, especially during pregnancy and in the pediatric period. We report two case studies of full-term newborns who presented long-bone fractures associated with severe vitamin D deficiency transmitted to them by their mothers, even though maternal supplementation had been implemented according to the existing recommendations. These observations encourage the investigation of neonatal vitamin D deficiency in the presence of long-bone fractures in the absence of traumatic birth and the necessity of reenforcing the means of prevention and the selection of risk groups in order to adjust vitamin D supplementation during pregnancy individually.
Tall stature is not a common motive for medical consultation, even though by definition 2.5 % of children in the general population are concerned. It is usually defined as height greater than+2 standard deviations (SD) using the appropriate growth chart for age and gender, or a difference greater than +2 SD between actual height and target height. With a patient presenting tall stature, the physician has to determine whether it is a benign feature or a disease. Indeed, making the diagnosis is essential for hormonal disease or genetic overgrowth syndromes. The past medical history including parents’ height, prenatal and birth data, physical examination along with anthropometry (height, weight, head circumference, body mass index), and growth chart evaluation with the detailed growth pattern are generally sufficient to make the diagnosis such as familial tall stature, obesity, or early puberty. Bone age estimation may be helpful for some specific etiologies and is also necessary to help predict final adult height. After exclusion of common causes, further investigation is required. Sudden growth acceleration often reveals endocrine pathology such as early puberty, hyperthyroidism, or acrogigantism. Tall stature accompanied by dysmorphic features, congenital malformations, developmental delay, or a family medical history may be related to genetic disorders such as Marfan, Sotos, or Wiedemann-Beckwith syndromes. We relate here the most frequent etiologies of overgrowth syndromes.
Tall stature is not a common motive for medical consultation, even though by definition 2.5 % of children in the general population are concerned. It is usually defined as height greater than + 2 standard deviations (SD) using the appropriate growth chart for age and gender, or a difference greater than +2 SD between actual height and target height. With a patient presenting tall stature, the physician has to determine whether it is a benign feature or a disease. Indeed, making the diagnosis is essential for hormonal disease or genetic overgrowth syndromes. The past medical history including parents' height, prenatal and birth data, physical examination along with anthropometry (height, weight, head circumference, body mass index), and growth chart evaluation with the detailed growth pattern are generally sufficient to make the diagnosis such as familial tall stature, obesity, or early puberty. Bone age estimation may be helpful for some specific etiologies and is also necessary to help predict final adult height. After exclusion of common causes, further investigation is required. Sudden growth acceleration often reveals endocrine pathology such as early puberty, hyperthyroidism, or acrogigantism. Tall stature accompanied by dysmorphic features, congenital malformations, developmental delay, or a family medical history may be related to genetic disorders such as Marfan, Sotos, or Wiedemann-Beckwith syndromes. We relate here the most frequent etiologies of overgrowth syndromes. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: Diabetes insipidus is characterized by hypoosmotic polyuria related to deficiency of arginine-vasopressin (AVP) secretion (central diabetes insipidus, CDI) or renal insensitivity to AVP (nephrogenic diabetes insipidus, NDI). The water deprivation test with assessment of AVP activity is currently the gold standard for differential diagnosis in patients presenting polyuria-polydipsia syndrome. Nevertheless, it can be dangerous without proper surveillance and its interpretation may be challenging. Other markers have been suggested. Direct quantification of circulating AVP is not sufficient for diagnosis: vasopressin is unstable, analysis is complex. AVP comes from prohormone preprovasopressin with concomitant release of copeptin (C-terminal moiety) in the equimolar ratio. Copeptin is stable in vitro, with easy and rapid measurement (< 4 h). Past studies have shown greater sensitivity and specificity of copeptin versus AVP to discriminate etiologies of polyuria in adults, but its value has not been demonstrated in infants yet. Observation: A 7-month-old infant presented polyuria-polydipsia syndrome with poor weight gain. Laboratory tests pointed out hypernatremia (170 mmol/L) and blood hyperosmolarity (330 mOsm/L) with inappropriate urinary hypoosmolarity (168 mOsm/L). Plasmatic copeptin measurement was found at a very high level, 303 pmol/L (1-14 pmol/L). DdAVP administration did not improve the polyuria, confirming the final diagnosis of NDI. Hyperhydration with a hypoosmolar diet normalized the hydration status and circulating levels of copeptin within 1 week. Conclusion: Copeptin, a stable peptide reflecting AVP secretion, could be a safer and faster biomarker for etiological diagnosis of polyuria-polydipsia syndrome in children. Before regularization of hydration status, a single baseline measurement may be enough to discriminate NDI from other etiologies without the water deprivation test. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Décrire le phénotype évolutif et les mutations génétiques des patients atteints d’hypopituitarisme constitutionnel du réseau international GENHYPOPIT afin d’améliorer la stratégie d’analyse génétique. Mille deux cent treize patients ont été inclus depuis 20 ans. Dix gènes ont été analysés (HESX1, LHX3, LHX4, PROP1, POU1F1, TBX19, OTX2, PITX2, PROK2 et PROKR2). Le diagnostic est le plus souvent réalisé à la puberté (32 %) ou à la naissance (24 %). Le déficit corticotrope se développe 5 à 10 ans après le déficit somatotrope. Les anomalies ophtalmologiques représentent la malformation extrahypophysaire la plus fréquente (16 %). Parmi les 1143 cas index, la prévalence des anomalies géniques est de 7,4 % (29,5 % si cas familial). Le syndrome d’interruption de tige pituitaire (SIT) est causé dans 4 cas par des mutations de LHX4, dans 4 cas par des mutations de HESX1 et dans 2 cas par des mutations de PROKR2. Chez les patients avec phénotype hypophysaire pur, nous avons identifié, 36 mutations de PROP1, 3 mutations de POU1F1 et 17 mutations de TBX19. Le SIT et les anomalies ophtalmologiques sont des manifestations extrahypophysaires pertinentes dans ce contexte. Les anomalies de PROP1 restent les plus fréquentes. Les déficits hormonaux peuvent apparaître tout au long de la vie, justifiant l’organisation de consultations de transition.
Le diabète insipide (DI) est caractérisé par l’incapacité tubulaire rénale de concentration urinaire. Cette perte fonctionnelle est d’origine centrale (DIC) par défaut de production d’ADH ou néphrogénique (DIN) par insensibilité à l’ADH. Le diagnostic positif se fait par confrontation des mesures ioniques et osmotiques sanguines et urinaires basales ou après restriction hydrique. L’administration d’ADH permet théoriquement d’établir l’origine centrale ou néphrogénique. Le test de restriction hydrique peut être dangereux, et son interprétation difficile dans les DI partiels. D’autres marqueurs sont proposés. L’ADH provient du clivage de la pro-vasopressine avec libération concomitante de la copeptine. Sa mesure est peu utile, étant instable et de demi-vie courte. La copeptine, décrite comme marqueur de souffrance myocardique, est plus stable, de dosage aisé et rapide (< 4 h). Son intérêt est rapporté dans le diagnostic différentiel DIC-DIN chez l’adulte. Peu de données existent en pédiatrie. Un nourrisson de 7 mois déshydraté et polyurique est adressé pour stagnation pondérale. Le bilan biologique retrouvait une hypernatrémie (170 mmol/L), une hyperosmolarité sanguine (330 mOsm/L) avec hypoosmolarité urinaire (168 mOsm/L). Le dosage concomitant de la copeptine (303 pmol/L, VN : 0,5–20 pmol/L) et l’absence de réponse après administration d’ADH ont confirmé le DIN. Une hyperhydratation et un régime hypoosmolaire ont normalisé l’état d’hydratation du patient et la valeur de la copeptine (10 pmol/L, J10). Le dosage de la copeptine semble être un outil diagnostique simple et rapide dans la démarche étiologique d’un DI sans test de restriction hydrique. Il sera cependant nécessaire d’établir des normes pédiatriques.
La pubertad constituye una etapa clave del desarrollo fisiológico en el niño que le permite adquirir de manera simultánea su talla definitiva y su capacidad reproductiva. Está marcada por la activación del eje hipotálamo-hipofisario-gonadal responsable del desarrollo de los caracteres sexuales secundarios. La activación de la gametogénesis se mide por marcadores específicos de las células de Sertoli en el niño y de las células de la granulosa y de la teca en la niña. A lo largo de las últimas décadas, se han descrito variaciones seculares en la edad de inicio y duración puberales que están bajo la influencia de factores genéticos, metabólicos y ambientales. Las variantes de la pubertad normal se caracterizan por la aparición precoz y sin activación puberal asociada de un único carácter sexual secundario.
Over the last two decades, the understanding of the mechanisms involved in pituitary ontogenesis has largely increased. Since the first description of POU1F1 human mutations responsible for a well-defined phenotype without extra-pituitary malformation, several other genetic defects of transcription factors have been reported with variable degrees of phenotype-genotype correlations. However, to date, despite the identification of an increased number of genetic causes of isolated or multiple pituitary deficiencies, the etiology of most (80-90 %) congenital cases of hypopituitarism remains unsolved. Identifying new etiologies is of importance as a post-natal diagnosis to better diagnose and treat the patients (delayed pituitary deficiencies, differential diagnosis of a pituitary mass on MRI, etc.), and as a prenatal diagnosis to decrease the risk of early death (undiagnosed corticotroph deficiency for instance). The aim of this review is to summarize the main etiologies and phenotypes of combined pituitary hormone deficiencies, associated or not with extra-pituitary anomalies, and to suggest how the identification of such etiologies could be improved in the near future.
Mushroom intoxication due to Amanita proxima poisoning is characterized by moderate gastrointestinal symptoms, followed by severe acute renal failure and sometimes by hepatic cytolysis. This syndrome was described in the 1990s in the southeast of France; we report here the first pediatric case, requiring dialysis but achieving complete recovery. The mother of this 11-year-old boy, who had eaten the same mushrooms but in smaller quantities, had only biological renal and hepatic involvement. (C) 2011 Published by Elsevier Masson SAS.
Mushroom intoxication due to Amanita proxima poisoning is characterized by moderate gastrointestinal symptoms, followed by severe acute renal failure and sometimes by hepatic cytolysis. This syndrome was described in the 1990s in the southeast of France; we report here the first pediatric case, requiring dialysis but achieving complete recovery. The mother of this 11-year-old boy, who had eaten the same mushrooms but in smaller quantities, had only biological renal and hepatic involvement.