The diurnal resting sites of Glossina palpalis palpalis were studied from October 1981 to December 1982 in the human trypanosomiasis focus at Bouafle (Ivory Coast). A total of 1382 resting tsetse (970 males and 412 females), were found after 757 hr of search in their natural habitats.At any season, over 80% of the flies were resting on lianas (Acacia pennata in particular), on coffee trees (Coffea indica) and on Eupatorium odoratum.Almost all the flies showed a preference for resting on the underside of woody parts of plants selected. The heights of the resting sites ranged from 10 cm to 2.5 m above the ground and their diameters ranged from 0.1 cm to 8 cm. It must be stressed that both in the dry and in the rainy seasons, more than 50% of the flies rested below 50 cm from the ground and over 90% of these favoured stems and branches measuring less than 3 cm in dia.In the vegetation surrounding villages or along the main access roads and bush pathways, G. p. palpalis were found resting at 1 m to 5 m from the edge of its vegetation habitat.About 27% of flies were engorged or showed at least red blood meals in their guts. The catching of resting flies therefore, appears to be an excellent way of collecting fresh blood meals for identification of the natural vertebrate hosts of G. p. palpalis in the study area.The practical interest of the study is discussed and recommendations made for the selective application of residual insecticides in the tsetse habitats to control the vectors of sleeping sickness in the Bouafle focus.
African trypanosomiasis (sleeping sickness) is fatal, if untreated, and occurs in 36 African countries, south of the Sahara, where some 50 million people are at risk of acquiring infection. In the absence of adequate control measures epidemics occur, which are costly and difficult to control. The history of sleeping sickness has been characterized by waves of epidemics, resurgences and outbreaks. Nevertheless, sleeping sickness has been brought practically under control in the early 1950s, in West and Central Africa, through systematic surveillance of the population at risk and in East Africa, mainly by vector control. Following the attainment of independence from colonial rule in subsequent years, failure by national health authorities to give due attention to sleeping sickness control, due to civil and political unrest, lack of adequate resources and competing national health priorities, has resulted in epidemics and the recrudescence of many old foci and the appearance of new ones. Thus, sleeping sickness is currently a major concern among many countries, particularly in East and Central Africa. During the past decade, progress has been achieved through research in the development of new tools for diagnosis, which are simple to use by national health personnel and for vector control, which can be used at the community level. Eflornithine, a new drug, has been registered for the treatment of gambiense sleeping sickness, and although it is expensive, it is relatively safe and provides an alternative therapy to the existing treatment, which may cause severe adverse effects. These tools have raised hopes for improved control, but their integration into health care systems, which could improve surveillance of the population at risk, has been slow. In view of the worsening economic situation of endemic countries, and the focus of attention and resources on the AIDS pandemic, prospects of any significant improvement in the sleeping sickness situation would largely depend on the successful mobilization of external resources.
Trois pyréthrinoïdes de synthèse: OMS 2012 (BAY FCR 1272, cyfluthrine) p.m. 10%, OMS 2013 (BAY NAK 1654, fenfluthrine) p.m. 5%, OMS 3004 (WL 85871, alphaméthrine) p.m. 5%, ont été testés en janvier 1984 en épandage au sol contre G. palpalis palpalis et G. tachinoides dans le foyer de trypanosomiase humaine de Bouaflé, Côte d’Ivoire. Pour chaque formulation de produit, deux doses ont été essayées: 12 g.m.a./ha à une concentration de liquide épandu de 0,016% de matière active; 48 g.m.a./ha à une concentration de 0,064% de matière active. Six localités ont été choisies pour les essais, chacune d’elles ayant été traitée une seule fois avec une dose unique d’insecticide. Au total, 58 km linéaires de végétation furent pulvérisés soit une surface d’environ 29 ha. Les traitements ont été effectués à l’aide d’atomiseurs portaitifs type SOLO PORT 423 de 5 m de portée. L’évaluation des résultats a été effectuée pendant 5 mois au moyen de pièges biconiques Challier-Laveissière. L’OMS 2013 p.m. 5% à 12 g.m.a./ha, a eu un effet insuffisant sur G. palpalis palpalis et G. tachinoides à partir du premier mois après traitement. A la dose de 48 g.m.a./ha et seulement durant les 3 premiers mois qui ont suivi les épandages, son effet sur ces deux vecteurs a été modéré avec des taux de réduction de la densité apparente par piégeage (D.A.P.) des populations vectrices compris entre 70 et 90%. L’OMS 2012 p.m. 10% a donné des résultats satisfaisants sur G. palpalis palpalis seulement à la dose de 48 g.m.a./ha et durant les 3 premiers mois qui ont suivi les épandages: 92% de réduction de la densité apparente de population 3 mois après traitement. Sur G. tachinoides, cette formulation à 12 g.m.a./ha a eu un effet satisfaisant seulement durant les 2 premiers mois: 94% de réduction de la DA.P. de population 2 mois après épandage. A la dose de 48 g.m.a./ha, l’effet de l’OMS 2012 sur l’insecte est demeuré satisfaisant pendant toute la durée de l’évaluation avec un taux de réduction de la D.A.P. d’environ 90%, 5 mois après traitement. L’OMS 3004 p.m. 5% à la dose de 12 g.m.a./ha a eu un effet satisfaisant sur G. palpalis palpalis seulement au cours des 3 premiers mois qui ont suivi le traitement: 97% de réduction de la D.A.P. 3 mois après épandage. A la dose de 48 g.m.a./ha, l’OMS 3004 a été la seule formulation à avoir donné des résultats satisfaisants sur ces glossines jusqu’à la fin de l’évaluation avec 91% de réduction de la D.A.P. 5 mois après traitement. Sur G, tachinoides, l’effet de l’OMS 3004 à la dose de 12 g.m.a./ha a été très satisfaisant durant les 3 premiers mois: 99% de réduction 3 mois après épandage. A la dose de 48 g.m.a./ha, cette formulation a permis d’obtenir 100% de réduction de la D.A.P. de G. tachinoides durant les 4 premiers mois et plus de 99% de réduction de cette D.A.P. 5 mois après épandage.
Une nouvelle formulation de pyréthrinoïde de synthèse: alphaméthrine (OMS 3004, WL 85 871) ce. 10% a été testée en janvier 1983 en épandage au sol contre G. palpalis palpalis dans le foyer de trypanosomiase humaine de Bouaflé, Les essais ont porté sur 4 doses de produit: 12 g de matière active (g.m.a.) par hectare; 24 g.m.a./ha; 36 g.m.a./ha et 48 g.m.a./ha. Cinq localités ont été choisies pour les essais. Au total 40 km linéaires de végétation furent traités une seule fois avec une dose unique d’insecticide, soit une surface d’environ 20 ha. Les traitements ont été exécutés à l’aide d’atomiseurs portatifs, type SOLO PORT 423 de 5 m de portée. L’évaluation des résultats a été menée à l’aide de pièges biconiques Challier-Laveissièrc Les effets immédiats et à court terme de l’alphaméthrine ce. 10% sur la densité apparente par piégeage (D.A.P.) de la population vectrice ont été très satisfaisants avec les 4 doses testées: taux de réduction de la D.A.P. compris dans l’ensemble entre 96 et 100% durant les deux premiers mois après traitement, quelle que soit la dose. A moyen terme, même la plus faible dose de 12 g.m.a./ha a permis d’obtenir des taux de réduction dépassant 98% jusqu’à 5 mois après épandage. Les plus fortes doses testées ne semblent augmenter ni la rémanence de l’insecticide, ni le taux de mortalité du vecteur dans la zone d’étude. Sous sa forme actuelle et à cause de ses effets secondaires sur les opérateurs à partir de la dose de 24 g.m.a./ha, il est recommandé que l’alphaméthrine c.e. 10% soit, en épandage au sol, utilisée à une dose maximum de 12 g.m.a./ha et à une concentration en matière active du liquide à épandre ne dépassant pas 0,016%.
Recent entomological surveys in the Bouaflé sleeping sickness focus of the Ivory Coast have revealed that Glossina tachinoides is considerably more widely distributed than hitherto. Some flies were found in the fringing riverine forests of tributaries of the River Marahoué. However, the greatest concentrations were found in villages and settlements where domestic pigs were kept. The southern limit of G. tachinoides now appears to lie one half degree of latitude further south than that reported by earlier investigators. The authors think there is good evidence that G. tachinoides is extending its range eastwards and southwards through and beyond the Bouaflé area, and the epidemiological significance of this is briefly discussed.
RésuméDes essais d'épandage au sol de deltaméthrine poudre mouillable 2,5% (NRDC 161) ont été effectués en janvier et novembre 1981 dans le foyer à Trypanosomiase humaine de Bouaflé, Côte d'Ivoire. Ces essais visaient à évaluer l'effet de différentes doses de ce pyréthrinoïde de synthèse sur la densité apparente par piègeage de G. palpalis (s.l.), vecteur de la maladie du sommeil dans la zone concernée. Trois doses ont été testées: 60 g de matière active (g.m.a.) par hectare à la concentration de 0,08% en janvier; 20 et 12 g.m.a./ha en novembre, aux concentrations de 0,027 et 0,016% respectivement. Pour chaque dose donnée, les traitements ont été exécutés une suele fois et à l'aide d'atomiseurs portatifs, Solo Port 423 de 5 m de portée. Les effets immédiats, à court et à moyen terme de l'insecticide sont très satisfaisants qu'il s'agisse des doses de 60 et 20 g.m.a./ha ou de la plus faible dose de 12 g.m.a./ha: taux de réduction de la densité apparente (D.A.P.) du vecteur compris dans l'ensemble entre 90 et 98% durant les deux premiers mois après traitement, quelle que soit la dose. A long terme, des taux de réduction dépassant 95% ont été obtenus jusqu'à 4 mois après épandage même avec la plus faible dose de 12 g.m.a./ha. La plus forte dose de 60 g.m.a./ha ne semble apporter aucun gain appréciable ni dans les taux de mortalité du vecteur, ni dans la rémanence de l'insecticide dans la zone d'étude. Afin de diminuer le cout en insecticide d'une éventuelle campagne de lutte chimique antiglossine et de sauvegarder au mieux les ressources de l'environnement, il est donc recommandé que la deltaméthrine p.m. en épandage au sol et en traitement rémanent, soit utilisée à la dose de 12 g.m.a./ha.