La recherche d’une prothèse dentaire amovible fait partie des questions de routine lors de la consultation d’anesthésie. Une fois identifiée, une prothèse dentaire doit faire l’objet d’un « suivi » pré-, per-, et postopératoire pour éviter à la fois des complications et assurer sa restitution au patient. Le manquement à cette obligation peut avoir des conséquences très préjudiciables et constitue une faute ou une négligence au sens juridique du terme.
Cet article évoque les situations dans lesquelles la réalisation d’une rachianesthésie peut faire l’objet de poursuites judiciaires en exposant les politiques de prévention.
L’analyse de cas médico-judiciaire porte sur la transmission de l’information entre professionnel d’anesthésie et respect du contrat de soin établi avec le patient.
Les complications neurologiques des blocs neuroaxiaux font souvent l’objet de poursuite judiciaire. La prévention s’appuie sur le maintien d’un suivi et d’un accompagnement des patients dans la prise en charge à long terme de ces complications.
L’arrêt ou non des anticoagulants avant une intervention fait souvent l’objet de contestation judiciaire lorsqu’une complication thrombotique ou hémorragique survient. La difficulté vient de l’appréciation des risques respectifs thrombotiques et hémorragique. L’adhésion aux recommandations et des explications préopératoires claires concernant l’attitude adoptée constituent la meilleure prévention des suites judiciaires.
À la suite d’une péridurale pour césarienne, une parturiente développe des lombalgies persistantes qui entravent la prise en charge de son nouveau-né. La mise en cause judiciaire du médecin-anesthésiste amène à questionner la relation entre péridurale, grossesse et lombalgies.
Ce cas clinique qui a fait l’objet de suites médicojudiciaires relate la problématique des examens prescrits et non interprétés résultant d’une perte de chance dans la prise en compte de complications.