Background We hypothesised that in blunt trauma patients with haemodynamic instability and haemoperitoneum on hospital admission, the haemorrhagic source may not be confined to the peritoneum. The purpose of this study was to describe the incidence and location of bleeding source in this population. Methods The charts of trauma patients admitted consecutively between January 2005 and January 2010 to our level I Regional Trauma Centre were reviewed retrospectively. All hypotensive patients presenting a haemoperitoneum on admission were included. Hypotension was defined by a systolic blood pressure≤90mmHg. The haemoperitoneum was quantified on CT images or from operative reports as moderate (Federle score<3 or between 200 and 500ml) or large (Federle score≥3 or >500ml). Active bleeding (AB) was defined as injury requiring a surgical or radiologic haemostatic procedure, regardless of origin (peritoneal (PAB) or extraperitoneal (EPAB)). Results Of 1079 patients admitted for severe trauma, 110 patients met the inclusion criteria. Seventy-eight (71%) were male, mean age 35.3 (SD 19) years and mean ISS 36.5 (SD 20.5). Among the 91 patients who had AB, 37 patients (41%) had PAB, 34 (37%) had EPAB and 20 had both (22%). Forty-eight (53%) of them had moderate haemoperitoneum and 43 (47%) had large haemoperitoneum. A large haemoperitoneum had positive predictive value for PAB of 88% (95% CI 75–95%) and negative predictive value of 65% (95% CI 49–79%). The corresponding values in the subgroup of patients with EPAB were 65% (95% CI 38–86%) and 76% (95% CI 59–88%). Conclusion Haemoperitoneum was associated with PAB in only 52% of hypotensive blunt trauma patients and 63% of bleeding patients. In contrast, 59% of bleeding patients had at least one EPAB. The screening of a haemoperitoneum as a marker of active haemorrhagic source may be confusing and lead to misdiagnosis and inappropriate strategy. Clinician should exclude carefully the presence of any EPAB explaining haemorrhagic shock, before to decide haemostatic treatment.
Evaluer la valeur diagnostique ajoutée des coupes millimétriques et des reconstructions coronales et sagittales pour la visualisation directe du site de perforation digestive. Inclusion rétrospective de quarante patients consécutifs ayant une perforation digestive non-traumatique de siège gastro-duodénal chez 18 patients, grêle chez 7 patients et colique chez 15 patients. Reconstruction des données brutes pour permettre trois modes de lecture : (1) coupes axiales de 5 mm, (2) coupes axiales combinées de 5 mm et millimétriques, (3) coupes axiales combinées et reconstructions coronales et sagittales. Evaluation par 3 lecteurs pour l’identification précise du site de perforation. Comparaison des précision et reproductibilité de chaque mode de lecture. Le site de perforation était précisément identifié suivant les opérateurs dans 43 % à 53 % pour les coupes combinées dans les 3 plans, dans 28 % à 48 % pour les coupes axiales combinées, et dans 5 % à 20 % pour les coupes axiales de 5 mm. La précision diagnostique était supérieure pour les perforations gastro-duodénales que pour les autres sièges. La reproductibilité inter-observateur était augmentée par les coupes millimétriques et les reconstructions. Les coupes millimétriques et les reconstructions coronales et sagittales amènent une valeur ajoutée significative dans l’identification tomodensitométrique précise du site de perforation digestive.
Illustrer l’aspect en TDM des différentes causes de perforation digestive. Analyser l’apport des coupes fines et des reconstructions multiplanaires dans la visualisation directe du trajet de perforation. Détailler l’impact d’un diagnostic précis sur la stratégie thérapeutique.
Discuter les questions posés par le chirurgien devant une suspicion d’occlusion en insistant sur les questions émergentes : possibilité de traitement médical, possibilité et guidage d’une approche cœlioscopique si choix d’un traitement chirurgical. Apporter les réponses de l’imagerie en illustrant les pièges et difficultés diagnostiques dans les diagnostics positifs, de siège, de cause et de gravité d’une occlusion. Développer l’impact des reconstructions multi-planaires permises par le scanner multicoupe dans la prise en charge thérapeutique. Les occlusions mécaniques représentent entre 5 et 10 % d’abdomen aigu. Leur approche diagnostique et thérapeutique a complètement changé et nécessite une étroite collaboration radio-chirurgicale. Ce cours réalisé à deux voix par un radiologue et un chirurgien sous forme de questions-réponses exposera les questions classiques posées par le chirurgien : réalité de l’occlusion mécanique, siège, signe de strangulation, cause et plus récentes : efficacité du traitement médical, siège précis d’une bride pour guider un traitement cœlioscopique, indication de stent colique. A chacune de ces questions, sera apportée la réponse de l’imagerie : ASP, échographie, TDM en décrivant la séméliologie mais aussi les difficultés et pièges diagnostiques et en illustrant le rôle des reconstructions multi-planaires permises par le scanner multi-coupe tant dans le diagnostic que dans la prise en charge thérapeutique. Le développement de l’imagerie dans le diagnostic des occlusions a généré de nouvelles questions posées par les chirurgiens ayant un impact dans la prise en charge thérapeutique auquel l’imagerie, et en particulier l’imagerie TDM multicoupe permet de répondre.