Cesarean section is the most common surgical procedure performed in hospitals worldwide. It can lead to persistent postoperative pain. Numerous analgesic techniques exist for the prevention and treatment of pain after a cesarean section. Transverse abdominal block (TAPB) and quadratus lumborum block (QLB) have proven effective. The aim of this study was to compare the analgesic effect of the TAP block versus the QLB after a cesarean section. This was a prospective, comparative, randomized, single-blind study conducted at the Abdou Aziz Sy Dabakh University Hospital in Tivaouane. All patients undergoing cesarean section under spinal anesthesia, excluding emergency cases, were included. At the end of the procedure, a TAP block and a QLB with bupivacaine were performed randomly under ultrasound guidance. Postoperative static and dynamic pain was assessed immediately postoperatively and at 1, 3, 6, 12, and 24 hours after surgery by a nurse unaware of the medication, using a numerical rating scale (NRS) from 0 to 10. Statistical analysis was performed using R software. Fisher's exact test was used to compare proportions, while Student's t-test was used to compare means. The mean ASA score was similar between the two groups. The duration of the block was significantly longer in the QLB group than in the TAP group, with a statistically significant difference (p < 0.001). The assessment of postoperative static and dynamic pain, measured using the NRS, did not show a statistically significant difference between the QLB and TAP groups at the different assessment time points. The TAP block and the quadratus lumborum (QLB) block significantly reduce postoperative pain intensity rating scales by avoiding the use of opioid analgesics. These results support the role of regional analgesia in postoperative pain management after cesarean section.
EME is classically defined as a "fixed and lasting epileptic condition" and, more precisely, as continuous seizures or a succession of seizures without improvement in consciousness over a period of 30 minutes. The aim of this study was to assess the status epilepticus in the intensive care unit of CHNDJ. This was a single-center, observational, retrospective, descriptive, and analytical study. We included all patients hospitalized in the intensive care unit of the CHNDJ between January 1, 2022, and December 31, 2024, who presented with status epilepticus. Clinical and paraclinical data were collected. The prevalence was 3.37%. The mean age was 34.57 years. The sex ratio was 0.78. 33% were being treated for epilepsy, and 21 patients (66%) came from the emergency department. Refractory status epilepticus was found in 49% of patients, and 15% had super-refractory status epilepticus. Hemodynamic instability was the most frequent abnormality on admission, present in 28.125% of patients. EEG was performed in 3 patients (9.37%), and a brain CT scan was performed in all patients. Anemia, hypocalcemia, and hypokalemia were the most common laboratory abnormalities, present in 34% of patients. Lumbar puncture was performed in 16 patients (50%). Hypoproteinorachia and hypoglycorachia were predominant, each occurring in 22% of cases. The cerebrospinal fluid (CSF) was clear in 34% of patients. Discontinuation of treatment was the most frequent cause (31.25%), followed by ischemic stroke (18.75%). Anticonvulsant therapy was initiated in all patients to prevent seizures. The mean duration of sedation was 8.21 ± 8.12 days, ranging from 1 to 35 days. The combination of midazolam and fentanyl was the most commonly used sedative. 72% of patients developed a nosocomial infection during their hospitalization. Ventilator-associated pneumonia (VAP) was the most frequent nosocomial infection, occurring in 22% of cases. Hyperthermia was the most common adverse event occurring in the acute ph
Introduction: Enhanced recovery after surgery (ERAS) protocols are effective in optimizing perioperative outcomes. This study evaluated the adoption of ERAS protocols among adult women undergoing cesarean section at a referral hospital in Senegal. Methods: This was a prospective, single-center interventional study conducted over four months at the Dalal Jamm National Hospital Center, from May 5th to September 4th. The primary objective was to reduce the length of hospital stays for patients, which averaged three days before the start of the study. Data were collected using questionnaires and analyzed using Excel 2019 and R version 4.5.0. Results: Among 102 patients (mean age: 29.4 years), 72.6% were able to leave the hospital within 48 hours. The mean pain score remained below 3 at rest; the TAP block significantly reduced pain during mobilization between 10 and 20 hours. Mobilization was possible within 6 hours in 90% of patients, and urinary catheter removal in 97.06%. Bowel function returned within 32 hours in 91.2% of patients. The complication rate was 6.8%, and 100% of mothers reported being satisfied. Conclusion: ERAS protocols following cesarean section have significantly reduced hospital stays and ensured effective pain management. Their implementation in a resource-limited setting has proven feasible, safe, and well-accepted by patients.
Introduction Les bactéries multi-résistantes (BMR) représentent une menace mondiale pour la santé, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L'objectif de cette revue était d'estimer la prévalence des bactéries multi-résistantes en Afrique de l'Ouest. Matériels et méthodes Conformément aux recommandations PRISMA, nous avons recherché dans PubMed, CINAHL, African Index Medicus et d'autres bases de données des études publiées de 2010 à 2024. Les données sur la prévalence des BMR, les caractéristiques des études et les types d'infections ont été extraites et analysées à l'aide du logiciel R. Des analyses en sous-groupes ont été réalisées pour explorer les différences de prévalence selon les contextes d'infection et les types d'échantillons et les années de publication. Résultats Sur les 5 320 articles identifiés, 50 études provenant de 13 pays d'Afrique de l'Ouest respectaient les critères d'inclusion, la majorité provenant du Nigeria (34 %) et du Ghana (22 %). Parmi les 35 820 bactéries isolées dans ces études, les bacilles à Gram négatif, en particulier Escherichia coli et Klebsiella sp., étaient les plus fréquemment isolées, représentant 63,3 % de toutes les bactéries. La prévalence globale des BMR était de 59 % (IC 95 %: 48 %-69 %), avec une hétérogénéité significative entre les études (I² = 98 %, p < 0,001). L'analyse en sous-groupes a révélé une augmentation de 7 % de la prévalence des BMR entre 2010 et 2024. Une prévalence plus élevée des BMR au cours des infections nosocomiales (65 %, IC 95 %: 45 %-81 %) a été notée, comparée aux infections communautaires (53 %, IC 95 %: 31 %-74 %) avec une différence non significative (p=0,67). La prévalence des BMR dans les études d'infections mixtes (communautaires et nosocomiales) était de 58 % (IC 95 %: 44 %-71 %). La prévalence des BMR était la plus élevée dans les échantillons d'urine (72 %, IC 95 %: 57 %-84 %) et les échantillons cutanés superficiels (69 %, IC 95 %: 29 %-92 %), alors qu'elle était plus faible dans les échantillons nasopharyngés (26 %, IC 95 %: 21 %-33 %). Conclusion La forte prévalence des BMR en Afrique de l'Ouest souligne la nécessité de renforcer les mesures de prévention et contrôle des infections, d'améliorer la surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de mettre en place des politiques plus strictes de bon usage des antibiotiques.
Objectifs L’objectif principal de l’étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des patients présentant une maladie d’Alzheimer reçus en consultation au service de gériatrie et de gérontologie du centre hospitalier national universitaire de Fann à Dakar afin de permettre une meilleure connaissance et un diagnostic précis et précoce de la maladie au Sénégal et en Afrique. Patients et méthode Il s’agissait d’une étude prospective et descriptive allant sur une période de 10 mois (1er décembre 2022 au 30 septembre 2023), portant sur une population de personnes âgées de 60 ans et plus reçues en consultation gériatrique. L’évaluation cognitive était effectuée avec le test du Sénégal et les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques étaient recueillies et analysées à l’aide du logiciel epi.info.7. Résultats Sur 695 patients vus en consultation, trente-deux (32) ont présenté une maladie d’Alzheimer soit une prévalence de 4,6 %. La moyenne d’âge de nos patients était de 77±8 ans avec des extrêmes allant de 60 à 92 ans. La tranche d’âge 75–79 ans (31,25 %) était la plus représentative. Une prédominance féminine (68,75 %) était notée soit un sex-ratio H/F 0,45. Les principaux antécédents et comorbidités étaient l’hypertension artérielle (62,65 %), le diabète (34,38 %) et les chutes (15,63 %). La notion de démence familiale a été retrouvée dans 17,25 % des cas. Le principal motif de consultation était les troubles de la mémoire (100 %). Treize (40,6 %) patients avaient une durée d’évolution de la maladie de 6 mois à 1 an. Les troubles cognitifs selon le test du Sénégal apparaissent sévères chez 7 patients (21,87 %), modérés chez 4 patients (12,5 %) et légers chez 21 patients (65,63 %). Les syndromes gériatriques étaient dominés par la fragilité (56,25 %) la perte d’indépendance fonctionnelle (43,75 %). Aucun de nos patients n’a pu réaliser le dosage des protéines tau, tau phosphorylées et β amyloïdes. Les anomalies biologiques les plus retrouvées étaient l’anémie (89,28 %) et l’hypoalbuminémie (81,28 %). L’IRM cérébrale réalisée chez tous nos patients avait mis en évidence l’atrophie hippocampique (100 %). Tous nos patients ont bénéficié d’un traitement anti-cholinestérasique à base de donépézil ou anti-glutaminergique à base de mémantine. Quatre (4) patients ont eu un traitement à base de mélatonine, 4 à base de rispéridone et 4 à base d’inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRSS). Conclusion L’incidence de la maladie d’Alzheimer ne cesse de croître en raison de l’allongement de l’espérance de vie dans nos régions. Le diagnostic est souvent fait à un stade tardif. Ce travail permettrait aux praticiens de nos pays en voie de développement de penser à la MA en cas de symptomatologie évocatrice afin d’établir un diagnostic et un traitement précoce.
Contexte et objectifs La tuberculose multirésistante (TB-MDR) représente un enjeu de santé publique croissant. En raison du manque de données pédiatriques, il est crucial de mieux comprendre ses caractéristiques pour optimiser le diagnostic, le traitement et la prévention. Cette étude décrit l’épidémiologie, le profil sociodémographique et la prise en charge de la TB-MDR chez l’enfant en France métropolitaine sur dix ans. Méthodes Tous les cas pédiatriques de TB-MR diagnostiqués en France métropolitaine entre 2013 et 2022 ont été inclus à partir de plusieurs sources : le Centre national de référence des mycobactéries, le Réseau pédiatrique français de tuberculose, et les bases de données des laboratoires hospitaliers. Les données épidémiologiques, cliniques et de sensibilité aux antibiotiques ont été extraites et analysées de manière descriptive. Résultats et discussion La majorité des patients étaient pris en charge en Île-de-France. L’âge médian était de 7 ans, et près de la moitié étaient nés à l’étranger, principalement d’Afrique subsaharienne ou d’Asie. Un cas index était identifié dans deux tiers des situations, souvent familial. La TB était majoritairement pulmonaire, avec une résistance primaire dans 95 % des cas. La durée moyenne de traitement est passée de 16 à 8 mois en dix ans. Des effets indésirables, surtout hématologiques et digestifs, ont concerné la quasi-totalité des patients. Le manque de formulations adaptées, notamment avant 6 ans, reste un obstacle majeur. Cette première étude nationale souligne les défis du diagnostic et du traitement de la TB-MDR pédiatrique en France, et appelle à des améliorations en matière de diagnostic précoce et de galénique pédiatrique.
When it comes to dispensing medicines to children, the use of a suspension agent is sometimes necessary. To ensure that children and adolescents have timely access to safe and effective medicines, including paediatric formulations. The overall objective of this work was to develop an oral paediatric dispensing solution representing the vehicle for suspensions. The specific objectives were to formulate different suspension agents and to determine the physico-chemical characteristics of the paediatric oral suspensions formulated. The suspension preparation method is based on dissolution/dispersion to produce different formulations. Parameters such as pH, viscosity and PA release were determined. The oral suspensions obtained are pleasant and well tolerated, providing precision and consistency, and maintaining physical integrity throughout their shelf life. The pH of the preparations (1 to 6) has an average value of between 3.4 and 3.6. In terms of viscosity, by comparison, Ora Blend® has a higher viscosity than the preparations (1 to 6). The study of the release of sildenafil incorporated in Ora Blend shows that there is very little release in (SGF). In contrast, in (SIF), there is a release from 5 minutes, which increases to 60% after 60 minutes. Omeprazole incorporated into Ora Blend begins to release from 40 minutes in the SGF, and from the first few minutes in the SIF. These results contribute to the advancement of work on the formulation of oral suspension vehicles by providing in-depth knowledge and experimental results. These advances will stimulate innovation in the formulation and administration of paediatric medicines, thereby helping to improve patient care.
Introduction L'utilisation excessive et inappropriée des antibiotiques en médecine humaine est l'une des principales causes de la résistance aux antimicrobiens. L'objectif de cette étude était d'estimer la prévalence ponctuelle de l'utilisation des antibiotiques dans un hôpital de niveau 3 à Dakar. Matériels et méthodes Il s'agissait d'une étude transversale descriptive, menée selon le protocole standardisé d'enquête de prévalence ponctuelle de l'OMS, réalisée sur une journée, avec une composante analytique. Tous les patients hospitalisés et présents à 08h du matin le jour de l'enquête ont été inclus. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs associés à l'utilisation des antibiotiques de la classe Watch avec un seuil α = 0,05 Résultats Nous avons inclus 222 patients, dont 95 (42,8 %) étaient hospitalisés au département de chirurgie, 70 au département de médecine (31,5 %), 45 en pédiatrie (20,3 %) et 12 en réanimation (5,4 %). Les hommes étaient majoritaires avec un sex-ratio de 1,26. Les patients de plus de 2 ans étaient plus représentés (n = 191 ; 86 %) avec un âge médian de 45 ans (intervalle interquartile : 29 - 64 ans). Au total, 158 prescriptions d'antibiotiques ont été rapportées pour 101 patients inclus, soit une prévalence ponctuelle d'utilisation de 45,5 % (101/222). Cette prévalence était plus élevée en réanimation, où la moitié des patients étaient sous au moins un antibiotique (6/12). Soixante patients (59,4 %) étaient sous mono-antibiothérapie. Le nombre maximal d'antibiotiques utilisés était de quatre, prescrits chez cinq patients (2,3 %). La prescription d'antibiotiques était basée sur un biomarqueur chez 58 patients (57,4 %), le plus utilisé étant la CRP (83 %). Les antibiotiques les plus prescrits étaient l'amoxicilline-acide clavulanique (n = 36 ; 16,2 %), suivie de la ceftriaxone (n = 21 ; 9,5 %) et du métronidazole (n = 17 ; 7,7 %). Parmi les 158 prescriptions d'antibiotiques, la date de début et l'indication étaient précisées dans 138 (87,3 %) et 97 cas (61,4 %), respectivement. La prophylaxie chirurgicale était le motif de prescription le plus fréquent (n = 25 ; 15,8 %), et 98 prescriptions (62 %) respectaient les directives. Les antibiotiques du groupe Watch de la classification AWaRe étaient utilisés chez 55 patients (54,4 %). en analyse multivariée, la présence d'une infection associée aux soins était le seul facteur associé à cette utilisation (ORa = 7,02 ; IC95 % [1,53 - 51,8] ; p = 0,024). Conclusion La prévalence d'utilisation des antibiotiques est élevée dans la structure étudiée, et près de la moitié des prescriptions ne respectaient pas les directives. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les politiques de bon usage des antibiotiques.
Introduction La granulomatose avec polyangéite (GPA) est une vascularite granulomateuse nécrosante des petits et moyens vaisseaux associée à la présence d’anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA), dirigés essentiellement contre la protéinase 3 (PR3). La GPA touche principalement les adultes avec un âge moyen de 55 ans, et les atteintes les plus fréquentes sont oto-rhino-laryngée (ORL), pulmonaires et rénales [1]. L’atteinte digestive de la GPA est rare (5–10 %) [2]. Les formes à début pédiatrique sont rares, avec une prédominance de l’attente rénale (74 %) et peu de présentations digestives (17 %) [3]. Nous décrivons ici la présentation initiale et l’évolution d’une forme particulière de GPA à début juvénile. Patients et méthodes Nous avons réalisé une étude rétrospective, multicentrique, observationnelle, de 2000 à 2023, incluant des patients de moins de 25 ans atteints de GPA répondant aux critères de classification de l’ACR/EULAR 2022, présentant une atteinte digestive inaugurale évocatrice de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Les données ont été recueillies rétrospectivement à partir d’une fiche de recueil standardisée. Résultats Dix patients ont été inclus (âge médian 14 [écart interquartile : 11,25–22,5] ans, de sexe masculin dans 60 % des cas). Tous présentaient un tableau digestif prédominant inaugural avec diarrhées (100 %), douleurs abdominales (90 %) et/ou hémorragie digestive (80 %). Après explorations endoscopiques et analyses histologiques, un diagnostic initial de MICI avait été posé, dont 3 rectocolites hémorragiques, 3 maladies de Crohn et 4 colites indifférenciées. Seulement 4 avaient des lésions de vascularites sur les biopsies digestives initiales. Neuf patients ont reçu un traitement initial de MICI, reposant sur les corticoïdes, l’acide 5-aminosalicylique, les anti-TNF-alpha, l’ustekinumab et/ou le védolizumab. Ce traitement était insuffisant pour l’obtention d’une rémission dans 100 % des cas.Le diagnostic de GPA était finalement posé dans tous les cas après le diagnostic initial de MICI, après un délai médian de 6 (écart interquartile : 3–20,5) mois. Les principales manifestations extra-digestives étaient cutanées (n=8), ORL (n=8), articulaires (n=7), oculaires (n=4) et pulmonaires (n=3). Aucun patient ne présentait de glomérulonéphrite rapidement progressive (seulement deux hématuries microscopiques). Huit patients gardaient une atteinte digestive active quand le diagnostic de GPA a été posé.Les ANCA étaient positifs au cours de l’histoire dans 90 % des cas, de spécificité anti-PR3 dans 88 %, sans jamais de spécificité anti-myélopéroxydase. Le traitement de la GPA reposait sur une corticothérapie associée à un immunosuppresseur (rituximab ou cyclophosphamide), permettant l’obtention d’une rémission dans 90 % des cas. Conclusion Nous décrivons dans cette étude un groupe de patients présentant une GPA avec manifestations digestives « MICI-like » inaugurales et à début juvénile. Cette forme semble représenter une entité à part entière de GPA, se caractérisant par la faible prévalence de l’atteinte rénale, un tableau digestif prédominant et une réponse, y compris digestive, aux traitements conventionnels de la GPA. Une analyse génétique de l’exome pourrait permettre d’identifier des gènes de prédisposition particuliers.
IntroductionLe nombre d'enfants migrants primo-arrivants en France est en augmentation depuis 2020. La France est ainsi le deuxième pays européen enregistrant des demandes d'asiles pour mineurs (environ 34 000 en 2022) auxquelles s'ajoute un nombre difficile à quantifier d'autres mineurs migrants primo-arrivants, comme les mineurs non accompagnés.Il n'existe pas encore de recommandations officielles françaises concernant le dépistage global des enfants primo-arrivants.Concernant la tuberculose, il est recommandé de dépister et traiter les infections latentes et d'éliminer une infection active, mais la réalisation d'une radiographie de thorax (RT) systématique à l'arrivée des patients est controversée.L'objectif de cette étude est de voir si la réalisation d'une radiographie thoracique systématique lors du bilan initial des enfants primo-arrivants améliorait la sensibilité du dépistage (en particulier tuberculose et cardiopathie congénitale) réalisé à l'arrivée des patients en France.Matériels et méthodesNous avons inclus rétrospectivement dans cette étude tous les enfants (<18 ans) vu dans la consultation dédiée aux mineurs primo-arrivants dans un centre universitaire pédiatrique entre le 08/2020 et 08/2023, qui avaient un examen clinique normal et un test de dépistage de la tuberculose (IDR et/ou QUANTIféron®) négatif. Une radiographie face + profil (RT) était systématiquement réalisée, avec lecture double systématique par un clinicien et un radiologue. Le critère de jugement principal était la présence d'une anomalie radiologique sur la RT modifiant la prise en charge thérapeutique des enfants.RésultatsParmi les 230 primo-arrivants vus en consultation, 141(61%) ont été inclus dans notre étude (motifs d'exclusion : 34 examen clinique anormaux ; 48 IDR/ QUANTIféron® positifs ou non réalisés ; 17 absences de RT, 7 autres).Les patients étaient majoritairement originaires du continent Africain : Côte d'Ivoire : n=60 (42,5%), Mali : n=21 (15%), Guinée : n=11 (8%) et d'Afghanistan n= 9(6%).La durée moyenne d'arrivée en France était de 7,6 [3,3-7,7] mois. L'âge moyen était de 8,3 ans [4,4-13,4] avec une prédominance masculine (63%, n=89). Sur les radiographies analysées, 4 (3%) anomalies ont été détectées : 3(2%) patients présentaient des signes radiographiques associés à un diagnostic déjà connu (rachitisme, cardiopathie) et 1 patient a bénéficié d'un scanner qui a infirmé l'anomalie décelée. La radiographie de thorax systématique n'a pas permis de faire de nouveau diagnostic et n'a pas modifié la prise en charge thérapeutique de nos patients.ConclusionDans notre cohorte, la réalisation systématique d'une RT en l'absence d'éléments cliniques ou biologiques d'orientation initiaux n'a pas permis d'améliorer la qualité du dépistage à l'arrivée des mineurs migrants primo-arrivants. Ces résultats nécessitent une confirmation sur une étude plus large mais sont en faveur de la réalisation d'une radio de thorax en 2 e intention (point d'appel clinique et/ou QUANTIféron®/IDR positif), ce qui permettrait de simplifier le dépistage et de limiter l'irradiation chez ces enfants.Aucun lien d'intérêt
Les infections urinaires représentent les infections bactériennes les plus fréquemment documentées en pédiatrie. Les choix thérapeutiques proposés dans ce guide sont issus des recommandations publiées par le Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP), la Société française de pédiatrie (SFP) et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF). En dehors de situations particulières (nouveau-né, neutropénie, sepsis), une bandelette urinaire positive pour les leucocytes ou les nitrites doit précéder la réalisation d’un examen cytobactériologique des urines et toute antibiothérapie. Après avoir augmenté régulièrement entre 2000 et 2012, la proportion de souches de Escherichia coli résistantes par production de ß-lactamases à spectre étendu (E-BLSE) est stable ces dix dernières années, entre 7 et 10 % en pédiatrie. Cependant, il n’est pas exceptionnel qu’aucun antibiotique administrable par voie orale ne soit actif, conduisant soit à prolonger le traitement parentéral, soit à utiliser une association non-orthodoxe comme céfixime+acide-clavulanique. Dans l’objectif d’épargner les antibiotiques de la classe des pénèmes et de favoriser la prise en charge ambulatoire, ce guide privilégie un traitement initial des infections urinaires fébriles en cas de suspicion ou d’infection à E-BLSE, par l’amikacine. Celle-ci reste active sur la majorité des souches d’enterobacterales productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Elle est donnée en monothérapie pour les patients pris en charge aux urgences pédiatriques ou hospitalisés.
Le purpura de Henoch-Schönlein (HSP), ou purpura rhumatoïde, est la vascularite la plus fréquente chez l'enfant. La physiopathologie de l'apparition du HSP n'est pas entièrement comprise, mais plusieurs agents pathogènes bactériens et viraux ont été suggérés comme déclencheurs possibles. Nous avons profité de la dynamique sans précédent des pathogènes saisonniers à la suite d'interventions non pharmaceutiques dans le contexte de l'épidémie de SRAS-CoV-2 pour analyser leurs rôles respectifs dans l'épidémiologie de la vascularite hémorragique. Nous avons effectué une analyse de séries temporelles interrompues de dossiers de patients provenant d'un système national de surveillance hospitalière. Tous les enfants < 18 ans hospitalisés pour HSP en France entre janvier 2015 et mars 2023 ont été inclus. L'incidence mensuelle de la HSP pour 100 000 enfants au fil du temps a été analysée à l'aide d'un modèle de régression quasi-Poisson. La circulation de 14 pathogènes saisonniers communs sur la même période a été incluse dans le modèle pour analyser la fraction de PSH potentiellement attribuable à chaque pathogène. Nous avons inclus 9790 enfants atteints de HSP et 757 110 enfants atteints des maladies infectieuses sélectionnées. Nous avons constaté une diminution significative de l'incidence des PSH après la mise en œuvre des NPI (diminution de 53,6 % ; IC à 95 % −66,6 à −40,6 ; p < 0,001), et une augmentation après leur assouplissement (37,2 % ; IC à 95 % 28 à 46,3 % ; p < 0,001). La fraction de HSP potentiellement attribuable à Streptococcus pneumoniae était de 37,3 % (IC 95 %, 22,3 à 52,3 ; p < 0,001), à Streptococcus pyogenes de 25,6 % (IC 95 %, 16,7 à 34,4 ; p < 0,001) et à rhino/entérovirus de 17,1 % (IC 95 %, 3,8 à 30,4 ; p = 0,01). Trois analyses de sensibilité ont abouti à des résultats similaires. Cette étude de cohorte, basée sur les données d'une base de données nationale complète sur les hospitalisations, indique qu'environ 80 % des cas de PSH sont potentiellement attribuables aux infections saisonnières, les infections streptococciques jouant en particulier un rôle important. Cette étude apporte des preuves significatives de l'implication de déclencheurs infectieux dans la pathophysiologie de la HSP.
Au Sénégal, l'hypertension artérielle (HTA) est un enjeu majeur de santé publique compte tenu de sa prévalence (24 % en 2015), de ses complications, de la complexité de sa prise en charge et de son poids économique, notamment en l'absence de prise en charge par la couverture maladie des antihypertenseurs délivrés en pharmacie privée. Le but de cette étude est d'identifier les freins et leviers à la prise en charge de l'HTA, et notamment le rôle d'une Unité départementale d'assurance maladie (UDAM) professionnelle. Une étude qualitative exploratoire a été réalisée dans le département de Koungheul au Sénégal. Les outils de recueil des données ont été élaborés à partir d'un cadre théorique intégrateur, des protocoles nationaux et d'indicateurs internationaux. A l'aide d'un échantillonnage raisonné, 20 observations participantes de consultations dans sept postes et le centre de santé et 22 entretiens individuels semi-dirigés avec des professionnels de santé ont été menés d'août à octobre 2022. Une analyse déductive des données est en cours. Les résultats préliminaires suggèrent une hétérogénéité des pratiques et un écart vis-à-vis des recommandations nationales liés aux capacités des professionnels et des patients, à leurs motivations, mais surtout à leurs opportunités. Le contexte sociopolitique et culturel, l'organisation du système de santé et la situation socioéconomique des patients apparaissent comme les principaux freins à la prise en charge optimale de l'HTA. Parmi les leviers, le remboursement forfaitaire des soins par l'UDAM joue un rôle essentiel. Cependant, l'absence de remboursement des antihypertenseurs en pharmacies privées demeure une difficulté majeure. Une volonté des professionnels d'améliorer la prise en charge de l'HTA et des initiatives locales en ce sens ont été identifiées. Il est impératif d'agir sur l'ensemble des déterminants dans une perspective globale afin d'améliorer la prévention et la prise en charge de l'HTA et des maladies cardiovasculaires.
La COVID-19 est un problème majeur de santé publique. Au milieu de l'année 2020, en raison des défis posés au système de santé par l'augmentation des cas de COVID-19, le ministère de la Santé et de l'Action sociale du Sénégal a opté pour la gestion des contacts et la prise en charge des cas simples à domicile. L'objectif de l'étude était de déterminer l'acceptabilité de la prise en charge des contacts et du traitement des cas simples de COVID-19 à domicile et ses facteurs associés au Sénégal. Il s'agissait d'une étude transversale descriptive et analytique. Nous avons collecté les données du 11 juin au 10 juillet 2020. Nous avons utilisé une stratégie d'échantillonnage par quotas marginaux. Au total, 813 personnes ont participé à l'enquête. Nous avons collecté les données à l'aide d'un entretien téléphonique. L'analyse des données a été fait avec le logiciel R version 4.0.2. La prise en charge des cas simples de COVID-19 à domicile était bien acceptée (78,5 %). Le recours à la gestion des contacts à domicile était moins bien accepté (51,4 %). La connaissance des modes de transmission du virus (OR=1,55; 95% CI [1,04-2,28]) et la confiance dans l'information institutionnelle (OR=2,10, 95% CI [1,43-3,10]) étaient associées à l'acceptabilité du traitement à domicile des cas simples. La recherche régulière d'informations sur le COVID-19 (OR=2,39, 95% CI [1,76-3,26]) et la confiance dans le contrôle de l'épidémie par le gouvernement (OR=1,51, 95% CI [1,10-2,08]) étaient associées à l'acceptabilité de la gestion des contacts à domicile. Les autorités devraient prendre en compte ces facteurs pour une meilleure communication afin d'améliorer l'acceptabilité et la confiance dans les soins à domicile pour le COVID-19 et les épidémies futures.
L’insuffisance corticotrope, secondaire à une corticothérapie, touche environ 40 % des patients traités (Prete et Bancos, BMJ, 2021). En pédiatrie, le diagnostic repose sur la réalisation d’un test au Synacthène faible dose (1 μg), entraînant un coût médical et économique non négligeable. Il a été montré chez l’adulte que le cortisol matinal permettait de faire le diagnostic sans recourir à un test dynamique ; cependant, les données en population pédiatrique sont encore insuffisantes. L’objectif de cette étude rétrospective était de définir des seuils de cortisol matinaux permettant de prédire le résultat du test au Synacthène faible dans une cohorte de 91 patients ayant reçu des doses supra-physiologiques de glucocorticoïdes pendant plus de 3 semaines. L’insuffisance corticotrope était définie par une élévation du cortisol 20 minutes après l’injection de Synacthène (1 μg) inférieure à 500 nmol/L. Une insuffisance corticotrope est retrouvée chez 60 % des patients testés. Le cortisol matinal est associé de façon significative à la réponse au test au Synacthène faible dose ( p < 0,0001). Selon l’analyse en courbe ROC (AUC 0,78), un cortisol matinal supérieur à 317 nmol/L permet d’éliminer l’insuffisance corticotrope avec une sensibilité de 95 %, alors qu’un cortisol inférieur à 144 nmol/L prédit une insuffisance corticotrope une spécificité de 93 % par rapport au test au Synacthène faible. L’utilisation de seuils de cortisol matinal permet de prédire la reprise de l’axe corticotrope post-corticothérapie de façon sensible et spécifique chez les patients pédiatriques traités par corticothérapie chronique et permettrait d’éviter environ 50 % des tests dynamiques réalisés dans cette indication.
With the growth of population, climate change is a threat to global food security. Understanding and identifying appropriate options of cropping systems and management practices at spatial (locations) and temporal (climate change) scale is important and required. A simulation study was carried out on 13 different locations of Senegal with the objectives of (i) assessing impacts of midcentury climate change scenario across different spatial scales and (ii) evaluating effects of crop management strategies (date of planting, planting density, nitrogen fertilizer management, irrigation, and crop rotations) to reduce risk under current and midcentury climates. Simulation results showed that N fertilization, planting date, and irrigation greatly affected sorghum and millet yield, which can be considered as suitable crop management options to reduce risks under the projected midcentury climate in Senegal although the impact varied by location. The response to N was highly related to water availability or rainfall. In contrast, peanut yield was not sensitive to N application. Early planting (01 to 10-June) improved yield for all three crops across 9 of the locations whereas yield of the three crops in the northern Senegal (Podor, Dagan, Louga and Kanel) remains low and thus was not improved by change in planting date. The length of growing season during the midcentury period decreased at least by up to three weeks due to late onset of rain for some locations, implying that shorter and high-yielding cultivar will be more suitable under future climate. Climate change slightly decreased sorghum yield during the midcentury (likely due to increased temperature and decreased rainfall) although response varied by location while millet yield was either improved or unchanged for most locations. Peanut yields decreased on average by 16 to 20% during the midcentury period regardless of all factors tested. Yield decreases for peanut might be due to increased duration of elevated temperatures and late initiation and shorter duration of rainy season, which implied breeding for heat and drought tolerance, and shorter season varieties might be beneficial. Of all crops evaluated, millet performed well under future climate compared to sorghum or peanut in Senegal although this may be affected by varietals factors. Changes in production systems, particularly focusing on tolerant crops as millet and sorghum will be critical.
Résumé La pandémie liée à la COVID-19 a fait redécouvrir le concept d’« une seule santé » et l'idée que l'animal, l’être humain et l'environnement sont intimement liés. Ce concept n'est pourtant pas nouveau, mais il reste labile, ce qui contribue à créer une certaine confusion. Dans la pratique, les actions de terrain manquent encore cruellement et « une seule santé » ne parvient pas à intégrer les trois dimensions. Cet éditorial vise ainsi à partager six défis que devra relever la mise en oeuvre de l'approche « une seule santé » pour éviter les écueils d'autres initiatives de santé mondiale. Ainsi, les programmes dédiés à une seule santé ne pourront être pertinents et pérennes sans impliquer activement les communautés. En outre, ce déploiement implique une indispensable décolonisation de la santé, c'est-à-dire une remise en cause de la manière dont les programmes sont gouvernés, financés, formulés, mis en oeuvre et évalués, avec et pour les personnes et pays concernés. Elle ne pourra se faire sans s'attaquer aux inégalités sociales de santé et aux enjeux de pouvoir. Cette approche pousse à interroger les modèles d'exploitation des ressources tant agricoles que naturelles. Penser « une seule santé » implique de penser les problématiques et les interventions dans une perspective tant intersectorielle, inclusive et participative qu'interdisciplinaire, sinon transdisciplinaire et d'appréhender la complexité qui en résulte. Enfin, il conviendra de prendre en compte l'utilisation des résultats des recherches pour construire les actions et les politiques publiques. Prendre en compte ces différents défis et s'inscrire dans une perspective systémique et interdisciplinaire ancrée dans des contextes locaux selon une démarche participative et inclusive nous paraît ainsi essentiel pour répondre de manière appropriée, pertinente et durable aux enjeux associés à « une seule santé ».
INTRODUCTION : Le myélome multiple (MM) est un néoplasie lymphoïde, incurable dont la survie est améliorée par les thérapeutiques innovantes. A l’ouverture prochaine des activités de greffe de cellules souches hématopoïétiques (GMO) au Sénégal, nous proposons de décrire le profil diagnostique et évolutif des patients atteints de MM. MATERIELS ET METHODES : Une étude descriptive et rétrospective (Janvier 2005 – Août 2021), analytique, menée au service d’Hématologie Clinique de Dalal Jamm et à l’unité d’Hématologie Clinique de le Dantec, concernait le recrutement exhaustif de malades suivis pour un MM retenu selon les critères de l’International Myeloma Working Group (2003 – 2014). Les aspects socio-épidémiologiques, cliniques, paracliniques et la survie ont été analysés. RESULTATS : Nous avons colligé les dossiers de 125 femmes et 141 hommes qui avaient un âge moyen de 60,2 ± 10,6 ans. Les malades avaient moins de 65 ans dans 66,5% des cas. Les symptômes révélateurs étaient des douleurs osseuses (92,1%), un syndrome anémique (39,2%), une compression médullaire lente (33,7%), une infection (26,7%), une fracture pathologique (22,2%). Le taux d’hémoglobine moyen était 8,5 ± 2,6 g/dl, celui de la calcémie de 116,5 ± 25,8 g/l. Le pic monoclonal était dans la zone des gammaglobulines dans 59% des cas. L’isotype était IgG dans 64,7% des cas et kappa dans 62,1% des cas. Les malades classés selon Salmon Durie (I-II : 13%, III : 87%), l’International Staging System (I-II : 41,8%, III : 58,2%) ; avaient une insuffisance rénale dans 23,3% des cas. La chimiothérapie était instaurée dans 81,5% cas (Melphalan – Prednisone : 44,7% ; Melphalan – Prednisone – Thalidomide : 17,5% ; Bortézomid – Thalidomide – Dexaméthasone : 10,6% ; Cyclophosphamide – Thalidomide – Dexaméthasone : 24 % ; Vincristine – Dexaméthasone : 0,5%) et une GMO dans 2,3% des cas. La médiane de survie était de 1.706,4 ± 147,8 j. Les facteurs de réduction de la survie étaient l’âge supérieur à 65 ans (p=0,94), la fracture pathologique (p=0,4), la compression médullaire lente (p=0,5), l’infection (p=0,067), le stade ISS III (p=0,012). La survie globale à deux ans atteignait 91% sous Cyclophosphamide – Thalidomide – Dexaméthasone et 100% en cas de GMO (p=0,006). CONCLUSION : Le MM survient le plus souvent chez les adultes de la soixantaine, révélé par un tableau clinique riche et polymorphe caractérisé par l’existence de complications. La survie est meilleure chez les moins de 65 ans, qui doivent être la cible de la GMO au Sénégal. L’amélioration de la survie nécessite une maitrise des complications. Le protocole Cyclophosphamide – Thalidomide – Dexaméthasone pourrait être utilisé en première ligne en cas d’inéligibilité à la GMO.