Introduction Certaines pathologies sont connues pour être associées à un sur-risque d'infection à pneumocoque (IP). L'objectif de cette étude était d'étudier les facteurs de risque associés à une hospitalisation pour IP (pneumonie à pneumocoque non bactériémique (PPNB), bactériémie, méningite) parmi les adultes en France. Matériels et méthodes Cette étude cas-contrôle est basée sur les données du Système National des Données de Santé. Les sujets hospitalisés pour IP de 2013 à 2019 ont été appariés 1:2 selon âge, sexe et région, à des sujets n'ayant été hospitalisés ni pour pneumonie aigue communautaire toute cause ni pour IP. Une régression logistique conditionnelle a été utilisée pour estimer l'association entre survenue d'hospitalisation pour IP et pathologies définissant l'éligibilité à la vaccination antipneumococcique (risque élevé associé aux patients immunodéprimés, risque modéré associé aux patients immunocompétents avec certaines maladies chroniques) et d'autres conditions médicales retrouvées dans la littérature comme favorisant le risque d'IP telles qu'alcoolisme, tabagisme, malnutrition, syndrome des apnées du sommeil (SAS), obésité morbide, maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson et sclérose en plaques. Résultats Parmi les pathologies à risque élevé d'IP, le risque d'hospitalisation le plus élevé était retrouvé chez les greffés de cellules souches hématopoïétiques (odds ratio ajusté (ORa), 21,0 [IC95,12,2-36,1], 72,2 [23,1-225,4] et 14,0 [3,3-60,3] respectivement pour PPNB, bactériémie et méningite). Un risque accru était également retrouvé chez les patients vivant avec le VIH (ORa, 8,5 [7,2-10,0], 6,4 [4,9-8,4] et 9,3 [5,1-17,1]) et ceux traités pour un cancer (ORa, 5,1 [4,7-5,5], 8,5 [7,4-9,7], et 3.8 [2,7-5,3]).Certaines conditions à risque modéré présentaient un risque comparable ou supérieur à certaines immunodépressions. Les ORa respectifs pour PPNB, bactériémie ou méningite atteignaient 8,9 [8,4-9,4], 7,8 [6,9-8,7] et 1,4 [1,0-2,0] en cas de BPCO/emphysème ; 5,1 [4,1-6,3], 4,5 [3,0-6,8] et 2,9 [1,1-7,5] en cas d'asthme sévère, et 3,2 [3,0-3,4], 3,6 [3,3-4,0] et 1,9 [1,4-2,5] en cas d'insuffisance cardiaque.Pour les autres conditions étudiées, le risque le plus élevé quelle que soit l'IP était observé en cas d'alcoolisme (ORa, 4,3 [4,0-4,5], 4,2 [3,7-4,7], et 2,5 [1,9-3,2] pour PPNB, bactériémie et méningite). Les risques en cas de tabagisme (ORa, 2,8 [2,7-3,0], 2,4 [2,1-2,7] et 1,6 [1.2-2.0]) et de malnutrition (3,3 [3,0-3,5], 3,7 [3,3-4,2] et 1,5 [1,1-2,3]) étaient également importants. Un risque accru de PPNB et bactériémie était retrouvé pour les maladies neurodégénératives (ORa variant de 1,6 [1,5-1,7] à 4,2 [3,4-5,2] et de 1,3 [1,2-1,5] à 2,6 [1,7-4.0] selon les pathologies), l'obésité (1,4 [1,3-1,5] et 1,6 [1,5-1,7]) et le SAS (1,1 [1,0-1,2] et 1,2 [1,1-1,4]). Conclusion Dans cette étude, le risque d'hospitalisation pour IP était majoré non seulement en cas de pathologies identifiées par les recommandations vaccinales françaises mais aussi en présence de conditions médicales non ciblées actuellement.Liens d'intérêts déclarés :M.B. employée de Pfizer
La LAM est une maladie pulmonaire rare caractérisée par des kystes pulmonaires multiples, de fréquents pneumothorax et un risque d'évolution vers l'insuffisance respiratoire chronique. Un traitement par inhibiteur de mTOR (sirolimus) est indiqué dans les formes avec atteinte pulmonaire modérée ou sévère, ou détérioration de la fonction pulmonaire. L'objectif de cette étude était de caractériser les patientes traitées par sirolimus pour une LAM et de décrire leur devenir. Cette étude observationnelle rétrospective était basée sur les données du système national des données de santé (SNDS), après autorisation du CESREES. Toutes les femmes adultes avec au moins une délivrance de sirolimus ont été identifiées entre 2014 et 2021. En l'absence de code spécifique de la LAM dans le SNDS, un algorithme a été développé pour identifier les patientes traitées pour une « LAM possible » (exclusion des patientes traitées pour une autre indication du sirolimus), ou une « LAM probable » (sélection des patientes avec manifestations cliniques telles que pneumothorax, drainage pleural, pleurésie, ascite, insuffisance respiratoire chronique, transplantation pulmonaire, angiomyolipomes). Au total, 1 800 femmes adultes ayant au moins une administration de sirolimus entre 2014 et 2021 ont été identifiées. Après exclusion de 1162 patientes potentiellement traitées pour une autre indication de sirolimus (transplantation, maladie du greffon contre l'hôte), 638 patientes avec une « LAM possible », dont 149 patientes avec une « LAM probable » ont été identifiées, incluant 33 patientes avec une sclérose tubéreuse de Bourneville (STB). L'âge moyen était respectivement de 49,3 ± 17,4 ans pour les patientes avec une « LAM possible », 46,6 ± 16,1 pour les patientes avec une « LAM probable » et 41,1 ± 15,4 ans pour les patientes avec une STB. La durée moyenne de suivi était respectivement de 3,6 ± 2,5 ans, 3,5 ± 2,7, et 4,6 ± 2,7 ans pour les patientes avec une « LAM possible », « LAM probable », ou STB. Un passage en centre de référence/compétence était observé au moins une fois pour 44,8% des LAM « possibles », 55 % des « LAM probables », et 48,5 % pour les STB. La durée moyenne de traitement par sirolimus était de 24,5 ± 28,9 mois pour les « LAM possibles », 35,4 ± 33,4 mois pour les « LAM probables » et 44,1 ± 33,0 mois pour les STB. L'occurrence d'événements d'intérêt a été étudiée: 9 patientes (toutes inclues dans la population « LAM probables ») ont été hospitalisées pour pneumothorax ou drainage et 17 patientes (dont 7 « LAM probables ») ont été hospitalisées pour une infection opportuniste. Une transplantation pulmonaire post-initiation de sirolimus a été réalisée chez 17 patientes dont 15 « LAM probables ». La probabilité de décès à 5 ans après l'instauration du sirolimus était respectivement de 12 %, 20 % et 23 % chez les « LAM possibles », « LAM probables » et STB. Fig. 1 Cette étude en vie réelle montre un taux de décès de 12 à 20 % à 5 ans suivant l'instauration d'un traitement par sirolimus pour une LAM. Une analyse complémentaire à partir d'un registre clinique permettrait de compléter les causes de décès et le stade auquel un traitement par sirolimus est proposé.
La grippe et les infections par le virus respiratoire syncytial (VRS) sont des causes majeures de maladies respiratoires et cardiaques aiguës chez les personnes âgées. L'épidémiologie de la grippe est bien caractérisée alors que celle du VRS est peu étudiée dans cette population et sous-estimée en raison du faible nombre de tests réalisés. Les objectifs de cette étude étaient d'estimer l'incidence des hospitalisations et décès attribuables au VRS chez les plus de 65 ans en France et de les comparer à celles de la grippe. Le nombre hebdomadaire d'hospitalisations sur la période de juillet 2010 à février 2020 a été extrait à partir du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI) et le nombre hebdomadaire de décès sur la période de juillet 2010 à février 2020 a été extrait à partir de la base du CépiDC. Les extractions ont été réalisées pour les causes respiratoires (J00-J99) et cardio-respiratoires (I21, I50, I63, I64, J00-J99 pour les hospitalisations et I00-99, J00-J99 pour les décès). Les séries hebdomadaires ont été modélisées par des régressions cycliques de Poisson incluant, outre des termes saisonniers et de tendances, des indicateurs de circulation du VRS et de la grippe. Au cours de la période étudiée, les taux annuels moyens d'hospitalisations attribuables au VRS étaient de 174 hospitalisations pour 100 000 habitants pour les causes respiratoires et de 202/100 000 pour les causes cardiorespiratoires, ce qui représente respectivement 20 904 et 24 319 hospitalisations annuelles. Les taux annuels moyens d'hospitalisations attribuables à la grippe étaient de 180/100 000 pour les causes respiratoires et de 219/100 000 pour les causes cardio-respiratoires, représentant respectivement 21 732 et 26 481 hospitalisations annuelles. Les pourcentages d'hospitalisations d'origines respiratoire et cardio-respiratoire estimés comme étant liés au VRS étaient respectivement de 6,0 % et 3,3%, et pour la grippe de 6,2 % et 3,6%. La mortalité annuelle attribuable au VRS était en moyenne de 9,8 décès/100 000 habitants et 20,5/100 000 pour les causes respiratoires et cardio-respiratoires respectivement. Elle était de 18/100 000 et 37/100 000 pour la grippe, pour les causes respiratoires et cardio-respiratoires respectivement. Les pourcentages de mortalité respiratoire et cardio-respiratoire estimés comme étant liés au VRS étaient de 3,2% et 1,5% et pour la grippe de 6,2% et 2,6%. Ces résultats montrent que, chez les 65 ans et plus, les infections à VRS sont responsables d'un fardeau hospitalier important, similaire à celui de la grippe et d'une mortalité importante soulignant le besoin de mesures préventives dans cette population. C. Bignon-Favary and M. Lemaitre are employees of Horiana, with which Pfizer contracted to support data acquisition and analysis for this study. J-S. Casalagno does not have conflicts of interest. L. Watier, P. Loubet, P. Vanhems and H. Lilliu received honoraria from Pfizer and/or other pharmaceutical companies. C. Nuttens, S. Fievez, E. Blanc and E. Begier are employees of Pfizer and may hold stock or stock options.
IntroductionEn France, les programmes de santé publique visant à prévenir les infections invasives à méningocoques de sérogroupe C (C-IMD) chez les individus âgés de 0 à 24 ans ont été continuellement renforcés depuis le début des années 2000. En 2016, la recommandation d'une dose unique de NEISVAC® chez les 1-24 ans a été complétée par l'ajout d'une primo-dose à 5 mois. Depuis 2018, la vaccination est devenue obligatoire chez les enfants de moins de 2 ans. Ces changements de recommandations ont entraîné une augmentation progressive du taux de couverture et une diminution concomitante du nombre de cas déclarés de C-IMD. L'analyse économique vise à évaluer l'impact de NEISVAC® dans son utilisation en pratique.MéthodesL'analyse coût-utilité est fondée sur des données de vraie vie pour modéliser la relation entre les taux de couverture déclarés et les cas de C-IMD avec un modèle de Poisson qui estime le nombre de cas évités. Dans l'analyse de référence, le modèle était basé sur cinq cohortes annuelles (2015-2019) suivies jusqu'au décès.RésultatsLa stratégie vaccinale conduit à un gain de 1919,7 années de vie gagnées, 2510 QALYs, et à 47 décès évités, pour une population cible estimée à 20 millions de personnes par an sur 2015-2019. Le rapport différentiel coût-efficacité (RDCE) est de 115 596 €/année de vie et de 88 401 €/QALY gagnée dans l'analyse de référence. Aucun des paramètres testés dans l'analyse de sensibilité n'a modifié les conclusions initiales. Cependant, les paramètres du modèle de Poisson ont un impact significatif sur le RDCE. Des incertitudes plus structurelles portent sur la nature des données utilisées, comme la définition des taux de couverture vaccinale.ConclusionLes conséquences de la stratégie actuelle de vaccination contre le méningocoque C avec NEISVAC® sont importantes en termes de santé publique. La modélisation ne prend pas en compte les effets à long terme de la vaccination sur les années futures. Cette stratégie vaccinale génère des coûts supplémentaires liés au coût de l'administration et au coût du vaccin, mais aussi des gains en termes de séjours hospitaliers et de séquelles évitées. L'interprétation du résultat obtenu en termes de RDCE est compliquée par l'absence de seuils explicites d'efficacité des stratégies sanitaires en France. Toutefois, au regard, des stratégies recommandées par notre système de santé et du fardeau clinique de ces infections, ces ratios reflètent un degré d'efficience acceptable.Mots clésCoût-utilité; Vaccination; Méningocoques; Sérogroupe CDéclaration de liens d'intérêtsCEMKA a reçu un financement de la part de PFIZER pour la réalisation de ce modèle.
The burden of hospitalized and community-treated Clostridioides difficile infection (CDI) in France is poorly understood. We aimed to describe its clinical and economic burden in adults, overall, by age and by risk category. In this retrospective observational cohort study using data from the exhaustive French Administrative Healthcare Database (SNDS), all CDI patients aged 18 and over from 2013-2019 were included. Four groups were constituted according to the healthcare setting (i.e. community-treated, hospitalized) and the likely origin of infection (i.e. community-associated vs. healthcare-associated). Patients' characteristics and health costs were described for each group. Among the 154,526 CDI episodes (61.4 cases per 100,000 population per year) identified during the study period, 50% were community-treated (39% community-associated, 10.5% healthcare-associated), and 50% were hospitalized (8.7% community-associated, 41.7% healthcare-associated). Disease incidence increased with age (134 in 65+ per 100,000 population per year) and was higher for patients with comorbid conditions. Among community-treated patients, the median age was 59 years old and 41% had comorbidities. The one-year mortality rate was 2.9% for community-associated infections (7.2% in 65+) and 13.6% among healthcare-associated infections (19.9% in 65+). Among hospitalized patients, the median age was 76 years old and 74% had comorbidities. The median length of stay for community-associated infection was 9 days (12 days in subjects 65+), and the average cost per episode was estimated as 5,365 euros (6,187 euros in 65+). The mortality was 5.1% (7.8% in 65+) in hospital and 13.7% (20% in 65+) within the year following hospital discharge. CDI poses a significant healthcare burden in France, particularly in older adults. Community-treated cases are as common as hospitalized cases, of which 18% are themselves community-associated. Thus, CDI is a public health concern beyond the hospital setting and should be addressed through population wide as well as healthcare focused interventions.
IntroductionLes pneumonies aigues communautaires (PAC) et les infections à pneumocoque (IP) de l'adulte sont associées à une morbi-mortalité importante. L'objectif de l'étude était de décrire l'évolution du fardeau épidémiologique des PAC et des IP en ville et à l'hôpital en France, en utilisant plusieurs sources de données.Matériels et méthodesCette étude observationnelle rétrospective portant sur le sujet adulte a utilisé 3 bases de données françaises pour estimer l'incidence annuelle des PAC et des IP de 2013 à 2019. Les cas de PAC et d'IP ont été identifiés via les diagnostics codés selon la Classification internationale des maladies (CIM-10) à partir : 1) des données du PMSI pour les cas hospitalisés, 2) des données de consultations issues de dossiers médicaux des patients d'un panel représentatif de 1200 médecins généralistes (données EMR IQVIA, PAC uniquement), 3) des données agrégées des structures d'urgence du réseau OSCOUR® couvrant 86 % des passages aux urgences. Dans les EMR, l'inclusion des épisodes de PAC était conditionnée par une prescription d'antibiotiques le jour de la consultation pour PAC ou dans les sept jours suivants. Les données du PMSI, et des EMR ont permis d'estimer le nombre d'épisodes d'intérêt, un délai de 30 jours minimum définissant deux épisodes distincts.RésultatsA l'hôpital, l'incidence des épisodes de PAC a augmenté entre 2013 et 2019, passant de 577 à 650 épisodes/100 000 habitants. En médecine générale, l'incidence des épisodes était variable, sans réelle tendance sur la période, avec un minimum de 379 épisodes de PAC/100 000 patients consultants en 2014 et un maximum de 474/100 000 en 2016. A l'hôpital, 75 % des épisodes concernaient des patients âgés de 65 ans et plus contre seulement 34 % dans les EMR. Le nombre de passages aux urgences pour PAC a augmenté de 34 % sur la période, 60 % des passages concernaient les patients de 65 ans et plus; 70 % des passages étaient suivis d'une hospitalisation. Concernant les IP, l'incidence des épisodes hospitalisés est passée de 20,3 à 22,5/100 000 habitants pour les pneumonies à pneumocoque non invasives (PPNI) sans réelle tendance sur la période, de 4,0 à 7,3/100 000 pour les bactériémies, et est restée stable autour de 0,9-1,1/100 000 pour les méningites. La population de 65 ans et plus représentait 60 % des hospitalisations pour PPNI ou bactériémie et 42 % pour méningite. Entre 2013 et 2019, le nombre de passages aux urgences pour IP recensés dans OSCOUR® a triplé (de 430 à 1189); 38 % concernaient les patients de 65 ans et plus. Trois-quarts des passages pour IP étaient suivis d'une hospitalisation.ConclusionCette étude montre l'intérêt d'utiliser des sources de données complémentaires pour donner une vision d'ensemble du fardeau ambulatoire et hospitalier des IP et PAC en France. Elle montre une augmentation des épisodes hospitalisés de PAC sur la période d'étude non retrouvée en médecine générale. La population âgée de 65 ans et plus reste la plus vulnérable. Si l'incidence des épisodes de PAC en ville semble inférieure à celle observée à l'hôpital, il n'est pas exclu qu'elle soit sous-estimée du fait des difficultés diagnostiques des pneumonies chez le sujet âgé associées à un probable sous-codage dans cette population. Un appariement des données issues des EMR et du Système National des Données de Santé est prévu; il permettra entre autres d'évaluer la proportion des PAC prises en charge en ville ayant nécessité une hospitalisation.Déclaration de liens d'intérêtsEtude supervisée et financée par Pfizer et réalisée par IQVIA France.
Les pneumonies aigues communautaires (PAC) et les infections à pneumocoque (IP) de l'adulte sont associées à une morbi-mortalité importante. L'objectif de cette étude était d'estimer le fardeau hospitalier des PAC et des IP en France. Cette étude de cohorte observationnelle rétrospective a utilisé les données du Système National des Données de Santé intégrant les remboursements de dépenses de santé pour 99 % de la population française. Tous les patients âgés de 18 ans ou plus hospitalisés pour un épisode de PAC ou d'IP ont été inclus sur la période 2013-2019, un suivi de 12 mois a été réalisé pour ceux inclus sur la période 2013-2018. Un délai de 30 jours minimum définissait deux épisodes distincts. Le niveau de risque d'IP définissant l'éligibilité à la vaccination anti-pneumococcique a été estimé selon les critères du Haut Conseil de Santé Publique. Durant la période d'étude, 316 393 [min 286 859 ; max 340 630] épisodes de PAC et 16 084 [min 14 201 ; max 19 092] épisodes d'IP (dont 10 118 PPNI, 3 100 bactériémies et 526 méningites) ont été identifiés en moyenne chaque année à l'hôpital. La majorité des épisodes de PAC (75 %) concernait les patients âgés de 65 ans et plus (incidence annuelle moyenne : 1 882 /100 000), parmi lesquels 47 % n'avaient pas de risque moyen ou élevé. Concernant les IP, la population de 65 ans et plus représentait 60 % des hospitalisations pour PPNI ou bactériémie, et 42 % des hospitalisations pour méningite ; 48, 45 et 66 % des patients, respectivement, n'avaient pas de facteur de risque les rendant éligibles à la vaccination. Quel que soit l'âge, 47, 51 et 28 % des épisodes d'IP sont survenus respectivement chez des patients avec un niveau de risque moyen ou élevé. La durée médiane d'hospitalisation était de 11 jours pour les PAC et PPNI, et de 13 et 17 jours respectivement pour les bactériémies et méningites. En moyenne, l'admission en soins critiques concernait 22 % des épisodes de PAC (parmi lesquels 45 % n'avaient pas de facteur de risque), et respectivement 38, 44 et 79 % des épisodes de PPNI, bactériémies et méningites. La mortalité hospitalière des PAC était de 13 % ( > 40 000 décès /an), atteignant 15 % dans la population de 65 ans et plus, et 19 % en cas de niveau de risque élevé. Elle était respectivement de 11, 18 et 20 % pour les PPNI, bactériémies et méningites, globalement, et de 13, 22 et 27 % dans la population de 65 ans et plus. La mortalité à un an des patients inclus en 2013-2018 était de 23, 15, 17 et 5 % pour les PAC, PPNI, bactériémies et méningites, respectivement. Le fardeau hospitalier des PAC, des IP et la mortalité associée illustrent la nécessité de protéger la population âgée de 65 ans et plus, au-delà des recommandations vaccinales actuelles ciblant les populations à risque en France. Je suis personnellement employé chez Pfizer France