L’utilisation par Vladimir Poutine d’une mémoire historique travestie pour justifier son agression contre l’Ukraine nous rappelle l’importance des sédiments mémoriels dans la construction des perceptions populaires et des stratégies politiques. Ces interprétations mémorielles évoluent avec les chocs historiques, comme en témoigne l’histoire européenne depuis la Seconde Guerre mondiale et après la chute du mur de Berlin. Elle montre la nécessité de conceptualiser plus finement les études mémorielles.