La participation de nombreux gestionnaires de la foret soumise et de plusieurs representants de la foret privee a permis aux chercheurs de mieux apprecier les problemes pratiques qui se posent a eux, et egalement d'avoir connaissance de certaines evolutions techniques ou economiques susceptibles de les interesser : pour ne citer qu'un exemple, la demande croissante en merrains pour l'exportation devrait susciter des recherches sur la variabilite de la composition chimique propre et des substances extractibles du bois des chenes de futaille et sur les liaisons entre elles et la qualite des vins et alcools qui y sont mis en vieillissement, ce que l'INRA, regroupant recherches forestieres et recherches en œnologie, devrait etre particulierement apte a mener a bien.
Al=Les aspects économiques des problèmes de qualité du bois ne sont que très rarement abordés dans la littérature forestière, et cependant tout sylviculteur devrait normalement s'interroger sur l'intérêt qu'il peut avoir à mettre sur le marché des produits de haute valeur technologique, fûtce, comme c'est souvent le cas, au prix d'investissements accrus ou d'une perte de productivité.
Étude complémentaire sur l'influence de la fertilisation sur la qualité du
Dans une expérience portant sur 3 jeunes douglas, on a repéré dans l'espace ics limites de cernes successifs, à l'aide d'un système de coordonnées tri-rectangulaires, rapportées à un plan de sciage longitudinal, un plan perpendiculaire au premier et également parallèle au fil du bois, et une série de plans transversaux équidistants de 40 cm.On observe, par 2 méthodes de mesure différentes, une diminution de la flexuosité de la moelle vers l'écorce : en eutre, les cernes sont plus larges sur le rayon correspondant au côté comprimé, et il existe une corrélation très étroite entre l'excentricité et la pente du billon au-dessus du point de mesure.
Essai de caractérisation de la veine verte du merisier
POLGELes recherches prospectives consacrées à l'utilisation des produits de la forêt sont extrêmement rares, en raison, semble-t-il, de la rapidité d'évolution des besoins et des techniques de transformation par rapport à la durée de vie des peuplements forestiers .L'exemple des chênes de tranchage de Tronçais, plantés au XVll e siècle avec un tout autre objectif, est à cet égard toujours cité, même si l'on oublie de dire qu'à l'époque de Colbert, les bois de marine les plus recherchés en matière de feuillus étaient les bois de membrure, denses et durs, tirés d'arbres tordus et fourchus, alors que les placages d'aujourd'hui proviennent d'arbres droits à grain fin et à bois tendre ; il y a donc eu à la fois changement dans la ressource disponible (sous l'effet de la sylviculture) et dans l'utilisation qui en est faite, et non affectation d'une matière première inchangée à un emploi imprévu et imprévisible à l'origine.
Influence de la compétition et de la disponibilité
Un inventaire des fissures radiales à l'état frais a été fait sur radiographies de carottes de sondage de 5 mm prélevées dans 334 douglas de 13 ans de 11 provenances différentes.Ces fissures se produisent toujours dans le bois initial, et jamais dans les cernes de l'aubier à humidité normale.Les cavités sont vides tant que les cernes à fissures ne sont pas atteints par la duraminisation.La liaison avec la présence de zones sèches à l'intérieur des cernes de l'aubier est peu marquée au niveau des provenances, mais semble plus nette au niveau des années.L'explication par les facteurs du climat est difficile.La structure du bois initial joue un rôle dans l'expression du phénomène : la corrélation de la fréquence annuelle des fissures est positive et non significative avec la largeur du bois initial, mais négative et très significative avec la densité minimale.1. Revue sommaire de littérature Les fissures dont il va être question correspondent à des fentes radiales de très petites dimensions qui se produisent en grand nombre certaines années, mais sans jamais s'étendre au-delà des limites d'un cerne ; il s'agit donc d'un phénomène tout à fait différent des gélivures qui sont rarement très nombreuses sur un même arbre, mais y pénètrent profondément, et intéressent donc toute une série d'accroissements.C'est, semble-t-il, P RYOR (1947) qui les a étudiées le premier sur le pin radiata : il a montré qu'elles s'étendaient de la fin du cerne d'une année au début du bois final de l'année suivante, qu'elles avaient une forme elliptique ou lenticulaire, que leur longueur radiale pouvait varier de 0,8 à 5 mm, qu'elles affectaient surtout les jeunes tiges de moins de I cm de diamètre et étaient plus fréquentes à la base de l'arbre qu'à la partie supérieure ; il attribuait leur formation au gel qui pourrait occasionner, pendant la période de dormance, une rupture de l'assise génératrice qui ne retrouverait sa continuité que lors de la formation du bois final.Un phénomène analogue a été décrit sur le douglas en Nouvelle-Zélande par R EID & MtTCrtELL (1951) ; ils ont observé que, dans cette essence, les fissures sont le plus souvent remplies de gomme, que leur longueur dans le sens du fil du bois
320 arbres ont été sondés, à raison de 2 prélèvements opposés par arbre, dans un dispo- sitif en carré latin comportant 4 modalités de traitement : éclaircie ultra-forte, forte, faible et témoin.Le niveau des contraintes de croissance est apprécié à partir des diamètres axiaux et tangentiels, mesurés au micron près, de carottes de sondage de 5 mm de diamètre.Sur les arbres droits, on observe un effet du traitement, significatif au seuil de 1 p. 100, sur les 2 diamètres, le retrait radial et le rapport du retrait tangentiel au retrait radial ; les diamètres et l'anisotropie du retrait augmentent régulièrement, et le retrait radial diminue au fur et à mesure que l'intensité des éclaircies augmente.Sur les arbres penchés, les deux diamètres sont plus faibles, et les 3 retraits plus forts du côté tendu que du côté comprimé des tiges.Il n'y a pas d'effet significatif du traitement sur les diamètres du côté tendu, mais des effets très significatifs du côté opposé.D'une façon générale, la séparation des traitements est moins nette que sur les arbres droits, mais l'ordre de succession des intensités d'éclaircie est encore respecté.Les résultats obtenus sur l'ensemble des arbres confirment les précédents, avec une discri- mination encore plus nette, puisque, pour la somme des diamètres axiaux et tangentiels par exemple, les 4 modalités de traitement se différencient parfaitement les unes des autres au seuil de 1 p. 100.Des corrélations négatives apparaissent entre les diamètres des carottes et le retrait axial, confirmant l'association entre contraintes élevées et forte proportion de bois de tension.Sur les arbres penchés, les diamètres diminuent et le retrait axial augmente avec l'angle d'inclinaison des tiges.L'expérience montre clairement que des éclaircies vigoureuses doivent être pratiquées si l'on veut réduire l'ampleur des contraintes de croissance dans les peuplements de hêtres.1. -Introduction Les contraintes de croissance des arbres forestiers, dont l'importance économique est maintenant bien perçue dans de nombreux pays, ont fait l'objet au cours des 3 dernières décennies de nombreuses études et de 2 analyses bibliographiques succes- sives : D INWOODIE (1966) et T.R.A.D.A. (1978).En fait, tous les arbres sont le siège de contraintes de signe et de direction variés : contraintes longitudinales de traction à la périphérie du tronc et de compression dans