Best's disease is an autosomal-dominant macular dystrophy, which might lead to choroidal neovascularization. The case of a 9-year-old boy followed up for a Best's disease is hereby reported. The boy was referred to our service department for a decrease in visual acuity in his right eye. Ophthalmoscopic examination revealed a foveolar vitelliform lesion, complicated by a choroidal neovascularization. The patient received a single intravitreal bevacizumab injection, which led to a complete resolution of intraretinal fluid and a significant reduction in neovascularization size. Visual acuity also improved. This case underlines the efficiency efficacy of intravitreal anti-VEGF therapy for choroidal neovascularization in Best's disease.
Les kératites infectieuses chez les porteurs de lentilles de contact sont de plus en plus fréquentes et nécessitent une prise en charge en urgence en milieu spécialisé. Étude prospective de 83 abcès de cornée chez des porteurs de lentilles de contact ayant nécessité une hospitalisation dans un même centre d’ophtalmologie entre janvier 2007 et novembre 2008. Analyse des caractéristiques cliniques et microbiologiques ainsi que des habitudes d’hygiène et d’entretien des lentilles de contact basée sur un questionnaire remis lors de l’hospitalisation. La durée moyenne d’hospitalisation est de 8,2 jours. Il s’agit de lentilles souples dans 96,4 % des cas et de lentilles rigides dans 3,6 % des cas. Parmi les lentilles souples, 86,3 % sont à renouvellement mensuel ou bimensuel et 13,7 % sont à renouvellement quotidien. Pour les indications de prescription, 77 cas d’amétropie (myopie en majorité), 3 cas de kératocône, 2 cas de lentilles cosmétiques et 1 cas de lentille thérapeutique pour une dystrophie de Cogan. Le prélèvement bactériologique s’avère positif dans 91 % des cas. Il s’agit en majorité de Pseudomonas aeruginosa (54,3 %) et autres BGN (14,4 %), puis de cocci gram + (12,5 %) et d’amibes (12,5 %). L’évolution a été favorable dans la majorité des cas grâce à un traitement antibiotique par collyres fortifiés puis adapté aux résultats microbiologiques, mais avec de fréquentes cicatrices cornéennes stromales. Lors de la prescription initiale des lentilles, 34,3 % des patients déclarent ne pas avoir eu de séances d’adaptation et 28,6 % ne pas avoir reçu d’information concernant le maniement et les procédures d’entretien. Chez les patients, le port quotidien est de 13,4 heures en moyenne avec un port nocturne dans 11 % des cas. 74 % déclarent se laver les mains à l’eau et au savon avant des les manipuler cependant 74 % prennent régulièrement des douches avec leurs lentilles. Le manque d’hygiène et d’entretien apparaît comme un des principaux facteurs de risque de kératites infectieuses. Au vu des résultats de l’enquête, il apparaît que l’ophtalmologiste a un rôle important à jouer dans la prévention de ces infections par une meilleure information lors de la prescription initiale et du suivi.
L'infection oculaire mycotique dont l'agent pathogène et le plus souvent candida albicans, est rare. Elle survient dans un contexte d'immunodépression ou chez le toxicomane intraveineux. Son pronostic visuel est sombre. Dans de rares cas, l'infection peut évoluer vers une résolution spontanée. Nous rapportons le cas d'un patient âgé de 40 ans, toxicomane actif par voie intraveineuse ayant consulté pour une baisse d'acuité visuelle brutale de l'œil gauche. L'examen initial retrouvait une acuité visuelle à 10/10 P2 à l'œil droit et 2/10 P5 à l'œil gauche. L'examen du segment antérieur était normal. L'examen du fond d'œil gauche retrouvait un foyer maculaire blanchâtre isolé mal limité, d'aspect duveteux avec une zone d'hémorragie centrofovéolaire sans hyalite associée. L'examen général retrouvait des plaques cutanées du cuir chevelu et des membres inférieurs évocatrices d'atteinte mycotique. En angiographie à la fluorescéine, il existait une hyperfluorescence précoce et diffuse évoquant un décollement séreux rétinien (DSR) en regard du foyer actif. Il s'y associait une hyperfluorescence papillaire. L'OCT initial était typique d'une image en « champignon » avec un DSR. Le bilan biologique comprenant la sérologie VIH et les hémocultures sur milieu de Sabouraud était négatif. Le patient a été perdu de vue pendant deux semaines. Le nouvel examen retrouvait alors une acuité visuelle à l'œil gauche à 7/10 P3 avec au fond d'œil une régression complète et spontanée du foyer maculaire confirmée par l'angiographie et l'OCT. L'infection oculaire à Candida survient le plus souvent par voie hématogène, essentiellement chez les toxicomanes par voie intraveineuse et au cours des états d'immunodépression. Habituellement, l'infection endogène est disséminée dans un premier temps à la choroïde, elle peut rompre la membrane de Bruch pour atteindre la rétine puis s'étendre au vitré et provoquer une endophtalmie. Plus rarement, une résolution spontanée peut être observée. Sa pathogénie est discutée et pourrait être expliquée par l'absence de survie du champignon dans la rétine. Elle peut s'accompagner de l'apparition d'une membrane épirétinienne, d'où l'importance d'un suivi rigoureux.