The INRA research program on Organic Farming (OF) led us to build a multidisciplinary research platform on Clermont-Ferrand-Theix centre. The aim is on the one hand to dispose of a tool based on a systemic approach, according to OF principles, and on the other hand to answer questions of farmers faced up to OF specific standards.The sheep species allows to study several topics particularly concerned by OF conversion: reproduction (hormonal treatments forbidden), feeding (concentrates restricted), health (number of allopathic treatments restricted), quality of products. These studies are based on a three-part device:- systemic experiment with two flocks of 120 ewes, according to two conceptions: strictly accordance to OF principles (flock extensively managed) vs respect of OF standards with a more intensive system of flock management.- analytic experiments with two flocks of each 50 ewes (control with usual management and OF management) to study focused questions.- a network of farms-concerned by lamb production with organic or conventional farming.
Improvement of the measurement and prediction of forage ingestibility in sheep by taking into account the variations of their intake capacity using a standard forage.Sheep present important variations of their intake capacity that are related, for example, to the photoperiod.This s makes it difficult to estimate the ingestibility of conserved forages, because they may be fed at dif- ferent periods of the year.A method is proposed to standardise the measure of this forage ingestibility and to make it independent of the main factors influencing the intake capacity.Thus, the ingestibility of 5 1 forages was measured on I -to 2-year-old Texel wethers.To correct the effect of different factors ( the photoperiod and the group effect) which intluence the intake capacity of these animals, a standard hay was fed before and after all sequences of measurements.The evolution of intake capacity was estimated with this hay, for each group of six sheep, for each period of measurement, by linear interpolation between two measures concerning the standard hay.Under these conditions, it appears that: 1) the intake capacity of wethers leads to an under-estimation of forage ingestibility in December-January and to a overestimation in May-September; 2) the proposed correction is well justified; indeed, the relationship between ingestibility and NDF content, a classical prediction cri- teria, gives a residual standard deviation of 9.9 g DM.kg-1 light weight (LW) 0 -1 5 before correction, and to 5.2 after correction; 3) the correction makes it possible to conclude that ingestibility of well-cured hays and silages is nearly equivalent to initial fresh forages.It is proposed to use this method of cor- rection each time, when measurements of ingestibility are achieved on sheep, at different seasons, and/or with different group of animals, and when the results have to be pooled. (© Elsevier / Inra) ingestibiliy / forages / ingestive capacity / sheep / methodology Résumé -Les ovins présentent des variations importantes de leur capacité d'ingestion liées, entre autres facteurs, à la photopériode.Ceci rend difficile l'estimation de l'ingestibilité des fourrages conservés, car leur mesure peut avoir lieu à différentes périodes de l'année.Cette note propose une
Dans cet article de synthèse les quantités de matière sèche ingérées de fourrages distribués à l’auge, ainsi que leur digestibilité, sont comparées chez différentes espèces d’herbivores domestiques (ovins, caprins, bovins, cerfs, lamas, chevaux). Par rapport au poids vif des animaux c’est avec les fourrages pauvres que les écarts de quantités ingérées sont les plus importants, à l’avantage surtout des cervidés et des caprins. Pour les foins tardifs de graminées des écarts notables se maintiennent. Pour les foins de bonne qualité, toutes les espèces comparées, sauf les lamas, donnent des résultats identiques. Les résultats sont aussi exprimés par rapport au poids métabolique (PV0,75). Des éléments d’information et d’explication sont donnés à travers la durée journalière d’ingestion, le contrôle physiologique de l’ingestion, la durée de rumination, le mécanisme de comminution des aliments et la salivation. Pour ce qui concerne les digestibilités il existe des différences notables entre espèces. Ces différences, faibles pour les fourrages de bonne qualité, s’accroissent au fur et à mesure que la qualité des fourrages comparés diminue. Le classement des espèces est alors net, dans l’ordre décroissant : lamas, bovins, caprins, ovins, cerfs, chevaux. Les différences observées sont expliquées à partir de l’importance relative des différents sites de digestion, de l’intensité variable de la digestion microbienne, des temps de séjour des digesta dans le tube digestif, et de l’efficacité des recyclages d’azote et de minéraux. L’ingestion de matière organique digestible exprimée par rapport au poids métabolique des animaux donne une bonne idée des possibilités de couverture de leurs besoins par les différentes espèces. De ce point de vue les animaux à grand format sont largement avantagés, bovins et chevaux étant comparables. Parmi les animaux à petit format les ovins sont théoriquement désavantagés par rapport aux caprins, aux cerfs et aux lamas. Lorsqu’ils sont en liberté, les petits ruminants sont donc obligés d’ingérer des aliments plus digestibles que les gros ruminants.
— À partir des données de la bibliographie, nous avons comparé la capacité de différents herbivores domestiques à ingérer et à digérer les fourrages.Le mouton a été choisi comme animal témoin.Chez des ovins et des caprins n'ayant à couvrir que des besoins d'entretien, les quantités de matière sèche ingérées sont identiques, sauf pour les fourrages pauvres (foins tardifs, pailles...) que les caprins ont tendance à ingérer en quantités un peu plus élevées que les ovins (+ 21%).Par kilogramme de poids vif, des bovins, n'ayant aussi à couvrir que des besoins d'entretien, ont ten- dance à moins ingérer que les ovins en jours longs mais en quantités comparables en jours courts.En revanche, les bovins ingèrent toujours plus que les ovins quand les quantités ingérées sont ex- primées par kg de pO .7S .Chez ces 3 espèces, les quantités ingérées varient avec la race, l'âge et les besoins.Ovins et cerfs ingèrent en quantités comparables les fourrages de bonne qualité, mais les cerfs ont tendance à mieux ingérer les fourrages de mauvaise qualité.Par kilogramme de poids vif, dromadaires et bovins ingéreraient des quantités comparables.Les lamas semblent moins ingérer que les ovins.Enfin, toujours par kilogramme de poids vif, chevaux et bovins ingèrent en moyenne des quantités comparables mais qui, pour les chevaux, ne sont pas reliées aux teneurs en consti- tuants pariétaux des fourrages, contrairement à ce qui est observé chez les ruminants.Les caprins, peut-être parce qu'ils trient plus le fourrage qui leur est offert, digèrent un peu mieux les parois végétales que les ovins (+1,3 point), en particulier s'il s'agit de fourrages pauvres (+2,7 points).Globale- ment, la supériorité des caprins est cependant minime pour la matière organique.Les bovins en re- vanche digèrent en moyenne mieux que les ovins les parois végétales (+3 points).Ils digèrent mieux les fourrages pauvres, mais non les fourrages de bonne qualité.À l'exception de la bruyère, les cerfs digèrent moins bien la matière organique des fourrages que les ovins (-3,5 points).Les Camé- lidés, à l'inverse, la digèrent nettement mieux que les ovins (+3 à +4 points en moyenne).Enfin les Équidés digèrent moins bien les fourrages que les ovins (-2 à -3 points pour les Légumineuses, -4 points pour les foins de Graminées et jusqu'à -8 points pour les pailles).Deux points importants sont en outre soulignés : les différences de digestibilité entre espèces sont plus nettes pour les four- rages pauvres, car elles ne concernent pratiquement que les parois végétales ; les herbivores tirent d'autant mieux partie des fourrages qu'ils sont d'un format élevé, car les capacités digestives évo- luent en moyenne comme le poids vif des animaux, alors que les besoins ne sont proportionnels, grosso modo, qu'au poids métabolique (P!.!s).ingestion 1 digestibilité 1 ovins 1 caprins 1 bovins 1 Cervidés 1 Camélidés 1 Équidés * Communication faite à la 7 e Conférence sur la nutrition et l'alimentation des herbivores, Paris, 25- 26 mars 1992.Voir Ann Zootech 42, 116.Summary — A comparative study of intake and digestibility of forages in herbivores: a review.Using literature data, we compared the ability of different domestic herbivores to ingest and digest for- ages.Sheep were used as reference animals.In sheep and goats on maintenance diets, dry matter intake (DMI) was similar, except for low quality roughages (eg, late hay and straw), of which DMI was higher in goats (+219 1 o).After live-weight (LW) correction, DMI in bovines on maintenance diets was lower than in sheep, especially during long days (summer).During short days (winter) DMI in bovines was comparable to that in sheep.Nevertheless, the DMI expressed per kg LIN!!!S was always higher in bovines.In the herbivore species above, DMI varies with age, breed and nutritional requirements.Sheep and deer ingested high quality forages at the same level, but deer appeared to ingest better low quality forages.The DMI per kg L W was similar for dromedaries and bovines, but with a tendency of being lower in dromedaries.Llamas seemed to have lower DMI than sheep.Finally, DMI per kg LW in horses was generally comparable with that in bovines.Unlike bovines, DMI in horses is unrelated to the forage cell-wall content.Cell-wall digestibility in goats in slightly higher (1.3 units) than in sheep.For low quality forages, however, this digestibility is markedly higher (+2.7 units) in goats, possibly due to a better selection of the ingested material.Organic matter (OM) digestibility, however, was similar in sheep and goats.The superiority of bovines over sheep to digest cell walls (+3 units) was clear.Thus, digestion of especially low quality roughage was more efficient in bovines than in sheep.Forage OM digestibility, except that of heather, was lower in deer (-3.5 units) than in sheep.In contrast, digestibility in camelids was higher (3-4 units).Finally, the digestibility of different forages in horses was markedly lower than in sheep (-2-3 units for legumes, -4 units for grass hays and -8 units for straw).In conclusion to this review, 2 important findings can be underlined: (i) the digestibility differences between herbivores are more evident for low quality forages with high cell-wall contents; and (ii) the total OM digestion is generally related to live-weight and nutritional requirements are pro- portional to LIN!.!S , and so herbivores can more easily adjust their requirements when their body weight is increased.intake / digestibility l ovines / goats / bovines / deers / camelids / horses
La durée de mastication des rations est une donnée importante à prendre en compte lorsqu’on rationne des vaches laitières. C’est pourquoi les résultats obtenus pour 26 rations ont été récapitulés et ajoutés à 14 autre déjà publiés. Pour les 40 rations concernées les animaux ont ingéré 11,4 kg de MS de fourrage et 5,8 kg d’aliment riche en énergie (proportion égale à 34 %). Les effets sur l’indice de fibrosité (durée de mastication par kg de MS ingérée) de la nature du fourrage, du niveau d’apport de concentré et du hachage dans une ration complète ont été précisés. Les résultats ont été comparés à ceux de la littérature. La prévision des indices de fibrosité à partir de la teneur en cellulose brute des fourrages est discutée. Le recours à ce critère nécessite de distinguer les différentes catégories de fourrage (foin de graminées, foin de luzerne, ensilage de maïs, ensilage d’herbe). Enfin les conditions nécessaires pour mettre en place un système précis de prévision de ces indices sont données.
The aim of this experiment was to determine the factors responsible for the frequently negative effects on intake of straw treated with urea, a source of ammonia. Five forages were prepared from the same wheat straw: untreated straw (UNS) used a control; anhydrous ammonia treated straw (NH3S); straw treated with urea alone (US); straw treated with urea and ground soyabean (USS); and straw treated with urea, soyabean and molasses (USMS). They were distributed ad libitum in conjunction with 170 g/day of soyabean oil cake to 5 sheep over 5 different periods. The experimental design was a 5 x 5 latin square. Ureolysis was low, moderate and high with US, USS and USMS respectively. Ammonia treatment had the greatest effect on the digestibility of plant cell walls (+12.5 points), followed by the treatment with urea and soyabean (+10.7 points). The treatment with urea alone was not very effective (+6.6 points). The treatments had a clearcut effect on the level of dry matter (DM) intake: +13%, -32%, -2% and +27% (of which 14% for the straw) for NH3S, US, USS and USMS respectively. The intake of US and USS during the main meal after distribution was much lower than that of the other 3 straws. With US, there were a large number of secondary meals. The intake rate of US was very low, 1.78 g of DM/min, and that of USMS high, 3.09 g of DM/min, compared with 2.57 g on average for the other 3 straws. The other variables concerning intake and rumination are also presented. The reticulo-rumen contents were always lower with US than with the other straws. They were highest with NH3S. In contrast, with NH3S and US the turnover rates of the DM of the contents were the same (3.3%). The DM content, pH and volatile fatty acid contents of the reticulo-rumen contents were measured. With US and USS the ammonia content was high (596 and 455 mg/l respectively on daily average). The results suggest that urea treatment decreased straw intake because ureolysis was too low, owing to feed unpalatability and perhaps to high ammonia content in the rumen. It is unlikely that the animals' digestive capacities (rumen fill and content turnover rate) were in any way responsible. More work needs to be carried out on improving the methods of treatment to achieve maximum ureolysis with urea-treated straw so that its intake is higher than that of control samples.
Les principaux facteurs de variations des taux de substitution (TS) entre fourrage et aliments concentrés que constituent le niveau d’apport du concentré, la nature du fourrage et la nature de l’aliment concentré ont été étudiés au cours de 8 essais réalisés en 3 lieux différents. Dans chaque essai, 3 niveaux de d’apport de concentrés (bas, moyen et haut) ont été comparés selon un schéma carré latin 3x3, répété 3 ou 4 fois, avec des vaches pie-noires en milieu de lactation et au cours de périodes de 1 mois. Les 8 essais correspondaient à 8 régimes différant par la nature du fourrage (ensilage de maïs, ensilage d’herbe ou foin) et la nature du concentré (riche en amidon, riche en parois très digestibles, ou riche en parois moyennement digestibles). Quels que soient les fourrages et les concentrés, le taux de substitution augmente systématiquement avec le niveau d’apport de concentré : il passe, en moyenne, de 0,47 entre les niveaux bas et moyen à 0,67 entre les niveaux moyens et haut. Pour un fourrage donné, le taux de substitution est plus élevé lorsque la concentration énergétique du concentré est plus forte, mais cet écart n’existe qu’entre les niveaux bas et moyen d’apport. Les taux de substitution moyens observés sur ensilage de maïs (0,70) sont supérieurs à ceux observés sur ensilage d’herbe (0,53) ainsi que sur foin (0,44). Ces essais montrent, à travers les 3 facteurs de variations étudiés, que les taux de substitution observés en milieu de lactation sont d’autant plus importants que le bilan énergétique des animaux est plus élevé.
Les quantités ingérées par des vaches laitières en fin de lactation ont été mesurées pour une ration à base d’ensilage d’herbe et comparées à celles mesurées en début de lactation (respectivement semaines 34-46 après le vêlage et semaines 1 à 12). Au maximum d’ingestion (5e semaine après le vêlage) les vaches produisant 33 kg de lait à 4 % de MG ont ingéré 20,6 kg de MS (ensilage d’herbe + concentré) ; en fin de lactation, pour une production de 11 kg de lait (40e semaine après le vêlage), elles ont ingéré 14,1 kg de MS. Cette dernière valeur correspond à une capacité d’ingestion de 15,6 UEL, cohérente avec le système des unités d’encombrement. Il existe cependant des variations individuelles de la capacité d’ingestion en fin de lactation qui ne s’expliquent pas par le format ni par la production des animaux.
NaOH treated (T) or untreated (UT) barley straws were supplemented either with protein (P) or with concentrates based on maize (M) or beet pulp (BP), the two last at rates of 25 and 50% of the diet. Each of the 10 diets was fed to two sheep ad libitum. Two diets were also fed at limited intakes. For these 12 diets in sacco cellulolytic activity in the rumen and ruminal fermentation were measured. Cellulolytic activity was measured with the studied straws, so that their digestion rate was also determined. NaOH treatment increased rate of digestion of straw, while high levels of concentrates decreased it. In contrast NaOH treatment and high levels of concentrate decreased cellulolytic activity but neither type of concentrate nor limitation of intake altered it. NaOH treatment only slightly modified pH because a higher level of VFA in rumen balanced NaOH presence. An important negative effect on pH of high levels of concentrate was observed, but there was no effect or type of concentrate or limitation of intake. Fermentation pattern was only slightly influenced by studied factors: +2.2 units of butyric acid and -2.1 units of acetic acid with treated straw; lower level of acetic acid occurred when concentrate was increased, especially for maize. Limitation of intake increased acetic acid molar proportion.
Nous avons mis en place 3 essais sur moutons.Dans le premier, un foin humide non traité ou traité avec 8 et 16 kg d'ammoniac par tonne a été étudié.Cet essai a confirmé l'effet négatif du traitement à l'ammoniac sur l'activité cellulolytique dans le rumen mais pas sur la valeur azotée du foin lorsqu'il est distribué seul aux animaux.Dans un second essai, nous avons distribué un foin non traité, un foin traité et deux rations mixtes (2/3 foin non traité + 1/3 foin traité ; 1/3 foin non traité + 2/3 foin traité).Le foin non traité était pauvre en azote et le traitement a très légèrement amélioré sa valeur azotée.Mais là encore, le traitement a diminué l'activité cellulolytique dans le rumen.Dans un troisième essai, le foin traité du second essai a été distribué avec des compléments devant améliorer l'activité cellulotytique dans le rumen (tourteau de soja, minéraux, iso-acides).Avec ces compléments la valeur azotée du foin traité s'est légèrement améliorée.Il en a été de même pour l'activité cellulolytique du rumen.La dilution du foin traité par un foin non traité ainsi que la complémentation améliorent l'activité cellulolytique dans le rumen.Néanmoins, la digestibilité in sacco du foin traité reste bien en deçà de sa digestibilité potentielle, mesurée sur des animaux ingérant du foin de luzerne.Par ailleurs l'amélioration de la valeur azotée des foins traités semble possible par une complémentation adéquate.Nous avons mesuré le pH et les teneurs en ammoniac du jus de rumen dans les 3 essais et les teneurs en AGV dans le troisième essai.
In the first trial, nine 10-month-old heavy-breed horses and 12 adult castrated Texel rams were fed simultaneously a diet based on grass hay, supplemented respectively with 0, 30, 60% or 0, 30, 60, 90% of total dry matter intake by a concentrate containing 89.5% cereals. In the second trial, 12 10-month-old heavy-breed horses were fed a diet based on maize silage supplemented with 0, 30, 60, 90% of total dry matter intake by a concentrate containing 73.2% cereals. In both trials, the horses were fed at maintenance, 1.4 times maintenance level and ad libitum. Sheep were fed at maintenance and ad libitum.
Au cours de deux essais successifs nous avons étudié, sur des moutons, les interactions entre fourrage et aliment concentré.Dans ce premier texte sont présentés les résultats concernant l'ingestion et plus précisément les taux de substitution fourrage/concentré.Les facteurs de variation suivants ont été étudiés : la nature et la proportion de l'aliment concentré, la nature du fourrage.Dans tous les cas les fourrages ont été des foins.Dans le premier essai on a étudié 5 aliments concentrés à base respectivement de pellicules de soja, de son de blé, de céréales, de pulpe de betteraves et de lupin.Dans le second on a combiné 3 foins et 2 aliments concentrés : orge et pulpe de betterave.Chaque combinaison foin-concentré a été distribuée à volonté à 12 moutons avec respectivement 0, 30, 60 et 90 % d'aliment concentré dans la ration (3 moutons/type de ration).Les taux de substitution ont toujours été calculés par rapport au foin seul.En outre certaines rations ont été distribuées à des moutons fistulisés du rumen pour mesurer l'activité cellulolytique, le pH et la teneur en NH! des contenus de rumen correspondants.Le taux de substitution a augmenté systématiquement avec la proportion de concentré dans la ration, mais l'augmentation a été forte avec les concentrés à base de céréales et de son et faible avec les concentrés à base de pulpe, de lupin et de pellicules de soja.Dans le même temps, pour une proportion faible de concentré, le taux de substitution a été plus faible ou équivalent pour les céréales et les concentrés riches en parois digestibles (pulpe de betterave, pellicules de soja).Pour des proportions élevées de concentré, le taux de substitution a toujours été plus élevé pour les concentrés, donc les rations, riches en amidon.A l'inverse, l'augmentation de la teneur en MAT des rations a entraîné une baisse du taux de substitution.Il y a eu aussi des différences importantes de taux de substitution selon la nature du fourrage.Ce taux a été plus élevé avec le foin le plus ingestible.Le taux de substitution fourrage/concentré est donc très variable.Ce fait traduit dans un premier temps les variations respectives de l'effet d'encombrement des aliments associés.En effet, pour de faibles proportions de concentré, dans le cadre d'une régulation physique de l'appétit, il y a probablement simple remplacement du fourrage par le concentré.Ce dernier se digère en général plus vite et le taux de substitution est inférieur à 1.Lorsque la proportion de concentré augmente, on assiste à une diminution de l'activité cellulolytique dans le rumen, donc de la vitesse de digestion du fourrage.L'effet d'encom- brement de ce dernier augmente alors et donc, le taux de substitution, mais avec des varia- tions importantes dues à la nature des aliments utilisés et aussi probablement à l'effet d'une régulation métabolique de l'ingestion, plus prononcée avec les concentrés riches en amidon.