Alors que le coût de prise en charge des patients dialysés est jugé comme disproportionné, l’autonomie, la qualité de vie et l’accès à l’emploi deviennent des priorités pour leur prise en charge. Pour concilier ces objectifs, plusieurs modalités existent : l’AutoDialyse non assistée (AD), l’HD Longue Nocturne (HDLN), la DPA non assistée et l’HD à Domicile (HDD). Pourtant, leur développement est souvent limité en raison de coûts réels ou supposés. Le but de cette étude est donc d’objectiver les remboursements imputables à chacune des techniques. Entre 2015 et 2019, 4 groupes de patients âgés de 18 à 65 ans ont été individualisés à partir du registre REIN, : AD, HDLN, DPA, HDD. Après croisement indirect avec le SNDS, l’ensemble des coûts de santé ont été détaillés pour chaque patient par postes de dépenses. Les coûts mensuels moyens sont exprimés en médiane et interquartile (Q1-Q3). 1932 patients (HDLN 266, HDD 344, DPA 1206, AD 143) représentant 39 966 mois de dialyse ont été inclus. Le coût médian était de 5277€ (IQR 4262€, 7061€). Le forfait dialyse + tierce personne représentait 60 % de la totalité des dépenses, les hospitalisations 11 % et les médicaments 6 %. Le forfait dialyse en HDD (5965€) représentait le double des autres techniques, auquel s’ajoutait le forfait tierce personne de 569€ en HDD et 282€ en DPA. Les coûts de transport, ne représentaient que 5 % du total. Les coûts des actes techniques étaient plus importants en DP. Les indemnités sociales (handicap, travail) étaient versées pour 49 % des patients (médiane 794€ sans différence entre techniques). La variabilité des coûts des techniques est principalement liée au remboursement de la dialyse au forfait avec un surcoût de fait pour l’HDD. Ainsi une technique peu développée comme l’HDLN pourrait être promue sans majoration des coûts en comparaison des autres techniques autonomes.
La méditation de pleine conscience (MPC) a été structurée dans les années 1970 par le Dr Kabat-Zinn sous la forme d’un programme de réduction du stress à l’attention des patients atteints de maladie chronique (mindfulness-based stress reduction [MBSR]). Elle s’appuie sur des exercices à la portée de tous (attention au moment présent, via la respiration et les sensations physiques notamment). Les études d’évaluation de la MPC sont de plus en plus nombreuses, mais peu se sont spécifiquement intéressées à la population des dialysés. Des études pilotes réalisées par des psychiatres ont surtout évalué la dépression et l’anxiété des patients dialysés [1], alors que la MPC s’intégrerait peut-être plus dans une prise en charge globale de diminution du fardeau de la maladie. Un questionnaire a été distribué aux patients d’une unité de dialyse médicalisée et d’autodialyse, ainsi qu’à leurs soignants, entre mars et avril 2018. Les questions portaient sur leur représentation de la méditation, l’intérêt pour un programme d’initiation à la MPC pour les patients, les raisons de leur choix, les modalités que ce programme pourrait prendre, et des données démographiques. Les premiers résultats ont montré, sur 25 questionnaires récupérés chez les patients (sur 122 dialysés, taux de réponse 20,5 % ; 88 % d’hommes, d’âge moyen 57,9 ± 12 ans), un intérêt pour un programme d’initation à la MPC à 6 ± 2,9, sur une échelle graduée de 0 à 10 (médiane 6,8). En parallèle, sur 38 questionnaires récupérés chez les soignants (84,2 % de femmes, d’âge moyen 37,5 ± 10,9 ans), l’intérêt était à 8,5 ± 1,2 sur 10 (médiane 9), et 35 personnes (92,1 %) se disaient également intéressées pour un programme à destination des soignants. Parmi elles, 46 % avaient d’ailleurs déjà pratiqué la MPC. Pour tous, les bénéfices d’un tel programme seraient une diminution du stress et une amélioration du sommeil. Pour les patients, les freins à la MPC seraient un manque de temps, un manque d’intérêt, et une fatigue trop importante. Cette enquête a montré un intérêt pour un programme d’initiation à la MPC chez les patients dialysés, avec des soignants particulièrement motivés, certains pratiquant eux-mêmes déjà la MPC. Un groupe de travail pluridisciplinaire va maintenant réfléchir à sa mise en place pratique (pendant la séance ou non, seul ou en groupe), ainsi qu’aux critères d’évaluation de celui-ci.
Une recrudescence des réactions allergiques aux dialyseurs dérivés des polysulfones lors de séances d’HémoDiaFiltration en ligne POST-dilution (HDF-POST) est observée depuis quelques années, obligeant souvent au recours à des membranes de nature différente (PMMA, AN69) ayant des performances d’épuration moindre même en HDF-POST. Récemment, un nouveau dialyseur à base de tri-acétate de cellulose (CTA) a été commercialisé et pourrait être utilisé en HDF-POST. Ce travail a pour but d’analyser la sécurité d’emploi et les qualités d’épuration de la nouvelle CTA. Dans une première partie pilote en cross-over, la biocompatibilité de la CTA a été comparée à celle du Polypropylène en HDF-POST (dosages sanguins à T0, T15 minutes et T240 minutes de la NFS, CRP, C3a et C5a) et l’épuration de la CTA comparée à celle du Polypropylène et de l’Amembris en HDF-POST et à une PMMA en hémodialyse (Kt/V Daugirdas2 et à l’équilibre, Taux de réduction (TR) : phosphore, β2-microglobuline, myoglobine, orosomucoïde et perte d’albumine). Ensuite, ont été analysées de manière rétrospective et multicentrique sur une période d’un an (du 01/03/2017 au 28/02/2018) les indications d’utilisation, la tolérance au long cours et les données d’épuration de la CTA en comparaison des polysulfones et/ou de la PMMA utilisées avant la CTA. Pour l’étude de biocompatibilité, les prélèvements sanguins séquentiels réalisés chez 5 patients ont mis en évidence une évolution identique des paramètres biologiques pour la CTA et le polypropylène. Les performances d’épuration ont été testées avec 6 patients : absence de différence significative concernant l’épuration de l’urée et du phosphore, PMMA moins performante pour la β2-microglobuline et la myoglobine, pas de différence pour l’orosomucoïde, pertes d’albumine < 1 gramme par séance. L’analyse rétrospective a porté sur 29 patients exposés à la CTA. Pour 20 patients (69 %) l’indication était une réaction anaphylactique et pour 9 (31 %) un prurit persistant. La durée moyenne d’exposition à la CTA était de 5,3 mois (± 3,2 mois). Sauf dans un cas douteux, aucune réaction anaphylactique n’a récidivé et le prurit a été amélioré pour 7 des 9 patients. La CTA a atteint des volumes convectifs (24,6 ± 0,56 L) équivalents aux polysulfones (23,8 ± 0,92 L) et des Kt en ligne (53,1 ± 1,49) supérieurs à la PMMA (48,6 ± 2,42 L) et aux polysulfones (50,2 ± 2,1). Aucune différence n’a été observée concernant les Kt/V biologiques. La nouvelle CTA est une alternative sûre et efficace qui permet de continuer le traitement par HDF-POST pour des patients allergiques aux polysulfones.
Les patients dialysés subissent une dysfonction musculaire progressive. Une part d’entre eux ne peut pas suivre de réentraînement classique. L’électromyostimulation (EMS) qui entraîne une contraction musculaire non volontaire par stimulation percutanée est utilisée avec succès chez les patients insuffisants cardiaques et respiratoires. L’étude EMS Dialyse est une étude randomisée, contrôlée évaluant l’efficacité d’un programme standardisé d’EMS des muscles quadriceps réalisé au cours des dialyses sur 3 mois. Soixante-six patients, avec un score faible d’activité (score de Voorips < 9,4) randomisés en 33 contrôlés (C), 33 entraînés (E) par EMS sur 39 séances, 30 min/dialyse, fréquence 35 Hz, intensité augmentée en fonction de la tolérance du patient par un STAPS ou une IDE du centre. Les critères d’évaluation à M0, M3 sont la distance lors du test de marche de 6 min (TM6), le volume du quadriceps, le test Time up and go (TUG), la qualité de vie (SF-36). Population : pas de différence entre (E) et (C) pour l’âge (70,9 ± 12,8, p = 0,2), le poids (69,2 ± 15,2, p = 0,9), l’IMC (25,5 ± 4,9, p = 0,8), l’albumine (38,5 ± 3,6, p = 0,8), les comorbidités (diabète 24 %, AVC 19 %, Angor 22 %, Artériopathie 43 %, Cancer 34 %, Dépression 12 %). Résultats : seuls 54 % des patients ont réalisé un nombre de séances > 35. TM6 : variation de distance entre M0 et M3 [M0 335, M3 345m (E) ; M0 334, M3 354m (C) ; p = 0,6]. TUG : variation entre M0 et M3 : [−0,1 % (E et C) ; p = 0,3]. Variation du volume musculaire : [+0,02 % (E)/−00,1(C) ; p = 0,03]. Aucune différence pour les scores SF-36. Aucun bénéfice n’est noté sur les tests fonctionnels mais seulement une variation faible du volume des quadriceps. Plusieurs facteurs d’échecs peuvent être discutés comme le mode intermittent des séances, la durée de séance et du réentraînement trop brève et surtout l’adhérence médiocre à la méthode due sans doute en partie à des sensations douloureuses. Celles-ci font discuter le rôle du soutien motivationnel dans l’acceptation de la méthode. Cette étude pilote montre qu’un réentraînement de 3 mois basé sur des séances d’EMS lors des dialyses n’améliore pas la dysfonction musculaire des patients dialysés. Le biais le plus important semble la non adhérence au traitement pour un pourcentage élevé de patients.
Nx Stage system one est une machine d’hémodialyse quotidienne portable, utilisée depuis 2005 aux USA, développée pour le domicile. Elle a été introduite en France en décembre 2011. Cette étude a pour objectifs d’évaluer les résultats de l’hémodialyse à domicile (HHD) chez des patients traités par la machine NxStage. Nous avons inclus rétrospectivement 54/81 (67 %) patients formés entre 12/11 et 09/13 sur cette machine en France et en Belgique. Cinquante-quatre patients de 29 centres, âgés de 47,5 ± 13,5 ans, de sex-ratio 40/14 (H/F) sont inclus avec un score de Charlson moyen à 2,1 ± 2,3. L’ancienneté en dialyse est de 131 ± 127 mois et 36/54 des patients sont anuriques. Avant NxStage, 42 patients étaient en HD (27 autodialyse, 8 centre lourd, 7 domicile), 3 en DP, 4 en retour de transplantation et 6 patients incidents. Cinquante-deux patients sont dialysés sur FAV et 2 sur cathéter tunnelisé. La technique de ponction par le buttonhole est utilisée chez 17/52 patients. Les prescriptions de dialyse sont en moyenne : 5,6 ± 0,6 séances/semaine, durée : 143 ± 21 min/séance, Qs : 415 ± 38 mL/min, V de dialysat : 21,2 ± 3,1 L. Trente-deux patients (60 %) dialysent sans anticoagulant. Le temps de formation est de 40,5 ± 49 j. Les taux de créatinine, d’urée et de B2 M prédialytiques sont stables entre M0 et M6 (créatinine 771 ± 227 vs 779 ± 256 μmol/L, urée : 22,2 ± 6,6 vs 20,6 ± 9 mmol/L, B2 M : 25,6 ± 8,4 vs 24,8 ± 9,2 mg/L). Le std kt/V à M0 est en moyenne à 2,4 ± 0,6 (n = 36), avec 81 % de std kt/V > 2. Il existe une augmentation de la bicarbonatemie entre M0 et M6 (23,1 ± 6,5 vs 25 ± 3 mmol/L, p < 0,05). La survie technique est > 80 % à 1 an, les causes majoritaires de sortie sont la transplantation (n = 3) ou le choix du patient (n = 7). Cette technique paraît s’adresser en priorité à une population jeune avec peu de comorbidités et un long passé dans la maladie rénale chronique. Les résultats de cette étude montrent une bonne qualité de dialyse malgré l’utilisation d’un faible volume de dialysat. Ces résultats sont à valider sur un suivi longitudinal plus important.
Oral essential aminoacid and ketoacid supplements in children with chronic renal failure. The effects on growth, body composition, and metabolism of a protein-restriced diet supplemented with essential aminoacids, the calcium-ketoacids of valine, leucine, isoleucine, and phenylalanine, and the calcium-hydroxyacid of methionine, were investigated in seven growth-retarded children with chronic renal failure. During 0.4 to 1.0 years of treatment there were significant increases in growth velocity and upper arm circumferenceSD scores, body cell mass (intracellular water calculated as tritium space minus corrected sodium bromide space) and serum transferrin. Blood urea and urea:creatinine ratio fell in all children. Renal function assessed from plasma creatinine and51Cr EDTA clearance did not change significantly. During treatment there was an increase in plasma calcium, high levels necessitating brief interruption of therapy in two children, and a decrease in plasma phosphate. Levels of serum parathormone fell in all children, and were correlated inversely with plasma calcium and positively with plasma phosphate. Abnormalities compared to control children in blood aminoacid and branched-chain ketoacid levels were unaffected by treatment. These results suggest that a protein-restricted diet supplemented with essential aminoacids and calcium-keto and hydroxyacids may be useful to improve linear growth and nutritional status in children with chronic renal failure, and that a reduction in hyperparathyroidism may be partly responsible for some of the beneficial effects observed.Supplémentation orale en acides-aminés essentiels et en cétoacides chez des enfants atteints d'insuffisance rénale chronique. Les effets sur la croissance, la composition corporelle, et le métabolisme d'un régime restreint en protéines, supplémenté avec des acides aminés essentiels et les cétoacides calciques de la valine, la leucine, l'isoleucine et la phénylalanine et l'hydroxyacide calcique de la méthionine ont été étudiés chez sept enfants atteints de retard de croissance et d'insuffisance rénale chronique. Pendant 0.4 à 1.0 an de traitement, il y avait des augmentations significatives des index deSD de la vitesse de croissance et de la circonférence de la partie supérieure du bras, de la masse cellulaire corporelle (l'eau intracellulaire calculée comme étant l'espace tritium diminué de l'espace bromure de sodium corrigé), et de la transferrine sérique. L'urée sanguine et la rapport urée sur créatine a diminué chez tous les enfants. La fonction rénale mesurée par la créatinine plasmatique et la clearence du51Cr EDTA n'a pas changé significativement. Pendant le traitement il y avait une augmentation du calcium plasmatique, des valeurs élevées nécessitant une brève interruption du traitement chez deux enfants et une diminution de la phosphatémie. Les concentrations de parathormone sérique ont diminué chez tous les enfants, et étaient corrélées inversement avec la calcémie et positivement avec la phosphatémie. Par rapport aux enfants contrôles, les anomalies des concentrations d'aminoacides plasmatiques et de cétoacides à chaînes branchées étaient inchangées par le traitement. Ces résultats suggèrent qu'un régime restreint en protéines supplémenté avec des aminoacides essentiels et des céto et hydroxyacides calciques peut être utile pour améliorer la croissance linéaire et l'état nutritionnel d'enfants atteints d'insuffisance rénale chronique et qu'une réduction de l'hyperparathyroïdisme peut être partiellement responsable de quelques uns des effets bénéfiques observés.
Between January 1, 1976, and December 31, 2002, histologic diagnosis of primary glomerular diseases (PGD) was made in 898 patients born and living at the time of diagnosis in a region of France, comprising 412,735 inhabitants, of whom 391,265 were aged from 10 to 85 years. The prevalence of PGD during a 75-year exposure to risk (10 to 85 years of age) was evaluated to 6.9 in 1000 (8.2 in 1000 males and 5.1 in 1000 females) during the 27-year period. The most common PGD was IgA nephropathy (IgAN) with a prevalence of 2.4 in 1000 (3.6 in 1000 males and 1.3 in 1000 females). The annual incidence of PGD was evaluated separately for two consecutive 10-years periods: period A (1976 to 1985), period B (1986 to 1995) and for one 7-year period: period C (1996 to 2002). Within each of these three periods, annual incidence of PGD was 89, 76, and 65 per million inhabitants. During this 27-year period, the annual incidences of membranoproliferative glomerulonephritis (GN) and membranous nephropathy were declining and the incidence of crescentic proliferative GN was strongly progressing, whereas annual incidence of nephrosis remained stable. The incidence of IgAN remained the same throughout the three periods: 28, 28, and 26 per million inhabitants. Whereas the incidence of IgAN was three- to fourfold higher in the adult aged from 20 to 59 years than in the elderly during the periods A (38 vs. 11 per million inhabitants) and B (37 vs. 12 per million inhabitants), the incidence became similar whatever age groups during the last period C (20 to 59 years, 25 per million inhabitants; 60 to 79 years, 27 per million inhabitants; and 80 years and over, 28 per million inhabitants. The stability of annual incidence according to period and age, which is demonstrated for the first time during the last period, provides a new evidence of a role for genetic factors in the pathogenesis of IgAN.
INTRODUCTION:The objective of this study was to assess the long-term outcome of AV shunts in renal transplant recipients, to discuss mechanisms affecting their functioning and the surgical strategy designed to optimally preserve the venous capital in the hypothesis of a return to dialysis.MATERIALS AND METHODS:160 renal transplant recipients, with a mean age of 47 years, were reviewed. AV shunts were performed at the wrist in 95% of cases and in the cubital fossa in 13% of cases. The AV shunt had been performed an average of 29 months before renal transplantation.RESULTS:62% of AV shunts were considered to be functional with a mean follow-up of 69 months after transplantation and 95 months after creation. The intraoperative and early and late postoperative thrombosis rates were 6%, 7.5% and 17%, respectively. The AV shunt was subsequently closed in 12 patients (7.5%).CONCLUSION:Native distal AV shunts, although not used after renal transplantation, have a prolonged survival. The main risk is thrombosis which can be prevented intraoperative and perioperatively. These results encourage a conservative attitude to all well tolerated AV shunts.
Introduction: The objective of this study was to assess the longterm outcome of AV shunts in renal transplant recipients, to discuss mechanisms affecting their functioning and the surgical strategy designed to optimally preserve the venous capital in the hypothesis of a return to dialysis. Material and Methods: 160 renal transplant recipients, with a mean age of 47 years,were reviewed. AV shunts were performed at the wrist in 95% of cases and in the cubital fossa in 13% of cases. The AV shunt had been performed an average of 29 months before renal transplantation. Results: 62% of AV shunts were considered to be functional with a mean follow-up of 69 months after transplantation and 95 months after creation. The intraoperative and early and late postoperative thrombosis rates were 6%, 7.5% and 17%, respectively. The AV shunt was subsequently closed in 12 patients (7.5%). Conclusion: Native distal AV shunts, although not used after renal transplantation, have a prolonged survival . The main risk is thrombosis which can be prevented intraoperative and perioperatively. These results encourage a conservative attitude to all well tolerated AV shunts.
Between January 1st, 1976 and December 31st, 1990, histological diagnosis of primary glomerular diseases (PGD) was made in 480 patients born and living at the time of diagnosis in a region of France comprising 410,664 inhabitants, of whom 390,574 were aged from 10 to 80 years. The prevalence of PGD during a 70-year exposure to risk (10-80 years of age) was evaluated to 5.7 in 1000 (7.6 in 1000 males and 3,8 in 1000 females). The most common PGD was IgA nephropathy with a prevalence of 1.9 in 1000 (3.3 in 1000 males, 1 in 1000 females). The annual incidence of the disease was evaluated separately for 3 consecutive 5-year periods: period A (1976-80), period B (1981-85), and period C (1986-90). Within each of these 3 periods the number of patients with PGD was 179, 170 and 131 respectively, and annual incidence was 9.3, 8.8 and 6.7 in 100,000. The incidence of IgA nephropathy remained the same throughout the 3 periods: 2.6, 3.1 and 2.5 in 100,000. The incidence of membranoproliferative glomerulonephritis decreased from 1981 onward (0.9, 0.5 and 0.15/100,000). Acute streptococcal glomerulonephritis virtually disappeared during periods B and C. Lipoid nephrosis was less frequent in period C and idiopathic proliferative glomerulonephritis with crescents slightly increased (0.3, 0.3 and 0.6 in 100,000). There was no significant difference between the 3 periods regarding the incidence of other PGD. Incidence of IgA nephropathy was 3 to 4-fold higher in the adult aged from 20 to 60 years than in the elderly. In contrast, membranous nephropathy was 3 fold more frequent in the elderly than in the adult. Therefore only some histopathological forms have a different incidence according to age, but the major information furnished by this study is that the risk of occurrence of a PGD is similar in the population living in the area, whatever the age group (10-19 years: 6.4/10(5) inhabitants, 20-39: 7.1/10(5), 40-59: 8.4/10(5), 60-79: 8.4/10(5)). Finally, we confirm that the most common PGD going to end stage renal disease was IgA nephropathy, particularly under 60 years of age (0.8/10(5)). In contrast, membranous nephropathy was a less frequent cause of ESRD (0.2/10(5)).
Between January 1st, 1976 and December 31th, 1990, histological diagnosis of primary glomerular diseases (PGD) was made in 480 patients born and living at the time of diagnosis in a region of France comprising 410 664 inhabitants, of whom 390 574 were aged from 10 to 80 years. The prevalence of PGD during a 70-year exposure to risk (10-80 years of age) was evaluated to 5.7 in 1000 (7.6 in 1000 males and 3,8 in 1000 females). The most common PGD was IgA nephropathy with a prevalence of 1.9 in 1000 (3.3 in 1000 males, 1 in 1000 females). The annual incidence of the disease was evaluated separately for 3 conscutive 5-year periods: period A (1976-80), period B (1981-85), and period C (1986-90). Within each of these 3 periods the number of patients with PGD was 179, 170 and 131 respectively, and annual incidence was 9.3, 8.8 and 6.7 in 100 000. The incidence of IgA nephropathy remained the same throughout the 3 periods: 2.6, 3.1 and 2.5 in 100 000. The incidence of membranoproliferative glomerulonephritis decreased from 1981 onward (0.9, 0.5 and 0.15/100 000). Acute streptococcal glomerulonephritis virtually disappeared during periods B and C. Lipoid nephrosis was less frequent in period C and idiopathic proliferative glomerulonephritis with crescents slightly increased (0.3, 0.3 and 0.6 in 100 000). There was no significant difference between the 3 periods regarding the incidence of other PGD. Incidence of IgA nephropathy was 3 to 4-fold higher in the adult aged from 20 to 60 years than in the elderly. In contrast, membranous nephropathy was 3 fold more frequent in the elderly than in the adult. Therefore only some histopathological forms have a different incidence according to age, but the major information furnished by this study is that the risk of occurrence of a PGD is similar in the population living in the area, whatever the age group (10-19 years: 6.4/10(5) inhabitants, 20-39: 7.1/10(5), 40-59: 8.4/10(5), 60-79. 8.4/10(5)). Finally, we confirm that the most common PGD going to end stage renal disease was IgA nephropathy, particularly under 60 years of age (0.8/10(5)). In contrats, membranous nephropathy was a less frequent cause of ESRD (0.2/10(5)).
Autuly, Valérie; Laruelle, Eric; Benziane, Abdelkader; Ang, Kim S.; Cam, Gérard; Ramée, Marie P.; Simon, Pierre Author Information