ABSTRACT Taking advantage of an original firm-level survey carried out by the Banque de France, we empirically investigate how the employment of ICT specialists (in-house and external) and the use of digital technologies (cloud and big data) have an impact on firm productivity and labor share. Our analysis relies on the survey responses in 2018 of 1,065 French firms belonging to the manufacturing sector and with at least 20 employees. To tackle potential endogeneity issues, we adopt an instrumental variable approach as proposed by Bartik (1991, Who Benefits from State and Local Economic Development Policies? Kalamazoo, MI: W.E. Upjohn Institute for Employment Research.). The results of our cross-section estimations point to a large effect: ceteris paribus, the employment of ICT specialists and the use of digital technologies improve a firm’s labor productivity by about 23% and its total factor productivity by about 17%. Conversely, the employment of in-house ICT specialists and the use of big data both have a detrimental impact on labor share, of about 2.5 percentage points respectively.
The aim of this paper is to investigate whether cities can improve their international attractiveness by investing in their public transport infrastructure. For this purpose, we examine the influence of a metro shock on the number of greenfield foreign direct investment (FDI) projects received by a city during the period 2003–2014. We find that cities which have invested in expanding their metro network have attracted, on average, more FDI than comparable cities which have not improved their urban transport infrastructure.
Do workers gain from lower business taxes, and why? We estimate how a large corporate income tax credit in France is passed on to wages and explore the firm- and employee-level underlying mechanisms. The amount of tax credit firms get depends on their payroll share of workers paid less than a wage threshold. Exposure to the policy thus varies both across workers depending on their wage and across firms depending on their wage structure. Using exhaustive employer-employee data, we find that half of the surplus generated by the reform falls onto workers. Wage gains load on incumbents in high-skill occupations. The wage earnings of low-skill workers—nearly all individually eligible—do not change. This heterogeneous wage incidence is unlikely to be driven by scale effects or skill complementarities. We find that the groups of workers benefiting from wage gains are also more likely to continue working for the same firm. Further, we show that firms do not change their wage-setting behavior in response to the individual eligibility status of workers. Overall, our results suggest that the wage incidence of the tax credit operated collectively through rent-sharing and benefited workers most costly to replace.
Le Credit d’impot recherche (CIR) est aujourd’hui le principal dispositif de soutien public a l’investissement en recherche et developpement en France. Au vu de l’enjeu, a la fois pour les finances publiques et pour le potentiel de croissance, l’evaluation rigoureuse des politiques publiques de soutien a l’innovation est essentielle.Ce rapport contribue a ces evaluations, encore peu developpees, en exploitant de nombreuses sources de donnees: donnees fiscales sur les entreprises, sur le credit d’impot recherche, sur les aides directes a l’innovation de Bpifrance, ainsi que l’enquete R&D du Ministere de l’Education nationale, de l’Enseignement superieur et de la Recherche et les donnees PATSTAT de l’Office europeen des brevets. L’appariement de ces donnees met en lumiere la segmentation des dispositifs sur des populations d’entreprises aux caracteristiques differentes, mais aussi l’enjeu d’un non-recours eleve a ces dispositifs de soutien a l’innovation.Notre strategie d’identification preferee repose sur la comparaison d’entreprises qui avaient recours au CIR avant la reforme de 2008 et d’entreprises qui n’ont jamais eu recours au CIR pendant la periode d’analyse (2004-2011). Sous l’hypothese qu’en l’absence de la reforme, l’evolution des depenses de R&D de ces deux groupes d’entreprises aurait ete parallele, nous obtenons des effets positifs de la reforme sur les depenses de R&D de l’ordre de 15 % a 18 % impliquant un multiplicateur du credit d’impot de 1,3 a 1,5 – c’est-a-dire un effet d’un euro de CIR entrainant de 1,3 a 1,5 euros de depenses R&D supplementaires – mais avec un intervalle de confiance qui n’exclut pas que l’effet soit inferieur a 1.L’effet sur les depots de brevet met en evidence un effet positif et significatif de l’ordre de 5 % sur la probabilite de deposer un brevet, mais aucun effet sur le nombre de brevets deposes conditionnellement au fait d’avoir depose un brevet sur la periode d’analyse avant reforme. Cet effet de la reforme 2008 sur une mesure de l’innovation permet d’emettre un jugement globalement positif, mais nuance, avec un effet particulierement limite au regard de l’effort en termes de finances publiques.
Le credit d’impot pour la competitivite et l’emploi (CICE) a ete institue avec l’objectif d’ameliorer la competitivite des entreprises. Pour etudier ses differents effets potentiels sur l’emploi et les salaires, l’evaluation presentee ici s’appuie d’une part sur une analyse economique, et d’autre part sur une etude sociologique, dont les resultats qualitatifs avaient ete detailles lors du rapport remis le 29 septembre 2016 par le LIEPP de Sciences Po a France Strategie. L’analyse micro-economique basee sur les donnees fiscales et sociales des entreprises fait tout d’abord apparaitre que, au niveau de l’emploi, les decisions des nouvelles embauches des entreprises n’ont pas ete affectees par la presence de la nette discontinuite du CICE. De plus, comparativement aux entreprises moins intensement ciblees par la mesure, les entreprises les plus intensement ciblees par le CICE n’ont pas connu de hausse de l’emploi entre 2013 et 2015, et cela quelle que soit la categorie socio-professionnelle. Concernant l’effet sur les salaires, notre analyse montre que la mesure n’a pas eu d’impact detectable sur la distribution des hausses de salaires mais il apparait toutefois qu’au niveau de l’entreprise, les sommes allouees dans le cadre du CICE ont ete en partie reversees aux salaries, sous forme de hausses de salaires, en particulier aux cadres, professions intellectuelles superieures et professions intermediaires. Il faut garder a l’esprit que les conclusions de cette evaluation ne portent que sur les trois premieres annees de mise en place du CICE, les donnees de 2016 et 2017 n’etant pas encore disponibles au moment de l’evaluation. Il convient enfin de preciser la difficulte de toute etude portant sur le CICE : celui-ci n’a pas ete concu de maniere a etre evalue par un dispositif experimental.
Le credit d’impot pour la competitivite et l’emploi (CICE) a ete institue avec l’objectif d’ameliorer la competitivite des entreprises. Pour etudier ses differents effets potentiels sur l’emploi et les salaires, l’evaluation presentee ici s’appuie d’une part sur une analyse economique, et d’autre part sur une etude sociologique, dont les resultats qualitatifs avaient ete detailles lors du rapport remis le 29 septembre 2016 par le LIEPP de Sciences Po a France Strategie. L’analyse micro-economique basee sur les donnees fiscales et sociales des entreprises fait tout d’abord apparaitre que, au niveau de l’emploi, les decisions des nouvelles embauches des entreprises n’ont pas ete affectees par la presence de la nette discontinuite du CICE. De plus, comparativement aux entreprises moins intensement ciblees par la mesure, les entreprises les plus intensement ciblees par le CICE n’ont pas connu de hausse de l’emploi entre 2013 et 2015, et cela quelle que soit la categorie socio-professionnelle. Concernant l’effet sur les salaires, notre analyse montre que la mesure n’a pas eu d’impact detectable sur la distribution des hausses de salaires mais il apparait toutefois qu’au niveau de l’entreprise, les sommes allouees dans le cadre du CICE ont ete en partie reversees aux salaries, sous forme de hausses de salaires, en particulier aux cadres, professions intellectuelles superieures et professions intermediaires. Il faut garder a l’esprit que les conclusions de cette evaluation ne portent que sur les trois premieres annees de mise en place du CICE, les donnees de 2016 et 2017 n’etant pas encore disponibles au moment de l’evaluation. Il convient enfin de preciser la difficulte de toute etude portant sur le CICE : celui-ci n’a pas ete concu de maniere a etre evalue par un dispositif experimental.
La Societe du Grand Paris (SGP) responsable du developpement du Grand Paris Express a charge le LIEPP de realiser une etude de l’impact des infrastructures de transport de type metro sur l’attractivite des villes. Pour repondre a la question, le LIEPP a construit une base de donnees originale d’emprise mondiale a l’echelle des aires urbaines avec les specificites suivantes. Premierement, pour mesurer l’attractivite internationale des villes, nous avons geo-localise a la ville des donnees des projets d’investissements directs etrangers (FDI) de la base fDiMarkets, produite par le Financial Times. Deuxiemement, une base de donnees rassemblant des informations annuelles de 1950 a 2015 sur la taille des infrastructures de type metro dans le monde a l’echelle de la ville a ete minutieusement constituee afin de construire nos variables d’interet. Troisiemement, des informations sur les autres types d’infrastructures de transports disponibles au niveau des villes ont egalement ete collectees. Enfin, ont ete rassemblees des informations sur un grand nombre de caracteristiques economiques et geographiques des villes susceptibles aussi d’etre facteur d’attractivite pour les multinationales. Ce travail a permis de mener une analyse econometrique de l’impact des metros sur l’implantation du nombre de projets FDI sur la periode 2003-2014. Un modele de Poisson est utilise pour analyser a la fois l’impact de la presence du metro et de la taille sur l’attractivite d’une ville pour les multinationales.
This paper exploits a far-reaching French reform as well as a very rich set of administrative data to evaluate the impact of a corporate tax credit aimed at reducing labor costs on several outcomes: employment, profit and wages. The effects of the Competitiveness and Employment Tax Credit (CETC), a refundable tax credit based on the wagebill, introduced in France in 2013, are estimated thanks to double (and triple) difference methodologies, instrumented by the intensity of the intention to treat, thanks to data at the firm and individual levels on the period 2010-2014. Our results show that this relatively large tax break about 17 billion euros per year does not succeed in boosting employment in the first two years after being set. However they suggest that firms used the CETC to restore their margins. Moreover wages have increased significantly in more intensively treated firms, particularly those of white-collar employees. These results cast doubts regarding the effectiveness of such tax credits to boost employment. More importantly, they also provide new quasi-experimental evidence regarding rent sharing in the labor market.
Au cours des dernieres decennies, les decideurs publics ont fortement investi dans les infrastructures de transport et en particulier dans la creation et/ou l’extension des reseaux de metro. Pour justifier de telles depenses, il est souvent avance comme argument que ces grands investissements en infrastructure contribuent au dynamisme et a l’attractivite internationale des villes. Etant donne l’ampleur des moyens engages, il est fondamental d’evaluer l’efficacite de ces politiques publiques. Cette note resume l’impact d’une etude visant a etudier les effets des reseaux de metro sur l’attractivite des villes pour les investisseurs internationaux, dans le cadre de la mise en place du Grand Paris Express. L’analyse empirique menee s’appuie sur une base de donnees inedite rassemblant des informations sur 140 000 choix de localisation de multinationales realises entre 2003 et 2014 dans pres de 3500 villes du monde et contenant egalement des informations tres riches sur les caracteristiques des villes (poids economique et autres infrastructures de transport en particulier). Les resultats suggerent qu’un doublement de la taille du metro, telle que prevue dans le plan d’investissement parisien, devrait permettre d’attirer pres de 15% de projets de localisation de multinationales supplementaires.
This paper exploits a far-reaching French reform as well as a very rich set of administrative data to evaluate the impact of a corporate tax credit aimed at reducing labor costs on several outcomes: employment, profit and wages. The effects of the Competitiveness and Employment Tax Credit (CETC), a refundable tax credit based on the wagebill, introduced in France in 2013, are estimated thanks to double (and triple) difference methodologies, instrumented by the intensity of the intention to treat, thanks to data at the firm and individual levels on the period 2010-2014. Our results show that this relatively large tax break about 17 billion euros per year does not succeed in boosting employment in the first two years after being set. We do not see neither clear-cut positive impact on corporate profits. However, wages seem to have increased significantly in more intensively treated firms, particularly those of white-collar employees. If these results cast doubts about the effectiveness of such tax credits, they give new quasi-experimental evidence about the importance of rent sharing in the labor market.
La Societe du Grand Paris (SGP) responsable du developpement du Grand Paris Express a charge le LIEPP de realiser une etude de l’impact des infrastructures de transport de type metro sur l’attractivite des villes. Pour repondre a la question, le LIEPP a construit une base de donnees originale d’emprise mondiale a l’echelle des aires urbaines avec les specificites suivantes. Premierement, pour mesurer l’attractivite internationale des villes, nous avons geo-localise a la ville des donnees des projets d’investissements directs etrangers (FDI) de la base fDiMarkets, produite par le Financial Times. Deuxiemement, une base de donnees rassemblant des informations annuelles de 1950 a 2015 sur la taille des infrastructures de type metro dans le monde a l’echelle de la ville a ete minutieusement constituee afin de construire nos variables d’interet. Troisiemement, des informations sur les autres types d’infrastructures de transports disponibles au niveau des villes ont egalement ete collectees. Enfin, ont ete rassemblees des informations sur un grand nombre de caracteristiques economiques et geographiques des villes susceptibles aussi d’etre facteur d’attractivite pour les multinationales. Ce travail a permis de mener une analyse econometrique de l’impact des metros sur l’implantation du nombre de projets FDI sur la periode 2003-2014. Un modele de Poisson est utilise pour analyser a la fois l’impact de la presence du metro et de la taille sur l’attractivite d’une ville pour les multinationales.
Cet article propose un état des lieux de la littérature empirique relative à l’évaluation des dispositifs de type zones franches urbaines, aux États-Unis et en France, en portant une attention particulière à leurs effets sur les résidents des quartiers ciblés. Les conclusions des études d’impact divergent quant à la capacité de ces programmes à atteindre leurs objectifs de développement de l’activité locale et d’amélioration du bien-être des résidents. Aux États-Unis, les résultats varient considérablement selon les programmes évalués : l’incapacité des State Enterprise Zones à stimuler l’activité économique locale et l’emploi des résidents contraste avec l’efficacité des programmes fédéraux, qui ont un effet significatif pour les résidents de ces zones, en termes d’emplois, de salaire et de qualité de vie. Les conclusions qui concernent le programme français sont plus homogènes : elles suggèrent un impact positif sur l’activité locale en termes de localisation et d’emploi mais qui se fait néanmoins aux dépens des zones adjacentes. Par ailleurs, l’effet du programme français pour les résidents des quartiers ciblés apparaît quant à lui mitigé. Mieux comprendre l’influence des spécificités des dispositifs, aussi bien en termes de montant financier et de critères d’éligibilité que de types d’avantages accordés, pourrait être important pour améliorer l’efficacité des programmes de zones franches urbaines.
This paper provides a survey of the empirical literature on enterprise zones evaluation, in the US and in France.It focuses on the impact of such programs on zone residents.Results of studies differ regarding the ability of enterprise zones programs to promote the development of economic activity and to improve the welfare of zone residents.In the US, the effects vary considerably depending on the program assessed : the incapacity of State Enterprise Zones to stimulate local activity and employment of zone residents contrasts with the efficiency of Federal Empowerment Zones, which have had a positive impact on zones residents in terms of employment, wage and quality of life.The conclusions regarding the effect of the French program are more homogeneous : they suggest a positive impact on business location and employment in targeted zones which occurs however at the expense of neighboring areas.Moreover, the effect of the French program for zones residents is limited.Better understanding the role of the design of these policies in terms of financial amount, eligibility criteria or types of incentives could be an important area of improvement in the implementation of urban enterprise zones programs.Classification JEL : R12, R38, H25.
Le credit du0027impot pour la competitivite et lu0027emploi (CICE) a ete institue avec lu0027objectif du0027ameliorer la competitivite des entreprises. Pour etudier les differents effets potentiels du CICE (appropriation du dispositif, effets sur lu0027emploi, les salaires, lu0027investissement, les exportations), lu0027evaluation presentee ici combine deux methodologies issues de la sociologie du0027une part et de lu0027economie du0027autre part. Ce type de dialogue est rarement menee en sciences sociales, ce qui fait de cette evaluation du LIEPP un objet scientifique unique. Une enquete de terrain aupres des decisionnaires du0027entreprises indique que le recours au CICE a ete important et automatique, sans que les dirigeants et decisionnaires des entreprises ne realisent necessairement le lien avec lu0027emploi. Le decalage temporel et comptable de la forme de credit du0027impot notamment est susceptible de diminuer lu0027impact potentiel du CICE sur les comportements des entreprises. Lu0027analyse microeconometrique sur des donnees sociales et fiscales du0027entreprises fait apparaitre que, comparativement aux entreprises moins intensement ciblees par le CICE, les entreprises les plus intensement ciblees par le CICE nu0027ont pas connu de hausse des exportations, des investissements ou de lu0027emploi en 2013 et en 2014. Leur resultat net su0027est en revanche releve grâce au CICE. Ce resultat net a ete en partie redistribue sous forme de salaire : le salaire horaire a davantage augment e dans les entreprises beneficiant plus du CICE, toutes choses egales par ailleurs. Les conclusions de cette evaluation ne portent que sur les deux premieres annees de mise en place du CICE, les donnees 2015 et 2016 nu0027etant pas encore disponibles. Il convient enfin de preciser la difficulte de toute etude portant sur le CICE : celui-ci nu0027a pas ete concu de maniere a etre evalue par un dispositif experimental.
Le credit d'impot pour la competitivite et l'emploi (CICE) a ete institue avec l'objectif d'ameliorer la competitivite des entreprises. Pour etudier les differents effets potentiels du CICE (appropriation du dispositif, effets sur l'emploi, les salaires, l'investissement, les exportations), l'evaluation presentee ici combine deux methodologies issues de la sociologie d'une part et de l'economie d'autre part. Ce type de dialogue est rarement menee en sciences sociales, ce qui fait de cette evaluation du LIEPP un objet scientifique unique. Une enquete de terrain aupres des decisionnaires d'entreprises indique que le recours au CICE a ete important et automatique, sans que les dirigeants et decisionnaires des entreprises ne realisent necessairement le lien avec l'emploi. Le decalage temporel et comptable de la forme de credit d'impot notamment est susceptible de diminuer l'impact potentiel du CICE sur les comportements des entreprises. L'analyse microeconometrique sur des donnees sociales et fiscales d'entreprises fait apparaitre que, comparativement aux entreprises moins intensement ciblees par le CICE, les entreprises les plus intensement ciblees par le CICE n'ont pas connu de hausse des exportations, des investissements ou de l'emploi en 2013 et en 2014. Leur resultat net s'est en revanche releve grâce au CICE. Ce resultat net a ete en partie redistribue sous forme de salaire : le salaire horaire a davantage augment e dans les entreprises beneficiant plus du CICE, toutes choses egales par ailleurs. Les conclusions de cette evaluation ne portent que sur les deux premieres annees de mise en place du CICE, les donnees 2015 et 2016 n'etant pas encore disponibles. Il convient enfin de preciser la difficulte de toute etude portant sur le CICE : celui-ci n'a pas ete concu de maniere a etre evalue par un dispositif experimental.
In this article, we study the impact of a French enterprise zone program-the 'Zones Franches Urbaines' (ZFUs) policy-on establishment location decisions and on labor market outcomes. Our main identification strategy, which combines spatial and time differencing, shows that conditional on locating in a municipality that hosts a ZFU, the policy has a positive and sizable impact on the probability to locate in the ZFU part rather than in the non-ZFU part of municipalities. However, the impact is highly heterogeneous across zones, industries and firms. We also show that this positive effect is entirely due to within-municipality diversion effects. Regarding labor market outcomes, the policy has a positive effect on employment, especially for low-wage workers. As for wages, the effect is null for low-wage workers, and negative for high-wage ones.
In this article, we study the impact of a French enterprise zone program—the ‘Zones Franches Urbaines’ (ZFUs) policy—on establishment location decisions and on labor market outcomes. Our main identification strategy, which combines spatial and time differencing, shows that conditional on locating in a municipality that hosts a ZFU, the policy has a positive and sizable impact on the probability to locate in the ZFU part rather than in the non-ZFU part of municipalities. However, the impact is highly heterogeneous across zones, industries and firms. We also show that this positive effect is entirely due to within-municipality diversion effects. Regarding labor market outcomes, the policy has a positive effect on employment, especially for low-wage workers. As for wages, the effect is null for low-wage workers, and negative for high-wage ones.
This paper presents an ex post evaluation of the 2008 reform of the French research tax credit. The tax scheme was massively overhauled, with a switch to a pure volume-based design, leading to a large increase in the number of firms applying and an important increase in the cost of the scheme. Given the timing and the characteristics of the reform, measuring its causal impact is challenging. We have relied on four unique sources of data – R&D surveys, administrative tax data, firm characteristics and patent datasets – to assess how French firms have reacted to these changes in incentives. Our empirical strategies rest on combining difference in differences with matching methods and taking advantage of the particular way the 2008 reform has affected incentives to invest in R&D. Our results suggest a positive effect of the 2008 reform on R&D at both the intensive margin and extensive margin, but a possible lower impact on innovation than could have been expected.
Firms increasingly engage in task outsourcing. This form of outsourcing has the potential to raise aggregate productivity by facilitating the division of labor between firms. In this paper, we develop a model of trade in tasks in which the task scope of manufacturers and service providers is endogenous. In order to produce one unit of good, manufacturers have to perform a fixed range of tasks. However, they can outsource some tasks to service providers, which do not produce any good and cannot outsource, but have the possibility to sell tasks to dierent manufacturers. Our key assumption is that the marginal cost of producing a given task is an increasing function of the number and heterogeneity of tasks performed in-house both for manufacturers and service providers. The manufacturer’s decision to outsource thus involves a trade-o between the eciency gains stemming from its specialization in terms of task scope and the cost of contracting with specialized service providers in an imperfect contracting environment. The model generates gains from larger market size through a specialization eect: aggregate productivity rises, manufacturers are more specialized, service providers are more specialized and their relative number increases. We use detailed Swedish data on the number of occupations performed by workers to test these predictions. We find strong evidence that manufacturers perform fewer tasks in-house in larger cities and some evidence for the same among service providers.