complications. We employ this approach in bulky level II, level III, and selected infraatrial level IV thrombi. CONCLUSIONS: The open surgical approach depicted here remains an important tool for the urologic oncologist managing retro-peritoneal masses with high-level tumor thrombi.
La simulation en chirurgie tend à se développer mais son expansion est ralentie par une charge organisationnelle et budgétaire très lourde. Nous avons souhaité créer et évaluer un simulateur d’urétéroscopie souple (URSS) haute-fidélité par impression 3D à partir d’un cas réel, d’utilisation facile et adapté à la formation des jeunes internes en urologie. Le TDM d’un patient a été segmenté à l’aide du logiciel Synapse 3D (Fujifilm) pour obtention d’une modélisation 3D au format.stl. comportant vessie, uretère et cavités rénales (Fig. 1). Ce fichier a été imprimé en 3D (imprimante J750, Stratasys®) et un calcul a été introduit dans le calice moyen antérieur. La procédure simulée consistait en une extraction lithiasique monobloc. Celle-ci a été effectuée par 19 participants de 3 groupes de niveau (6 externes, 7 internes et 6 CCA à deux reprises à un mois d’intervalle). Ils étaient chronométrés et évalués par un score global et un score de tâches spécifiques sur l’enregistrement vidéo anonymisé de la procédure. Les analyses statistiques comportaient des tests t de Student appariés pour les comparaisons entre les deux évaluations et des tests de Kruskal–Wallis pour les comparaisons inter-groupes (Fig. 2). Les participants ont vu significativement leurs performances s’améliorer entre les deux évaluations (Fig. 3), sur le score global (p < 0,001), le score de tâches (p < 0,001) et le temps de procédure (p = 0,001). Les externes ont montré la plus grande progression pour le score global (+15,5 points sur 35 en moyenne, p = 0,001) et pour le score de tâches (+6,5 points sur 20 en moyenne, p < 0,001). Parmi les participants, 63,2 % jugeaient le modèle tout à fait ou plutôt réaliste au niveau du visuel. Cent pour cent des participants étaient tout à fait ou plutôt d’accord sur l’intérêt du simulateur pour la formation des jeunes internes. Notre simulateur d’urétéroscopie imprimé en trois dimensions a montré sa capacité à faire progresser les novices en endoscopie tout en étant facile d’utilisation et de coût raisonnable. Il pourrait avoir sa place dans un programme de formation au début de l’internat d’urologie, s’inscrivant dans la ligne des dernières recommandations en matière d’enseignement chirurgical.
Le rapport neutrophiles/lymphocytes (NLR) est un marqueur établi de l’inflammation systémique et son intérêt comme biomarqueur a été rapporté dans d’autres cancers. Le but de cette étude était d’évaluer la valeur pronostique du NLR pré- et postopératoire dans le cancer du rein de stade localisé et localement avancé. Sa simplicité d’obtention pourrait permettre d’améliorer les recommandations de suivi. Étude rétrospective monocentrique issue de cas inclus prospectivement après consentement écrit dans la base de données française UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563). Nous avons inclus les patients opérés d’un cancer du rein de stade pT1-4N0M0 entre mai 2000 et janvier 2019. Les associations entre les variables cliniques, biologiques, anatomopathologiques et les NLR pré- et postopératoires ont été évaluées en analyses univariées et multivariées. Une analyse de survie sans récidive selon Kaplan–Meier en fonction du NLR pré- et postop a été réalisée. Un total de 789 patients a été inclus. Le suivi moyen sur la cohorte était de 57,5 ± 35 mois et 137 patients ont présenté une récidive locale ou à distance. Le NLR moyen préopératoire était de 4,2 ± 4 dans le groupe récidive vs 2,5 ± 1,7 (p < 0,001). Le NLR moyen postopératoire était à 4 ± 2,9 vs 2,7 ± 2,5 (p < 0,001). Le NLR moyen à la récidive était de 4,9 ± 3,7. En analyse multivariée, le NLR préopératoire > 2,7 était un facteur de risque indépendant de récidive (OR : 2,9 [1,1–7,8], p = 0,034). Nous avons évalué la survie sans récidive en fonction du NLR et elle était significativement défavorable lorsque le NLR était > 2,7 en préopératoire (p < 0,001) (Fig. 1). Le NLR préopératoire > 2,7 était significativement associé de façon indépendante au risque de récidive de la maladie. Par ailleurs, le NLR était significativement augmenté à la récidive. Il pourrait donc s’agir d’un biomarqueur, économique et facile d’utilisation.
Les inhibiteurs de checkpoints immunitaires (ICI) sont désormais indiqués en 1ère ligne de traitement du cancer rénal métastatique (mRCC). À l’origine de taux importants de réponses complètes, la faisabilité de chirurgies secondaires de la tumeur primitive chez les bons répondeurs pose question. Les données de la littérature internationale dans cette situation sont limitées. Nous partageons ici le deuxième cas décrit de néphrectomie partielle après ICI. Le logiciel Synapse 3D (Fujifilm) est utilisé pour la modélisation tridimensionnelle du rein tumoral et de son réseau vasculaire, la sélection des points de clampage suprasélectif de 4e ordre, la prédiction de l’ischémie en rapport et le calcul des volumes parenchymateux. La chirurgie est réalisée avec le robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) et guidée par l’image selon 2 modalités : modélisation 3D et échographie peropératoire. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563). L’indication impérative de néphrectomie partielle du cas présenté, permet la recherche de difficultés chirurgicales potentiellement en lien avec l’exposition aux ICI. Cas d’une patiente de 79 ans, présentant un mRCC sous NIVOLUMAB depuis 41 mois (protocole NIVOREN), ayant préalablement bénéficié d’une néphrectomie totale droite, d’une néphrectomie partielle puis d’une radiofréquence du rein unique gauche et d’un traitement systémique par sunitinib et everolimus. Double tumorectomie en bloc sous clampages artériels suprasélectifs de 4e ordres de 37 minutes et métastasectomie d’un nodule de la gouttière pariéto-colique. La durée opératoire a été de 5 h, les pertes sanguines de 1000 mL. Les difficultés de libération rénale étaient habituelles dans le cadre d’une chirurgie de rattrapage. En revanche, le plan d’énucléation tumorale paraissait difficile à suivre, conduisant à une effraction tumorale au niveau sinusal. L’anatomopathologie retrouve un carcinome rénal à cellules claires, avec très faible proportion de nécrose, pT3a cN0 pM1 R0 Führman III avec micro-thrombus veineux. Sur ce retour d’expérience limitée, la chirurgie conservatrice rénale robot-assistée après ICI paraît faisable de façon satisfaisante. Néanmoins la dissection tumorale pouvant être remaniée dans certaines zones, celle-ci doit être menée avec prudence.
La chirurgie ouverte demeure le traitement de référence des tumeurs rénales avec thrombus de la veine cave inférieure, alors que la voie robotique a été décrite par certaines équipes expertes seules. Deux études comparatives sont disponibles dans la littérature. L’objectif de cette vidéo était de présenter la technique et les résultats de la néphrectomie totale élargie et thrombectomie cave par voie laparoscopique avec assistance robotique. La technique chirurgicale de la voie robotique réalisée avec le robot Da-Vinci Si (Intuitive Surgical) et échographie per-opératoire (Hitachi Arietta Precision) est décrite pas à pas. Étude rétrospective monocentrique comparative, sur des patients opérés pour cancer du rein avec extension cave de niveau 1 à 3, entre décembre 2015 et décembre 2019. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de donnée prospective UroCCR (CNIL DR 2013-206, NCT03293563). Les patients étaient séparés en deux groupes selon l’approche chirurgicale : ouverte ou laparoscopique robot assistée. Analyse univariée puis multivariée de la morbidité péri opératoire et des résultats carcinologiques. Le patient, un homme de 81 ans, présentait une tumeur de 8 cm du pole supérieur et médio rénal du rein droit, associé à un thrombus cave de niveau II. Le bilan d’extension était négatif. La durée de la chirurgie était de 320 minutes, dont 24 minutes de clampage cave, et les pertes sanguines estimées à 300 mL. Le patient a regagné son domicile à J4 post opératoire. L’analyse anatomopathologique a conclu à un carcinome à cellule claire de grade 4 de Fuhrman, de stade pT3cN0M0. Les deux groupes comptaient respectivement 30 et 10 patients. Les durées opératoires étaient significativement allongées dans le groupe robotique (350,5 vs 208 min) (p < 0,01) alors que les pertes sanguines (500 vs 1250 mL) (p = 0,02) et les durées d’hospitalisation (7 vs 10 jours) (p < 0,01) étaient réduites. Il n’y avait pas de différence significative en termes de complications postopératoires ou de résultat carcinologique. La voie d’abord robotique pour les NTE avec thrombectomie cave apparaît réalisable et sûre, pour des patients sélectionnés et au sein d’équipes expertes. Elle est à l’origine de temps opératoires plus longs, mais de pertes sanguines et de durées d’hospitalisation réduites.
Background. - Prostate cancer is supposedly more aggressive among Afro-Caribbean men. There is a lack of data in this population for active surveillance. Published series are retrospective or have small samples and results are discordant. The objective was to determinate whether actual active surveillance modalities can be applied for Afro-Caribbean men by comparing their oncological outcomes with Caucasian men. Methods. - A total of 449 consecutive patients who underwent active surveillance for favorable-risk prostate cancer in two French University-Medical-Centers between 2005 and 2018: 261 in Guadeloupe, French West Indies, and 188 in Bordeaux, metropolitan France. Median follow-up was 56 months, (95% CI [32-81]) and 52 months (95% CI [30-75)), respectively (P= 0.07). Curative treatment was given in case of histological, biological, or imaging progression, or upon patient demand. Primary endpoints were treatment-free, overall and specific survival. Secondary outcomes were reasons of discontinuating active surveillance, histological poor prognosis factors after prostatectomy, CAPRA-S score, biochemical-recurrence-free after treatment and metastasis-free survival. Kaplan-Meier method was used. Results. - Median treatment free survival was 58.4 months (CI 95% [48.6-83.1)) for ACM and not reached at 120 months for CM (P=0.002). Overall survival (P= 0.53), and specific survival (P=0.21) were similar in the two groups. CM were likely to have poor prognosis factor on prostatecomy piece (57 vs 30%, P= 0.01). No difference for repartition of the CAPRA-S score (P= 0.86), biochemical-recurrence-free (P=0.92) and metastasis-free (P= 0.44) survival. Conclusions. - Oncological outcomes for active surveillance of Afro-Caribbean and Caucasian men were similar in terms of mortality, recurrence and metastasis in our bicentric study, showing usability of current criteria for Afro-Caribbean. The higher rate of disease progression in the Afro-Caribbean population requires close monitoring. (C) 2020 Elsevier Masson SAS. Alt rights reserved.
Plusieurs travaux confirment que les délais avant prise en charge du cancer de la prostate (CaP) pourraient avoir un impact pronostic, en particulier pour les formes agressives. L’objectif de ce travail était de décrire les délais observés entre le dosage initial du PSA (PSAi) et les différentes étapes de la prise en charge jusqu’à la mise en œuvre du traitement. Une étude rétrospective monocentrique a été conduite à partir de dossiers discutés en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) entre le 1er août 2019 et le 1er avril 2020. Ont été inclus tous les nouveaux diagnostics de CaP discutés en vue de l’initiation d’un traitement au sein de notre établissement. Ont été exclus les récidives ou les avis ponctuels donnés pour des patients pris en charge dans d’autres établissements. Les caractéristiques de la population ont été recueillies ainsi que les dates clés de la prise en charge : premier PSA (PSAi), examens réalisés (IRM), première consultation d’urologie, biopsie prostatique, discussion en RCP, initiation du traitement. Cent vingt-quatre patients ont été inclus. Les caractéristiques des patients et des CaP sont détaillées dans le Tableau 1. Les délais médians entre le PSAi et les différentes étapes de la prise en charge figurent dans le Tableau 2. Parmi les patients, 70,4 % étaient adressés par leur médecin traitant et 20,8 % avaient une IRM prostatique. Les délais de prise en charge n’étaient pas significativement différents en fonction du score ISUP. Parmi les différentes étapes du parcours de soin étudiées, les délais les plus longs étaient générés par la réalisation d’une IRM avec un délai médian de 50,5 jours (12–187). Les délais de prise en charge des patients ayant un primo-diagnostic de CaP apparaissent variables et perfectibles avec un délai médian entre le PSAi et le début du traitement de 160,5 jours quel que soit l’ISUP. L’optimisation des différents délais, notamment l’obtention de l’IRM et du traitement en fonction de l’agressivité tumorale, permettrait d’améliorer le parcours de soin des patients.
La planification d’une néphrectomie partielle réside dans la capacité du chirurgien à reconstruire mentalement l’anatomie rénale à partir d’une imagerie et à évaluer la complexité tumorale. Les modèles 3D permettraient de s’affranchir de cette étape et gagner en vitesse et précision d’évaluation. Notre objectif était d’évaluer l’intérêt d’un modèle 3D imprimé « patient-spécifique » de rein tumoral sur la planification opératoire de NP complexes. Six cas de tumeurs rénales complexes ont été modélisés grâce au scanner (logiciel Synapse Vincent, Fujifilm) puis imprimés en 3D (Stratasys-J750). Pour chaque cas, l’anatomie tumorale et vasculaire rénale a été interprétée par questionnaires par 3 groupes de chirurgiens (6 séniors, 8 assistants et 8 internes) et selon 3 modalités : scanner (référence), modèle 3D virtuel et modèle 3D imprimé. Les critères de jugement étaient : l’exactitude du RENAL score, le temps nécessaire à son calcul, la description de l’arborisation artérielle. Les réponses exactes étaient établies par un duo radiologue et chirurgien expérimentés. L’apport subjectif et la satisfaction à l’utilisation de ces modèles était évalué. Au total, 268 évaluations par questionnaires ont été réalisées. Le temps nécessaire pour établir le score de complexité RENAL était significativement différent entre les modalités évaluées, en faveur du modèle 3D imprimé (44 % de gain de temps par rapport au scanner, 20 % pour le modèle 3D virtuel, p < 0,001). Cependant le taux d’exactitude était médiocre quel que soit le modèle ou l’expérience du chirurgien (entre 0 % [internes avec le scanner] et 45 % [séniors avec le scanner]). Les modèles imprimés semblaient particulièrement utiles pour évaluer l’anatomie artérielle (97,8 % d’exactitude pour le nombre d’artères rénales, 92,7 % avec le modèle virtuel et 85,1 % avec le scanner, p = 0,01). Les participants jugeaient l’outil imprimé fortement utile pour faciliter la chirurgie (80,4 % de score 9–10 sur 10, p < 0,001) et la compréhension anatomique (84,8 % de score 9–10 sur 10, p < 0,001) (Fig. 1). Notre étude suggère une faible reproductibilité du RENAL score en pratique clinique courante et ce indépendamment du niveau d’expérience du chirurgien. Les modèles 3D virtuels ou imprimés n’améliorent pas sa détermination. En revanche, ils améliorent significativement la compréhension de l’anatomie vasculaire et peuvent, de ce fait, être utiles à la planification opératoire de clampages suprasélectifs.
La compréhension de sa pathologie permet une meilleure préparation à la chirurgie. Peu d’outils didactiques existent pour la transmission des informations au patient. Les avancées technologiques, notamment l’impression 3D, offrent des possibilités parlantes. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d’un modèle 3D personnalisé de rein sur la compréhension anatomique et chirurgicale pour les patients bénéficiant de néphrectomie partielle (NP). Une étude prospective comparative monocentrique a été menée entre décembre 2017 et mai 2019. Deux groupes de patients programmés pour NP robotique ont été constitués. Un groupe avait accès à la modélisation 3D de son rein tumoral obtenue par segmentation du scanner (Synapse 3D, Fujifilm) puis imprimée (Stratasys J750). Les patients ont répondu à un questionnaire évaluant 3 dimensions de leur compréhension pré-opératoire : anatomie et physiologie rénale, caractéristiques de leur maladie et stratégie chirurgicale proposée dont risques de complications. Les données ont été collectées prospectivement après consentement écrit dans la base de données UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563) et comparées avec des tests de Welch. Parmi les 90 patients inclus et opérés d’une NP, 45 étaient dans le groupe impression 3D. La totalité des patients a rempli le questionnaire. Les patients ayant eu accès à l’impression 3D spécifique de leur situation ont eu des scores de compréhension significativement plus élevés que les patients n’ayant pas eu de modèle imprimé en 3D. Leurs réponses étaient meilleures en anatomie et physiologie rénale (taux d’exactitude : 92,8 % vs 71,6 % ; p < 0,001) ; en anatomie tumorale spécifique (91,2 % vs 54,6 % ; p < 0,001) et en stratégie chirurgicale (84,1 % vs 57,7 % ; p < 0,001). L’impression 3D patient-spécifique semble être un support efficace de transmission de l’information préopératoire entre chirurgien et patients. Son utilisation pourrait enrichir la qualité de l’échange soignant–soigné en consultation et avoir un rôle médico-légal. À notre connaissance, il s’agit de la plus large étude de la littérature sur le sujet.
Déterminer des critères, à l’inclusion, permettant de prédire une sortie anticipée de surveillance active (SA). Notre cohorte prospective, monocentrique était composée de 261 patients majoritairement afro-antillais, ayant un cancer de prostate de très faible ou faible risque inclus dans un protocole de SA entre 2005 et 2018. Nous avons étudié, en analyse multivariée, l’influence de l’âge, du stade clinique, d’anomalie(s) à l’IRM et de la densité du PSA, sur le délai de sortie de SA des patients. L’analyse descriptive de notre population est résumée dans le Tableau 1. La Fig. 1 représente la courbe de survie avant sortie de SA. À 2,5, 5 et 10 ans, la proportion de patients demeurant en SA était respectivement de 69,4 %, 45,6 % et 23,3 %. En analyse multivariée, la densité du PSA (p = 0,02) était un facteur de risque indépendant de sortie de surveillance active mais pas l’âge (p = 0,09), le stade clinique (p = 0,24) ou l’IRM (p 0,54). Avec un cut-off calculé de 0,15 ng/mL/mL, le risque de progression tumorale était augmenté avec un hazard ratio de 1,62 [IC : 1,15–2,28] (Tableau 2). La densité du PSA est le seul facteur prédictif à l’inclusion d’une sortie anticipée de surveillance active dans notre population afro-antillaise. Une densité de PSA ≥ 0,15 présage d’une plus rapide évolution tumorale.
Comparer les résultats en surveillance active (SA) de deux populations d’agressivité différente dans le cancer de prostate. Étude de cohorte prospective, bicentrique, de 261 patients de descendance subsaharienne inclus entre 2005 et 2018 versus 175 patients caucasiens inclus entre 2006 et 2017. La majorité des cancers de prostate était de très faible risque (critères AFU) inclus en RCP dans un protocole de SA. Les patients sortaient de SA en cas de progression biopsique, biologique, IRM ou selon le souhait du patient. Nous avons colligé les types de traitement en sortie de SA, puis décrit l’anatomopathologie des pièces de prostatectomies. Nous avons comparé entre les deux populations la survie globale, spécifique, sans métastase et le maintien en SA selon la méthode de Kaplan–Meyer. Les caractéristiques initiales démographiques, biologiques, anatomopathologiques des 2 populations sont exposées dans le Tableau 1. Il existait une différence significative en termes de volume de prostate (p = 0,003) et densité du PSA (p = 0,02). Il n’y avait pas de différence pour les raisons de sortie des patients. La courbe survie avant mise en traitement (Fig. 1) montre une progression plus rapide dans le groupe afro-antillais (p = 0,018). Les types de traitements ainsi que les anatomopathologies des pièces de prostatectomie sont analysées dans le Tableau 2. La fréquence des traitements chirurgicaux était de 81 % pour la population afro-antillaise versus 62 % pour la population caucasienne. Les pièces opératoires des patients caucasiens versus afro-caribéens montraient des caractéristiques plus agressives (p = 0,01). À 2,5, 5 ou 8 ans, les survies sans métastase (p = 0,44), globale (p = 0,53) et spécifique (p = 0,21) n’étaient pas significativement différentes. Notre cohorte prospective bicentrique en SA ne montre pas de différence significative en termes de survie sans métastase, globale et spécifique. En population afro-caribéenne supposée à risque, les patients présentaient une progression tumorale plus précoce.
La chirurgie conservatrice pour tumeur du rein impose pour une conservation optimale du parenchyme sain et une exérèse tumorale en marges saines, une bonne appréhension de l’anatomie spécifique du cas. L’objectif de cette vidéo est de présenter une méthode de virtualisation 3D du rein tumoral et son utilisation peropératoire pour guider l’acte chirurgical. La segmentation du scanner préopératoire acquis dans cette intention a été réalisée avec le logiciel Synapse 3D (Fujifilm), réalisant une modélisation rénale 3D. C’est un uro-TDM en coupes fines de 0,6 mm comportant un angioscanner des artères rénales, un temps tubulaire et un temps excrétoire. La fonction TilePro™ du robot chirurgical DaVinci (intuitive surgical) permet au chirurgien de visualiser simultanément la vue opératoire ainsi que la modélisation 3D du rein à opérer. Un pavé tactile (Wacom) permet au chirurgien de manipuler le modèle 3D sans quitter des yeux le champ opératoire. Les données cliniques présentées sont issues de la base de données prospective UroCCR. On montre les étapes clés de la réalisation du modèle 3D pour une tumeur de 5,5 cm, de complexité élevée, 10a (Rénal 10a, Padua 11a) chez une femme de 60 ans. D’autres modélisations 3D illustrent cette présentation. On utilise maintenant cette technique en routine tant pour la planification préopératoire que pour la navigation peropératoire. En affranchissant le chirurgien de l’effort de reconstruction mentale, la modélisation 3D lui permet de s’approprier instantanément l’anatomie rénale, tumorale et péritumorale. La visualisation des rapports tumoraux avec l’arborisation vasculaire ou urinaire favorise une dissection tumorale anatomique et la réalisation d’un clampage artériel supra-sélectif. Le pavé tactile permet d’orienter le modèle 3D en fonction de la vue peropératoire, autorisant la planification en temps réel du prochain temps opératoire au fur et à mesure de l’avancée de l’intervention. La modélisation 3D est un outil utile à la planification préopératoire et à la navigation peropératoire. La méthodologie présentée, de chirurgie guidée par l’image, permet de s’approcher du concept de réalité augmentée. Cela représente un réel atout pour la réalisation d’une tumorectomie anatomique, en marge minimale et pour la facilitation du clampage supra-sélectif.
La chirurgie des tumeurs rénales avancées est habituellement réalisée par voie ouverte. L’objectif de cette vidéo est d’illustrer le concept d’exérèse en monobloc intra-fasciale par voie mini-invasive pour une volumineuse tumeur rénale avec extension ganglionnaire rétrocave. Les principaux temps opératoires d’une néphrectomie totale élargie (NTE) associée à un curage extensif en monobloc, réalisé avec le robot chirurgical DaVinci (intuitive surgical), muni d’un optique de 30°, de 3 bras opérateurs et 2 trocarts d’aide de 5 et 12 mm sont rapportés. Des reconstructions tridimensionnelles de scanner obtenues à l’aide du logiciel Synapse 3D illustrent le cas. Les données cliniques sont issues de la base de données prospective UroCCR. La patiente de 87 ans présentait une volumineuse tumeur rénale droite de 11 cm associée à une adénopathie rétro-cave compressive de 7 cm. La première phase chirurgicale a consisté en une dissection de la veine cave puis de la veine rénale droite. Un abord interaorticocave a été réalisé pour clampage de l’artère rénale droite. Le deuxième temps a consisté en l’exérèse monobloc de la masse ganglionnaire et du rein tumoral sans ouverture du fascia de Gérota. Les pertes sanguines étaient de 250 cc. La tumeur rénale correspondait à un carcinome tubulo-papillaire de type 2 et de grade 4 de Fuhrman. Les ganglions étaient le siège d’une invasion massive avec rupture capsulaire. L’exérèse a néanmoins été réalisée en marges saines et la tumeur classée pT3aN2cM0R0. Les suites opératoires ont été simples. Le scanner de contrôle à 3 mois était sans anomalie. La chirurgie des tumeurs rénales avec extension loco-régionale est réalisable par voie mini-invasive, permettant une exérèse tumorale en monobloc avec une faible morbidité per- et postopératoire (Fig. 1).
Les tumeurs rénales de gros volume occupant l’espace sinusal représentent un challenge technique pour la réalisation d’un traitement conservateur. L’objectif de cette vidéo est d’illustrer la faisabilité d’une tumorectomie mini-invasive pour une lésion équatoriale complexe occupant l’intégralité du sinus rénal. Les étapes clés de l’intervention, réalisée avec le robot chirurgical DaVinci (intuitive surgical) à l’aide de 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts de 5 mm et 12 mm pour l’aide opératoire sont présentées. La modélisation 3D du rein pathologique obtenue à partir des coupes de scanner injecté préopératoire a été réalisée à l’aide du logiciel Synapse 3D (Fujifilm). Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR. Le patient, âgé de 57 ans, présentait une lésion rénale gauche de 9 cm de grand axe, occupant la totalité du sinus rénal et de complexité élevée selon Rénal (11ah) et Padua (12a). La fonction rénale préopératoire était altérée (DFG = 43 mL/min). Le hile a été disséqué en intégralité tout comme la face sinusale de la tumeur. L’arborisation artérielle a été individualisée en vue d’un clampage artériel supra-sélectif et séquentiel. L’exérèse lésionnelle a été réalisée dans le plan de l’énucléation tumorale. Le traitement du lit de tumorectomie n’a intéressé que la zone cortico-parenchymateuse circonférentielle. Les marges d’exérèse étaient saines et la fonction rénale était inchangée à j2 postopératoire (44 mL/min selon MDRD). Une tumorectomie pour tumeur sinusale de gros volume implique une planification opératoire poussée et l’utilisation de points techniques spécifiques. Une prise en charge mini-invasive avec assistance robotique est réalisable avec de bons résultats carcinologiques et fonctionnels (Fig. 1).