Introduction La médecine digitale peut contribuer à améliorer les résultats périopératoires et à surmonter les contraintes organisationnelles liées aux ressources humaines et aux coûts des soins de santé. Méthodes Dans cet essai prospectif multicentrique pré- et post-intervention, nous avons évalué l’impact d’une plateforme digitale comprenant des programmes de pré-habilitation et de rééducation, des checklists, des PROM/PREMs et un télésuivi après l’intervention chirurgicale sur le taux de complications. Les critères d’évaluation secondaires étaient la durée de séjour, les taux de réadmission et d’ambulatoire, la durée de réadmission, les jours hors de l’hôpital dans les 3 mois postopératoires, les soins prolongés à la sortie, les visites non planifiées et la satisfaction du patient. Résultats Entre 5 mois, 415 patients ont été inclus dans: 208 avant et 207 après la mise en place du parcours digital. L’âge médian et l’IMC étaient comparables (p>0,05). Plus de chirurgies majeures ont été réalisées après l’introduction de l’application (57 % vs 44 %; p=0,007). Aucune différence significative n’a été trouvée dans les temps opératoires (64 vs 60min; p=0,7), mais dans les saignements (p=0,003), probablement en raison de la proportion plus élevée de chirurgies majeures dans le groupe digital. Les complications globales (15 % contre 28 %; p<0,001) et les majeures (1,9 % vs 5,8 %; p=0,048) étaient moins nombreuses dans le groupe digital. L’adoption d’un programme digital était associée à un risque réduit de complications globales (OR=0,45, IC 95 %: 0,26–0,75; p=0,003). La durée du séjour était plus faible (0 vs 1 jour; p=0,017), avec plus de sorties le jour même (60 % vs 45 %; p<0,001). Après la sortie, le taux de visites non planifiées a chuté (12 % vs 1,9 %; p<0,001), tout comme le taux de réadmission (5,3 % vs 11 %; p=0,048). Par conséquent, les patients ont passé plus de jours en vie et hors de l’hôpital (90 vs 89 jours; p=0,007), avec un besoin moindre de soins prolongés (13 % vs 27 %; p<0,001). La satisfaction des patients était plus élevée dans la cohorte avec l’application (9/10 vs 8/10; p<0,001). Conclusion La mise en œuvre d’un programme digital périopératoire avec pré/réhabilitation, checklists/alertes et télésurveillance a été associée à une amélioration des résultats périopératoires ainsi qu’à des avantages en termes de charge de ressources de soins de santé et de satisfaction des patients.
Introduction Le bénéfice de parcours optimisé périopératoire sur les complications et réhospitalisations peut se traduire par des bénéfices médico-économiques conséquents. Méthodes Nous avons évalué l’analyse médico-économique d’une étude prospective multicentrique qui a démontré la réduction des complications et des réadmissions postopératoire en urologie, grâce à l’utilisation d’une plateforme digitale comprenant des programmes de pré-habilitation et de rééducation, des checklists, des PROM/PREMs et un télésuivi après l’intervention chirurgicale. Au total, 415 patients opérés d’une chirurgie urologique non urgente ont été évalués dans cette étude pré- et post-intervention sur 5 mois, dans 6 centres français. Les coûts ont été calculés pour l’hospitalisation initiale et les éventuelles réadmissions dans les 90 jours à partir de l’Étude Nationale des Coûts, avec un ajustement selon la durée de séjour, les bornes hautes/basses et l’index de sévérité (source ATIH). Pour les soins après retour à domicile hors hospitalisation, les coûts sont calculés à partir des tarifs de l’Assurance Maladie (dont forfait patient urgences). Résultats L’implémentation d’un parcours optimisé digital avait un impact économique important dès la première hospitalisation (coût de 3948 et 3142 euros en pré- et post-intervention; p=0,021), malgré un plus grand nombre de chirurgies majeures en post-intervention. Cet avantage était supérieur en prenant en compte l’ensemble des coûts dans les 90jours suivant la sortie d’hospitalisation (4118 versus 3214 euros; p=0,023). Ce bénéfice était significatif après stratification sur des chirurgies mineures (–771 euros; p=0,004) ou majeures (–1910 euros; p=0,008). Le coût « out-of-pocket » patient était également réduit de 20 euros environ (p=0,002) avec parcours digital. Conclusion La mise en œuvre d’un programme digital complet périopératoire autours d’une chirurgie urologique programmée, avec pré/réhabilitation, des checklists/alertes et une télésurveillance a été associée à une réduction significative des coûts, en incluant l’hospitalisation initiale et les soins liés à la chirurgie dans les 90 jours suivant l’intervention.
En cas d'échec des traitements médicaux, le traitement chirurgical est recommandé dans les névralgies pudendales répondant aux 5 critères « de Nantes ». Cependant, une controverse persiste sur la meilleure approche chirurgicale dont l'objectif est de restaurer la mobilité complète du nerf sur son trajet. En 2022, 6 patients consécutifs, présentant une névralgie par compression d'un nerf pudendal avec les 5 critères diagnostiques « de Nantes », ont été opérés par voie mini-invasive laparoscopique trans-péritonéale robot-assistée Da Vinci Xi dans notre centre. Ce film a démontré la faisabilité de notre technique chirurgicale pour libérer le pédicule neuro-vasculaire pudendal sur l'ensemble de son trajet en cas de névralgie par compression. Cette vidéo décrit les 4 temps chirurgicaux et les repères anatomiques de notre technique, permettant une restauration de la mobilité du pédicule neurovasculaire pudendal et de ses branches, depuis la naissance du nerf jusqu'en sous pubien. Notre technique démontre la faisabilité de la voie mini-invasive laparoscopique trans-péritonéale robot-assistée pour une restauration de la mobilité du pédicule neurovasculaire pudendal sur l'ensemble de son trajet en cas de névralgie par compression.
La thérapie focale, notamment par HIFU (Ultrasons Focalisés de Haute Intensité), se développe avec l’objectif de traiter certains cancers de prostate localisés en diminuant la morbidité comparativement aux traitements radicaux. Nous partageons les résultats du traitement focal à l’aide du système FocalOne® réalisés par deux centres académiques. Il s’agit d’une étude descriptive et analytique, internationale multicentrique, avec un recueil rétrospectif des données. Les patients sélectionnés ont bénéficié d’un traitement par HIFU avec le système FocalOne® entre novembre 2014 et décembre 2019. Les critères d’exclusion étaient : un stade N+ ou M+, un antécédent de radiothérapie ou hormonothérapie, un traitement supérieur à 50 % du volume prostatique, un ISUP > 3 sur les biopsies initiales, et un suivi inférieur à 12 mois. Le critère de jugement principal était le taux de retraitement. Une étude analytique a été réalisée, recherchant des facteurs pronostiques de retraitement. Nous avons également étudié les résultats fonctionnels. La cohorte se composait de 137 patients. L’âge médian était de 63 ans, le PSA moyen de 6,99 ng/mL, le volume prostatique de 49cc, le stade T2a était prédominant (48,8 %) avec 8,8 % de T2c, le score ISUP2 également (45,3 %) avec 18,2 % d’ISUP3. 38,7 % des traitements consistaient en une hémi-ablation. 76,6 % des patients ont eu des biopsies systématiques dans l’année post-traitement. 21,8 % des biopsies retrouvaient un cancer significatif (ISUP > 1). Le taux de retraitement était de 37,9 % dont 31,4 % de traitements radicaux. Le suivi médian était de 24 mois. La survie sans retraitement à 24 mois était de 74 %. L’analyse univariée n’a pas retrouvé de facteur pré ou peropératoire pronostique de retraitement, seulement une tendance (p = 0,13) pour les petits volumes traités. Le taux de complications de grade 3 était de 9,4 % (Fig. 1, Tableau 1). Dans cette étude, la survie sans retraitement à 24 mois était de 74 %, traduisant l’hétérogénéité des indications et modalités de traitement. Le suivi est trop court pour évaluer les résultats oncologiques à long terme. Inclure les patients dans des cohortes de suivi, des essais cliniques, permettrait de mieux préciser les indications du traitement focal du cancer localisé de la prostate.
Présentation des résultats fonctionnels et oncologiques à long termes des HIFU de rattrapage des récidives locales après radiothérapie. Il s’agit d’une étude de phase IIb de cohorte multicentrique et prospective conduite en France et en Norvège. Le traitement HIFU de rattrapage était réalisé après récidive locale après radiothérapie prouvé histologiquement. Les paramètres étudiés : survie globale, sans métastases, sans hormonothérapie et sans récidive (biopsies négatives, absence de traitement de rattrapage, de métastases ou de décès spécifique), la continence et les complications. De septembre 2010 et mai 2018, 87 patients ont été inclus et traités dans 3 centres. L’âge moyen était de 71,5 ans, le PSA moyen de 5 ng/mL avec 33 % à haut risque de D’Amico. À 5 ans, la survie globale était de 97,3 %, sans métastases de 85,8 %, sans hormonothérapie de 57,4 % et sans récidive de 47,4 %. Il existait une différence significative sur la survie sans récidive à 4 ans en fonction du groupe à risque initial (avant radiothérapie) : faible : 100 %, intermédiaire : 49,7 %, haut : 38,4 % et indéterminé : 47,6 %. Une incontinence de grade 2/3 est survenue chez 22 patients et une ostéite pubienne chez 3. Les résultats oncologiques à moyen termes des HIFU focaux de rattrapage pour des récidives après radiothérapie sont encourageants et dépendent du risque initial de la maladie.
L'objectif de notre étude est de décrire l'activité chirurgicale et les complications postopératoires d'un centre de chirurgie avec une activité exclusive dédiée à l'endométriose. Étude rétrospective monocentrique analysant des données recueillies de manière prospective concernant les patientes opérées pour endométriose de septembre 2018 à août 2019. Quatre cent quatre-vingt-onze interventions chirurgicales ont été enregistrées : 268 sur des localisations colorectales (54,6 %), 51 sur des endométrioses de l'appareil urinaire (10,4 %), 17 sur des localisations iléocoliques droites (3,5 %), 43 sur des nodules des paramètres (8,8 %), 12 sur des nodules des nerfs sacrés et sciatiques (2,4 %), 7 sur le diaphragme (1,4 %). Les 268 endométrioses colorectales, dont 48,1 % concernaient le bas et le moyen rectum, ont été opérées par shaving dans 102 cas, par une exérèse discoïde dans 96 cas et par une résection colorectale dans 100 cas. Une stomie de décharge a été réalisée dans 13,1 % des cas. Cent quatre-vingt-dix-neuf chirurgies des endométriomes ovariens ont été réalisées par ablation à l'énergie plasma dans 64,8 %, sclérothérapie dans 11,1 %, kystectomie dans 13,1 %, ovariectomie dans 11,1 %. Parmi les complications postopératoires majeures 12 fistules rectovaginales ont été notées, ainsi que 18 reprises chirurgicales pour d'autres complications. Au total, 38,1 % des interventions ont été réalisées avec la participation d'un chirurgien colorectal et 5,3 % avec la participation d'un urologue. La création des centres chirurgicaux exclusivement dédiés à l'endométriose permet la prise en charge d'un nombre élevé de patientes par des équipes chirurgicales multidisciplinaires, avec une surreprésentation des formes sévères et des localisations rares et un taux de complications satisfaisant. The objective of our study is to present the activity volume and postoperative complications in a center exclusively destined to endometriosis surgery. Retrospective mono-centric study analyzing data collected prospectively in patients surgically managed for endometriosis from September 2018 to August 2019. Four hundred and ninety-one patients underwent surgery for endometriosis during 12 consecutive months: 268 for colorectal localizations (54.6%), 51 for endometriosis of the urinary tract (10.4%), 17 for nodules of ileum and right colon (3.5%), 43 for nodules of parametriums (8.8%), 12 for nodules of sacral roots and sciatic nerves (2.4%), 7 for diaphragmatic localizations (1.4%). Among 268 patients with colorectal endometrioses, of which 48.1% concerned the low and mid rectum, shaving was performed in 102 cases, disc excision in 96 cases and colorectal resection in 100 cases. Stoma was performed in 13.1% of the cases. Patients could have 2 different procedures for multiple colorectal nodules. One hundred and ninety-nine ovarian endometriomas were managed by plasma energy ablation in 64.8%, sclerotherapy in 11.1%, cystectomy in 13.1%, oophorectomy in 11.1%. Major postoperative complications included 12 rectovaginal fistulas, while 18 other surgical procedures were carried out for various complications. In all, 38.1% of procedures involved a general surgeon and 5.3% an urologist. The creation of centers exclusively destined to endometriosis surgery allows the multidisciplinary management of a high number of patients, with an over-representation of severe forms and rare locations of the disease, followed by satisfactory complication rates.
Resume Objectif L’objectif de notre etude est de decrire l’activite chirurgicale et les complications postoperatoires d’un centre de chirurgie avec une activite exclusive dediee a l’endometriose. Methodes Etude retrospective monocentrique analysant des donnees recueillies de maniere prospective concernant les patientes operees pour endometriose de septembre 2018 a aout 2019. Resultats Quatre cent quatre-vingt-onze interventions chirurgicales ont ete enregistrees : 268 sur des localisations colorectales (54,6 %), 51 sur des endometrioses de l’appareil urinaire (10,4 %), 17 sur des localisations ileocoliques droites (3,5 %), 43 sur des nodules des parametres (8,8 %), 12 sur des nodules des nerfs sacres et sciatiques (2,4 %), 7 sur le diaphragme (1,4 %). Les 268 endometrioses colorectales, dont 48,1 % concernaient le bas et le moyen rectum, ont ete operees par shaving dans 102 cas, par une exerese discoide dans 96 cas et par une resection colorectale dans 100 cas. Une stomie de decharge a ete realisee dans 13,1 % des cas. Cent quatre-vingt-dix-neuf chirurgies des endometriomes ovariens ont ete realisees par ablation a l’energie plasma dans 64,8 %, sclerotherapie dans 11,1 %, kystectomie dans 13,1 %, ovariectomie dans 11,1 %. Parmi les complications postoperatoires majeures 12 fistules rectovaginales ont ete notees, ainsi que 18 reprises chirurgicales pour d’autres complications. Au total, 38,1 % des interventions ont ete realisees avec la participation d’un chirurgien colorectal et 5,3 % avec la participation d’un urologue. Conclusion La creation des centres chirurgicaux exclusivement dedies a l’endometriose permet la prise en charge d’un nombre eleve de patientes par des equipes chirurgicales multidisciplinaires, avec une surrepresentation des formes severes et des localisations rares et un taux de complications satisfaisant.
Objective. - The objective of our study is to present the activity volume and postoperative complications in a center exclusively destined to endometriosis surgery. Methods. - Retrospective mono-centric study analyzing data collected prospectively in patients surgically managed for endometriosis from September 2018 to August 2019. Results. - Four hundred and ninety-one patients underwent surgery for endometriosis during 12 consecutive months: 268 for colorectal localizations (54.6%), 51 for endometriosis of the urinary tract (10.4%), 17 for nodules of ileum and right colon (3.5%), 43 for nodules of parametriums (8.8%), 12 for nodules of sacral roots and sciatic nerves (2.4%), 7 for diaphragmatic localizations (1.4%). Among 268 patients with colorectal endometrioses, of which 48.1% concerned the low and mid rectum, shaving was performed in 102 cases, disc excision in 96 cases and colorectal resection in 100 cases. Stoma was performed in 13.1% of the cases. Patients could have 2 different procedures for multiple colorectal nodules. One hundred and ninety-nine ovarian endometriomas were managed by plasma energy ablation in 64.8%, sclerotherapy in 11.1%, cystectomy in 13.1%, oophorectomy in 11.1%. Major postoperative complications included 12 rectovaginal fistulas, while 18 other surgical procedures were carried out for various complications. In all, 38.1% of procedures involved a general surgeon and 5.3% an urologist. Conclusion. - The creation of centers exclusively destined to endometriosis surgery allows the multidisciplinary management of a high number of patients, with an over-representation of severe forms and rare locations of the disease, followed by satisfactory complication rates. (C) 2020 The Authors. Published by Elsevier Masson SAS.
En recherche clinique, la qualité de vie liée à la santé (QdV), comme la survie globale, est un critère de jugement mesurant un réel bénéfice clinique pour le patient. Cependant, l’évaluation de la QdV est peu réalisée au quotidien. Cette enquête avait pour objectif de décrire l’importance de l’évaluation de la QdV pour les médecins en charge de patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP). Cette enquête a été menée auprès de 3054 médecins prenant en charge les CaP (968 oncologues médicaux, 1228 urologues, 858 radiothérapeutes) grâce à un questionnaire élaboré par 48 médecins français et administré entre le 24/11/2016 et le 15/02/2017, par courrier et/ou téléphone. L’importance accordée aux différents domaines de QdV a été mesurée par une échelle de Likert allant de 0 (aucune importance) à 5 (beaucoup d’importance). Les domaines proposés étaient : troubles fonctionnels urinaires, dysfonction érectile, troubles de la libido, troubles digestifs, douleur, fatigue, trouble du sommeil, troubles cognitifs, dépression/anxiété, troubles de l’humeur, anorexie/perte de poids, activités quotidiennes, activité physique, activité professionnelle, autonomie, isolement. Au total, 277 (9 %) médecins ont répondu au questionnaire dont 34 % d’oncologues médicaux, 48 % d’urologues et 18 % de radiothérapeutes. Le score médian évaluant l’importance accordée à la QdV était de 4 [1–5] pour les patients atteints d’un CaP localisé et de 5 [2–5] pour les patients atteints d’un CaP métastatique. L’aspect de la QdV jugé comme le plus important était les troubles fonctionnels urinaires (médiane = 4 [0–5], moy = 4,1 ± 0,9) pour les CaP localisés et l’impact physique (médiane = 4 [0–5], moy = 3,8 ± 0,7) pour les CaP métastatiques. L’aspect le moins important était l’impact sur la sexualité pour les deux stades de CaP (médiane 3 [0–5], moy = 3,2 ± 1,2 et 2,5 ± 1,2 respectivement). Au total, 34 % des répondeurs déclaraient utiliser des outils standardisés d’évaluation. Le manque de temps (56 %) était la raison la plus fréquente de non-utilisation de ces outils. La QdV a été jugée comme importante à évaluer pour la prise en charge des patients atteints d’un CaP par les médecins interrogés. Cependant, elle semble difficile à réaliser du fait de l’absence de questionnaire adapté à la pratique clinique. Le développement de nouveaux outils d’orientation plus simples est nécessaire pour une meilleure prise en compte de la QdV.
Objectifs L’énucléation prostatique au laser Holmium (HoLEP) est rarement réalisée en chirurgie ambulatoire, même dans les centres ayant un important volume d’activité. Notre objectif est de montrer à partir de notre expérience que ce mode d’hospitalisation peut être proposé en première intention aux patients sans comorbidités médicales importantes. Méthodes Une étude observationnelle prospective monocentrique a été conduite par un opérateur unique et sur une période de 3 ans. Une prise en charge ambulatoire était proposée à tous les patients opérés d’un HoLEP en l’absence de contre-indication médicale, anesthésique ou sociale. En cas de contre-indication ou de refus, les patients étaient hospitalisés dans le service d’urologie. Les interventions ambulatoires avaient lieu en début de programme opératoire et les patients restaient en observation jusqu’à 19h. Ils quittaient ensuite le service avec une sonde vésicale qui était enlevée à j1 à domicile. Les complications ont été systématiquement recueillies et gradées selon la classification de Clavien Dindo. Résultats Sur les 261 patients opérés d’un HoLEP par l’opérateur, 131 ont été pris en charge en ambulatoire (50,2 %). Le taux de conversion en hospitalisation conventionnelle était de 16,8 % (22 patients). À 3 mois, 17 patients (13,0 %) ont présenté une complication nécessitant une hospitalisation. Au total, 39 patients (29,8 %) ont dû être hospitalisés dans les suites de leur intervention. Aucune complication de grade supérieur à 3 de la classification de Clavien n’a été observée. Six patients (4,6 %) ont présenté une complication de grade 3 :1 morcellation complémentaire, 1 décaillotage chirurgical, 1 HoLEP complémentaire, 1 FOGD pour ulcère gastro-duodénal, 2 dilatations de sténoses rétro-méatiques sous anesthésie locale. À 3 mois, l’IPSS moyen était de 5,07, l’IPSS Q8 de 1,12, le volume prostatique de 23,2mL, le Qmax de 25,2mL/s (Tableau 1, Tableau 2). Conclusion Cette étude confirme que la réalisation de l’HoLEP en chirurgie ambulatoire est possible et peut être largement étendue, jusqu’à dépasser les 50 % dans notre série. L’hospitalisation en secteur conventionnel n’étant réalisée qu’en cas de contre-indication à la chirurgie ambulatoire. Cette large inclusion des patients s’accompagne d’un taux de conversion encore perfectible (16,8 %), mais sans augmentation des taux de complications.
Objectif : Evaluer le score de Gleason au niveau de la marge positive sur la survie sans recidive biologique. Materiel et Methode : Etude retrospective descriptive monocentrique de 2007 a 2011 de patients operes d’un cancer de prostate (pT2 ou pT3) avec marges chirurgicales positives, n’ayant pas eu de traitement neo-adjuvant, PSA post-operatoire immediat 10 ng/mL (p=0,001) et une taille des marges > 3 mm (p =0,001) etaient des facteurs pronostiques independants de recidive biologique. Enfin, il existait une association entre un score de Gleason des marges chirurgicales > 7 et la realisation d’un traitement adjuvant (p 7 au niveau des marges positives etait un facteur de mauvais pronostic necessitant la realisation d’une radiotherapie adjuvante. Enfin, nous avons determine qu’une marge chirurgicale positive > 3 mm et un PSA initial > 10 ng/mL etaient des facteurs pronostiques de recidive biologique.
Le traitement conservateur mini-invasif des tumeurs rénales complexes expose au risque de totalisation, d’ischémie prolongée, et de complications accrues. L’utilisation de modélisations 3D issues de l’imagerie préopératoire permet une meilleure planification chirurgicale et une assistance peropératoire pour une chirurgie anatomique. L’objectif était de rapporter les résultats de notre expérience initiale en chirurgie guidée par l’image pour tumorectomies rénales complexes. Les 10 premiers patients consécutifs opérés d’une tumeur rénale complexe (RENAL > 9 et PADUA > 10) selon la technique de chirurgie guidée par l’image ont été inclus. La modélisation 3D du rein tumoral était réalisée avec le logiciel Synapse 3D (Fujifilm), par segmentation du scanner préopératoire. La chirurgie a été réalisée avec le robot chirurgical Da Vinci (Intuitive Surgical), 3 bras opérateurs, un optique de 30°, et 2 trocards d’aide. La modélisation était affichée sur la vue console en peropératoire (fonction TilePro). Les données cliniques étaient issues de la base de données prospective UroCCR. Les critères d’évaluation étaient : le succès du clampage sélectif, la durée d’ischémie, le taux de complications, les marges, la préservation de la fonction rénale. Les chirurgies étaient d’indication élective dans 8/10 cas et réalisées entre novembre 2015 et juin 2016. La taille tumorale moyenne était de 6,9 (± 1,7) cm. Les scores RENAL et PADUA moyens étaient de 10 et 11,5. Le traitement a été conservateur dans tous les cas et un clampage supra-sélectif a été suffisant dans 9 cas sur 10. La durée d’ischémie sélective moyenne était de 38 (±13,8) minutes. La durée opératoire moyenne était de 275 ± 88 min et les pertes sanguines moyennes de 360 ± 110 mL. Il y a eu deux complications médicales Clavien II, aucune complication chirurgicale. Les marges étaient toutes négatives. À j1, la variation moyenne de la créatininémie était de + 11 (± 13) μM/L. À trois mois postopératoire, la variation moyenne du DFG était de–1,9 % (± 8,9) (Figure 1, Figure 2). Notre début d’expérience en chirurgie guidée par l’image, dans cette population spécifique de tumeurs de haute complexité rapporte une faisabilité du clampage supra-sélectif dans 90 % des cas et de bons résultats en termes de morbidité et de fonction rénale postopératoire.
Objectives. - The aim of this study was to assess the impact of the aggressiveness of cancer cells at the level of positive surgical margins (PSM) on the biochemical recurrence rate (BRR) by studying the Gleason score (GS) at this level. Methods. - We included all radical prostatectomy (RP) procedures performed from January 2007 to November 2011. All of the RP specimens with PSM were reviewed to determine the GS at the level of PSM. We compared the GS at PSM with BRR. Results. - A total of 658 RP were analysed, among which 16% had PSM. From the 101 patients with PSM included, 32% had biochemical recurrence (BR) with a median follow-up of 38 months. GS at PSM was significantly associated with earlier BR (P=0.008). Univariate analysis showed that GS at PSM (P=0.013), initial PSA (P < 0.0001), pathologic GS (P < 0.001), length of PSM (P=0.013), and seminal vesicle invasion (P < 0.0001) were predictors of BR. Multivariate analysis confirmed that PSA greater than 10 ng/mL and length of PSM greater than 3 mm were independent prognostic factors for BR, but GS at the level of PSM was not. Conclusion. - GS at PSM was not confirmed as an independent risk factor for BR. Initial PSA greater than 10 ng/mL and length of PSM greater than 3 mm were the sole independent predictors for BR. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.