Distraction osteogenesis is an established surgical technique for bone lengthening. The procedure involves making osteotomies, in the bone and using a device to gradually separate, or “distract,” the bone fragments. New Zealand white male rabbits underwent distraction osteogenesis on the right tibia and lengthening using external fixators at two different time points: a speed of 1.4 mm/day in 15 days and 2.1 mm/day in 10 days. Radiological analysis was used to determine the distraction osteogenesis rates during tibia lengthening in rabbits. The regenerated callus was carefully removed and subjected to biological and physicochemical analyses, such as scanning electron microscope (SEM), Fourier transform infrared spectroscopy (FTIR), and nuclear magnetic resonance (NMR) analyses. For both groups, quantitative radiography showed that the distraction-induced deficiency was filled over time in a consistent manner. However, the amount of the newly formed tissue in rabbits of the fast-lengthening group was less significant than that of the fast group. For five weeks, FTIR results showed that the mineral phases of the regenerated tissue of two groups were made up of biological apatite crystals, which are defined as carbonated calcium phosphate. The IR spectra confirmed the presence of phosphate (PO4−3), hydroxyl (OH)−, and carbonate (CO3−2) groups. NMR demonstrated that the PO43− group of the regenerated bone has practically a homogeneous and unique environment: chain PO4—PO4 which represents the skeleton of the bone mineralization. SEM showed that at the same period of lengthening, endosteal surface evolved to a more homogeneous appearance similar to healthy bone. However, the fast-lengthening group presented a less homogeneous appearance, and a less hard cortical tissue formation; the Haversian aspect was incomplete. Histological analyses demonstrated that ossification took place according to three modalities: endochondral, endoconjunctive, and transchondroid. In conclusion, the bone rearrangement during rapid lengthening is delayed, while for the slow lengthening group, the regenerated bone is strongly ossified. The lamellae are organized into concentric circles, which surround a vertical Haversian canal.
IntroductionLes patients hémodialysés présentent un risque élevé d'infections associées aux soins (IAS) en raison des longues séances de dialyse, de l'immunodépression des patients et de la technique invasive de l'opération, en particulier celles sur cathéter. Dans cette optique, l'objectif de cette étude était d'estimer l'incidence des IAS chez les hémodialysés chroniques, de décrire ses particularités épidémio-cliniques et de déterminer ses principaux facteurs de risque.Matériels et méthodesIl s'agissait d'une enquête de cohorte prospective durant une période de 10 mois (avril 2023-Janvier 2024),avec un suivi journalier dans l'unité d'hémodialyse d'un centre hospitalo-universitaire.Tous les patients hémodialysés chroniques via un cathéter veineux central(CVC) ont été inclus.Une IAS sur CVC était définie selon les critères du CDC.RésultatsAu cours de la période d'étude, 66 CVC ont été mis en place chez 32 patients inclus, dont l'âge moyen était de 57±12 ans et le sex-ratio était de 0,78. Le rythme de la dialyse était selon un protocole de 3 séances par semaine chez 12 patients (37,5%). Au total, 18 IAS sur CVC ont été identifiées, soit une incidence cumulée de 27,3%. Le délai moyen médian de survenue de l'IAS était de 1 jour(Intervalle interquartile=[1-18,7]) et la densité d'incidence était de 2cas/100CVC-jours.Une septicémie était notée dans 6 cas (33,3%). Le symptômes le plus révélateur de ces infections était l'issue de sérosités à partir du point d'insertion du cathéter (8cas;44,4%).Les microorganismes en cause étaient identifiés dans 9 IAS (50%), dont le germe le plus fréquemment isolé était le staphylococcus aureus (n=5;55,5%). Une association de traitement antibiotique était notée dans 9 cas (50%). Les molécules les plus fréquemment prescrites étaient la ciprofloxacine (7;38,8%) et la vancomycine (9;50%) . L'hospitalisation était de recours chez un seul patient (5,5%).L'analyse multivariée a montré que les facteurs de risque des IAS sur CVC étaient la durée de l'hémodialyse depuis ≥10 ans (Odds Ratio Ajusté (ORA)=3,14;p=0,041), l'anurie (ORA=2,8;p=0,04), l'antécédent de septicémie dans les 3 derniers mois (ORA=5,3;p=0,003) et la difficulté d'insertion du CVC (ORA=3,6;p=0,022). De plus, l'hygiène corporelle défectueuse du patient (ORA=5,3;p=0,007) et la non-conformité de la technique de désinfection chirurgicale des mains préalable à l'insertion du CVC étaient prédictifs d'IAS (ORA=1,2;p=0,034).ConclusionNotre étude a révélé un taux d'incidence alarmant d'IAS sur CVC . De multiples facteurs de risque relatifs aussi bien à la pathologie rénale du patient qu'aux conditions d'asepsie des CVC étaient incriminés.Ainsi, la manipulation vigilante de ces dispositifs médicaux invasifs particulièrement chez les patients fragiles et le respect strict des bonnes pratiques d'hygiène sont primordiales pour réduire l'incidence de ces infections.Aucun lien d'intérêt
IntroductionLes patients immunodéprimés (ID) sont souvent confrontés à un risque infectieux accru en milieu de soins en raison de leur vulnérabilité. L'étude des spécificités des infections associées aux soins (IAS) est d'un grand intérêt pour élaborer des protocoles de prévention ciblés aux populations à risque. Dans ce contexte, l'objectif de notre travail était de déterminer les particularités épidémio-cliniques et les facteurs de risques des IAS chez les patients ID.Matériels et méthodesIl s'agissait d'une étude transversale de prévalence menée auprès des patients ID et hospitalisés dans deux Centres Hospitalo-universitaires entre février et mars 2023. L'immunodépression était définie par la prise de traitements immunosuppresseurs, de traitements anticancéreux (radiothérapies, chimiothérapie), de corticothérapie au long cours, la présence de maladies néoplasiques, l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine, ou les greffés du rein. La définition des IAS était celle du CDC.RésultatsAu total, 106 patients ID étaient inclus. Le sex-ratio était de 1,25. L'âge médian était de 47 ans (intervalle interquartile (IIQ)= [28,5 – 64 ans]). Dans 45,3% des cas (n=48), l'immunodépression était due à une pathologie néoplasique. La durée médiane de l'hospitalisation était de 11,5 jours (IIQ=[3–21,5jours]). La prévalence des IAS était de 19,8% (n=21). Le service d'hématologie avait la prévalence la plus élevée (42,85% ; n=9). Les sites infectieux les plus fréquents étaient les septicémies (33,3%; n=7), suivies par les infections pleuropulmonaires (28,6% ; n=6). Le Klebsiella spp était le germe le plus fréquemment identifié (28,57% ; n=4). Une antibiothérapie était prescrite de façon empirique dans 66,7% des cas (n=14). Les imipenèmes et la pénicilline étaient les molécules les plus fréquemment prescrites, dans 33% des cas chacune (n=7).L'étude multivariée par régression logistique binaire a montré que les cathéters veineux centraux (Odd ratio ajusté (ORa)=6,1 ; IC95%=[1,4-26,1]; p=0,015), la sonde urinaire à demeure (ORa=9,3; IC95%=[2,6-32,7]; p<0,001) et l'hospitalisation prolongée de plus que 10 jours (ORa=6,9; IC95%=[1,7-27,8]; p=0,006) étaient les facteurs de risque indépendamment associés aux IAS chez les patients ID.ConclusionL'étude des particularités épidémiologiques des IAS a souligné une prévalence potentiellement élevée chez les patients ID. Les facteurs de risque étaient principalement gestes invasifs en milieu hospitalier. Ainsi, une attention particulière devrait être accordée à ces patients avec un respect strict des bonnes pratiques de soins en encourageant les courts séjours hospitaliers afin de réduire le risque infectieux chez cette population vulnérable.Aucun lien d'intérêt
Ozone (O2-O3) nucleolysis is emerging as a promising minimally invasive therapy for treating lumbosciatica due to herniated discs. This study aims to evaluate changes in pain and functional abilities before and after ozone disc nucleolysis in patients with lumbar disc herniation (LDH). This study included 34 patients (15 males, 19 females; age range 17–76, average age 46.7 ± 11.2 years) treated between April 2018 and May 2022. A single dose of an O2-O3 mixture (5 ml, 30 µg/ml) was injected into the disc under fluoroscopic guidance via a lateral approach, followed by an additional periradicular injection of the same mixture (5 ml) combined with a corticosteroid (2 ml). Pain and patient satisfaction were assessed using the VAS score and modified MacNab criteria, while MRI findings evaluated treatment-related changes, including herniated disc surface and disc height. VAS scores indicated pain improvement in 85
This study aims to analyze the impact of muscle transfer on the glenohumeral joint in children with obstetric brachial plexus palsy (OBPP) using MRI by comparing preoperative and 5-year follow-up postoperative imaging findings to determine whether tendon transfers affect the alignment and configuration of the glenohumeral joint. Ten children with obstetric brachial plexus palsy (OBPP) participated in our prospective observational study, and we performed a tendon transfer technique. Every patient had an MRI of both shoulders done at preoperative and at the 5-year mark following the procedure. The glenoid form, glenoid version, humeral head hypoplasia (HHH), and percentage of the humeral head anterior (PHHA) were the parameters that were evaluated. The glenoscapular angle (GSA) was used to evaluate the glenoid version. Following tendon transfer surgery, MRI data show a regression of humeral head hypoplasia, and a statistically significant difference (p=0.0057) was observed between preoperative and postoperative results. Three individuals additionally recovered a normal glenoid shape. None of the remaining patients had a type 3 form; all had a type 2 form. Additionally, compared to the postoperative side, the damaged preoperative side's GSA was much more retroverted (p < 0.05). The mean PHHA for the afflicted shoulder was 25.8%, ranging from 0% to 40%, compared with 40.5% for the postoperative affected shoulder, indicating an improvement in humeral head subluxation (PHHA). As a result, the two results did not differ statistically. While tendon transfers led to only minor improvements in humeral head subluxation, they greatly improved glenoid retroversion and humeral head hypoplasia. It has been established that MRI is a useful diagnostic technique for glenohumeral anomalies due resulting from obstetric brachial plexus palsy.
Introduction Les patients hospitalisés qui contractent des infections associées aux soins (IAS) présentent des taux de morbidité et de mortalité importants. Le but de cette étude était de déterminer le fardeau des IAS dans la population pédiatrique dans deux centres hospitalo-universitaires. Matériels et méthodes Nous avons mené une étude transversale en février 2023 qui a inclus tous les patients âgés de moins de dix-huit ans hospitalisés pendant au moins 48 heures dans deux hôpitaux universitaires. Les IAS ont été définies selon les critères du CDC (Centers for Disease Control and Prevention). Résultats Nous avons collecté 207 patients hospitalisés en pédiatrie, dont 47 (22,7 %) étaient hospitalisés en néonatalogie, 167 (76,8 %) en services de pédiatrie, 23 (11,1 %) en services de réanimation et 12 (5,8 %) en service de chirurgie pédiatrique. L'âge médian des patients infectés était de 2 mois (Intervalle interquartile (IIQ) = [0-5,25]) et le sex-ratio était de 2,28. La durée médiane d'hospitalisation était de 10 jours IIQ= [3–18]. Nous avons enregistré 23 cas d'IAS, soit une prévalence de 11,1 %. Selon l'âge, la prévalence des IAS était de 17 % chez les nouveau-nés (âge < 28 jours) (N=8), de 6,5 % chez les nourrissons (âge entre 28 jours et 2 ans) (N=7), de 15,4 % chez les enfants (âge >2 ans) (N=8). Selon le siège infectieux des IAS enregistrées en milieu pédiatrique, l'infection du système respiratoire était la plus fréquente (12 cas ; 52,2 %) suivie du sepsis (4 cas, 17,4 %). L'étude analytique a révélé qu'une durée d'hospitalisation supérieure ou égale à 6 jours était significativement associée à la survenue d'IAS en milieu pédiatrique (OR=3,32 ; IIQ= [1,3-8,4] ; p=0,009). L'IAS était significativement plus faible chez les personnes âgées de 28 jours à 2 ans (OR= 0,36 ; IIQ= [0,14-0,91] ; p=0,027). Cependant, nous n'avons pas noté d'association significative entre la survenue des IAS et la prématurité, ni avec le département de résidence. Conclusion La prévalence des IAS dans notre population était considérable. Le respect des règles d'hygiène et le renforcement des précautions standards restent les mesures les plus efficaces pour prévenir ces infections.Aucun lien d'intérêt
Although bone tumors (BT) are relatively uncommon among the human neoplasm, they constitute the most frequent tumors in children and adolescents (CAA). Little information is available about the epidemiologic features of BT in CAA. We aimed to present and discuss epidemiological characteristics of BT in CAA in southern Tunisia, regarding the different histological types. This is a retrospective study including cases of BT in CAA collected in the pathology department at the Habib Bourguiba university hospital over a period of 15 years (2006- 2020). A total of 266 BT was diagnosed in our institution (42,7% among all BT in Southern Tunisia) divided into 200 benign bone tumors (BBT) (75,2%) and 66 malignant bone tumors (MBT) (24,8%). The mean age for all BT was 14,2 years (3-20 years) with male predominance (sex ratio: 1,48). The most common tumor was osteochondroma (42.2%) followed by osteosarcoma (14.6%) and Ewing sarcoma (6.4%). For BBT, the most affected age group was the 16 to 20 year - old - group (50,7%) with a male predominance (59.8%) and a predilection for lower limb (66.8%) then the upper limb (16,8%). Osteochondroma was the most common histological type (56.5%) followed by aneuvrysmal cyst (8,5%) and osteoid osteoma (6,5%). For MBT, the mean age was 12,5 years (5-20 years) and the most affected age group was the 11 to 15 year -old -group (59%). Boys were more affected (60.6%), with a preference for the lower limb (57%) followed by the pelvis (15,6%). Osteosarcoma was the most common MBT (60%) followed by Ewing sarcoma (24%). Given their rarity and heterogeneity, the diagnosis of BT is particular in CAA and requires a multidisciplinary approach. The reporting of epidemiological studies remains essential in order to expand our knowledge regarding these uncommon tumors.
Les professionnels de la santé (PDS) demeurent la population la plus exposée à l'infection par le virus de la COVID-19, même en dehors des vagues de pandémie et en diminution du nombre des cas d'infection déclarées. La vaccination semble toujours être le moyen le plus efficace pour prévenir sa transmission. Dans cette optique, l'objectif de cette étude était d'identifier les facteurs motivant les PDS à faire le rappel vaccinal annuel anti-COVID en dehors de la phase pandémique. Il s'agissait d'une étude observationnelle transversale ayant inclus un échantillon randomisé représentatif de 300 PDS dans un centre hospitalo-universitaire, au cours de la période Mars-Avril 2021. La collecte des données a été réalisée par un questionnaire anonyme auto-administré. Le sex-ratio de la population étudiée était d'environ 0,34 et l'âge moyen était de 29,5 ans ± 8,26. Selon la profession, 178 PDS (59,3%) étaient des médecins et 77 PDS (25,7%) travaillaient dans des services à vocation chirurgicale. Au total, 226 PDS (75,3%) déclaraient la volonté de faire un rappel vaccinal annuel contre la COVID-19, même en dehors de la phase pandémique. Dans l'analyse multi-variée par régression logistique binaire, les facteurs motivants les PDS à la vaccination annuelle anti-COVID-19 en dehors de la phase pandémique étaient la vaccination antérieure anti-COVID pendant la pandémie (Odds Ratio Ajusté (ORA)=7,48; p<0,001), la croyance en l'efficacité et en l'innocuité du vaccin (ORA=4,6; p<0,001), la catégorie professionnelle médicale (ORA=2,21; p=0,003), avoir une ancienneté au travail ≥10 ans (ORA=2,12; p=0,049) et considérer que se faire vacciner chaque année protègera toujours soi-même (ORA=3,63; p=0,001) et ses proches (ORA=2,78; p<0,001) contre le virus. La volonté des PDS pour le vaccin anti-COVID-19 était satisfaisante. De multiples facteurs personnels et professionnels motivants cette attitude étaient élucidés. Des campagnes de sensibilisation continues devraient être maintenues en milieu des soins au profit des PDS sur l'intérêt de la vaccination pour assurer leur sécurité et convaincre par la suite leurs patients pour être vaccinés. Aucun lien d'intérêt
Évaluer les habitudes alimentaires chez les enseignants et identifier leurs déterminants. Étude transversale incluant un échantillon représentatif de 525 enseignants dans la région de Sfax. L’évaluation était faite par un questionnaire de 7 items qui étaient additionnés en un score dont la valeur ≥ 5/7 définissait les bonnes habitudes alimentaires. L’âge moyen était de 46,61 ± 8,62 ans avec un sex-ratio H/F de 1,25. L’IMC moyen était de 27,10 ± 5,26 kg/m2. La prévalence de la maigreur, du surpoids et de l’obésité était de 0,8 %, 47 % et de 19,2 % respectivement. La sédentarité était notée chez 74,7 % et 7,8 % étaient des consommateurs d’alcool. L’évaluation des habitudes alimentaires a montré que 61,1 % avaient de mauvaises habitudes alimentaires. La prise du petit déjeuner était absente chez 19,4 % et 68,8 % consommaient moins d’un produit laitier par jour. Une prise < 1 fois par jour de légumes et de fruits étaient observées respectivement chez 73 % et 55,4 % des enseignants. La fréquence de la consommation du fast-food était > 1 fois par semaine chez 16 % et 15,4 % consommaient fréquemment les boissons gazeuses. Le grignotage était observé chez 34,1 %. Le genre féminin était statistiquement associé aux bonnes habitudes alimentaires (44,9 % vs 31,3 %, p = 0,002) alors que la sédentarité et la consommation d’alcool étaient significativement associées aux mauvaises habitudes alimentaires (63,8 % vs 53,4 %, p = 0,034) et (75,6 % vs 59,9 %, p = 0,048) respectivement. Notre étude a montré un écart quant à la pratique des habitudes alimentaires chez les enseignants. Ainsi, l’éducation nutritionnelle et l’adaptation des horaires des repas au programme d’enseignement s’avèrent indispensables pour garantir un style de vie sain.
Les maladies hypophysaires (MH) constituent un des motifs les plus répondus en endocrinologie, dont la prise en charge pourrait parfois nécessiter l’hospitalisation. L’objectif de cette étude était de dresser le profil épidémiologique et évolutif des hospitalisations pour MH sur une période de 13 ans. Il s’agissait d’une étude rétrospective ayant inclus les patients hospitalisés pour MH dans le CHU Hedi Chaker Sfax, Tunisie, durant la période 2006–2018. Sur un total de 148 596 admissions, 240 patients (0,16 %) étaient hospitalisés pour MH. Le sexe ratio était de 0,55. L’âge médian était de 43 ans (Intervalle interquartile (IIQ) = [30,7–53] ans). Ils y avaient 39 patients (16,3 %) âgés de plus de 60 ans. 158 patients (65,8 %) étaient hospitalisés pour une insuffisance hypophysaire et 82 cas (34,2 %) étaient admis pour un hyperaldostéronisme. La durée médiane du séjour était de 7 jours (IIQ = [5–10]). Une durée > 7 jours était notée chez 119 patients (49,6 %). Au total, 14 patients (5,8 %) présentaient des comorbidités associés, dont 5 (2 %) étaient endocriniennes. Le taux de létalité était de 0,4 %. L’étude des tendances chronologiques a montré une allure globale significativement à la baisse (Rho = (–0,83) ; p < 0,001)), de même que pour insuffisance hypophysaire (Rho = (–0,8) ; p = 0,001) et pour hyperaldostéronisme (Rho = (–0,73) ; p = 0,003). Malgré leurs tendances chronologiques à la baisse, les MH continuent à être une source de morbidité en milieu de soins, notamment chez les adultes jeunes. Une prise en charge adéquate et continue de ces maladies est primordiale pour prévenir les formes graves.
Les mains de prestataires de soins constituent la principale source de transmission infections associées aux soins (IAS). L'hygiène des mains reste la première la plus importante et la plus efficace mesure dans la prévention de ces IAS. Notre objectif était d'évaluer le niveau de l'observance de l'hygiène des mains chez l'équipe d'anesthésie dans deux centres hospitalo-universitaires (CHU). Nous avons mené une étude transversale dans deux CHU durant le mois de janvier 2023. Ces deux hôpitaux sont à activité complémentaire, l'un à vocation médical et l'autre chirurgical. Pour le recueil des données, nous avons utilisé la grille d'audit de l'OMS pour la promotion de l'HDM. La grille était remplie par l'enquêteur qui a observé les pratiques de l'hygiène des mains chez l'équipe d'anesthésie. Au total, 159 observations ont été collectées pour 97 (61%) techniciens et 62 (39%) médecins. Le taux d'observance global de l'hygiène des mains (HDM) était de 35,2%. Selon les 5 indications d'HDM de l'OMS, le taux d'observance était de 47,9 % (23/48) « avant contact avec le patient ». De plus pour l'indication « avant geste aseptique », le taux d'observance était de 58,6% (17/29). De même, le taux d'observance était de 50% (2/4) pour « après contact avec un liquide biologique » et 42% (21/50) « après contact avec le patient ». Après contact avec l'environnement du patient, le taux d'observance était de 15,1% (8/53). Le taux de conformité global de l'HDM était de 28,3%. L'indication « après contact avec le patient » avait le taux de conformité le plus élevé 40% (20/50). Par contre le plus bas était après contact avec l'environnement du patient 5,7% (3/53). Selon catégorie professionnel, le taux d'observance chez les techniciens était de 33% (32/97) et chez les médecins il était de 38,7% (24/62). D'autre part, la conformité de l'HMD était plus élevée chez les médecins (30,6%) que chez les techniciens (22,7%). Selon la vocation de l'établissement, l'observance d'HDM était significativement plus élevé dans l'établissement à vocation chirurgicale que médicale (53,5% vs 20,5%; p=0.001). De même pour la conformité qui était significativement plus élevé dans l'établissement à vocation chirurgical (46,5% vs 9,1%; p=0.001). Le niveau d'observance de l'hygiène des mains de notre échantillon était insuffisant. Il s'avère donc nécessaire de renforcer l'observance de l'hygiène des mains par des programmes de formation et de sensibilisation de personnel de santé pour lutter contre les IAS. Aucun lien d'intérêt
Le nombre des diabétiques de type 2 (DT2) est en explosion partout dans le monde. La Tunisie n’est pas épargnée de cette situation drastique. Dans ce cadre, cette étude avait pour objectif d’étudier le profil épidémiologique et les tendances chronologiques de cette maladie au Sud Tunisien. Il s’agissait d’une étude observationnelle portant sur tous les patients DT2 qui ont été hospitalisés dans un hôpital universitaire du sud tunisien durant la période 2005–2018. Le recueil de données était fait dans le cadre de l’enquête continue de surveillance de la morbi-mortalité hospitalière. Le DT2 est codé E11 selon la 10e classification internationale des maladies (CIM10). Entre 2005 et 2018, nous avons recensé 3834 patients DT2 soit une incidence hospitalière de 273,8 nouveaux cas/an. L’âge médian était de 59 ans (IIQ = [50–68]). Le sex-ratio était de 0,81. Les patients mariés étaient les plus concernés par le DT2 (70,5 % ; n = 2703). La durée médiane d’hospitalisation était de 7 jours (IIQ = [5–10]). Concernant la couverture sociale, 61,5 % (n = 2358) en bénéficiaient alors que 18,4 % étaient indigents (n = 518). L’étude des tendances chronologiques a révélé que le taux annuel d’hospitalisation a augmenté de 23,7 à 28,2 pour 100 000 habitants durant la période 2005–2018. Les prévisions statistiques évoquaient que ce taux attendrait 28,6 pour 100 000 habitants en 2030. L’épidémie du DT2 en Tunisie est un grand problème de santé publique. Pour minimiser ses énormes impacts socioéconomiques, il faudrait renforcer les efforts pour améliorer le dépistage et le diagnostic précoce et assurer un traitement et un suivi régulier des DT2 notamment en première ligne.
L'évaluation de la santé générale et la connaissance des différents risques encourus par les adolescents constituent une étape préliminaire avant la réflexion à une utilisation optimale de ces informations en matière de planification des services de soins et des programmes de prévention et de promotion de la santé en faveur des adolescents. Les objectifs de notre travail étaient de fournir une photographie de la situation des adolescents scolarisés dans la région de Sfax et dégager les principaux problèmes ainsi que les facteurs qui y sont associés. Nous avons mené une étude transversale, auprès d'un échantillon représentatif d'adolescents scolarisés durant l'année 2018, à Sfax. Notre population comportait 1221 adolescents scolarisés avec un sexe ratio de 0,67 et un âge médian de 16 ans. Au total, 385 adolescents (31.5%) ont redoublé au moins une fois, 230 (18,8 %) avaient une surcharge pondérale. La prévalence de l'insatisfaction de l'image corporelle était de 79,8 %. Les prévalences de la douleur du cou, du dos et des épaules étaient respectivement de 67,4 %, 64,2 % et 57,0 %. Le tabagisme était en tête de la liste des conduites addictives (13,8 %). Le principal facteur indépendant de l'échec scolaire était le niveau d'études du père "analphabète" (ORa=6,6 ; p<0,001) versus "universitaire", celui de la surcharge pondérale était la surcharge pondérale d'au moins un des parents (ORa=2,3; p<0,001). Les principaux facteurs associés au désir de gagner et de perdre du poids étaient respectivement le genre masculin (ORa=2,5 ; p<0,001) et féminin (ORa=3,3 ; p<0,001). Le principal facteur associé aux cervicalgies était la hauteur du bureau scolaire inadaptée à la taille (ORa=1,7 ; p<0,001). Le genre masculin était le facteur le plus associé au tabagisme (ORa=11,4 ; p<0,001). Des stratégies de prévention des facteurs de risque et de prise en charge des problèmes de cette population particulière s'imposent.
McCune-Albright syndrome is an inherited disease characterized by the association of fibrous dystrophy of bone, café-au-lait skin spots and precocious puberty revealing endocrine hyperactivity. Genetically, this disease is due to a mutation of the Gs protein responsible for activation of adenylate cyclase with excessive production of cAMP. The particular morphology of café-au-lait spots should suggest early diagnosis. Its treatment depends on the endocrinopathy from which the patient suffers and the extent of the fibrous dysplasia. Bisphosphonates have proven their effectiveness on bone pain and the limitation of fibrous dysplasia. Surgery retains its place in complicated forms. We report a rare case of McCune-Albright syndrome complicated by a femur fracture in a 12-year-old girl and we discuss the clinical and paraclinical characteristics of this pathological entity.
La prévalence de l’obésité ne cesse d’augmenter au cours de ces dernières décennies en touchant toutes les catégories d’âges et de professions. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence et les facteurs associés à l’obésité chez les PDS. Il s’agissait d’une étude transversale portant sur un échantillon représentatif de 300 PDS du CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie, durant les mois d’août–septembre 2021. L’évaluation de l’obésité a été faite selon une mesure standardisée de l’indice de masse corporelle (IMC). Un PDS était classé obèse si son IMC ≥ 30. Au total, 218 sujets étaient des femmes (72,7 %). L’âge moyen était de 25,6 ± 3,5 ans. Les principaux antécédents étaient le diabète et l’hypertension artérielle chez 23 sujets (97,6 %) et 17 sujets (5,7 %) respectivement. Le surpoids et l’obésité étaient présents chez 136 PDS (45,3 %) et la prévalence de l’obésité était de 6,7 %. L’analyse multivariée par régression logistique binaire a montré que l’âge ≥ 45 ans (odds ratio ajusté [ORA] = 5,13 ; p = 0,02), être marié (ORA = 4,26 ; p = 0,001) et travailler dans un service chirurgical (ORA = 3 ; p = 0,035) étaient des facteurs indépendants de l’obésité. Des répercussions de l’obésité sur l’état de santé étaient significativement plus notées chez les PDS diabétiques (OR = 6,63 ; p = 0,002) et hypertendus (OR = 10,48 ; p < 0,001) en milieu de travail en portant les équipements de protection individuelle. La prévalence de l’obésité était considérable chez les PDS. De multiples facteurs y étaient associés. L’éducation sanitaire, le dépistage et la prise en charge adéquate des PDS est primordiale afin de transmettre les bonnes habitudes aux patients.
La disparité entre le milieu urbain et rural en termes d’apport nutritionnel et d’activité physique chez les adolescents pourrait expliquer la différence de prévalence d’obésité entre ces milieux. Cette étude visait à comparer les habitudes alimentaires ainsi que l’activité physique entre les adolescents venant des zones rurales et ceux venant des zones urbaines. Une enquête transversale auprès d’un échantillon représentatif des adolescents scolarisés était menée dans le gouvernorat de Sfax, Tunisie durant l’année 2018. Tous les participants ont rempli un questionnaire anonyme, ayant porté sur leurs habitudes alimentaires et leur activité physique. Au total, 1221 participants étaient inclus dont 40,3 % de genre masculin (n = 492). L’âge médian était de 16 ans (intervalle interquartile = [14–17 ans]). Il y avait 801 adolescents d’origine rurale (65,6 %). Soixante-trois adolescents (5,2 %) ont déclaré avoir faim à cause de l’absence de nourriture suffisante chez soi parmi lesquels 38 (60 %) vivaient en milieu rural. Le saut du petit déjeuner était plus fréquent en milieu urbain (11,2 % vs 9,7 % ; p = 0,4). La fréquence de consommation des pâtes plus que 3 fois/semaine était de 72,6 % (n = 572) en milieu rural et de 86 % (n = 280) en milieu urbain (p = 0,09). La consommation quotidienne des fruits (23,8 % vs 16,2 % ; p = 0,02), des légumes (35 % vs 21,9 % ; p < 0,001) et des salades (17,5 % vs 13,8 % ; p = 0,04) étaient significativement plus fréquente en milieu rural. La prévalence des élèves qui pratiquaient une activité physique étaient significativement plus élevée en milieu rural (32,1 % vs 26,1 % ; p = 0,04). Le milieu urbain paraît nécessiter diverses interventions éducatives pour inciter les élèves à adopter une hygiène de vie saine concernant l’alimentation et la pratique d’une activité physique régulière.
BACKGROUND:Disk degeneration (DD) stands for the most common cause of low back pain. The establishment of an animal model plays an intrinsic role in the clarification of the physiopathology of DD. The purpose of this study is to select an optimal dose of monosodium iodoacetate (MIA) that may generate a reliable model of DD. METHODS:Thirty-four rats were used in this study. The disks (Co7/8, Co8/9, and Co 9/10) received 1 shot of intradiskal injection of 0.02 mg, 0.1 mg, and 0.5 mg of MIA solution, respectively. Half of the rats were euthanized 3 weeks after MIA injection, and the other half 6 weeks after injection. RESULTS:Magnetic resonance imaging evaluation showed that the mean T2-weighted signal intensity at 6 weeks decreased significantly in the 0.1 and 0.5 mg groups. The disk height of the control group was significantly higher than those of the 0.1 mg and 0.5 mg groups. Histologic and macroscopic results revealed time-and-dose-depending degeneration in the disks that received MIA. Additionally, MIA produced cell death in the nucleus pulposus cells with an elevated percentage. The injected disk with 0.1 mg MIA demonstrated a progressive degeneration, the disk injected with 0.5 mg MIA induced DD acutely 3 weeks post MIA injection, while the dose of 0.02 mg of MIA did not show much degeneration. CONCLUSIONS:We concluded that 0.1 mg MIA is the most suitable dose to establish a model of DD, which enabled us to replicate the onset, progression, and outcome of diverse histopathologies of DD in the clinic.
Selon l'OMS, la mauvaise observance de l'hygiène des mains (HDM) est lié aux connaissances de personnel de santé, la disponibilité des produits d'HDM et la charge de travail excessive. Dans ce contexte, nous avons mené notre travail pour évaluer les connaissances des anesthésistes et dresser des axes d'amélioration de l'observance de l'HDM selon la stratégie multimodale de l'OMS dans deux centres hospitalo-universitaires (CHU). Nous avons mené une étude transversale dans deux CHU durant le mois de janvier 2023. Ces deux hôpitaux sont à activité complémentaire, l'un à vocation médical et l'autre chirurgical. Pour le recueil des données, nous avons utilisé le questionnaire d'évaluation des connaissances de la stratégie multimodale de l'OMS de la promotion de l'hygiène des mains. Résultats: Au total, 68 anesthésistes ont répondu aux questionnaires dont 79,4% (54) des techniciens et 20,6% (14) des médecins. L'âge médian était de 42 ans (IIQ= [31- 53]). Le sexe ratio (M/F) était 0,28 (15/53). Parmi les répondants, 70,6% (48) ont participé à une formation sur l'hygiène des mains durant les trois dernières années. Le score global médian de connaissances sur l'hygiène des mains était de 64/100 (IQR= [60/100;72/100]). Selon la catégorie professionnelle, le score global moyen était de 66,57/100 (±8,09) chez les médecins et de 65,16/100 (±11,46) chez les techniciens. Selon les items de connaissance, le score médian de connaissances sur le rôle des mains dans la transmission des IAS était de 50/100 (IQR= [50/100 – 100/100]). De plus, le score médian de connaissances des indications sur l'hygiène des mains était de 62,5/100 (IQR= [50/100 – 75/100]) et le score médian de connaissances des différentes techniques de l'hygiène des mains était de 66,6/100 [60/100 – 80/100]. D'autre part, le score médian de connaissance de rôle des mains dans la transmission des germes était significativement important chez les médecins par rapport aux techniciens (100/100; 50/100; p=10−3). Le score de connaissances sur le rôle des mains dans la transmission des germes était inversement lié à l'âge (r=-0,373; p=0,004). Une différence significative a été notée entre le CHU à vocation médicale et celui à vocation chirurgicale: pour le score moyen global de connaissance (67,7±10,7; 60,1±11,6; p=0,007); pour le score « techniques de l'hygiène des mains » (73/100; 66/100; p=0,045), De même une différence significative a été noté entre les deux CHU pour le score « indications de l'HDM » (62,5/100; 60,5/100; p= 0,004). Conclusion: Les connaissances des anesthésistes sur le rôle des mains dans la transmission des IAS était médiocre et ceci pourrait être expliqué par la négligence de l'implication des mains comme réservoir de germes. De ce fait, notre stratégie sera basée sur l'amélioration des connaissances surtout concernant la chaine de transmission d'IAS. Aucun lien d'intérêt