Background:Data and interventions are lacking for family-centred perioperative care in adults. Perioperative information given to relatives by nurses or surgeons is associated with improved satisfaction and fewer symptoms of anxiety for relatives and the patient themselves. However, the frequency of the provision of information by anaesthesiologists to patients' relatives during surgery has never been reported. Methods:A cross-sectional survey was sent to French anaesthesiologists in October 2020 to inquire how often they provided information to patients' family members during surgery and what factors led to them providing information frequently (i.e. in more than half of cases). Results:Among 607 anaesthesiologists, 53% (319/607) were male, with median age 47 (36-60) yr and nearly half (43%, 260/607) reported more than 20 years of clinical experience; most responders (96%, 580/607) mainly treated adults. Forty-nine (8%) anaesthesiologists declared that they frequently provide information to relatives during surgery. After multivariate analysis, age >50 yr, female gender, and paediatric practice were associated with providing information more frequently. Reasons for not providing information included a lack of time and dedicated space to talk to relatives. Urgent surgery or surgery lasting >2 h were identified as factors associated with provision of information to relatives. Conclusions:Giving information to relatives during surgery is not a common practice among anaesthesiologists. It depends on individual anaesthesiologists' personal characteristics and practice. Information during surgery could be provided systematically in situations identified as being the most important by anaesthesiologists in our survey. By creating new pathways of information, we could reduce stress and anxiety of patients and relatives.
L’obésité est un facteur de risque important de complications majeures, de morbidité et de mortalité liées à la procédure d’intubation et de ventilation en réanimation. La chute de la capacité résiduelle fonctionnelle entraîne une fermeture des voies aériennes et la formation d’atélectasies. Pour optimiser la prise en charge des voies aériennes ainsi que la ventilation, qu’elle soit non invasive ou invasive, la position semi-assise ou en Trendelenburg inversé est conseillée. La préoxygénation par pression positive avant la procédure d’intubation est la méthode de référence, pouvant s’associer à une oxygénation apnéique pendant la laryngoscopie. Pour l’intubation, la vidéolaryngoscopie peut avoir un intérêt quand elle est réalisée par des opérateurs entraînés, surtout chez les patients qui ont plusieurs facteurs de risque d’intubation difficile. Concernant la ventilation mécanique chez les patients avec et sans syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), sont conseillés : un volume courant bas (6mL/kg de poids prédit), une pression expiratoire positive (PEP) modérée à élevée en cas de présence d’un SDRA, si possible titrée de manière décrémentielle après une manœuvre de recrutement. Le décubitus ventral est un traitement de choix chez les patients avec obésité en SDRA sévère.
L’oxygénothérapie à haut débit est un dispositif qui permet de délivrer un gaz à haut débit par voie nasale. Ce gaz est réchauffé et humidifié et sa fraction inspirée en oxygène est réglable. Les effets physiologiques sont nombreux : lavage de l’espace mort anatomique, stabilité de la fraction inspirée en oxygène, préservation de la muqueuse et de la clairance mucociliaire. Ces effets physiologiques expliquent les bénéfices cliniques constatés : amélioration des échanges gazeux, baisse du travail respiratoire, confort optimisé pour le patient. L’oxygénation apnéique est un phénomène physiologique bien décrit qui permet une augmentation de la durée d’apnée sans désaturation. C’est une explication de l’efficacité de l’OHD pendant l’induction anesthésique. L’oxygénation apnéique par OHD a montré son intérêt chez les patients à risque d’intubation difficile, dans l’intubation en séquence rapide mais également chez les femmes enceintes. Chez les patients obèses en préoxygénation combinée avec oxygénation apnéique elle est moins efficace que la ventilation non invasive (VNI). L’objectif de cette revue est de résumer les connaissances actuelles sur l’OHD au bloc opératoire, plus précisément pour son utilisation dans la préoxygénation et l’oxygénation apnéique.
Obesity is an important risk factor for major complications, morbidity and mortality associated with the intubation and ventilation procedure in intensive care unit (ICU). The drop in functional residual capacity leads to airway closure and the formation of atelectasis. To optimise airway management, as well as ventilation, whether non-invasive or invasive, the semi-seated or reverse Trendelenburg position is recommended. Positive pressure pre-oxygenation before the intubation procedure is the gold standard, which can be combined with apnoeic oxygenation during laryngoscopy. For intubation, video laryngoscopy may be of interest when performed by trained operators, especially in patients who have several risk factors for difficult intubation. Regarding mechanical ventilation in patients with and without acute respiratory distress syndrome (ARDS), the following are recommended: low tidal volume (6 mL/kg of predicted body weight), moderate to high positive expiratory pressure (PEEP) if present of an ARDS, if possible titrated using a decremental method after a recruitment manoeuvre. Prone position is the treatment of choice in patients with obesity and severe ARDS.