L’anatomie osseuse n’est pas une structure figee, mais evolue selon les charges subies par l’os. Enoncees en 1892 par Julius Wolff, un chirurgien, et se basant sur l’observation clinique, ces lois vont permettre non plus d’apprendre l’anatomie des os maxillaires, comme habituellement, mais de la comprendre et d’anticiper leur evolution en reaction aux traitements qu’ils subissent : perte des dents, mise en place d’implants. Les mecanismes de perception des contraintes et de leur transmission aux centres superieurs sont evoques, mettant en avant le role particulierement important des osteocytes, cellules que l’on a cru longtemps etre quiescentes.
L’anatomie osseuse n’est pas une structure figée, mais évolue selon les charges subies par l’os. Énoncées en 1892 par Julius Wolff, un chirurgien, et se basant sur l’observation clinique, ces lois vont permettre non plus d’apprendre l’anatomie des os maxillaires, comme habituellement, mais de la comprendre et d’anticiper leur évolution en réaction aux traitements qu’ils subissent : perte des dents, mise en place d’implants. Les mécanismes de perception des contraintes et de leur transmission aux centres supérieurs sont évoqués, mettant en avant le rôle particulièrement important des ostéocytes, cellules que l’on a cru longtemps être quiescentes.
La majorité des publications actuelles traitant de l’occlusion des prothèses sur implants propose des « recettes » (mise en sous-occlusion, fonction de groupe systématique) issues d’une méconnaissance totale des bases fondamentales de l’occlusion et de l’implantologie. Le rôle du récepteur desmodontal en tant que mécanorécepteur permettant la modulation de la contraction musculaire est maintenant bien connu. L’implant, ankylosé dans l’os, ne dispose pas de ce récepteur sensitif, branche du nerf trijumeau. Les fibres de petit calibre, peu ou pas myélinisées et retrouvées autour des implants, sont des éléments du système nerveux autonome permettant la régulation du remaniement osseux à partir des pressions ressenties par les ostéocytes, véritables « mécanosenseurs » de l’os, mais incapables de transmettre une information proprioceptive. Lorsque des dents persistent dans la bouche, la modulation musculaire est assurée. Par contre, lorsqu’il n’y a plus que des implants, les informations sensitives ne seront perçues et transmises que par les récepteurs sensitifs de l’articulation temporo-mandibulaire, les fuseaux neuromusculaires et les organes tendineux de Golgi, apportant des informations nettement plus frustres, mais suffisantes pour permettre la mastication et l’inhibition musculaire en cas de surcharge.
L’anatomie osseuse n’est pas une structure figée, mais évolue selon les charges subies par l’os. Énoncées en 1892 par Julius Wolff, un chirurgien, et se basant sur l’observation clinique, ces lois vont permettre non plus d’apprendre l’anatomie des os maxillaires, comme habituellement, mais de la comprendre et d’anticiper leur évolution en réaction aux traitements qu’ils subissent : perte des dents, mise en place d’implants. Les mécanismes de perception des contraintes et de leur transmission aux centres supérieurs sont évoqués, mettant en avant le rôle particulièrement important des ostéocytes, cellules que l’on a cru longtemps être quiescentes.
Le muscle est une entité biologique commandée par des neurones particuliers : les motoneurones. Mais les muscles ont aussi une innervation sensitive propre permettant de moduler leur contraction ou leur étirement. Chaque muscle a une physiologie propre nécessitant des plages de repos adaptées. Lorsque ces plages de repos ne sont pas respectées s'installe la contracture musculaire et la douleur, facteurs très importants de nombreuses pathologies articulaires qui, une fois traitées, feront cesser l'activité musculaire anormale, donc la douleur.
Une technique nouvelle apporte des complications nouvelles. Tout praticien mettant en place des implants sera un jour confronté à la dépose et au remplacement d'un implant, le plus souvent pour des raisons mécaniques. Cette vidéo, extraite de l'ouvrage récemment paru : « Gestion pratique des complications en implantologie » (éditions EDP Sciences) montre la dépose et le remplacement immédiat d'un implant en place depuis plus de 20 ans.
Un occluseur ne permet de construire des rapports occlusaux que dans une seule position : l'intercuspidie maximale, déterminée le plus souvent par le simple affrontement des cuspides antagonistes. Ces constructions sont à l'origine de nombreuses erreurs lors des mouvements de la mandibule. L'utilisation très simplifiée d'un articulateur va permettre de construire des prothèses prenant en compte ces mouvements.
Le remplacement d'une canine par un implant va, au niveau de la neurophysiologie, remplacer un système de protection basé sur la présence de récepteurs desmodontaux par un système ankylosé dans l'os et ne transmettant que des informations faibles et filtrées aux noyaux sensitifs supérieurs. La présence ou non de récepteurs antagonistes va orienter le choix du concept occlusal à appliquer, avec comme règle première que plus le concept est simple, mieux il sera réalisé.
Introduite en 1987 et publiée en 1989, la technique de la stimulation endostée permet de prendre en compte la nature de l'os dans deux cas spécifiques : - pour l'os de type I, peu vascularisé, différentes études montrent un pourcentage d'échecs allant de 12 à 58 %. La stimulation endostée permet de traiter ces cas avec un pourcentage d'échecs ne dépassant pas 5 %; - pour l'os de type IV, pauvre en trabécules osseuses, les études montrent des pourcentages d'échecs allant de 22 à 44 %. La stimulation endostée permet de traiter ces cas avec un pourcentage d'échecs ne dépassant pas 4,5 %. Des travaux histologiques et des publications permettent de valider cette technique en apportant une réponse fondamentales aux résultats cliniques.
La connaissance histologique de la gencive saine et pathologique, permet d'affiner les protocoles thérapeutiques nécessaires et de les adapter à la pathologie constatée. L'état de surface de l'implant, de même que le recouvrement du sillon gingival-implantaire par une prothèse amovible, ont une influence sur la santé gingivale et donc à terme sur la survie de l'implant.
ÉditorialLes passionnés existent encore !Loin du discours démobilisateur véhiculé par certains médias, la passion, l'enthousiasme, l'envie sont toujours de ce monde, de notre monde, de notre monde professionnel en particulier… D'années en années, le métier de chirurgien-dentiste, de médecin stomatologiste s'alourdit de contraintes nombreuses et variées.Oubliant volontairement les contraintes fiscales qui pourraient faire à elles seules l'objet d'un éditorial, l'administration nous impose des règles qui s'empilent les unes sur les autres jusqu'à boucher l'horizon.De notre petit appareil de radiographie soumis aux mêmes règles qu'une centrale atomique à l'élimination contrôlée des déchets, en passant par la traçabilité, la télétransmission et autres joyeusetés concoctées par des administratifs à l'imagination fertile, les obligations sont nombreuses et pourraient inciter à un certain découragement.Et pourtant... La fréquentation des salles de conférence, l'animation d'enseignements postuniversitaires, la conversation avec de nombreux confrères et consoeurs, jeunes et moins jeunes, travaillant seuls ou en groupe, montrent que l'enthousiasme pour nos métiers est toujours présent et que le désir d'aller plus loin est quasi constant.Et cet enthousiasme est communicatif, nous incitant à oeuvrer encore et toujours à l'amélioration de notre, de votre revue, les Actualités Odonto-Stomatologiques. Si l'enthousiasme est défini par Émile Littré (et en première entrée…) comme un « état physique désordonné comme celui des sibylles qui rendaient des oracles en poussant des cris, écumant, roulant les yeux », ce linguiste le décrit ensuite comme un « mouvement passionné » permettant de réaliser de belles choses…, ce qui est notre but !Aidés par un comité de rédaction plein d'allant, remarquablement soutenus par le groupe EDP Sciences, publiant de nombreuses revues scientifiques internationales et qui s'est récemment ouvert au dentaire, cette revue va prochainement vivre une révolution permettant au plus grand nombre de partager la passion de la communication qui nous anime.Les temps sont difficiles, les sollicitations sont nombreuses, les encouragements rares mais d'autant plus précieux, tout pourrait concourir à un affaiblissement de la passion.Et pourtant cette passion est manifeste dans notre métier, autour de notre métier et aussi à l'extérieur de notre métier.Le comité de rédaction va tout faire pour en entretenir la flamme.
personne, je vais pratiquer l'Art de la médecine dentaire…
Le remplacement d'une canine par un implant va, au niveau de la neurophysiologie, remplacer un système de protection basé sur la présence de récepteurs desmodontaux par un système ankylosé dans l'os et ne transmettant que des informations faibles et filtrées aux noyaux sensitifs supérieurs. La présence ou non de récepteurs antagonistes va orienter le choix du concept occlusal à appliquer, avec comme règle première que plus le concept est simple, mieux il est réalisé.
De strictement fonctionnelle à ses débuts, l'implantologie est devenue aujourd'hui une discipline incluant l'esthétique pour l'appréciation du résultat final. Cette esthétique inclut évidemment la dent et son environnement gingival, mais aussi l'appui de la lèvre et le bord libre des dents, permettant d'obtenir un sourire harmonieux, que celui-ci se fasse bouche ouverte ou bouche fermée. Que l'édentement soit unitaire, partiel ou total, une analyse rigoureuse préimplantaire permet une optimisation du résultat final, analyse pouvant inclure une prothèse d'essai préfigurant le résultat final.