Nie haben wir das Wort Liberalismus so gut verstanden wie während der Referendumskampagne über die Europäische Verfassung im Jahre 2005. Haben diese leidenschaftlichen Debatten jedoch dazu beigetragen, die Logik des Liberalismus verständlich zu machen? Folgt man den Überlegungen von Michel Foucault in » Sicherheit, Territorium, Bevölkerung « und » Die Geburt der Biopolitik «, ist das zweifelhaft.
Betti Marenko Contagious Affectivity. without first addressing how emotion itself is being designed as labour within the current new spirit of capitalism. In this sense the increasing emphasis on emotion in design reflects and reinforces what is currently at the core of late capitalism, that is, the shift to affect, knowledge, information and experience, what Italian Marxist theorists (Maurizio Lazzarato, Christian Marazzi, Antonio Negri, Paolo Virno) define as immaterial labour. Against this backdrop I refer to Eva Illouz’s notion of emotional capitalism and Bernard Stiegler’s ideas of psychopower and the capture of attention, as well as to Deleuze’s ideas on modulation and control. My intention in this paper is first to map the territory of what we mean by affect, as distinct from emotion (Deleuze, Massumi). The notion of an affective turn in the social sciences will be addressed (Patricia Clough). Then I will look at the transmission of affect (Teresa Brennan) by invoking an epidemiology paradigm (Gabriel Tarde) and ideas of social contagion and viral spreading. Finally I will position these ideas in relation to designed objects and the process and practice of design, specifically in relation to what is known as emotiondriven design.
Depuis 1992, les Coordinations des intermittents du spectacle, qui ont accompagne chaque cycle de lutte, se sont construites autour d'un constat et d'une revendication : la discontinuite de l'emploi qui caracterise le secteur du spectacle concerne un nombre grandissant de travailleurs et non seulement les artistes et les techniciens du cinema, du theâtre, de la television, du cirque, de la danse, etc. Pour combattre la precarisation et la pauperisation de couches de plus en plus importantes de la population, le regime de l'intermittence doit etre elargi a tous les travailleurs soumis a la flexibilite de l'emploi. Mais c'est avec le mouvement social qui a marque la scene politique de juin 2003 a avril 2007 que, pour la premiere fois, le mot precaire fait son entree dans l'espace public. Les intermittents en lutte assument, jusque dans le nom qu'ils se donnent, le fait d'etre a la fois « intermittents » et « precaires». A partir d'un questionnement sur leurs pratiques d'emploi et de travail les intermittents interrogent les categories d'emploi, de travail et de chomage. En demontrant que le travail deborde l'emploi, que le temps au chomage est aussi un temps d'activite, que ces activites restent invisibles a l'entreprise et aux institutions, les intermittents se battent pour des « nouveaux droits sociaux », pour la continuite des droits et du revenu en situation de discontinuite de l'emploi, plutot que pour l'emploi a plein temps. Ce livre retrace la genese, les developpements et les resultats d'une recherche qui a ete le fruit d'une cooperation et d'une coproduction entre « savants » et « profanes », entre des chercheurs universitaires et les militants des collectifs et des coordinations mobilises dans les differentes regions (Ile de France, Rhone Alpes, Midi Pyrenees etc.).
Résumé La transmission apparaît ici au titre de dispositifs à réinventer. Avec le projet « Timescapes », Angela Melitopoulos bouleverse les dispositifs classiques de production de l’image et cristallise, au sein des mouvements diasporiques, une micropolitique dissensuelle où l’observation hiérarchique et univoque se mue en une perpétuelle négociation collective. Ainsi se trame la densité d’un projet déployé selon des coordonnées géopolitiques et identitaires discontinues, où la coopération technique permet, plus qu’une totalisation, la rencontre événementielle de subjectivités minoritaires : d’un Univers-bloc à un Univers-mosaïque.
Transmission appears here as a device or technique to be reinvented. With her project “Timescapes,” Angela Melitopoulos shakes up all the classical devices of production of the image, and crystallizes, within the Diaspora movements, a dissenting micropolitics in which hierarchical and univocal observation turns into permanent group negotiation. Thus a project emerges which is governed by discontinuous geopolitical and identity coordinates, in which technical cooperation enables, not totalization but the event of the encounter of minority subjectivities: from a monolithic Universe to a mosaic Universe.
1. Michel Foucault, through the concept of biopolitics, was already pointing out in the seventies what, nowadays, is well on its way to being obvious: "life" and "living being" (le vivant) are at the heart of new political battles and new economic strategies. He also demonstrated that the "introduction of life into history" corresponds with the rise of capitalism. In effect, from the 18th Century onwards the dispositifs of power and knowledge begin to take into account the "processes of life" and the possibility of controlling and modifying them. i "Western man gradually learns what it means to be a living species in a living world, to have a body, conditions of existence, probabilities of life, an individual and collective welfare, forces that could be modified..." ii That life and living being, that the species and its productive requirements have moved to the heart of political struggle is something that is radically new in human history. "For millennia, man remained what he was for Aristotle: a living animal with the additional capacity for a political existence; modern man is an animal whose politics places his existence as a living being in question." iii The patenting of the human genome and the development of artificial intelligence; biotechnology and the harnessing of life's forces for work, trace a new cartography of biopowers. These strategies put in question the forms of life itself. The works of Michel Foucault, however, focus only indirectly upon the description of these new biopowers. If power seizes life as the object of its exercise then Foucault is interested in determining what there is in life that resists, and that, in resisting this power, creates forms of subjectification and forms of life that escape its control. It seems to me that the common theme traversing all of Foucault's thought is the attempt to specify the
Tomorrow’s politics will be a politics of multiplicity. Contemporary Marxism, in its political and trade-unionist manifestations, appears as a major obstacle, given its inability to escape from totalising categories (class, work, capital) and to reflect upon the political need for innovation (obsessed as it is by the conservation of acquired rights). Maurizio Lazzarato attempts to show that this double inability originates in an ontological view of relations, present in Marx himself, a view which needs to be reconsidered in light of the philosophy of multiplicity developed during the same period. William James’ pragmatism, for instance, allows us to understand how deeply Marx’s ontology of relation is indebted to the idealist philosophy of the 19th century, thus revealing the ontological limits of Marxist politics.
Résumé La généalogie du capitalisme amorcée par Foucault à la fin des années 70 ébranle ce que nous croyons savoir du libéralisme. Le constat d’Adam Smith conserve toute sa force : le politique (droits) et l’économie (intérêts) ne sont ni superposables, ni réconciliables. Le gouvernement libéral se propose d’y répondre. Englober et « passer par l’extérieur », telles sont ses tâches, et elles connaissent deux modalités d’application depuis lors, qui sont aussi deux techniques de normalisation. La première, prédominante, s’occupe du gros : la discipline. La seconde, active et souterraine, s’occupe des détails : la sécurité. Elle cerne de plus près les multiplicités, la vie, les conduites. Une véritable politique des multiplicités supposerait, bien davantage encore, de passer « par l’extérieur » des agents que nous tenons pour naturels ou spontanés, mais qui sont l’objet d’un souci et d’une ré-institution constants : le marché, l’entreprise, le travailleur.
RésuméLa politique à venir ne saurait être qu’une politique de la multiplicité. Le marxisme contemporain, dans ses formes politiques et syndicales, constitue dès lors un blocage majeur à l’apparition d’une telle politique, étant donné son incapacité à sortir de certaines catégories totalisantes (classe, travail, capital) et à penser le besoin politique d’innovation (« défense des acquis »). Maurizio Lazzarato entend montrer que cette double incapacité s’origine radicalement dans une ontologie de la relation présente chez Marx lui-même, et qu’il s’agit de restituer à la lumière de la philosophie de la multiplicité qui lui est contemporaine. Le pragmatisme de William James, notamment, nous permet de comprendre comment l’ontologie de la relation chez Marx est encore profondément liée à la philosophie idéaliste du XIXe siècle, et de saisir ainsi les limites ontologiques de la politique marxiste.
Fonde sur le mode de la " coordination ", la lutte des " intermittents et precaires d’Ile de France " est un veritable laboratoire susceptible de mettre en lumiere la peremption du scheme politique issu de la tradition socialiste et communiste. La ou cette derniere insiste sur une logique de la contradiction, de la representation politique d’un tort qui met en scene des identites remarquables, la forme politique " coordination " se veut resolument expressive, transformiste, attentive a la dynamique instable des identites post-identitaires qui tissent la realite de notre monde. La coordination ne vise pas tant la constitution d’un collectif unitaire recherchant a tous prix l’egalite de ses membres que le devenir des singularites qu’elle compose au sein d’une multiplicite instable, en reseau, amoureuse du patchwork - excedant toute definition theorique comme tout reperage syndical ou etatique. Politique de l’experimentation qui depose les savoirs prealables et s’ouvre a l’inconnu sans lequel nulle vie nouvelle n’est envisageable.
Loin de repondre a une logique d’extension des marches, la privatisation des « biens publics » (sante, formation, education, savoir, patrimoine naturel...) est l’enjeu d’une appropriation monopoliste des droits de propriete intellectuelle sur les savoirs. Face a un capital globalise, detourne des fonctions de production et devenu gestionnaire de portefeuilles de titre de propriete intellectuelle, les logiciels libres, fondes sur le principe de la libre circulation des connaissances, constituent une experience de liberation des forces de la cooperation, l’invention a l’interieur meme du marche et de l’Etat, mais comme forces qui lui resistent et qui ne peuvent etre subsumees par le capital qu’au prix de la perte de leur puissance creatrice. Le produit de la cooperation, l’invention, ne peut etre reconduit ni a la notion de bien prive, ni a celle de bien public : il impose la construction d’un concept de « bien commun », une maniere nouvelle de penser la propriete intellectuelle, et la propriete tout court.
Résumé L'entreprise multinationale tend à abandonner l'usine, en gardant uniquement les fonctions, services et employés qui lui permettent de créer le monde où la marchandise existe. Les agences de publicité inventent la dimension spirituelle de l'événement, qui doit s'incarner dans les corps, motiver les comportements. Mais cette relation sociale est contradictoire avec la logique des biens communs (connaissance, langage, œuvre d'art, science, etc.). Ceux-ci résultent de la coopération, ils sont indivisibles, infinis, inappropriables : le bien commun assimilé par celui qui l'acquiert ne devient pas sa « propriété exclusive ». La résistance à l'appropriation capitaliste des biens communs sera efficace si elle assume le primat de la coopération entre cerveaux sur la relation capital-travail. C'est ici que pourront se définir des nouveaux objectifs et des nouveaux terrains de lutte.
April 21 marked the end of a political cycle in which the Left was identified with the workers’ movement. Communism and the party-form which became integrated into the state are now exhausted. The divide between the new social movements and the traditional sectors of the working class has widened. A party can no longer gather into itself the multiplicity of forms of politicization. This crisis of representation is a result of an ignorance of the new ways of constructing the common. It is necessary to pose the question of a political constitution of the people that would correspond to the new forms of subjectivity. The refoundation of communism necessitates both the definition of a specific project and a politics of unity.