INTRODUCTION:The real challenge with asthma consists essentially in the control of this one. [cite: 121] The objectives of our work were to describe the level of asthma control in a Tunisian population and to search the factors associated with uncontrolled asthma. [cite: 122] Methods: This was a descriptive observational cross-sectional study that was conducted in a pneumology department over 2 months. [cite: 123] Were included patients seen at the allergology consultation aged 15 years or over with a confirmed diagnosis of asthma and under anti-asthmatic treatment for at least 6 months. [cite: 124] Uncontrolled asthma was defined by an asthma control test score under 20. [cite: 125] Results: One hundred and thirteen patients were included. The mean age of the population was 45 ± 15 years. [cite: 126] Thirteen percent of the patients were active smokers. The main comorbidities associated with asthma were obesity (34.5%), gastroesophageal reflux disease (GERD) (17%). [cite: 127] Thirty-seven patients (32.8%) were compliant with treatment. Asthma was classified as well controlled in 64 patients (56.6%). [cite: 128] Factors associated with poor asthma control according to the univariate study were: active smoking (p= 0.04); [cite: 129] exposure to passive smoking (p= 0.02); poor socio-economic conditions (p=0.003); [cite: 130] certain comorbidities such as GERD, obesity, younger age of onset of the disease (p= 0.008) as well as with therapeutic compliance (p= 0,008) and the technique of inhalation (p= 0,002). [cite: 131] Conclusion: Adequate management of asthma must necessarily be multidisciplinary considering comorbidities and tobacco control. [cite: 132].
Introduction Le pneumothorax spontané (PNOS) est une pathologie fréquente en pneumologie. Son traitement est de moins en moins invasif. Dans les cas où le drainage thoracique est indiqué, le choix d’un drain de petit calibre est souvent privilégié. L’objectif de ce travail est d’étudier l’influence du calibre du drain dans la qualité de la prise en charge du PNOS. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique sur une période de 9 ans, réalisée dans notre service. Le PNOS était diagnostiqué chez 99 patients tous de sexe masculin. Nous avons inclus 85 patients ayant eu un drainage thoracique. Nous avons comparé les patients drainés par un drain de diamètre inférieur ou égal à 24F (G1 : 54) et ceux drainés par un drain supérieur à 24F (G2 : 31). Résultats L’âge moyen était de 40 ans [22–58], (G1=44 ans vs G2=35 ans ; p=0,023), tous étaient tabagiques avec une moyenne de 26 PA. Quatorze patients (16,4 %) étaient consommateur quotidien de cannabis. Le PNOS était total complet chez 51 patients (60 %) dont les fumeurs de cannabis. La durée moyenne du drainage pour tous les patients était de 10 jours, (G1 : 5j vs G2 : 10j ; p=0,002). Un emphysème sous cutané a été moins noté dans le G1 (G1 : 11 % vs G2 29 % ; p=0,045). Les complications hémorragiques sont plus notées dans le G2 (G1 : 3 % vs G2=9 % ; p=0,034) ainsi que le recours aux antalgiques (G1=0 % vs G2=9,4 % ; p=0,008). Quatre patients ont eu un œdème à vacuo dans le G2. Aucune corrélation n’a été trouvée entre le calibre du drain et le risque de récidive dans l’année après le premier épisode (G1 : 11 % vs G2 : 16 % ; p=0,534). Conclusion L’utilisation d’un drain de gros calibre augmente le risque de survenue de complications post-drainage ainsi que la durée de l’hospitalisation. Le recours aux drains de petits calibres doit être la règle.
Introduction La pose d’une prothèse trachéale (PT) constitue désormais une alternative thérapeutique sûre pour le traitement des sténoses trachéales et parfois le seul recours pour les patients jugés inopérables. Bien que son efficacité ait été bien prouvée, le patient porteur d’une PT est exposé à certaines complications parmi lesquelles, la formation de granulomes. L’objectif de notre étude était de rechercher les facteurs associés à la formation de granulomes sur prothèse trachéale siliconée et de décrire la prise en charge thérapeutique de cette complication. Méthodes Il s’agit d’une étude transversale menée au service de pneumologie et d’endoscopie interventionnelle pavillon 2 de l’hôpital Abderahman Mami. Cette étude avait inclus un échantillon de patients pris en charge au service entre janvier 2017 et décembre 2022 pour une sténose trachéale acquise bénigne et ayant bénéficié de la mise en place d’une prothèse trachéale siliconée. Résultats Nous avons colligé 30 cas de sténoses d’origine non tumorale. L’âge moyen était de 40±13 avec un sex-ratio H/F égal à 1,7. Toutes les PT utilisées étaient siliconés. Leur diamètre moyen était de 15mm [12 à 16mm] et leur longueur de 5cm [3 à 6cm]. La formation de granulomes était observée chez 14 patients (46 % des cas). Les granulomes étaient jugés non obstructifs chez 5 patients et obstructifs chez 9 patients avec une réduction de la lumière de la trachée de 23,3 % en moyenne [10–60 %]. Une corticothérapie inhalée était prescrite chez 10 patients avec disparition du granulome chez 3 patients. Une bronchoscopie thérapeutique avec un traitement laser-assisté de ces granulomes était justifiée chez 7 patients et chez 4 patients leur ablation était faite ultérieurement en même temps que l’ablation de la PT. L’examen anatomopathologique réalisé chez 9 patients avait objectivé un aspect de bourgeon charnu. Les facteurs associés significativement à la formation de granulomes étaient : le nombre de dilatation avant la mise de la PT (p=0,04), une distance à la carène plus importante (p=0,06), la présence d’impactions mucoïdes (p=0,04) et l’absence de mise sous corticothérapie inhalée préventive après le geste (p=0,05). Conclusion La prescription d’une corticothérapie inhalée post-geste semble réduire le risque de formation de granulomes après la mise d’une PT. Toutefois, cette prescription reste empirique sans fondement scientifique. D’où le besoin de mener des études randomisées sur ce sujet.
Tracheobronchial endoluminal hamartochondroma (HC) is a rare benign tumor, most frequently diagnosed in individuals between the sixth and seventh decades of life. The clinical presentation is usually very noisy. Here, we report two interesting cases. The first patient is a 58-year-old man who was wrongly treated for chronic obstructive pulmonary disease. HC was in the lower third of the trachea. The second patient is a 43-year-old man with a history of bronchiectasis and right lower lobectomy. HC was in the middle lobe bronchus. The resection via rigid bronchoscopy with diode laser was successful without any complications. Only one patient keeps a small stable tumor residue. The rigid bronchoscopy with laser-application in tracheobronchial endoluminal HC is safe and effective. Flexible bronchoscopy is important during the follow-up.
Introduction Le cannabis est un psychoactif illégal, de plus en plus utilisé en Tunisie. Ses effets sur l’appareil respiratoire sont de plus en plus connus. Le lien entre la consommation de cannabis et la survenue de pneumothorax spontané (PNOS) est moins rapporté, d’où l’objectif de cette étude. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique réalisée à notre service portant sur 99 patients hospitalisés pour PNOS. Nous avons séparé notre population d’étude en deux groupes: le groupe des consommateurs quotidien de cannabis (G1=14) et le groupe des non-consommateurs de cannabis (G2=85). Pour l’évaluation de l’abondance du PNOS nous avons utilisé le score de la (BTS). Résultats L’âge moyen de la population globale était de 40 ans [22–58] (G1=29 ans vs G2=41 ans ; p=0,018). Tous étaient tabagiques avec une consommation moyenne de 24 PA (G1=10 PA vs G2=27 PA ; p=0,027). Le PNOS était total chez 12 patients du G1 (G1 : 85 % vs G2 : 52% ; p=0,021) et partiel chez 2 patients du G1 (G1 : 15 % vs G2 : 48 % ; p=0,022). Nous n’avons pas noté de différence significative concernant son abondance (G1 : 85 % vs G2 : 68 % ; p=0,219). Un drain thoracique a été réalisé dans 80% des cas dans les deux groupes respectivement. Nous n’avons pas noté de différence concernant la durée moyenne du drainage (G1 : 8j vs G2 : 7j ; p=0,656). Les complications du drainage étaient plus fréquentes chez les patients du G2 : l’emphysème sous-cutané (G1 : 15 % vs G2 : 18 % ; p=0,816) et œdème à vacuo (G1 : 1,3 % vs G2 : 7 % ; p=0,618). La récidive du PNOS dans l’année suivant le premier épisode était plus fréquente dans le G2 (G1 : 8 % vs G2 : 15 % ; p=0,470). Conclusion Dans notre étude le lien entre la consommation de cannabis et le PNOS n’est pas évident et ceci très probablement en rapport avec la taille de notre population étudiée notamment ceux consommateurs de cannabis.
Introduction Au décours de l’infection aiguë à SARS-CoV-2, la fibrose pulmonaire (FP) post-COVID constitue une lourde séquelle impactant sur la santé respiratoire et la qualité de vie des patients atteints.L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs biologiques prédictifs de fibrose pulmonaire post-COVID-19 (FPPC). Méthodes Étude rétrospective incluant 215 patients hospitalisés au service Pavillon 2 de l’hôpital Abderrahmen Mami pour une pneumopathie à COVID-19 entre octobre 2020 et août 2021. Tous les patients ont eu un scanner thoracique de contrôle à 3 mois. Seuls les patients présentant des symptômes respiratoires persistants ou des anomalies significatives au scanner à 3 mois ont eu un scanner de contrôle à 6 mois. Les patients ont été divisés en 2 groupes en fonction des données du scanner à 6 mois : G1 patients avec FP à 6 mois (n=55), G2 patients sans FP à 3 et/ou 6 mois (n=160). Résultats La FPPC était identifiée chez 25 % des patients, dont 45,5 % présentaient au moins un signe respiratoire. Une prédominance masculine était notée au sein de G1 (60 % vs G2 46 %, p=0,07). Les patients du G1 étaient plus âgés (62,96 ans vs 54,31 ans, p=0,00) avec un indice de masse corporelle (IMC) significativement moins important (28,18kg/m2 vs 30,01kg/m2, p=0,02). Durant l’infection aiguë, les patients du G1 avaient rapporté moins de fièvre (47,2 % vs 64,1 %, p=0,02) et plus d’arthralgies (56,3 % vs 35,1 %, p=0,00). Les besoins en oxygène étaient significativement plus élevés chez le G1 (11,96L/min vs 8,29L/min, p=0,00). L’hyperleucocytose et la thrombocytose étaient plus fréquentes chez le G1 avec respectivement 83,6 % vs 61,7 %, p=0,00 et 14,5 % vs 6,1 %, p=0,05. L’élévation de l’urée sanguine était significativement plus notée chez les patients ayant une FPPC (23,6 % vs 4,9 %, p=0,00). Conclusion Notre étude a montré que les facteurs prédictifs de FPPC impliquent des paramètres biologiques tels que l’hyperleucocytose, la thrombocytose et l’élévation de l’urée sanguine.
Introduction Sous l’égide de la convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, des paquets de cigarettes portant des messages de mise en garde sanitaire illustrés sous forme d’images marquantes voir choquantes sont disponibles depuis janvier 2023 sur le marché tunisien. Le but de notre travail était d’étudier la perception ainsi que l’avis des patients fumeurs face à ces images. Méthodes Étude transversale descriptive incluant les patients hospitalisés dans notre service entre février et avril 2024, tabagiques actifs en janvier 2023 et qui ont accepté de participer à notre étude. Au cours de l’entretien, chaque patient a répondu à un questionnaire posé en dialecte tunisien par le même médecin. Résultats Au total, 101 patients de sexe masculin et d’âge moyen égal à 59 ans ont été inclus. La majorité avait un niveau d’étude secondaire. Les pathologies respiratoires les plus fréquentes étaient la BPCO, le cancer bronchopulmonaire et l’asthme chez respectivement 44, 20 et 8 % des patients. Soixante-quatre pour cent des répondeurs pensent que les images choquantes sont plus efficaces que les avertissements textuels seuls. Par ailleurs, 63 % des patients préfèrent les conseils de sevrage de leur médecin aux illustrations choquantes et 28 % d’entre eux pensent que l’option de paquets sans images devrait être disponible pour tous les fumeurs dont 8 % pensent que ces illustrations devraient être supprimées. Deux patients seulement trouvent que ces images représentent une violation de la liberté individuelle. Conclusion Les résultats de cette étude montrent que le patient tunisien ne désapprouve pas l’ajout d’images choquantes sur les paquets de cigarettes. D’autres études sont alors nécessaires pour juger de l’efficacité de cette mesure préventive.
Introduction La biopsie pleurale sous thoracoscopie, examen très rentable et de plus en plus accessible, tend à remplacer progressivement la biopsie pleurale à l’aveugle. Néanmoins, il reste un examen invasif coûteux et non dénué de risques surtout si on est devant une pathologie pleurale probablement bénigne. Notre étude visait à étudier l’apport de la biopsie pleurale à l’aveugle à l’aide de l’aiguille d’Abrams en cas de tuberculose pleurale. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive incluant tous les patients hospitalisés de janvier 2016 à juillet 2023 dans notre service pour tuberculose pleurale confirmée. Résultats Un total de 41 patients ont été inclus, tous de sexe masculin et d’âge moyen égal à 36 ans [18–69]. Parmi eux 32 patients étaient tabagiques. Le délai moyen de consultation était de 40jours [2–90]. Les principaux symptômes étaient les douleurs thoraciques, la toux, la fièvre, les sueurs nocturnes et la dyspnée, respectivement dans 30, 29, 28, 19 et 17 % des cas. La TP était unilatérale chez 39 patients, essentiellement à droite. La pleurésie était de moyenne à grande abondance dans la majorité des cas (34 patients). Elle était exsudative chez tous les patients, avec une formule lymphocytaire chez 28 patients et une formule neutrophile chez 13 patients. La confirmation diagnostique était faite par la positivité des baciloscopies chez 15 patients dans le cadre d’une tuberculose pulmonaire associée, et histologiquement chez 26 patients : après une biopsie pleurale à l’aide de l’aiguille d’Abrams chez 18 patients et après une biopsie pleurale chirurgicale chez 8 patients. La thoracoscopie a été réalisée de première intention chez 4 patients (une pleurésie de faible abondance dans 3 cas et sous la demande du patient dans 1 cas) et en deuxième intention chez les 4 autres devant une première biopsie à l’aveugle négative. La biopsie pleurale à l’aveugle a été réalisée au total chez 22 patients avec une rentabilité de 81 %. Elle a été compliquée d’un pneumothorax chez 2 patients et d’un malaise vagal chez 1 patient. Conclusion La biopsie pleurale à l’aveugle reste un examen très rentable en cas de tuberculose pleurale et elle ne peut pas être remplacée par la thoracoscopie qui garde des indications bien précises.
Introduction L’approche chirurgicale des sténoses trachéales bénignes a longtemps été considérée le GOLD standard. Toutefois, chez les patients en détresse respiratoire aiguë la chirurgie en urgence est associée à un taux de morbi-mortalité élevé. Depuis la création d’une unité d’endoscopie interventionnelle dans le secteur public en Tunisie en 2017, une prise en charge endoscopique en urgence est devenue possible. Le but de notre travail était d’étudier l’apport de la bronchoscopie rigide au cours des sténoses trachéales compliquées de détresse respiratoire aiguë. Méthodes Étude prospective descriptive longitudinale réalisée entre 2017 et 2021 effectuée au service de pneumologie pavillon 2 de l’hôpital Abderrahmen Mami incluant les patients d’âge supérieur à 18 ans pris en charge pour une sténose trachéale bénigne. Résultats Au cours de la période d’étude 87 patients étaient admis pour une bronchoscopie rigide. Seize patients (18 %) étaient en détresse respiratoire aiguë. L’âge moyen était de 32 ans±13 avec un sexe ratio égal à 1,28. L’EVA dyspnée moyenne était de 8/10±1,23. Une oxygénothérapie était indiquée chez 12 patients. La sténose était simple chez 3 patients et complexe chez 13 patients. Le degré moyen de la sténose trachéale était de 82 %±10 avec un aspect inflammatoire chez 10 patients. Une composante malacique était associée chez 3 patients. Tous les patients ont eu une bronchoscopie rigide en urgence avec une dilatation mécanique seule chez 9 patients, laser assistée chez 4 patients. Une prothèse trachéale était mise au cours du même geste chez 3 patients. L’évolution immédiate était favorable chez 13 patients (81 %) avec une EVA dyspnée moyenne post geste de 1/10 avec sevrage de l’oxygène dans tous les cas. Seuls les 3 patients qui avaient une malacie ont nécessité une trachéotomie en urgence avec une corrélation significative (p=0,004). Conclusion Le traitement endoscopique des sténoses trachéales bénignes en détresse respiratoire aiguë était associé à un taux de succès élevé permettant ainsi d’éviter une chirurgie lourde en urgence. Toutefois la présence d’une malacie pourrait être considérée comme un facteur de risque d’échec.
Introduction La hantise du patient après un premier épisode de PSP reste la récidive avec un tableau parfois plus grave. La pleurodèse d’emblée est indiquée dans des cas particuliers tels qu’une profession à risque. Notre étude avait pour but d’étudier l’apport du scanner thoracique grâce au Dystrophy Severity Score (DSS) pour prédire le risque de récidive après un premier épisode de PSP afin de pouvoir proposer la chirurgie précocement à un groupe particulier de patients. Méthode Étude rétrospective incluant 79 patients ayant eu un scanner thoracique parmi les 99 patients hospitalisés dans notre service entre janvier 2015 et décembre 2022 pour un premier épisode de PSP. On a individualisé 2 groupes, G1 : récidive du PSP (n=26), et G2 : absence de récidive avec un recul de plus de 2 ans (n=53). On a calculé le score DSS pour chaque patient en se basant sur le type, le nombre et la distribution des blebs (<1cm) et des bulles d’emphysème. Le score est bas s’il est entre 0–3 et haut s’il est entre 4–6. Résultats Tous nos patients étaient de sexe masculin est d’âge moyen égal à 40 ans. Le tabagisme actif était plus fréquent dans le G1 (p=0,03). Le pneumothorax était plus fréquemment à gauche dans le G1 que dans le G2 (p=0,017). Il était de grande abondance chez tous les patients du G2 (vs 57 % dans le G1, p=0,05). La récidive était homolatérale chez 92 % des patients. Le DSS était de haut grade chez 80 % des patients du G1 contre 64 % des patients du G2 (p=0,05). Conclusion Notre étude montre que le DSS de haut grade est significativement associé à un risque de récidive plus important après un premier épisode de PSP. D’autres études à plus grande échelle sont nécessaires pour valider ce résultat avant d’intégrer le scanner thoracique dans l’arbre décisionnel devant un PSP.
Tracheobronchial endoluminal hamartochondroma (HC) is a rare benign tumor, most frequently diagnosed in individuals between the sixth and seventh decades of life. The clinical presentation is usually very noisy. Here, we report two interesting cases. The first patient is a 58-year-old man who was wrongly treated for chronic obstructive pulmonary disease. HC was in the lower third of the trachea. The second patient is a 43-year-old man with a history of bronchiectasis and right lower lobectomy. HC was in the middle lobe bronchus. The resection via rigid bronchoscopy with diode laser was successful without any complications. Only one patient keeps a small stable tumor residue. The rigid bronchoscopy with laser-application in tracheobronchial endoluminal HC is safe and effective. Flexible bronchoscopy is important during the follow-up.
Introduction Le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer chez l’homme, est une maladie qu’on peut prévenir dans la majorité des cas. Afin de réduire la consommation de tabac chez les fumeurs tunisiens, la Tunisie en partenariat avec l’OMS, a imposé l’ajout d’images choquantes aux messages d’avertissement textuels, sur les paquets de cigarettes à partir de janvier 2023. Notre objectif était d’évaluer l’efficacité de cette mesure sur le comportement des fumeurs tunisiens. Méthodes Étude transversale incluant 100 participants fumeurs actifs en janvier 2023 et qui ont accepté de répondre à notre questionnaire en ligne, diffusé sur les réseaux sociaux de janvier au 15 février 2024. Résultats La majorité des participants étaient des hommes (86 vs 14 femmes), sans antécédents et avec un niveau d’éducation universitaire. L’âge moyen était de 32,3 ans. La consommation moyenne de tabac était de 15 paquets par an. La consommation d’alcool, de cannabis ou de narguilé et le vapotage ont été retrouvés respectivement dans 43 %, 19 %, 10 % et 5 % des cas. Un changement dans les habitudes tabagiques, dû à l’ajout d’images choquantes sur les paquets de cigarettes a été constaté dans 20 % des cas : 4 ont arrêté définitivement, 12 ont réduit leur consommation et 9 participants ont remplacé la cigarette par un autre moyen de tabagisme. Dix-neuf participants ont trouvé plus facile de résister à l’envie de fumer en se rappelant ses illustrations choquantes. Conclusion L’ajout d’images choquantes a un impact réel sur le comportement des fumeurs tunisiens. Le rôle du médecin et l’éducation du public sont essentiels pour maximiser leur impact dans la lutte antitabac.
Malgré les nouvelles recommandations pour la prise en charge du PSP, certains points ne sont pas bien clairs. Certes, le drainage thoracique a moins de place dans l’algorithme thérapeutique mais quand il est indiqué, peut-on raccourcir le délai d’hospitalisation et proposer rapidement la chirurgie à des patients particuliers avec un risque important d’échec ? Notre travail avait pour but d’identifier les facteurs prédictifs de chirurgie après drainage thoracique devant un premier épisode de PSP. Méthodes Une analyse rétrospective des dossiers des patients hospitalisés dans notre service entre janvier 2021 et octobre 2023 pour un premier épisode de PSP et ayant nécessité un drainage thoracique, a été faite. Deux groupes ont été identifiés : G1 (n=50) : succès du drainage thoracique et G2 (n=32) : échec du drainage thoracique avec recours à la pleurodèse. Résultat Au total, 82 patients tous de sexe masculin et d’âge moyen égal à 39ans ont été inclus. Le pneumothorax était du côté droit dans plus que 60 % des cas et de grande abondance dans plus que 70 % des cas dans les 2 groupes. La consommation de cannabis, un pneumothorax mal toléré à l’admission et la présence d’emphysème sur le scanner thoracique étaient des facteurs de risque d’échec du drainage thoracique, ([OR 3,58 ; IC (1,14_11,23) p=0,024], [OR 5,22 (IC 1,26_21) p=0,014] et [OR 3,81 ; IC (1,48_9,82) p=0,005], respectivement). Conclusion Notre étude montre qu’en cas de situations particulières, on peut prédire de l’échec du drainage thoracique et de la nécessité de proposer la pleurodèse chirurgicale. D’autres études à plus large échelle sont nécessaires pour pouvoir intégrer ces données dans les recommandations futures afin de proposer la chirurgie plus précocement.
Introduction L’Organisation mondiale de santé a développé de nombreuses stratégies pour encourager le sevrage tabagique, parmi lesquelles les photos choquantes sur les paquets de cigarettes, une mesure adoptée par la Tunisie à partir de janvier 2023. L’objectif de cette étude était d’évaluer la perception de cette stratégie par les fumeurs tunisiens. Méthodes Étude transversale basée sur un questionnaire en ligne en arabe et en français, distribué sur les réseaux sociaux, menée du 1er janvier au 15 février 2024. Résultats Parmi les 100 fumeurs ayant répondu, 86 % étaient des hommes et 14 % des femmes, avec un âge moyen de 32,3 ans. La majorité n’avait pas d’antécédents médicaux et avait un niveau universitaire. D’autres habitudes telles que la consommation d’alcool (43 %), de cannabis (19 %), de vape (5 %) et de narguilé (10 %) ont été signalées par 58 % des participants. La moitié des participants (53 %) ont trouvé que les avertissements visuels étaient plus efficaces que les avertissements textuels. De plus, 76 % ont affirmé que les avertissements visuels ne portaient pas atteinte à leur vie privée et 67 % se sont opposé à leur suppression. 48 % ont plaidé pour l’accès à des paquets sans images et la majorité (77 %) préférait le conseil minimal par un médecin. Conclusion Bien que l’utilisation d’images choquantes montre des perspectives prometteuses, elle doit faire partie d’une stratégie plus globale.
Le retard de négativation des bacilloscopies est une complication fréquemment rencontrée lors de la prise en charge d'une tuberculose pulmonaire commune. L'objectif de cette étude était de déterminer les facteurs de risque associés au retard de négativation des bacilloscopies à 2 mois de traitement antituberculeux. Étude rétrospective descriptive réalisée au service de pneumologie pavillon 2 (service à recrutement masculin), ayant inclus les patients hospitalisés entre janvier 2016 et décembre 2022 pour prise en charge d'une tuberculose pulmonaire commune confirmée. Soixante-dix patients ont été inclus. L'âge moyen était de 42 ans + 12 ans, 83% des patients étaient tabagiques, 24% des alcooliques, et tous bien observants du traitement. Le délai moyen entre le début de la symptomatologie et le diagnostic était de 59 jours. Un retard de négativation des bacilloscopies a été constaté chez 23,8% des patients. Le bacille de koch était sensible à l'antibiogramme dans tous les cas. Une corrélation positive a été retrouvée entre le retard de négativation et l'alcoolisme (p = 0,003), la BPCO (p = 0,039) et la lymphopénie (p = 0,001). L'alcoolisme, la BPCO et la lymphopénie seraient des facteurs associés à un risque plus important de prolongation du délai de négativation des bascilloscopies au cours du traitement de la tuberculose pulmonaire commune. Il nous semble primordial d'agir sur ces facteurs de risque afin d'améliorer la prise en charge d'un patient tuberculeux.
Le traitement endoscopique des sténoses tumorales trachéobronchiques proximales peut constituer la seule option thérapeutique possible chez des patients souvent en détresse respiratoire ou ayant une pneumopathie post-sténotique rebelle aux thérapeutiques habituelles. La survie sans traitement chez ses patients est estimée à 1 à 2 mois. Nous rapportons notre expérience à travers l'analyse rétrospective de tous les dossiers des patients traités par bronchoscopie rigide à notre service pour sténose tumorale proximale de décembre 2018 à juillet 2022. Vingt-sept cas ont étés colligés dont 21 hommes et 5 femmes. L'âge moyen était de 56 ans. Une dyspnée était notée dans 89 % des cas, une IRA dans 40 % des cas et une atélectasie dans 26 % des cas. Deux patients étaient intubés en urgence avant le geste. La tumeur primitive était maligne dans 77,5 % des cas et dominée par le cancer du poumon (55,5 %). La sténose était extrinsèque dans 22,5 % des cas, intrinsèque dans 48% des cas et mixte dans le reste des cas. Le siège de la sténose était trachéal dans 40 % des cas, trachéobronchique dans 30% des cas et bronchique dans 30 % des cas. Le traitement endoscopique fait par bronchoscopie rigide dans tous les cas a consisté en une résection endoscopique seule dans 15 % des cas, une résection laser assistée dans 63 % des cas et a nécessité la mise en place d'une prothèse trachéale dans 55,5 % des cas. L'évolution immédiate était favorable dans 89 % des cas avec un sevrage de l'oxygénothérapie dans 10 cas sur 11, une ré-aération du parenchyme pulmonaire dans 6 cas sur 6. Une complication est survenue dans 3 cas (11 %) dont 1 migration de prothèse, 1 trouble du rythme cardiaque et 1 pneumothorax. L'évolution à long terme de tous les cas de tumeurs bénignes était favorable sans récidive. Pour les tumeurs malignes la survie moyenne globale était de 202 jours (14 à 18 mois). La survie à 3 mois était de 76 %, celle à 6 mois était de 41 % et à 12 mois de 17 %. Cette survie était meilleure pour les cancers extrapulmonaires. Nos résultats sont concordants avec les données de la littérature et montrent que le traitement endoscopique permet d'améliorer d'une façon significative la survie des patients, de préserver leur pronostic vital et de poursuivre la prise en charge de la tumeur primitive.