Abstract Introduction Poliomyelitis, which disappeared in Tunisia 30 years ago, should be the second disease to be eradicated after smallpox. However, a few endemic foci persist and its recent detection in some regions is causing great concern. On January 11, 2023, Tunisia received an alert with the notification of 2 polio cases in Algeria, the second of which was detected in November 2022 at about 400 KM from Tunisia. The objective of this study is to describe the results of the investigations following this alert as well as the prevention and response measures triggered. Methods We conducted an active search for acute flaccid paralysis (AFP) cases in all governorates and a retrospective search for possible unreported AFP cases hospitalized from November 1, 2022. Vaccination coverage was verified for catch-up if incomplete vaccination. Surveillance of poliovirus shedding in patients with primary immunodeficiencies (PIDs) was also conducted as well as other public health measures. Results As of April 20, 2023, 38 AFP cases have been reported through active search. Retrospective hospital-based surveillance has revealed 31 cases. In addition, 3142 children with deficient vaccination were identified, distributed differently by region. All of them were caught up with Inactivated polio vaccine (IPV). A total of 90 PIDs were followed up. The replacement of the Oral polio vaccine (OPV) dose at 6 months by IPV in the national immunization schedule as well as a request for verification of the possibility of using the new OPV2 in Tunisia and of the required requirements were made. Conclusions The risk of poliomyelitis resurgence in our country is not negligible. Sustained vigilance is necessary, particularly through ensuring high vaccination coverage and effective surveillance to rapidly detect any imported case. This is essential in view of the global context and the existence of outbreaks especially in certain African countries with which several exchanges and migratory flows remain. Key messages • The Poliomyelitis alert on Tunisian borders in January 2023 is a real threat, that should also be taken into consideration by neighboring countries. • Sustained vigilance is necessary, particularly through effective surveillance and appropriate vaccination strategy.
L’hypocalcémie est une complication connue de la thyroïdectomie. Elle peut être profonde, mais est réversible dans de nombreux cas. Elle constitue la complication la plus fréquente de la thyroïdectomie. Le but de cette étude est de déterminer les caractéristiques épidémiologiques, éthiopathogéniques et thérapeutique de l’hypocalcémie post-thyroïdectomie. Une étude de 23 cas de patients ayant eu une thyroïdectomie totale compliquée d’une hypocalcémie entre 2010 et 2016 au service d’ORL de Mahdia. Un âge moyen de 46,78 ans [35–85 ans]. Tous les patients étaient des femmes. La calcémie préopératoire était normale dans tous les cas. Un dosage systématique de la calcémie a été réalisé à j3 en dehors des hypocalcémies symptomatiques. Le délai moyen de survenue d’hypocalcémie est de 3 jours. Elle était symptomatique dans 14 cas (60 %) : des paresthésies des extrémités étaient vues chez tous les patients symptomatiques et une crise de tétanie était survenue chez 35 %. Le traitement était une supplémentation orale par du gluconate du calcium et de vitamine D dans tous les cas. Une supplémentation intraveineuse par du gluconate de calcium était réalisée chez 12 patients au moment des crises (52 %). La durée moyenne du traitement était de 45 jours en postopératoire (des extrêmes de 1–3 mois). Une seule patiente a développé une hypocalcémie permanente. La surveillance clinique et biologique en postopératoire après une thyroïdectomie totale est primordiale. Le traitement per os associant calcium et vitamine D, est la plupart du temps suffisant et provisoire.
L’hyperparathyroïdie secondaire (HPS) est fréquente. L’échographie cervicale et la scintigraphie parathyroïdienne occupent une place prépondérante en préopératoire. Le but de ce travail est de comparer l’apport de ces deux modalités d’imagerie dans la prise en charge chirurgicale de l’hyperparathyroïdie de l’insuffisant rénal. Une étude rétrospective à propos de 58 cas d’HPS colligés au service d’ORL de Mahdia entre 2001–2016. Trente-cinq hommes et 23 femmes. L’âge moyen était 43 ans (15–78 ans). Tous nos patients avaient une insuffisance rénale au stade d’hémodialyse. Le taux moyen de PTH était de 1700 ng/L (450–20 000 ng/L) avec un taux moyen de calcémie de 2,5 mmol/L (2–3 mmol/L). Les 2 examens étaient concordants dans 46,5 % des cas. La scintigraphie était supérieure dans 53,4 % des cas, l’échographie était négative dans 34 cas et 7 cas ou la scintigraphie a objectivé une hyperplasie double alors que l’échographie n’a détecté qu’une seule glande hyperplasique. L’échographie était plus sensible en cas d’hyperplasie dans 12 cas. La sensibilité de la scintigraphie après corrélation histo-chirurgicale était de 96,5 %, largement supérieure à celle de l’échographie 42,1 %. La spécificité des deux techniques était de 100 %. La sensibilité de la scintigraphie varie en fonction du siège des glandes parathyroïdes (54,4 % pour les PTHs supérieures contre 79 % pour les PTHs inférieures). La scintigraphie parathyroïdienne est un examen spécifique de sensibilité bonne. Elle occupe une place importante dans le diagnostic et la localisation des glandes surnuméraires et ectopiques. Bien que l’échographie est moins sensible elle serait utile pour une meilleure localisation des PTHs.
Introduction L’hyperparathyroïdie secondaire est caractérisée par l’hyperplasie des quatre glandes, en réponse à une hypocalcémie chronique. Elle peut causer de multiples complications. Le traitement de l’hyperparathyroïdie est d’ordre médical et chirurgical.Notre but est de préciser les indications du traitement chirurgical de cette pathologie. Patients et méthodes C’est une étude rétrospective sur 58 patients pris en charge pour une hyperparathyroïdie secondaire entre 2001 et 2016. Nous avons analysé les paramètres cliniques, biologiques et radiologiques. Résultats Notre série comporte 23 femmes et 35 hommes. L’âge moyen était 43 ans. Nos patients étaient hémodialysés depuis 6,77 ans en moyenne. Tous ont été sous traitement médical en dosage maximal. Les douleurs osseuses a été un signe constant. Une fatigabilité musculaire était notée dans 80 % des cas, des fractures pathologiques dans deux cas.Le diagnostic a été porté devant des chiffres de PTHi élevés associée à une hyperphosphorémie et une tendance à l’hypocalcémie. Soixante pour cent des patients avaient une hypovitaminose D. Soixante-quinze pour cent des patients ont bénéficié de radiographies des mains et du crâne qui ont montré une déminéralisation. La scintigraphie a montré une hyperfixation en regard de la loge thyroïdienne dans 95 % des cas. Les patients ont bénéficié d’une parathyroïdectomie type 7/8. Une baisse de la PTHi à 50 % était la règle ainsi qu’une amélioration nette des douleurs osseuses. Conclusion L’hyperparathyroïdie secondaire reste un problème fréquemment rencontré chez les hémodialysés. Le traitement est préventif, il a pour but de normaliser les taux de calcium et de phosphore. La chirurgie est indiquée en cas d’échec du traitement médical.
La maladie de Basedow représente la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. La prise en charge thérapeutique fait appel en première intention aux antithyroïdiens de synthèse. En seconde intention, plusieurs alternatives sont possibles : l’iode-131 et le traitement chirurgical. Préciser les indications du traitement chirurgical dans la maladie de basedow ainsi que ses résultats. Étude rétrospective sur 30 cas de maladie de Basedow pris en charge dans notre service entre 1998 et 2016. L’âge moyen était de 30 ans (11–63 ans). Une nette prédominance féminine a été notée (73 %). Le diagnostic de la maladie de Basedow était retenu chez tous les malades et tous avaient eu un traitement par les antithyroïdiens de synthèse. Un seul patient avait eu une cure d’iode radioactif. L’indication de la chirurgie était la résistance au traitement médical dans 76 % des cas, et la présence d’un nodule suspect à l’échographie dans 24 % des cas. La chirurgie était basée sur la thyroïdectomie subtotale dans 7 cas, et la thyroïdectomie totale dans 23 cas. L’examen anatomopathologique était en faveur de la bénignité dans 28 cas et de la malignité dans 2 cas. Sept patients ont présenté une hypocalcémie symptomatique et un autre une dysphonie transitoire. Le recul moyen était de 26 mois. La chirurgie représente une option thérapeutique de choix dans la maladie de Basedow. Mais, elle reste un traitement de deuxième intention.
Spontaneous external auditory canal (EAC) cholesteatoma is a rare disease. The symptoms are nonspecific. It is diagnosed by clinical examination and radiological investigation. The clinical examination alone is often insufficient for accurately assessing spread of the cholesteatoma into the temporal bone, meaning cross-sectional imaging modalities are required, and specifically computed tomography. We report three cases of spontaneous cholesteatoma of the external auditory canal. All of our patients underwent surgery. In two cases, the cholesteatoma was restricted to the external auditory canal, while in one case, it was complicated by a fistula with the lateral semicircular canal. Good anatomical and functional results were obtained in all three cases, with the external auditory canal patent and a good calibre on completion.
Le cholestéatome spontané du méat acoustique externe (MAE) est une affection rare. Il est caractérisé par une symptomatologie non spécifique. Son diagnostic est clinique et radiologique. L’extension du cholestéatome dans l’os temporal est souvent mal précisée par l’examen clinique seul, nécessitant le recours aux techniques d’imagerie en coupe, notamment la tomodensitométrie. Les auteurs rapportent trois cas de cholestéatome spontané du MAE. Tous nos patients étaient opérés. Le cholestéatome était limité au MAE dans deux cas et compliqué de fistule avec le canal semi-circulaire latéral dans un cas. Les résultats anatomiques et fonctionnels étaient bons dans les trois cas avec des méats acoustiques externes libres et de bon calibre à terme.
Management of papillary microcarcinomas of thyroid gland is subject to many discussions.Objective : Aim of this study: determinate lymph node status in these malignant tumors.Materials and methods : this study is about 20 cases of papillary microcarcinomas of thyroid gland, operated between 1994 and 2007,Results : Our study was about 18 women and 2 men with a middle-age of 46 years. We had found that 35% of microcarcinomas had a size higher than 0,5cm.Neck lymph node metastasis were present in 83% when the size of tumor was higher than 0,5 cm.Conclusion : Neck lymph node metastasis in micropapillary carcinomas is conditioned by many factors of which depend the therapeutic management.Keywords : Thyroid gland, papillary microcarcinoma, neck-lymph node dissection.
Objectives. To report on two cases of congenital cholesteatoma in patients aged 1 month. To review the clinical and radiological features of congenital cholesteatoma and to clarify the contribution of the CT scan in the diagnosis and the preoperative workup.Patients and methods. The authors report two observations of congenital cholesteatoma. These children were investigated using high-resolution CT. The treatment was surgical in both cases.Results. The children were 1 month old, presenting with facial paralysis. In the otoscopic exam, the tympanic membrane was normal in both cases, with a whitish retrotympanic soft mass. The diagnosis of congenital cholesteatoma was made based on the CT data.Conclusion. Congenital cholesteatoma is rare. Otoscopic examination must be undertaken during the physical exam of a child at a young age to establish an early diagnosis. CT scan allows positive diagnosis and a precise preoperative workup. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Septoplasty in children is a subject of many discussions. We tray to identify the main indication of septoplasty in children. Our study is a retrospective study of 47 cases. The indications should be limited to severe nose obstructions with major septal deviation.Keywords : Nasal destruction, septoplasty, children
La mucormycose est une infection fongique rare qui touche essentiellement les sujets immunodéprimés et notamment diabétiques. La localisation de cette maladie est surtout nasosinusienne. Son pronostic reste mauvais malgré le développement des moyens de prise en charge. Nous rapportons deux cas de mucormycose nasosinusienne à travers lesquels nous discutons les aspects cliniques et radiologiques, ainsi que les moyens thérapeutiques de cette maladie. Il s’agit d’un homme et d’une femme âgés respectivement de 56 et 52 ans. Le premier était diabétique et la deuxième insuffisante rénale. L’évolution était lente dans le premier cas et très rapide dans le deuxième. Le diagnostic était dans les deux cas histologique. L’évolution était, dans le premier cas, favorable après traitement associant débridement chirurgical et amphotéricine B, et dans le second rapidement fatale. Conclusion : La mucormycose nasosinusienne est une affection grave dont le pronostic peut être mauvais malgré le traitement.Mots clés : Infection fongique, mucormycose rhinocérébrale, zygomycètes.