Au cours de la rééducation des patients hémiparétiques, les rééducateurs sont fréquemment confrontés à des discordances entre les capacités motrices lors d’exercices analytiques et les capacités fonctionnelles observées lors de la marche. Une différence de recrutement musculaire dans les deux situations, pourrait expliquer cette discordance. Parmi les manifestations de la motricité pathologique observées chez les patients hémiparétiques, existe le phénomène de co-contraction spastique qui nous préoccupe dans ce travail (Gracies 2005 [1]). En effet, l’objectif principal de cette étude visait à comparer les phénomènes de co-contractions chez des sujets hémiparétiques entre une modalité d’exercice analytique et une modalité d’exercice fonctionnelle, la marche. Notre hypothèse était que le phénomène de co-contraction est exacerbé lors de la marche en comparaison avec un exercice analytique et limiterait par conséquent les capacités de marche des patients. L’activité musculaire des fléchisseurs et extenseurs du genou était enregistrée par EMG de surface lors d’exercices analytiques et lors de la marche en phase oscillante chez un groupe de sujets hémiparétiques (SH) et chez un groupe contrôle de sujets sains (SS). Le calcul d’indices de co-contraction (ICC), en durée (Figure 1) et en amplitude (Figure 2), à partir des données EMG permettait la comparaison entre les 2 modalités d’exercice. Douze SH et 11 SS ont été inclus. Les deux ICC différaient chez les SH entre les modalités analytique et marche (p < 0,05). Ces résultats montrent une différence significative entre les co-contractions observées analytiquement et lors de la marche chez les SH. Ces résultats valident l’hypothèse initiale, puisque dans la plupart des cas, les co-contractions sont augmentées à la marche. Si les conditions du recrutement musculaire diffèrent en condition analytique et lors de la marche, il paraît peu adapté de proposer des exercices analytiques dans un objectif d’améliorer les différents paramètres de la marche. Ce constat plaide par conséquent en faveur d’une rééducation majoritairement fonctionnelle, selon le principe d’entraînement orienté vers la tâche à améliorer : rééduquer la marche par la marche.
L’objectif de ce travail préliminaire était d’évaluer l’efficacité d’une séance de rééducation avec robot d’assistance à la marche (Lokomat®) sur la qualité de marche de sujets opérés d’une prothèse totale de genou. Cette étude croisée randomisée comparait l’effet d’une séance de Lokomat® et d’une séance rééducation classique sur la marche après prothèse totale de genou. Les paramètres évalués étaient : la douleur par échelle visuelle analogique (EVA), les paramètres spatiotemporels et les amplitudes du genou lors de la marche à l’aide d’une analyse quantifiée de la marche, avant et après chacune des deux séances. Dix sujets ont été inclus. La douleur après la séance de Lokomat® était significativement augmentée de 0,86 point EVA (p 0,04). Concernant la marche, après la séance de Lokomat® la longueur de l’enjambée était significativement augmentée (p 0,04), le pic d’extension de genou était amélioré de 1,04° (p 0,04) mais la flexion du genou n’était pas modifiée. Dans cette étude préliminaire, le Lokomat® apporte un bénéfice sur l’extension du genou et la longueur de l’enjambée lors de la marche. Une évolution des critères d’inclusion et du protocole expérimental pourrait permettre de contrôler la douleur. Enfin, la mise en place d’un protocole avec de multiples séances semble nécessaire pour mieux appréhender une éventuelle modification des paramètres de marche. The aim of this preliminary study was to evaluate the efficiency of a rehabilitation session with walking-aid robot (Lokomat®) on quality of gait for patients operated for a total knee arthroplasty. This crossover randomized study compared the effect of a session of Lokomat® and the effect of a conventional rehabilitation session after total knee arthroplasty. The evaluated parameters were: pain with Visual Analogic Scale (VAS), spatiotemporal parameters and knee ranges of motion during gait with a quantified gait analysis, before and after the two sessions. Ten subjects were included. Pain after Lokomat® session was significantly increased by 0.86 points at the VAS (P 0.04). Regarding gait, after Lokomat® session stride length was significantly improved (P 0.04), peak knee extension was improved of 1.04° (P 0.04) but peak knee flexion was not modified. In this preliminary study, the Lokomat® seems to improve knee extension and stride length during gait. An evolution of inclusion criteria of this experimental protocol could allow a better control of pain. Finally, the planification of a protocol with multiple sessions seems necessary to better observe some modifications of gait parameters.
M.B., homme de 62 ans, présente des pleurs involontaires et incontrôlés d’apparition consécutive à un accident vasculaire cérébral ischémique cérébelleux droit. L’analyse de ces symptômes et leur distinction d’un trouble de l’humeur a permis d’évoquer un trouble de l’expression émotionnelle involontaire. Une prise en charge spécifique s’est alors organisée selon deux axes : éducatif et médicamenteux. Le patient et son entourage ont été informés de l’étiologie neurologique des épisodes de pleurs. Un traitement par sertraline a été introduit, l’efficacité des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine étant documentée depuis plusieurs années. Celui-ci a montré son efficacité après 3 jours de prescription et a permis une disparition complète des pleurs involontaires et incontrôlés après 7 jours. Les modifications des expressions émotionnelles sont fréquentes après une lésion cérébrale. Le repérage et le diagnostic du trouble de l’expression émotionnelle involontaire s’inscrivent dans la prise en charge du patient en médecine physique et réadaptation. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine apparaissent en première ligne dans le traitement de ce trouble.
Exclus : capsulites, AT, tendinopathies du long biceps, ruptures associant supraepineux et subscapulaire. Moyen d’evaluation : calcul du score de Constant en valeur ponderee initial (SCPI), et final (SCPF). Protocole de reeducation : Le Concept 3 C comprend : – Seances de reeducation active sur Scapuleo (20 minutes) : travail global non douloureux en poussee et/ou en traction, en chaine fermee, alternant avec repos main posee sur la cuisse. – Mobilisations passives (5–10 minutes) de l’epaule et assouplissements musculaires (adducteurs, coiffe posterieure. . .), si besoin traitement des contractures (Jones, myotensif). Duree : En moyenne 19 seances (15 semaines).
In hemiparetic patients, rectus femoris spasticity is one of the main causes of reduced knee flexion in swing phase, known as stiff knee gait. Botulinum toxin is often used to reduce rectus femoris spasticity and to increase knee flexion during swing phase. However, the mechanisms behind these improvements remain poorly understood. The aim of this study was (1) to quantify maximal rectus femoris length and lengthening velocity during gait in ten adult hemiparetic subjects with rectus femoris spasticity and stiff knee gait and to compare these parameters with those of ten healthy subjects and (2) to study the effect of botulinum toxin injection in the rectus femoris muscle on the same parameters.10 patients with stiff knee gait and rectus femoris spasticity underwent 3D gait analysis before and one month after botulinum toxin injection of the rectus femoris (200 U Botox, Allergan Inc., Markham, Ontario, CANADA). Rectus femoris length and lengthening velocity were quantified using a musculoskeletal model (SIMM, MusculoGraphics, Inc., Santa Rosa, California, USA).Maximal length and lengthening velocity of the rectus femoris were significantly reduced on the paretic side. There was a significant increase in muscle length as well as lengthening velocity during gait following botulinum toxin injection.This study showed that botulinum toxin injection in the spastic rectus femoris of hemiparetic patients improves muscle kinematics during gait. However maximal rectus femoris length did not reach normal values following injection, suggesting that other mechanisms are likely involved.
[2% 3.4%] (p < .05). Discussion.– The current study confirmed theactual relocating effectswhenusing METHOD-1 [1]. However, METHOD-2 increased the affect and decreased the pain perception without applying relocating effects for the scapula-humeral joint. METHOD-2 seems to have more peripheral effects than relocating role. References [1] Sohier. Revue de Kinesitherapie 2010;97:38–48. [2] Bradley et al. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry 1994;25(1):49–59. [3] Borg. Scandinavian journal of Rehabilitation Medicine 1970;2(2):92–8.
L'entrainement sur robot de marche est tres apprecie des patients et semble ameliorer leur marche apres la seance. Nous avons donc souhaite objectiver les effets de ce type de prise en charge chez des patients ayant des troubles de la marche. Une analyse quantifiee de la marche a ete realisee avant et immediatement apres une seance sur cet outil de reeducation. Le travail sur robot de marche apparait benefique sur les parametres spatio-temporels et sur la fluidite des mouvements au cours de la marche. La longueur de pas, la vitesse ainsi que la cadence de marche sont ameliorees. Le temps de support, superieur a la norme avant la seance, se rapproche de celle-ci post-seance. En revanche, les amplitudes articulaires lors de marche ne presentent aucune modification significative apres une seance sur robot de marche.