The pole shark (Prionace glauca, Linnaeus 1758) is a common, pelagian condrichtyan.MaterialThe entire, rostral extremity (28,4cm long) of an adult specimen was CT‐scanned all along the rostro‐caudal axis, in axial cross‐sections and reconstructed in the two other planes and in 3‐dimensional ones. The CT‐scan apparatus was a Siemens somatom, whole‐body apparatus with 64 detectors.MethodsThe frozen shark's head was laid in prone position on the radiological table. It was CT‐scanned with an acquisition (100kV, 18mAs) in the axial plane. The frontal cross‐sections (every 0,8 mm, 1 m thick) were joined. Two different penetrations were used: B30 for the soft parts and B70 for the hard parts (cartilage and extra‐skeleton).Results355 frontal cross‐sections were obtained from the native, axial acquisition. 100 para‐sagittal cross‐sections were reconstructed from the preceeding ones and 100 horizontal ones as well. 16, 3D reconstructions were realized with several, different incidences and penetrations.ConclusionThe seriated CT‐scan and the reconstructions gave numerous morphological elements in Prionace glauca, as well as in the study of their relationships. The muscular masses presented very few differenciation. The cartilaginous structures were well vizualized, as the eye and the central nervous system, the teeth were particularly easy to study, on the reconstructions, noticeably the successive raws in the inferior jaw.We thanks the “Le Venec” Company for the delivery of the animal material and Mr Lionel Feuillassier (Marinarium, Muséum National d'Histoire Naturelle), both in the town of Concarneau (Brittany, France).This abstract is from the Experimental Biology 2018 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal.
Pierre Camper (1722–1789) a publié [1] en 1791 un ouvrage de 114 pages avec 10 planches dépliantes, gravées sur cuivre : « Dissertation physique de M. Pierre Camper sur les différences réelles que représentent les traits du visage chez les hommes de différents pays et de différents âges » traduit du hollandais par Denis Bernard Quatremère d’Isjonval ; Utrecht, Wild et Altheer. C’était la même année que l’original en hollandais [2]. La librairie Brieux - Gillot possédait cet original en français, fin 2018. Édité par le fils de l’auteur, Adrien Gilles Camper, cet ouvrage de physiognomie, d’anatomie comparée et d’anatomie artistique proposait une classification des visages humains en fonction de leurs pays d’origine et de leurs âges. Il offrait une nouvelle méthode de dessin permettant de représenter tous les types, fondée sur sa théorie de l’« angle facial », dit « angle de Camper ». C’était le premier ouvrage scientifique de son époque sur la céphalométrie. Les 10 planches sur cuivre qui l’illustrent, gravées au trait par Reinier Vinkeles d’après les dessins de Camper figurent différents faciès et profils de singes, d’hommes, d’enfants, de vieillards et de statues placés en regard de leur crâne et démontrés selon l’angle facial. Une autre édition avec une autre traduction a été donnée en 1791 par Jansen [3], à Paris et à La Haye. Elle comportait des planches re-gravées d’après les originales par Louis-François Mariage.
François Tortebat (1621–1690) fit paraitre en 1668 la version originale de son traité : « Abrégé d’anatomie accommodé aux arts de peinture et de sculpture ». En 1760 parut une édition [1] in folio à Paris, Crépy, avec 10 planches gravées. Elle contenait dix (sur douze) des cuivres originaux du 17e siècle restés dans le fonds de Charles-Antoine Jombert. Elle ouvre sur les 4 figures du squelette humain, suivies de 7 planches de myologie et de décharnés. Les eaux fortes dessinées et gravées par Tortebat copient certaines des illustrations de la Fabrica de Vésale et de son épitomé. L’ouvrage est sans doute dû à la collaboration entre Roger de Piles (1635–1709) et le graveur Tortebat.
Jacques GUILLEMEAU (1550–1612) published several books during his surgical life. He was a brilliant follower of Ambroise Paré and the surgeon of several kings of France. This late edition was a posthumous and complete one, published in the town of Rouen in 1649 by Jean VIRET and printed by Pierre MAILLE. It was an in folio with 863 pages and numerous figures: 32 copper plates = 21 anatomical ones and 11 plates of surgical instruments. There were also 18 wooden plates with foetus in utero and paediatric instruments. The exact title was “ Les oeuvres chirurgicales. Avec les portraicts et figures de toutes les parties du corps humain, & des instruments nécessaires au chirurgien...”. We studied particularly the anatomical part. The obstetrical and paediatrical parts were also famous.This abstract is from the Experimental Biology 2019 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal.
Les « Écarts de la nature » furent livrés en 4 fois et comportaient en tout 42 planches. La librairie scientifique Alain Brieux - Gillot possédait à l’automne 2018 [1] un ensemble de 15 planches : 5 concernaient des anomalies chez l’homme et 10 chez les animaux. Pour l’Homme, elles étaient intitulées : Homme monstrueux ; Enfant semy-acéphale ou sans cerveau ; Double enfant à trois bras et quatre mains ; Le Petit Pépin ; Double enfant. Pour les animaux : Sanglier monstrueux ; Chien monstrueux ; Mouton à deux corps ; Veau à deux croupes ; Chat monstrueux ; Mouton à quatre cornes ; Porc double ; Bœuf à cinq yeux et trois narines ; Cochon cyclope de la Martinique ; Poulet à quatre pattes et quatre ailes. Elles ont été analysées sur le plan morphologique. Les planches étaient des gravures de format in folio agrémenté de décors champêtres et bucoliques. Le seul texte est constitué par quelques lignes descriptives en bas de page. L’ouvrage fut réédité par Moreau de la Sarthe en 1808 [2].
Antoine Vincent et Georges Goiffon ont publié en 1779, un ouvrage en 3 tomes : « Mémoire artificielle des principes relatifs à la fidèle représentation des animaux », Alfort, École royale vétérinaire. La librairie scientifique Alain Brieux - Jean-Bernard Gillot en possédait en janvier 2019 les tomes 1 et 3, reliés [1] en un volume in folio, qui avaient été écrits et illustrés par le seul Antoine Vincent. Georges Goiffon ne collabora qu’au tome 2. Cet ouvrage comprenait 23 planches dépliantes, gravées en taille-douce montrant l’anatomie et les allures du cheval qui étaient l’œuvre de Vincent. Il s’agit du premier ouvrage dans lequel l’anatomie et les mouvements du cheval ont été étudiés consciencieusement au point de vue de la représentation artistique. Les auteurs équipèrent les sabots des chevaux de fers de quatre formes différentes ce qui leur permit à l’ouïe et à la vue de la battue des sabots de décomposer les allures du cheval de manière quasi-scientifique. Ils créèrent une sorte de portée musicale, dite échelle « odochronométrique » représentant la succession des « posés » de pieds et les durées d’appui. Ils sont donc des sortes de précurseurs des travaux chronophotographiques d’Étienne Marey sur le mouvement. Marey a utilisé l’ouvrage de Vincent et Goiffon et en a fait l’éloge. La qualité anatomique des planches a été étudiée.
Jacques Guillemeau (1550–1612) a publié plusieurs livres durant sa vie chirurgicale. C’était un élève brillant d’Ambroise Paré et le chirurgien de plusieurs rois de France successifs. Cette édition tardive était posthume et complète, publiée dans la ville de Rouen en 1649 par Jean Viret et imprimée par Pierre Maille. C’était un in folio avec 863 pages et de nombreuses figures : 32 gravures sur cuivre dont 21 planches anatomiques et 11 planches d’instruments de chirurgie. Il y avait aussi 18 planches gravées sur bois avec fœtus in utero et des instruments pédiatriques. Le titre exact en était « les œuvres chirurgicales. Avec les portraits et figures de toutes les parties du corps humain, et des instruments nécessaires au chirurgien… » Nous en avons étudié particulièrement la partie anatomique. Les parties obstétricales et pédiatriques étaient également célèbres.
This book contained 16 anatomical and optical plates with 3 double ones: the sketch and explanations on one side and the print on the other one. The engravings were made by Herisset. It is the rare, first edition about the five senses, particularly the vision's one. The book was an in octavo and contained 301 pages. There was a dedicacion to the lords of the Normandy's parliament. In fact it was only one part of a large book in three volumes which will be edited later in 1767 as “ Oeuvres physiologiques, Traité des sensations et des passions en général, et des sens en particulier ” (= Physiological works, Treatise of the sensations and of the passions in general, and of the senses in particular (Paris, by Vallat‐La‐Chapelle). Claude‐Nicolas LE CAT (1700–1768) founded the Royal Academy of Rouen and was one of the most famous french surgeon in the 18th century. He establishes his activity in the town of Rouen (a large harbour in the entrance of the Seine river) in 1729 as the surgeon of his protector: the archibishop La Vergne de Tresan, then he became the chief surgeon of the Hotel‐Dieu in Rouen in 1731 where he built a dissection amphitheater in march 1736. This skilful lithotomist (ablation of the bladder stones) was a member of several societies (Academies of Paris, London, Madrid, …). We specially analyzed the anatomical accuracy of the plates. This abstract is from the Experimental Biology 2019 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal .
This edition occured in 1760 and was produced in Paris by the printer J‐B Crépy from 10 (on 12) original copper plates of a first edition published in 1668 which were kept by Charles‐Antoine Jombert. The exact title was “Abrégé d'anatomie, accomodé aux arts de peinture et de sculpture” = Abstract of anatomy, adaptated to the arts of painting and carving. It opened on 4 figures of the skeleton, then 7 figures of myology. They were inspired by Vesalius. The judgment of Cushing was: “by common consent the most beautiful reproduction of Vesalius' illustrations ever to be made”. Six of the plates presented a printed text on the reverse side. This work is probably a collaboration between Roger de Piles (1635–1709) and the engraver François Tortebat (1621–1690). It is discussed if this work is the one of Roger de Piles alone, as a note in his “Cours de peinture par principes” (Paris, 1708, p. 153) assessed: “In the past, I have written under a borrowed name (i.e. Abrégé d'Anatomie by Tortebat) an abstract of anatomy adaptated to the arts of painting and and carving”.This abstract is from the Experimental Biology 2019 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal.
Antoine VINCENT and Georges GOIFFON published in 1779: “Mémoire artificielle des principes relatifs à la fidelle représentation des animaux”, (=Artificial memory of the relative principles for the representation of the animals”, in the “Ecole royale vétérinaire” (= Royal veterinarian school) of Alfort (near Paris, France). The Alain Brieux’ bookstore owned in 2018 the first and third volumes (without the second one) of the original edition of this seminal book. Georges GOIFFON cooperate only to the second volume so these two ones were entirely written and drawn by Antoine VINCENT. there were 23 large folded plates showing the anatomy and the different types of motion in the horse. The authors gave four different shapes for the horseshoes in the horse, determining by the ear and the examination of the ground prints a kind of musical scope that they named “odochronometrical” representing the successive layings and their duration. So it is a prefiguration of the works of Marey with its chronophotography. Marey recognised his scientifical debt to the works of Vincent and Goiffon. The further parts concerning other animals were never published.This abstract is from the Experimental Biology 2019 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal.
The scientific bookstore Alain BRIEUX owned in 2018, the second edition of the famous treatise of Antonio Maria VALSALVA. The complete title was “De aure humana tractatus, in quo integra auris fabrica, multis novis inventis and iconismis illustrat, describitur..; Quibus interposita est Musculorum uvulae, atque pharingis nova descriptio, et delineatio”. It was published for this edition in Utrecht by vande Water in 1707. It was an in‐quarto of 143 pages with ten plates of illustrations, engraved by H. Lenting. This book described with a great accuracy the structures of the three parts of the ear, and the muscles of the external ear. The two parts of the cochlea are described (vestibular and tympanic one). The eponymic maneuver is described and also the pathological stapedian ankylosis. Valsalva (1666–1721) from Bologna was a follower of Malpighi and a professor of Morgagni. The first edition was printed three years before in Bologna by Constantino Pisari. This abstract is from the Experimental Biology 2019 Meeting. There is no full text article associated with this abstract published in The FASEB Journal .
Une planche de gravures polychromes de l’anatomie des Grenouilles (7 figures) appartenait fin 2018 [1] à la librairie scientifique Brieux – Gillot (48 rue Jacob, Paris 6e). Elle mesurait 14,5 cm de large et 20,5 cm de haut, à la cuvette. Elle représentait deux spécimens mâle et femelle avec les dissections des viscères thoraco-abdominaux ; la dissection isolée de l’appareil génito-urinaire dans les deux sexes et une vue externe dorsolatérale droite d’une grenouille entière. Un schéma d’appareil était une simple représentation de 3 concavités vers le haut. Cette planche était parue dans un périodique dirigé et publié par Jacques-Fabien Gautier d’Agoty (1716–1785) : « Observations sur l’histoire naturelle, sur la physique et sur la peinture » [2], Paris, 1752, Delaguette. Elle correspondait au tome II, partie 4, pages 16 et suivantes, accompagnant l’observation XX sur « l’anatomie des grenouilles ». Elle était parue au format in quarto (in 4°) ; ces observations ont été partiellement reproduites au format in-12°. J.-F. Gautier d’Agoty (1716–1785) reste célèbre pour son procédé de gravure polychrome en manière noire qu’il a en fait emprunté à Leblond [2] personnage étrange et artiste de grand talent qui par ce procédé en 4 couleurs à la manière noire qu’il avait mis au point, réussissait de magnifiques portraits dont le rendu était équivalent à celui de la peinture à l’huile. Le mérite de Gautier d’Agoty a été d’avoir utilisé postérieurement à Leblond son procédé pour de très nombreuses gravures d’anatomie de qualité mais sans jamais atteindre la perfection de Le Blond [3].
Un portrait (huile sur toile) daté de 1840 et signé par Millois mesurait 65 × 81 cm. Il appartenait en janvier 2019 à la librairie scientifique [1] Alain Brieux-Gillot, 48 rue Jacob, Paris 6e. Il représentait la moitié supérieure d’un homme de la quarantaine en costume du temps, le visage vu de face, un peu tourné à gauche. Il tenait de la main gauche un modèle artificiel de cœur ; et de la main droite il tenait une spatule [2] spécifique des productions Auzoux (instrument en métal qu’il avait créé) pointée vers le cœur. Ce portrait correspond au Dr Louis Thomas Jérôme Auzoux (1797–1880) qui créa l’anatomie clastique en papier mâché de modèles anatomiques humains et animaux ainsi que des modèles botaniques. Bien que les photographies connues de Louis Auzoux le soient à un âge plus avancé, les ressemblances sont très fortes. Le modèle anatomique et sa désignation par la spatule, une de ses créations, emportent la certitude. En 1840, Louis Auzoux devint maire de son village natal Saint Aubin d’Escroville en Normandie où il avait installé ses ateliers de fabrication de modèles anatomiques. C’est plus à la réussite administrative locale et de chef d’entreprise qu’à la réussite scientifique que ce tableau doit sa raison d’être.
Jean-Baptiste Sénac (1693–1770) a publié en 1749, un des premiers traités les plus clairs sur la structure et les maladies du cœur. Son livre « Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies » fut édité par Jacques Vincent, à Paris ; il comportait 2 volumes in quarto, de 504 et 694 pages. Sénac a été le premier à donner une bonne description des coronaires et à prescrire de la quinine contre les palpitations. « Il décrivit l’insuffisance des valves cardiaques, la transfusion du sang et le rôle de l’hydrothorax dans l’insuffisance cardiaque », in : Heirs of Hippocrates. L’ouvrage comportait 17 planches gravées par J. Robert et N.B. de Poilly d’après J. Potier représentant le cœur. Notre étude a porté essentiellement sur la véracité anatomique des planches.