OBJECTIVES:The consequences of non-adherence to prescribed cardiovascular drugs can be serious, with cardiovascular complications having been reported in both secondary and primary prevention. The objective of this study was to develop a new scale to assess medication adherence in patients with cardiovascular diseases during their hospitalization. METHODS:A cohort of 219 high risk cardiovascular patients was evaluated for this study. Data on reasons for non-adherence were collected using the newly developed Medication Adherence Scale in Cardiovascular disorders (Mascard) and compared with physician assessment during medical consultations and the control of their cardiovascular risk factors. RESULTS:The Mascard consists of 5 items has good psychometric properties and validity and correlated with physician assessment and control of cardiovascular risk factors. CONCLUSIONS:This rapid and easy to use scale may be useful for health care practitioners in their assessment of medication adherence in inpatients with cardiovascular disorders.
The consequences of non-adherence to prescribed cardiovascular drugs can be serious, with cardiovascular complications having been reported in both secondary and primary prevention. The objective of this study was to develop a new scale to assess medication adherence in patients with cardiovascular diseases during their hospitalization.A cohort of 219 high risk cardiovascular patients was evaluated for this study. Data on reasons for non-adherence were collected using the newly developed Medication Adherence Scale in Cardiovascular disorders (Mascard) and compared with physician assessment during medical consultations and the control of their cardiovascular risk factors.The Mascard consists of 5 items has good psychometric properties and validity and correlated with physician assessment and control of cardiovascular risk factors.This rapid and easy to use scale may be useful for health care practitioners in their assessment of medication adherence in inpatients with cardiovascular disorders.
En 2012, nous avons eu, en quelques mois, 3 incidents de patient destinataire suite à des erreurs de livraison de Produits Sanguins Labiles par les coursiers. À l’analyse, le bon de transport (dissocié des PSL) avait induit en erreur les coursiers. Après les actions correctives auprès du service des transports interne et des unités de soins, la situation s’est nettement améliorée. En parallèle les textes ont évolué, afin de sécuriser le circuit de distribution, la présentation de l’identité du patient destinataire des PSL est exigée lors de la récupération des produits. Pour un établissement multi sites comme le nôtre et transfusant près de 40 000 PSL par an, il fallait trouver un moyen fiable et simple pour pouvoir répondre à ce critère de sécurité essentiel. La solution a été déployée en octobre 2013, « PTAH » logiciel de gestion et de régulation des demandes de transport patients interne et externe ainsi que le transport de matières et biens. Dans notre domaine, seul les commandes de PSL et groupage/rai en urgence, passaient par le logiciel. Un gros travail de formation a été réalisé par les responsables du déploiement du logiciel sur le CHU, toutes les unités de soins ont été formées. Progressivement le personnel s’est approprié l’outil. En juin 2017, finalisation du déploiement pour les commandes de PSL « non urgente ». À ce jour, toute commande de PSL nécessite une demande de transport sur le logiciel « PTAH », cette demande est envoyée à un smartphone coursier, celui-ci peut alors présenter l’identité du patient et récupérer ses PSL.
L’application de l’arrêté du 10 octobre 2007 fixant les conditions relatives à l’entreposage des produits sanguins labiles dans les services des établissements de santé est effective depuis 2008 dans quatre blocs chirurgicaux du CHU de Montpellier : bloc de chirurgie pédiatrique, chirurgie thoracique et cardiovasculaire, neurochirugie et chirurgie digestive. Le bilan 2017 montre que le nombre de CGR entreposés s’élève à 1320 en 2017 pour 624 prescriptions. La moyenne est d’un CGR entreposé par prescription pour le bloc de pédiatrie et de trois pour celui de chirurgie digestive. Le temps moyen de retour des PSL non utilisés à l’EFS est compris entre 5 et 6 h. Le nombre de CGR repris par l’EFS est de 756 CGR soit un taux de reprise de 57,3 %. Le nombre de CGR détruits est de 14 soit un taux de destruction de 1,06 %. La répartition des groupes ABO est la suivante : 49,0 % O, 44,2 % A, 5,2 % B, 1,6 % AB. La prescription de CGR pour entreposage semble utilisée à bon escient par les prescripteurs du CHU de Montpellier. Les CGR non transfusés sont pour la plupart repris par l’EFS montrant l’efficacité du conditionnement et du respect des températures de conservation. La répartition des groupes ABO des CGR entreposés est en adéquation avec celle de la population générale. Les risques identifiés portent principalement sur l’ouverture du conditionnement ou la désolidarisation de l’enregistreur de température et des PSL sans utilisation des CGR et sur le délai de retour du conditionnement à l’EFS qui doit être effectué obligatoirement à la sortie du bloc du patient. En conclusion L’entreposage prend tout son sens dans la délivrance de CGR iso-groupe et permet d’éviter la consommation dans l’urgence de CGR de groupe O et de diminuer le recours à un éventuel dépôt de sang. Ainsi, cette pratique permet d’assurer une sécurité transfusionnelle optimale pour les patients subissant une intervention à risque hémorragique élevé.
Le département de l’Hérault a subi une restructuration importante des secours depuis 2014 avec la centralisation des appels pompiers/SAMU sur site unique en périphérie de Montpellier et la création du centre régional d’accueil des patients polytraumatisés au sein de notre CHU, l’année suivante. Dès lors, nous avons rapidement constaté une augmentation des interventions du SMUR avec prise de Concentrés de Globules Rouges du dépôt d’urgence vitale. Malheureusement ces sorties se soldaient, une fois sur deux par des non-utilisations puis destructions de ces CGR. En 2015 nous réactualisons notre procédure de transfusion pré-hospitalière avec les équipes concernées. Septembre 2015, premier bilan, pas d’amélioration. Mise en place de réunions avec les responsables, objectif : sensibilisation des équipes à l’application de la procédure. Premier trimestre 2016, formation ciblée des IADE responsable des dépôts. Automne 2016, devant le peu de résultats, une nouvelle mise au point est faite avec les différentes équipes. Janvier 2017, utilisation d’une mallette plus grande avec rappel des consignes en évidence sur le couvercle. Au cours du 1er semestre 2017, résultats en amélioration avec toutefois un matériel utilisé lors des transports, présentant des limites au niveau thermique. Un bilan présenté par poster lors du congrès de la SFTS à Bordeaux a conclu à la nécessité de tester un autre contenant, mis en place le semestre suivant. Malgré un volume et un poids plus imposant, les équipes ont adopté la nouvelle mallette, conscient de l’intérêt de ses hautes propriétés insolentes permettant une meilleure protection des concentrés de globules rouges.
Le syndrome des anticorps anti-insuline exogènes (SAIE) est une rare cause d’instabilité glycémique avec hyperglycémies diurne par captation de l’insuline par ces anticorps anti-insuline et hypoglycémies nocturnes lors de son relargage. Une patiente diabétique de type 1 depuis l’âge de 6 ans avec diabète instable a développé depuis 2009 un SAIE après mise en place d’une pompe à insuline intrapéritonéale. Une première cure d’immunoglobulines réalisée en octobre 2017 a entraîné une diminution des anticorps anti-insuline (AAI) de 71 à 39 % mais n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur le « low-morning syndrome ». En janvier 2018, 10 cures de plasmaphérèse ont été réalisées. À l’issue des plasmaphérèses, deux cures d’immunoglubulines à 1 g/kg et une cure de consolidation par rituximab (1 g) ont été réalisées. À 2 mois du protocole, les AAI sont à 5 % et les lymphocytes anti-CD20 sont passés de 16 % à moins de 1 %. Nous notons une amélioration très significative de l’HbA1c de 8,9 à 7,1 % et des besoins en insuline passant de 1,4 à 1,07 UI/kg/j. Les hypoglycémies nocturnes ont disparu. Une inversion des besoins nocturnes et diurnes est observée avec notamment l’apparition d’un phénomène de l’aube et des besoins matinaux en basal proches de 0. Les résultats observés chez notre patiente semblent valider l’utilisation de plasmaphérèses suivies d’une cure de rituximab comme solution dans les cas de SAIE extrêmes. Un suivi à plus long terme est nécessaire car la récidive est classique dans ce type de pathologie.
Background This study hypothesized that the relationship between early coagulopathy and massive transfusion ( MT ) in trauma was highly dependent on the presence of surgical bleeding. Methods Consecutive severe trauma patients admitted to our institution over a 4‐year period were included in this retrospective study. Surgical bleeding was defined as an injury requiring an invasive endovascular or surgical haemostatic procedure. The ability of prothrombin time ratio ( PT r) and activated partial thromboplastin time ratio ( aPTT r) to predict MT (≥10 units of packed red blood cells during the first 24 h) was determined by ROC curves. The strength of association and interaction between PT r, surgical bleeding and MT was assessed using a logistic regression analysis. Results Among the 704 patients included ( ISS 21·0 ± 16·2), MT rate was higher in patients with surgical bleeding than in those with no surgical bleeding (47% vs. 5%; P < 0·001). The global performance of PT r and aPTT r to predict MT was only fair in our study population ( AUC s 0·83 and 0·81). MT rate was widely higher in the surgical bleeding group whatever the severity of coagulopathy ( P < 0·001). PT r was found to be significantly associated with TM [ PT r ≥ 1·5, OR 23·6 (95% CI 13·4–41·7); PT r 1·2–1·5, OR 3·0 (95% CI 1·7–5·3)]. Corresponding OR s were reduced after adjusting for the surgical bleeding: 12·1 (95% CI 6·5–22·5) and 2·1 (95% CI 1·2–4·0), respectively. However, no significant interaction was found regression models. Conclusion The strength of association between MT and coagulation status on admission was found strongly influenced by surgical bleeding. The admission coagulopathy monitoring in trauma patients without considering the surgical bleeding does not allow a reliable determination of MT probability.
BACKGROUND:Prediction of massive transfusion (MT) is challenging in management of trauma patients. However, MT and its prediction were poorly studied in obese patients. The main objective was to assess the relationship between obesity and MT needs in trauma patients. The secondary objectives were to validate the Trauma Associated Severe Hemorrhage (TASH) score in predicting MT in obese patients and to use a grey zone approach to optimize its ability to predict MT. METHODS AND FINDINGS:An observational retrospective study was conducted in a Level I Regional Trauma Center Trauma in obese and non-obese patients. MT was defined as ≥10 U of packed red blood cells in the first 24h and obesity as a BMI≥30 kg/m². Between January 2008 and December 2012, 119 obese and 791 non-obese trauma patients were included. The rate of MT was 10% (94/910) in the whole population. The MT rate tended to be higher in obese patients than in non-obese patients: 15% (18/119, 95%CI 9‒23%) versus 10% (76/791, 95%CI 8‒12%), OR, 1.68 [95%CI 0.97‒2.92], p = 0.07. After adjusting for Injury Severity Score (ISS), obesity was significantly associated with MT rate (OR, 1.79[95%CI 1.00‒3.21], p = 0.049). The TASH score was higher in the obese group than in the non-obese group: 7(4-11) versus 5(2-10) (p<0.001). The area under the ROC curves of the TASH score in predicting MT was very high and comparable between the obese and non-obese groups: 0.93 (95%CI, 0.89‒0.98) and 0.94 (95%CI, 0.92‒0.96), respectively (p = 0.80). The grey zone ranged respectively from 10 to 13 and from 9 to 12 in obese and non obese patients, and allowed separating patients at low, intermediate or high risk of MT using the TASH score. CONCLUSIONS:Obesity was associated with a higher rate of MT in trauma patients. The predictive performance of the TASH score and the grey zones were robust and comparable between obese and non-obese patients.
Depuis plusieurs années, les établissements de soins ont l’obligation lors de la récupération des produits sanguins labiles sur leur site EFS de fournir l’identité (nom/prenom/date de naissance) du patient destinataire des dits produits. C’est une exigence de l’ANSM. Afin de répondre à cette norme, la CHU de Montpellier s’est doté du logiciel spécifique PTAH fonctionnant autour d’un centre de régulation interne au CHU. Cet outil informatique gère différents transports, patients, échantillons biologiques et produits sanguins labiles pour l’ensemble du CHU. Pour les produits transfusionnels, les signaux entre les différents protagonistes (unités fonctionnelles prescriptrices, coursiers, EFS) sont uniquement électroniques, sans aucune retranscription manuelle et les identités patients sont fournies grâce à des smartphones. Jusqu’en début premier semestre 2016, cette couverture technique concernait les commandes de produits sanguins en urgences, à la fin du semestre, toutes les commandes (urgences et standards) seront gérées par ce logiciel. Enfin, il est possible d’étendre ce type de gestion à l’ensemble des items transfusionnels d’un établissement de soins : demande d’examens pré transfusionnels, retours de produits sanguins labiles nominatifs ou non nominatifs d’un stock d’urgence vitale.
Le but de notre étude était d’évaluer la performance des tests de coagulation standards réalisés à l’admission des patients traumatisés sévères pour prédire la transfusion massive (TM) en présence ou en l’absence de saignements chirurgicaux (SC). Tous les patients traumatisés sévères consécutivement admis dans notre institution entre janvier 2006 et janvier 2010 ont été étudiés rétrospectivement. L’association entre SC et coagulopathie a été étudiée en effectuant une analyse de sous-groupes sur la base de la présence de saignement chirurgical. Une approche de type « zone grise » a aussi été utilisée. Parmi les 704 patients étudiés, 116 (16 %) ont nécessité une TM (> 10 CGR dans les 24 heures) et 188 (27 %) avaient un SC. Les critères biologiques et la gravité des lésions cliniques étaient significativement plus élevés dans le groupe SC ainsi que le nombre de TM (47 % vs 5 %, p < 0,001) indépendamment des paramètres de coagulation d’admission. En outre, le TQ a été trouvé significativement associée à une TM dans la régression logistique multiple dans le groupe sans SC (OR 21,0 [IC 95 % 5,1 à 86,3]). Enfin, à un seuil de TQ/TCA donné, la valeur prédictive positive était beaucoup élevée, tandis que la valeur prédictive négative et le rapport de vraisemblance positif étaient beaucoup plus faibles dans le groupe SC. Avant d’interpréter la profondeur de la coagulopathie chez un patient traumatisé, définir son bilan lésionnel est essentiel pour prédire avec précision une TM. Chez les patients avec un SC, la connaissance des paramètres de coagulation ne semble pas être cruciale pour guider une stratégie de transfusion agressive.
Selon les recommandations déjà anciennes de l’AFSSaPS, la prévention contre l’immunisation anti-RH1 doit être effectuée chez les receveurs RH1 négatifs de sexe féminin en âge de procréer, lorsque la transfusion de concentrés plaquettaires (CP) RH1 positif est inévitable. Pour objectiver ces pratiques, qui paraissent mal standardisées, nous avons identifié rétrospectivement 71 patients (29 femmes, 42 hommes) RH1 négatif ayant reçu un ou plusieurs CP RH1 positif, dans une population de 2232 patients transfusés en CP dans les 2 dernières années. Parmi ces 71 patients, 25 (35 %) ont présenté une RAI positive avec identification d’un anticorps anti-RH1, témoin de l’injection d’immunoglobulines anti-RH1 suite à la transfusion. Parmi eux, 23 (92 %) étaient des hommes ou des femmes de plus de 50 ans, pour lesquels la prévention n’était pas indiquée. Par ailleurs, la prévention était nécessaire mais n’a pas été appliquée chez 4 femmes de moins de 50 ans dans cette population. La prévention ne se discute pas dans ses vraies indications pour prévenir les incompatibilités fœto-maternelles éventuelles. Elle a par contre des conséquences médico-économiques non négligeables si elle est étendue aux autres patients, chez lesquels l’immunisation anti-RH1, rare, n’a pas de conséquences cliniques délétères : le coût du produit, l’exposition à un médicament dérivé du sang, le retard transfusionnel et le coût lié à la RAI positive et à la réalisation systématique d’une identification à chaque transfusion. Les indications et les non indications de la prévention de l’immunisation anti-RH1 lors de la transfusion de CP méritent d’être rappelées aux équipes soignantes concernées.
L’objectif de cette étude est d’évaluer les effets adverses d’une stratégie d’administration précoce de concentrés de complexe prothrombinique (CCP) pour pallier au délai d’obtention incompressible des PFC chez un patient en choc hémorragique d’origine traumatique. De mai 2012 à janvier 2014, tous les patients traumatisés sévères admis dans notre centre de traumatologie et ayant bénéficié de la stratégie d’administration précoce de CPP (Kanokad® 20 UI/kg) ont été inclus. Ces administrations étaient déclenchées par la forte probabilité de transfusion massive déterminée par des critères cliniques dans les minutes suivant l’admission. Pour chaque patient, la survenue de complications thrombo-emboliques, de défaillance viscérale, d’infection durant l’hospitalisation ont été recueillies. Cinquante patients ont bénéficié d’une stratégie d’administration précoce de CCP. Rétrospectivement, 41 (82 %) patients ont justifié une transfusion massive. Dix-huit patients (36 %) sont décédés dans les 24 premières heures (14 chocs hémorragiques réfractaires et 4 morts encéphaliques). Chez les survivants, aucune thrombose artérielle ni aucune embolie pulmonaire n’a été observée. Seules 3 thromboses veineuses profondes (9 %) tardives (> j10) ont été diagnostiquées durant l’hospitalisation. Sept autres patients (14 %) sont décédés durant le séjour (1 choc hémorragique secondaire, 5 morts encéphaliques et 1 choc septique). Cette étude préliminaire semble montrer que l’administration précoce de CCP chez les patients en choc hémorragique traumatique est sûre et n’est pas associée à un risque thrombo-embolique élevé.
BackgroundThe goal of this study was to evaluate the performance of haemothorax quantification to predict an abundant transfusion in blunt thoracic trauma patients.MethodsThis study included all severe trauma patients admitted into our trauma centre from January 2005 to January 2010, who presented a blunt thoracic trauma (thoracic AIS ≥1) and had a CT scan within the first hour following admission. For each haemothorax, thickness of dominant side and the cumulated thicknesses of both sides (Dominant-t, Cumulated-t), as well as lengths (Dominant-l, Cumulated-l) and the calculated volumes (Dominant-v, Cumulated-v provided by a previously validated formula) were retrospectively measured by CT scan. A multiple logistic regression was performed to define the independent risk factors for an abundant transfusion (≥5 packed red blood cells in the first 24h). Finally, ROC curves have been drawn on an isolated thoracic trauma subgroup to predict abundant transfusion. The more specific cut-offs were extracted from this analysis.ResultsFrom the 525 blunt thoracic trauma patients (75% males, mean age 38.2 (SD18.7) years, mean ISS 22.5 (SD16.4)), 31% received an abundant transfusion. In multivariable analysis, Cumulated-t was significantly associated with an abundant transfusion (OR 1.3 [95% CI 1.1–1.4], P=0.002). In isolated thoracic trauma subgroup (n=251), the global abilities of different CT measurements to predict abundant transfusion were significantly comparable (AUCs 0.69–0.70). The more specific cut-offs were established at 28mm for Cumulated-t (specificity 92%, positive predictive value 47%) and at 24mm for Dominant-t (specificity 92%; positive predictive value 43%).ConclusionThe haemothorax quantification upon admission may help to predict transfusion needs. Cumulated-t was found independent risk factor for abundant transfusion in a large population of severe trauma patients. Beyond a Cumulated-t of 28mm or a Dominant-t of 24mm, abundant transfusion will be very frequently necessary.Level of evidenceRetrospective review, level III.
Background. - Therapeutic granulocyte transfusion remains an indication for neutropenic sepsis associated with prolonged neutropenia. However, harvest complexity and lack of proved efficacy mark the limits of its development.Case report. - A 58-year old man received allogeneic stem cell transplantation for osteomyelofibrosis. Six months later, after a transplant rejection, he presented with perineal cellulitis from hemorrhoid origin, without any microbiological documentation. The evolution was unfavorable despite antibiotic and antifungal therapy. A set of seven granulocytes transfusions was initiated. Re-circulation of granulocytes analysis showed an initial increase (H2) followed by a decrease (H8) reaching the basal rate at H16. No toxicity has been reported during or following the transfusions. Clinical improvement has been reported five days after the first transfusion, scaring over at D15, without any neutrophil recovery.Conclusion. - In 2014, granulocyte transfusion therapy is indicated for severe infection associated with long-term neutropenia. Minimal circulation of transfused cells in our observation and fast clinical improvement suggest the concentration of granulocytes on the infected area. (C) 2014 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Hémosidérose ou hémochromatose est une surcharge en fer de l’organisme, se traduisant par une coloration grisâtre de la peau et dépôts de fer dans certaines cibles (Hypophyse, Parathyroïde, Foie, Cœur, Pancréas et Gonades) entraînant des lésions anatomiques et fonctionnelles. Parmi les procédées diagnostiques de l’hémosidérose, la mesure répétée de la ferritinémie en est le témoin le plus facilement disponible, hors contexte inflammatoire, infectieux ou métabolique, cependant la corrélation avec la surcharge ferrique de l’organisme n’est pas établie de façon absolue. Ainsi le diagnostic d’hémosidérose post-transfusionnelle sera suspecté en hémovigilance en cas de ferritinémie supérieure à 1000 ng/mL, mesurée après la transfusion d’au moins 20 CGR. Nous avons mis en place au CHU de Montpellier (département d’hématologie clinique) un travail d’évaluation de cette surcharge pour les patients suivis en hôpital de jour. Cette action basée sur l’existence d’une structure informatique originale et créée dans le service depuis 10 ans, nous permet de détecter les patients à risque. L’objectif de ce travail est dans un premier temps de mettre en place la structure de dépistage et de travail. À terme, l’outil informatique devrait fournir une aide performante, continue et simple aux cliniciens assurant la prise en charge de ces patients.
La transfusion thérapeutique de concentrés de granulocytes d’aphérèse garde comme indication le sepsis chez le patient neutropénique, sans perspective de sortie rapide d’aplasie. Cependant, la complexité du recueil et le manque de preuve d’efficacité de la procédure limitent son développement en routine. Un homme de 58 ans a reçu une allogreffe pour une ostéomyélofibrose. À 6 mois : il présente un tableau de cellulite périnéale, à point de départ hémorroïdaire sans documentation microbiologique (bactériologique ni fongique) et évoluant malgré un traitement antibiothérapie et antifongique adapté. Une série de 7 transfusions de CGA est alors décidé. L’analyse de la de re-circultation des granulocytes montre une augmentation dès H2 suivi d’une diminution à H8 et d’un retour à la valeur basale à H16. Aucun effet indésirable n’a été rapporté pendant les transfusions ou dans les suites immédiates. L’amélioration clinique a été observée à partir de j5 et la cicatrisation acquise à j15 malgré l’absence de sortie d’aplasie. En 2014 la transfusion thérapeutique de CGA est indiquée en cas de complication infectieuse sévère associée à une neutropénie prolongée. La faible re-circulation des cellules transfusées observées chez notre patient, ainsi que la rapidité d’efficacité laissent penser que les granulocytes se concentrent après injection au niveau du foyer infectieux.
BACKGROUND Early detection of a fibrinogen deficit in the initial phase of trauma is a determinant for anticipating massive blood loss. Hemostatic impairment should rationally be associated with an overall depletion of clotting factors, leading to early coagulopathy. The main objective of this study was to evaluate whether the severity of coagulopathy at admission could predict an initial and delayed fibrinogen deficit during the initial management of severe trauma patients. METHODS All severe trauma patients admitted consecutively to our trauma center between January 2006 and December 2009 were retrospectively reviewed. The results of coagulation tests and plasma fibrinogen levels at admission were studied. Patients were grouped according to severity of coagulopathy at admission: prothrombin time ratio and/or activated partial thromboplastin time ratio of 1.50 or greater, between 1.49 and 1.20, or less than 1.20. Correlation between severity of coagulopathy at admission and initial or delayed fibrinogen deficit (fibrinogen level < 1.5 g/L) within the first 24 hours was established. RESULTS Of the 663 patients studied, 481 (72%) were male, and the mean (SD) Injury Severity Score (ISS) was 21.3 (17.6). At admission, 105 patients (20%) had severe coagulopathy, 215 (33%) had moderate coagulopathy, and 313 (47%) had no coagulopathy. The number of patients with a fibrinogen level less than 1.5 g/L at admission increased with the severity of coagulopathy: 87%, 29%, and 1%, respectively (p < 0.001). Corresponding rates for an initial fibrinogen level less than 1.0 g/L were 53%, 2%, 0.3%, respectively (p < 0.001). Moreover, severity of coagulopathy at admission was an independent risk factor of the occurrence of fibrinogen deficit within the first 24 hours (p < 0.001). CONCLUSION Early coagulopathy at admission in severe trauma patients was strongly associated with a fibrinogen deficit during initial management. In the absence of specific monitoring of fibrinogen, coagulopathy severity helps to guide fibrinogen replacement therapy. LEVEL OF EVIDENCE Prognostic and epidemiologic study, level III.
La réversion agressive et précoce de la coagulopathie post-traumatique diminue la morbi-mortalité des patients traumatisés les plus sévères. Cependant, les délais d’obtention de plasmas frais congelés restent incompressibles, 45 minutes au minimum, ce qui retarde la correction de cette coagulopathie. Pour pallier à cette attente délétère, notre centre a fait le choix d’administrer précocement des concentrés de complexe prothrombinique (CCP), dès le déclenchement d’une procédure de transfusion massive. L’objectif de cette étude est d’évaluer les effets adverses de cette stratégie, notamment en termes de risque thromboembolique. De mai 2012 à janvier 2014, tous les patients traumatisés sévères admis dans notre centre de traumatologie ont été rétrospectivement analysés. Ceux qui ont bénéficié de la stratégie d’administration précoce de CPP (Kanokad® 20 UI/kg) ont été inclus. Ces administrations étaient déclenchées par la forte probabilité de transfusion massive déterminée par le contexte clinique dans les minutes suivant l’admission. Les antagonisations de traitements par AVK n’ont pas été considérées. Pour chaque patient, les paramètres démographiques, cliniques et hématologiques d’admission ont été collectés, ainsi que la survenue de complications thromboemboliques, de défaillance viscérale, d’infection durant l’hospitalisation. La coagulopathie post-traumatique a été définie par un rapport TQ Patient/Témoin ≥ 1,2 et la transfusion massive par l’administration supérieure à 6 culots globulaires dans la première heure ou 10 dans les premières 24 heures de prise en charge. Durant ces 21 mois d’étude, 50 patients ont bénéficié d’une stratégie d’administration précoce de CCP (64 % d’hommes, d’âge moyen 46,7 ± 23,0 ans, d’ISS moyen 49,9 ± 24,3, 92 % de traumatismes non pénétrants). La dose moyenne administrée de CCP était de 1670 ± 412 UI. Rétrospectivement, 38 patients (76 %) présentaient dès l’admission une coagulopathie post-traumatique. Quarante et un patients (82 %) ont reçu une transfusion massive. Dix-huit patients (36 %) sont décédés dans les 24 premières heures (14 chocs hémorragiques réfractaires et 4 morts cérébrales). Chez les survivants, aucune thrombose artérielle ni aucune embolie pulmonaire n’a été observée. Seules 3 thromboses veineuses profondes (9 %) ont été diagnostiquées durant l’hospitalisation (à j11, j12, et j15 respectivement). Sept autres patients (14 %) sont décédés durant le séjour (1 choc hémorragique secondaire, 5 morts cérébrales et 1 choc septique). Cette étude préliminaire semble montrer que l’administration précoce de CCP chez les patients en choc hémorragique traumatique est sûre et n’est pas associée à un risque thromboembolique élevé. Ceci renforce les preuves justifiant l’administration précoce de CCP pour corriger sans délai la coagulopathie induite par le traumatisme, ce qui augmente la survie des patients les plus sévères.
Le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Montpellier teste en 2014 la nouvelle carte de Contrôle Ultime au Lit du Malade, l’ABTest Card® DIAGAST, basée sur le principe de l’Haem Trap Technology (technique par immuno-fixation) en comparaison avec leur carte utilisée en routine, la SAFETY CARD AB® DIAGAST, basée sur le principe d’agglutination. Le CHRU de Montpellier transfuse environ 30 000 transfusions de globules rouges par an. L’étude s’est déroulée sur un mois, dans le service d’hématologie hôpital de jour. L’objectif est de tester ces deux dispositifs dans le cas particulier de patients devant subir une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. La lecture et l’interprétation des résultats ont été évaluées à différentes étapes de l’allogreffe, avant et à deux moments différents après l’allogreffe. Nous souhaitons observer un éventuel changement de groupe et le comportement de chaque dispositif face à une double population de globules rouges. Dix patients devant subir une allogreffe ont été testés simultanément sur les deux dispositifs avant et après l’allogreffe, soit un total de 30 ABTest Card® et 30 SAFETY TEST ABO®. L’ABTest Card® DIAGAST est composée de la carte de contrôle ultime, d’une solution de lavage pour l’hydratation et le lavage des hématies, d’un pique-doigt et d’une perce-tubulure. Le SAFETY TEST ABO® DIAGAST est composé de la carte de contrôle ultime (SAFETY CARD AB®), d’une solution d’eau physiologique pour l’hydratation des anticorps, d’un pique-doigt, d’un perce-tubulure et de quatre spatules. Nous avons rapporté les résultats rendus pour les patients allogreffés et mis en avant les changements de groupe avec apparition d’une période transitoire de double population. Une discussion sur l’intérêt clinique d’observer les doubles populations et les performances des deux cartons dans ce contexte a été engagée.