La chimioembolisation est le traitement recommande chez les patients atteints d’un carcinome hepatocellulaire de stade intermediaire de la classification Barcelona Clinic Liver Cancer, a savoir une tumeur de grande taille ou multifocale avec une fonction hepatique preservee Child-Pugh A ou B7, sans thrombose porte, ni metastases. Cette technique de radiologie interventionnelle, mondialement utilisee, ameliore la survie de ces patients mais il n’existe aucun consensus sur la procedure optimale. Cet article abordera les differents traitements du carcinome hepatocellulaire, notamment la chimioembolisation.
Les nouvelles recommandations de l’EASL pour la prise en charge des malades porteurs chroniques de l’antigene HBs s’appuient sur l’amelioration de nos connaissances de l’histoire naturelle complexe de l’hepatite B et sur l’enrichissement recent de notre arsenal therapeutique. L’objectif general du traitement est l’arret de la replication virale qui permet une reduction marquee du risque de complications qui existe pour une concentration d’ADN viral au-dela de 2 000 UI/mL. Les moyens therapeutiques disponibles sont : l’interferon alpha, susceptible d’induire une reponse soutenue apres 12 mois de traitement, deux analogues (ANuc) nucleosidiques (lamivudine et entecavir) et deux analogues nucleotidiques (adefovir et entecavir). Strategies therapeutiques. L’interferon peut etre propose chez les malades HBe positifs ou negatifs ayant des facteurs predictifs de bonne reponse. La duree du traitement est limitee a 48 semaines en cas de reponse virologique au 3 e mois. En absence de reponse, le traitement doit etre interrompu au 4 e mois. Les ANuc sont initialement prescrits pour une duree indefinie. Desormais, seuls l’entecavir et le tenofovir sont prescrits en premiere ligne en monotherapie dans la mesure ou ils exposent a un tres faible risque de mutation contrairement aux medicaments de premiere generation. Chez les malades HBe positifs, le traitement peut etre interrompu au moins 6 mois apres seroconversion HBe-antiHBe. En absence de seroconversion et chez les malades HBe negatif, le traitement ne doit pas etre interrompu sinon apres rare seroconversion HBs-antiHBs. Chez les malades atteints de cirrhose, le traitement est definitif quel que soit le statut HBe. Conclusion. Les moyens therapeutiques actuels permettent un arret complet et durable de la replication virale dans la majorite des cas, preservant le malade de complications ulterieures sous reserve d’un traitement precoce. La difficulte de distinguer les formes inactives des formes actives impose des explorations complementaires specialisees chez tout malade porteur de l’antigene HBs.
Le carcinome hepatocellulaire (CHC) occupe la 3e place de la mortalite par cancer dans le monde. Avec 6 000 nouveaux cas en France, le CHC etait en 2000 le deuxieme cancer digestif chez l'homme apres les cancers colorectaux. La gravite de ce cancer (moins de 5 % de survie a 5 ans) est liee a un diagnostic souvent tardif, a la presence d'une cirrhose sous-jacente interdisant les traitements trop agressifs medicaux ou chirurgicaux, a la chimioresistance de la tumeur. Le sorafenib1 vient d'obtenir une AMM dans le traitement de ce carcinome. Il fait partie d'une classe de medicaments anticancereux innovants par leur mecanisme d'action [1]. Leur prescription est hospitaliere et reservee aux medecins competents en oncologie, mais ces medicaments vont impliquer les medecins generalistes dans la prevention et la gestion d'effets indesirables tres specifiques, partages en partie par l'ensemble des medicaments anticancereux dotes de proprietes antiangiogeniques.
Les diverticules gastriques sont rares, parfois symptomatiques [1], mais le plus souvent de decouverte fortuite. Nous rapportons le cas d'un volumineux diverticule gastrique dont le diagnostic en urgence a ete particulierement difficile.
Cette enquête se donne pour objet d'étudier l'attitude des médecins vis-à-vis de la prescription de gastroprotecteurs aucours d'un traitement d'anti-inflammatoires non stéréoïdiens (AINS). Deux enquêtes ont été menées auprès de 216 médecins, 79 rhumatologues et 137 généralistes, chacun incluant deux patients sous AINS pour au moins 6 jours consécutifs; un échantillon de 3000 personnes âgées de 40 ans et plus en population générale était également étudié. Vingt-cinq pour cent des sujets = 65 ans - soit 210 personnes - de l'échantillon en population générale ont ététraités au moins 7 jours par AINS au cours de l'année précédant le recueil. L'âge des patients était considéré par 89 % de l'ensemble des médecins et 98 des rhumatologues comme l'une des trois raisons principales de coprescription d'un gastroprotecteur. Alors que la perception des facteurs de risques digestifs, notamment l'âge, est très bien connue des médecins, 70 % de ceux-ci déclarent prescrire un traitement gastroproctecteur chez le sujet âgé alors que ces prescriptions effectivement réalisées ne concernent que 55 % des patients (28 % dans la tranche d'âge 40–54 ans). Les rhumatologues prescrivent plus de gastroprotecteurs que les généralistes (77 % versus 66 %, p < 0,05). Dans la population générale, 39 % des sujets de plus de 65 ans prenant un traitement AINS sont traités par gastroprotecteurs. Malgré une bonne connaissance des facteurs de risques digestifs induits par les AINS, il existe une différence entre les prescriptions déclarées par les praticiens et les traitements gastroprotecteurs prescrits aux sujets de plus de 65 ans. Le recours à un traitement gastroprotecteur dans la population générale des plus de 65 ans n'est que de 44 %. Paradoxalement, la prescriptionde gastroprotecteurs avec un coxib (38 %) est presque aussi fréquente qu'avec les autres AINS.
1 H. & E. These eftects were even more marked 3 weeks after CO expose: Conclusion: CO exposnse in cerulein-induced pancreatitis in chronic alcohol-led rats elicited a more severe fibrosis The consistent up-regulation of the pro-inflammatory' factors, as well as anti-inflammatory' factors were responsible for development of the fibrogenic inflammation in thks cemlein plus CO model.CO potentiates the effect of alcohol in pancreatitis and may be a key factor in mediating the deleterious elteets of tobacco smoking in patients with pancreatic disease.
Two cases of acute herpetic hepatitis affecting immunocompetent adults after surgery, are reported. They point out the relevance of liver biopsy for the diagnosis of these generally unrecognized infections. Liver biopsy allows not only diagnosis but also the identification of the virus on tissue sections with immunohistochemistry or in situ hybridization. The prognosis of herpetic hepatitis which can be correlated with the extension of apoptosis, remains poor despite the appearance of antiviral drugs. An apoptosis score could represent an interesting prognostic factor whose value remains to be assessed.
De nombreux facteurs de risque des cancers biliaires ont ete mis en evidence, en particulier chez les malades de moins de 50 ans, mais ils n'expliquent qu'une faible proportion de l'ensemble des cas. En dehors des rares cancerogenes chimiques identifies, ces facteurs ont en commun un etat inflammatoire chronique des voies biliaires. Deux facteurs de risque expliquent la majorite des cancers de la vesicule biliaire : 1) les cholecystites chroniques lithiasiques, en particulier scleroatrophiques et/ou partiellement calcifiees (risque de 40 %), ou non lithiasiques (Salmonella typhi) ; 2) les anomalies de la jonction bilio-pancreatique favorisant un reflux intravesiculaire de suc pancreatique avec un risque global de l'ordre de 15 %, plus eleve en l'absence de dilatation associee de la voie biliaire principale qu'en cas de dilatation. Les facteurs de risque identifies des cancers des voies biliaires sont la cholangite sclerosante, les malformations congenitales des voies biliaires intra- et extrahepatiques (kyste choledocien, fibrose hepatique congenitale, syndrome de Caroli) et les distomatoses observees en Orient (Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis). Dix a 15 % des cholangites sclerosantes se compliquent de cholangiocarcinome ; le risque est majeur dans les douze mois suivant le diagnostic de la cholangite ; il se stabilise ensuite autour de 1,5 % par an. Cinq a 10 % des cancers primitifs du foie sont des carcinomes cholangiocellulaires. Exceptionnels sur foie sain, ces cancers partagent les memes facteurs de risque que les carcinomes hepatocellulaires : cirrhose alcoolique ou virale, hemochromatose.Les cancers des voies biliaires sont, dans plus de 95 % des cas, des adenocarcinomes. Ils atteignent l'ensemble des voies biliaires intra- et extrahepatiques. Les plus frequents sont les cancers de la vesicule biliaire (deux tiers des cas). Deux tiers des cancers de l'arbre biliaire sont peri- hilaires (figure 1), un quart touche la voie biliaire en aval du hile, moins de 10 % atteignent les voies biliaires intrahepatiques [1]. Les carcinomes cholangiocellulaires sont, avec les carcinomes hepatocellulaires, les deux formes histologiques principales des cancers primitifs du foie.
A case of cholangiocarcinoma arising from multiple bile duct hamartomas (von Meyenburg complexes) is reported in a 68-year-old man. This man has been treated for genetic hemochromatosis for 2 years. The diagnosis of cholangiocarcinoma was suspected by a systematic ultrasound test and made through the pathological examination of the resected specimen. Only six cases have already been reported. Our case is peculiar because it occurred on a genetic hemochromatosis.