JAK inhibitor is a recent class of targeted disease-modifying anti-rheumatic drugs in the treatment of chronic inflammatory rheumatisms. Among this class, four molecules are indicated in rheumatoid arthritis (tofacitinib, baricitinib, upadacitinib, filgotinib) while two are indicated in the treatment of psoriaticarthritis and ankylosing spondylitis (tofacitinib, upadacitinib) and only one in the treatment of non-radiographic axial spondyloarthritis (upadacitinib). These molecules lead to a rapid improvement in the symptoms and are able to improve other domains such as function, quality of life and inhibit radiographic structural progression of rheumatoid arthritis and psoriatic arthritis. They have an interesting efficacy in the refractory forms of rheumatoid arthritis and in the extra-rheumatological manifestations associated with spondyloarthritis. Recent warnings about their medium and long-term safety place these molecules in second line after anti-TNF failure. They should be avoided in populations at risk of complications.
Background: In addition to pharmacological treatment, physical therapy, including physical activity, is currently recommended in the management of axial spondyloarthritis (axSpA). However, few studies have specifically assessed the impact of a personalized physical training program on disease activity. Objectives: The aim of our study was to investigate the effectiveness of a personalized physical training program on disease activity in patients with axSpA. Methods: The PErsonalized Physical training Program Study (PEPS) is a prospective, single-center, superiority, controlled trial, including axSpA patients (ASAS criteria), with active disease (ASDAS ≥2.1), under treatment with NSAID and/or anti-TNF. Patients were randomized in 2 groups: the intervention group (n=19) consisting in a physical training program, personalized according to the results of a cycle ergometer test performed at inclusion, with 2 weekly sessions of incremental training on cycle ergometer for 9 weeks (PEPS group), and the control group (n=21) consisting in an educational session focused on the benefits of physical activity, coupled with a cycle ergometer test performed at inclusion (INFORM group). Clinical, functional and therapeutic characteristics of axSpA (ASDAS, BASDAI, BASFI, BASMI, pain VAS, CRP and NSAID consumption) were assessed at baseline, week 12 and week 24, while aerobic capacity was assessed on cycle ergometer at baseline and week 12 in both groups. Primary endpoint was ASAS20 response at week 12. Secondary endpoints were ASAS20 response at week 24, mean change from baseline in ASDAS, BASDAI, BASFI, BASMI, pain VAS, CRP and NSAID consumption at week 12 and week 24 and mean change from baseline in aerobic capacity at week 12. Results: At week 12, ASAS20 response was significantly greater in the intervention group than in the control group (52.6% vs 23.8%, p = 0.0422). At week 24, there was no longer statistically significant difference on ASAS20 response between the intervention group than in the control group (33.3% vs 25.0%, p = 0.572). At week 12, there was a statistically significant improvement of aerobic capacity in the intervention group in comparison with the control group, notably maximal heart rate (HRmax, 7,25 (11,53) vs -3,47 (13,81), p=0.017), maximal oxygen consumption test (VO2max, +0.2 (0.2) L/min vs -0.03 (0.2) L/min, p=0.008) and maximal power output (Pmax, +19,69 (13,35) vs +4,74 (18,59), p=0.008). No serious adverse event was reported over 24 weeks. Conclusion: In our study, a personalized physical training program provided a short term significant improvement on both disease activity and aerobic capacity in patients with active axSpA. These results support the recommendation encouraging exercise in axSpA, notably supervised aerobic exercise training. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests: None declared.
Introduction L’identification des patients (pts) PR dans le SNDS repose généralement sur la présence d’au moins un code CIM-10 PR en hospitalisation ou en affection de longue durée (ALD). Selon ces critères, l’assurance maladie dans sa cartographie annuelle et l’étude EPI-PHARE [1] en 2022 estiment la prévalence (PREV) de la PR à 0,3 % dans la population adulte.L’inclusion sur la base d’un seul code PR peut conduire à un manque de spécificité et à une surestimation de la PREV. À l’inverse les pts PR non hospitalisés et sans ALD ne peuvent être identifiés avec ce seul critère. L’étude PREST vise à affiner les algorithmes afin d’estimer au mieux la PREV de PR, les parcours de soins des pts et d’explorer les facteurs associés à leur prise en charge. Patients et méthodes Une extraction du SNDS sur 2010–2022 a été réalisée sur la base des codes M05, M06, M08, M130 en hospitalisation ou ALD, et des délivrances de csDMARD (conventional synthetic Disease Modifying Antirheumatic Drugs) et b/tsDMARD (biologic/targeted synthetic DMARD). Différents algorithmes d’identification de PR ont été appliqués incluant des critères liés au parcours pts (délivrance de DMARDs sans diagnostic différentiel, présence de diagnostics hospitaliers autres, actes traceurs tels imagerie, biologie ou consultation en rhumatologie). Différentes combinaisons des critères ont été appliquées constituant plusieurs sous-groupes. Les PREV de PR correspondantes ont été estimées pour 2019 sur la base de la population adulte estimée par l’INSEE à 52 632 223 personnes. Résultats L’extraction portait sur 960 755 pts adultes vivants au 01/01/19 avec au moins 1 critère parmi ALD PR (n=332 942), hospitalisation avec code CIM-10 PR (n=234 794) et traitement pour PR sans diagnostic différentiel (n=507 438), les pts sans codage PR avec un diagnostic différentiel étant exclus (Tableau 1).Parmi eux 422 910 répondaient à la définition usuelle, soit une PREV de 0,8 %. L’utilisation des nouveaux algorithmes aboutit à une PREV très variable selon les critères. La combinaison la plus stringente (pts sous traitement avec code M05 ou M06) identifie 292 034 cas (0,5 %). L’élargissement aux pts non traités avec la présence d’au moins 2 codes pour une spécificité élevée identifie 321 729 pts (0,6 %). L’ajout de pts non inclus précédemment sur la base d’un acte traceur ou consultation en rhumatologie associé à un code PR ou à un traitement identifie 522 214 pts (1,0 %). L’inclusion de pts traités ayant des codes moins spécifiques (M08, M130) augmente le nombre de cas à 531 087 (1,0 %). Le tableau illustre les critères d’extraction et les sous-groupes. L’analyse détaillée des caractéristiques de ces sous-groupes et de leur prise en charge est en cours. Conclusion Selon les critères d’identification choisis la PREV de PR varie de 0,55 à 1,05 % dans la population française adulte en 2019, la PREV réelle étant probablement incluse dans cette fourchette. Une précédente étude – EPIRHUM – conduite par une enquête en population générale avait rapporté en 2000 une PREV de 0,3 % [2].Cette variation importante de PREV selon la définition utilisée illustre la complexité de l’identification de la PR via le SNDS. Un appariement avec une cohorte disposant du diagnostic clinique permettrait de confronter les résultats des algorithmes développés avec un gold standard pour parvenir à un consensus définissant la PR dans le SNDS.
Introduction L’activité physique est recommandée, en complément des traitements pharmacologiques, dans la prise en charge des spondylarthrites axiales (axSpA). L’étude PEPS avait pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un Programme d’Entraînement Physique personnalisé en aérobie sur l’activité de la maladie et sur la capacité aérobie de patients atteints d’axSpA. Patients et méthodes PEPS est une étude clinique monocentrique, prospective, contrôlée, randomisée, incluant des patients axSpA (critères ASAS), ayant une maladie active (ASDAS≥2,1), sous AINS et/ou anti-TNF. Ces patients étaient randomisés dans le groupe PEPc (n=19) consistant en un programme d’entraînement physique personnalisé en aérobie, déterminé au vu des Résultats d’un test d’effort sur vélo ergométrique à l’inclusion, avec 2 séances hebdomadaires d’entraînement incrémental sur vélo pendant 9 semaines, ou dans le groupe PIAP (n=21) consistant en un test sur vélo ergométrique à l’inclusion, suivi d’une séance d’information sur les bienfaits de l’activité physique. Les caractéristiques cliniques, fonctionnelles et thérapeutiques de l’axSpA (ASDAS, BASDAI, BASFI, BASMI, EVA douleur, CRP, recours aux AINS) étaient évaluées à l’inclusion et aux semaines 12 et 24, tandis que la capacité aérobie était évaluée à l’inclusion et à la semaine 12. Le critère principal était la réponse ASAS20 à la semaine 12. Les critères secondaires étaient la réponse ASAS20 à la semaine 24, la variation de l’ASDAS, du BASDAI, du BASFI, du BASMI, de l’EVA douleur, de la CRP et la consommation d’AINS aux semaines 12 et 24 et la variation de la capacité aérobie à la semaine 12. L’étude PEPS a été financée grâce au Programme Hospitalier de Recherche Clinique (NCT02284646). Résultats À la semaine 12, le taux de réponse ASAS20 était plus élevée dans le groupe PEPc que dans le groupe PIAP (57,9 % contre 23,8 %, p=0,028), sans différence persistante entre les 2 groupes à la semaine 24 (33,3 % contre 25,0 %, p=0,572). À la semaine 12, on observait une amélioration significative du BASMI (−1,17 (1,82) vs (+0,24 (1,81)), p=0,02) et un moindre recours aux AINS (26,3 % vs 71,4 %, p=0,004) dans le groupe PEPc comparativement au groupe PIAP. À la semaine 12, on observait une amélioration de la capacité aérobie dans le groupe PEPc comparativement au groupe PIAP, concernant la fréquence cardiaque maximale (FCM, +7,25 (11,53) vs −3,47 (13,81), p=0,017), la consommation maximale d’oxygène (VO2max, +0,2 (0,2) L/min vs −0,03 (0,2) L/min, p=0,008), la puissance maximale théorique (PMT, +19,69 (13,35) vs +4,74 (18,59), p=0,008) et le seuil d’adaptation ventilatoire (SV1, +17,5 (21,3) vs 0 (25), p=0,046). Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté au cours des 24 semaines. Discussion L’étude PEPS est la seule étude contrôlée, randomisée, démontrant l’effet bénéfique à 3 mois d’un programme d’entraînement physique personnalisé en aérobie, à la fois sur l’activité de la maladie (critère ASAS20) et sur la capacité aérobie (FCM, VO2max, PMT et SV1) de patients atteints d’axSpA. Conclusion Les Résultats de l’étude PEPS renforcent la recommandation concernant l’intérêt d’un programme d’activité physique adaptée et supervisée, en complément des traitements pharmacologiques, dans la prise en charge des patients atteints d’axSpA.
Objective To compare the humoral response after a SARS-CoV-2 infection in an inflammatory rheumatic disease population with a healthy control population in a case-control study. Methods Cases: between March and September 2021, all consecutive unvaccinated patients followed for rheumatoid arthritis (RA), spondyloarthritis (SpA) or psoriatic arthritis (PsA) in 16 hospitals in France were systematically screened with a SARS-CoV-2 serological test. Patients with a positive test were included in the COVID-RIC-2 cohort. Controls: between June and July 2020, healthcare professionals working in the Toulouse University Hospital were screened with a SARS-CoV-2 serological test. Those with apositive test were included in the COVID-BIOTOUL cohort and matched to those from COVID-RIC-2 by age, sex and time-sampling on infection date. Analyses: total SARS-CoV-2 antibody titres were centrally measured and compared. Results 95 patients from COVID-RIC-2 (mean age 49 years, 76% females, median delay of COVID infection: 149 days) including 48 RA, 33 SpA and 14 PsA were compared to 95 matched controls. Globally, there was no significant difference of SARS-CoV-2 antibody titres between both populations: 155 Binding Antibody Units (BAU) (IQR:7-376) in COVID-RIC-2 vs. 120 BAU (IQR:35-320) in COVID-BIOTOUL. There was a trend towards higher antibody titres in patients from COVID-RIC-2 with severe COVID-19 symptoms. In COVID-RIC-2, there was no impact of age, sex, time-sampling or underlying disease on antibody titres and patients taking glucocorticoids, abatacept or rituximab trended toward having lower antibody titres after COVID-19 infection. Conclusion This study provides reassuring data on humoral response after COVID-19 infection in patients treated with disease-modifying anti-rheumatic drugs.
Introduction Les spondyloarthrites (SpA) représentent un groupe de rhumatismes inflammatoires touchant préférentiellement l’adulte jeune familiarisé avec les nouvelles technologies, et notamment les chatbots ou robots conversationnels. L’ère du COVID a mis en évidence l’augmentation des recherches sur le web pour des questions de santé, mais aussi l’hétérogénéité du contenu retrouvé. Les chatbots sont de plus en plus utilisés dans divers domaines et notamment l’information médicale. Le but de ce travail est d’évaluer, via un panel d’expert, les réponses des deux principaux chatbots à intelligence artificielle (IA) générative aux questions les plus fréquemment posées en France sur les SpA. Matériels et méthodes Les 5 questions les plus fréquemment posées en France en juillet 2024 ont été identifiées par une sélection subjective basée sur les mots-clés les plus représentés à l’aide des suggestions de recherche, des requêtes associées Google Trends et autres questions, Les mots-clés utilisés étaient : « spondylarthrite » « spondylarthrite ankylosante » et « spondyloarthrite ». Nous avons ensuite posé ces 5 questions aux deux principaux chatbots à IA générative : ChatGPT 4.0® et Gemini®. Enfin, une fois les réponses obtenues par les chatbots, nous avons soumis ces réponses à un panel de 15 experts français sur les spondyloarthrites (groupe FAST) et nous avons recueilli leur degré d’agrément entre 0 et 10 avec la réponse obtenue. Résultats Nous avons ainsi identifié les 5 principales questions posées à Google : 1) Quelles sont les causes de la spondylarthrite ? 2) Quels sont les symptômes de la spondyloarthrite ? 3) Quels sont les traitements de la spondyloarthrite ? 4) La spondyloarthrite, est-ce une maladie grave ? 5) Quelle est l’espérance de vie en cas de spondyloarthrite ? Les réponses obtenues par les chatbots ont été évaluées par le panel d’expert avec des notes allant de 6,2±1,4 à 7,9±0,7 (Tableau 1). L’agrément était meilleur avec ChatGPT qu’avec Gemini pour 4 des 5 réponses. Enfin, Gemini renvoie systématiquement sur le site de l’Assurance Maladie et du Vidal pour obtenir d’autres sources à consulter et oriente les patients vers un médecin. Chat GPT ne renvoie jamais vers d’autres sources utiles et n’oriente qu’une seule fois les patients vers leur médecin. Discussion Cette étude permet de mettre en évidence un niveau de réponse plutôt satisfaisant des deux principaux chatbots pour les principales questions à propos de la SpA. L’utilisation de Google trends pour identifier les questions les plus fréquentes permet d’obtenir un panel important pour identifier les questions d’intérêt, mais présente la limite de savoir s’il s’agit bien de patients qui posent cette question. Enfin, les réponses des chatbots peuvent différer en fonction de la personne ou de la répétition de la question. Enfin le prompt est essentiel dans ce genre de travail, mais nous nous sommes basés sur les questions principales des patients et donc sur ce qu’ils peuvent obtenir réellement comme information. Conclusion Ce travail permet de voir ce que les patients recherchent comme information sur les SpA ainsi que le type d’information recueillie. Même si l’information obtenue des chatbots n’est pas encore jugée « parfaite » par un panel d’experts, elle est tout de même « plus que satisfaisante ». Ceci nous rassure quant aux informations retrouvées par nos patients, en l’attente bien sûr de quelques améliorations.
Background: Therapeutic strategies for rheumatoid arthritis (RA) are based on national and international recommendations, having as main aim achieving remission or a low level of activity using a ‘treat-to-target’ strategy. In this context, targeted therapies are used more frequently and at an earlier stage. Objectives: •- To describe the characteristics of RA patients initiating TNFi in real life and included in the ART-SFR registry, and to assess if they have been treated according to current recommendations.•- To compare RA patients included in ART-SFR to other RA populations treated by TNFi, either in contemporary randomized controlled trials, and in previous national or international registries. Methods: The recent multicenter French registry ART-SFR (NCT03062865) included RA patients initiating a TNFi between 2016 and 2022, with a 5-year prospective follow-up. We described here patient characteristics at inclusion in the registry. The adherence to recent guidelines on TNFi initiation (EULAR, ACR and French society for rheumatology (SFR)) was assessed by the percentage of patients treated according these guidelines. Then, a systematic review was performed to compare characteristics of patients of the ART-SFR registry to other RA patients treated by TNFi in previous registries or cohort studies (including > 1000 patients treated with anti TNF). Finally, another systematic review on trial registration platforms (clinicaltrial.gov...) was carried out to identify all randomized controlled trials (RCT) with a TNFi arm including RA patients over the same period as inclusion in the ART-SFR registry. The main eligibility criteria for these trials were collected, and eligibility of patients from the ART-SFR registry to inclusion in these trials was assessed. Results: 1483 RA patients were included (1078 (73%) female, mean age = 55.6 yrs ± 14.1, mean disease duration = 7.6 yrs). 47% of patients had erosive status, 80% had positive ACPA and/or RF, and 86% had moderate to high disease activity (mean DAS-28 CRP: 4.1 ± 1.1). Patients were mostly biologic-naïve at enrollment (n = 1182, 80%). TNFi were Etanercept in 782 (53%), Adalimumab (23%). TNFi was associated with csDMARD in 83% and glucocorticoids in 49% (9.1 mg/day ± 7.3).In biologic-naïve patients, TNFi was initiated in accordance to EULAR 2016, ACR 2015 and SFR 2014 recommendations in 98 % for each, and in patients with previous biologic use in 100, 74 and 100 % respectively.Systematic review identified 20 observational studies conducted from 1999 to 2020. Compared to these studies, patients in ART-SFR registry had similar age (43 to 56 yrs), and gender (women 73-100%). They tended to have a shorter disease duration (lower than 17/20 registries), similar proportion of RF/ACPA positivity (69 to 85%), but lower disease activity (DAS28 4.4, vs DAS 28 > 5.1, in all except 3 registries).When compared to RCT recruiting during the same period as ART-SFR registry, according to trial 4 to 72% of patients of ART-SFR registry (< 50% for 21/27 trials) met the main eligibility criteria (including RA activity criteria, ESR/CPR, erosive status, DMARD use). In trial requiring increased acute phase reactants (ESR and/or CRP), this rate ranged from 4.4 to 25%, while it was between 60.1 and 71.8% for other trials. Conclusion: Data from the ART-SFR national registry show that TNFi, the oldest class of biologics in RA, are still used predominantly as first-line biologic. Given the design of the registry, their characteristics can be considered representative of those of patients initiating TNFi for RA in France. Most patients in the registry were treated in accordance with recommendations. Conversely, the eligibility of patients for trial inclusion criteria was highly heterogeneous, and particularly low when acute phase reactants were part of eligibility criteria. These results suggest that trial and real-life populations are not similar, and specifically, that generalizability of results of trials requiring elevated acute phase reactant for inclusion should be interpreted with caution. Their characteristics are also quite different from previous observational studies, it will provide new data on the real-life efficacy and safety of TNFi. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests: None declared.
Introduction La spondyloarthrite axiale (axSpA) est un rhumatisme inflammatoire chronique commun. Malgré l’avènement de l’IRM, le délai diagnostique des axSpA reste souvent long. Dans l’optique d’affiner le diagnostic des axSpA, plusieurs autoanticorps aux qualités métrologiques variables ont été identifiés. Parmi eux, les autoanticorps anti-CD74 (une molécule chaperonne et d’adressage du HLA de classe II) ont fait l’objet d’un intérêt récent, avec des données contradictoires [1]. À ce jour, la séroprévalence, les propriétés métrologiques diagnostiques et la valeur pronostique des anticorps anti-CD74 n’ont pas été évaluées dans une large cohorte de patients atteints de spondyloarthrite axiale. De plus, l’intérêt du dosage du ligand naturel de CD74, la cytokine « Macrophage migration Inhibitory Factor » (MIF), n’a pas non plus été évaluée dans ce contexte. L’objectif de notre travail était d’évaluer l’intérêt du dosage des anti-CD74 et du MIF pour le diagnostic, la caractérisation phénotypique et le pronostic des axSpA. Patients et méthodes Nous avons analysé les caractéristiques cliniques, biologiques, sérologiques (anti-CD74 et MIF) et radiologiques des patients issus de la cohorte DESIR [2]. Les données sérologiques ont été comparées à celles de 55 patients contrôles issus de la cohorte MODI-PRP et atteints de lombalgie discale MODIC 1 depuis plus de 3 mois, avec exclusion du diagnostic d’axSpA. Les anti-CD74 ont été dosés par ELISA Aeskulisa SpA detect et le MIF par ELISA Human MIF Quantikine ELISA Kit. Pour les objectifs principaux, nous avons : (1) comparé la séroprévalence et les taux sériques des anticorps anti-CD74 chez les axSpA et les contrôles ; comparé les taux sériques du MIF chez les axSpA et les contrôles ; (2) évalué la valeur diagnostique des anticorps anti-CD74 et du MIF pour le diagnostic des axSpA (courbes de ROC) ; (3) évalué le taux de concordance entre les critères ASAS et la présence des auto-anticorps anti-CD74/du MIF. Pour les objectifs secondaires, nous avons évalué l’association des anti-CD74 et du MIF (en variable continue et dichotomique) avec les caractéristiques de l’axSpA à l’inclusion et à 5ans (test Student ou équivalent, test de Spearman ou équivalent). Résultats Les 708 patients de la cohorte DESIR (NCT01648907) avaient un âge moyen à l’inclusion de 33,7ans (écart-type SD 8,6), avec une durée moyenne de lombalgie de 1,5 an (SD 0,9). 57,2 % présentaient une atteinte périphérique, 16,7 % un psoriasis, 9,2 % une uvéite, 4,9 % une MICI. 58 % étaient porteurs du HLA-B27 et la CRP moyenne était de 7,9mg/L (SD 13,5). 59,7 % répondaient aux critères ASAS, dont 28,9 % au critère imagerie et 31,7 % au critère clinique. Nous n’avons pas retrouvé de différence significative de concentration en anti-CD74 entre les axSpA (quel que soit le statut ASAS) et les contrôles. Par contre les taux de MIF étaient modérément et significativement plus élevés chez les contrôles (Figure 1). La valeur diagnostique des anti-CD74 était mauvaise et celle de MIF était insuffisante, y compris en analysant le sous-groupe d’axSpA répondant aux critères ASAS (Figure 2). La concordance entre la présence des biomarqueurs sériques d’intérêt et les critères ASAS, n’a pas été évaluée du fait de l’absence de différence majeure des taux sériques entre les groupes. Enfin, nous n’avons pas identifié d’association statistiquement significative et cliniquement pertinente entre les biomarqueurs sériques d’intérêt et les caractéristiques cliniques et radiologiques de l’axSpA à l’inclusion et à 5ans. Conclusion Le dosage des anti-CD74 et du MIF ne semble pas pertinent pour l’évaluation diagnostique, phénotypique ou pronostique dans l’axSpA.
Les sociétés savantes [1], [2] recommandent un sevrage rapide en corticoïdes une fois la rémission obtenue dans la polyarthrite rhumatoïde (PR). Plusieurs schémas de sevrage sont utilisés mais aucune étude n'a à ce jour comparé ces différentes stratégies. L'objectif de l'étude STAR (Comparaison de deux STratégies de sevrage en corticoïdes dans la polyArthrite rhumatoïde en Rémission ou bas niveau d'activité, NCT02997605) était de comparer une stratégie de remplacement de la prednisone à 5 mg/j par de l'hydrocortisone à une stratégie de diminution progressive de la prednisone sur le succès du sevrage à 12 mois chez des PR en bas niveau d'activité. Design : essai de supériorité randomisé contrôlé multicentrique en double insu, double placebo et bras parallèles promu par le CHU de Toulouse financé par la DGOS (PHRC-N). Patients : ≥ 18 ans, ayant une PR évoluant depuis ≥ 6 mois, un traitement de fond stable ≥ 3 mois, traités par des corticoïdes depuis ≥ 6 mois avec une dose d'équivalent prednisone à 5 mg/j depuis ≥ 3 mois et ayant un DAS28 ≤ 3,2 depuis ≥ 3 mois. Intervention : Bras remplacement: remplacement de la prednisone 5 mg/j par de l'hydrocortisone 20 mg/j pendant 3 mois puis 10 mg/j pendant 3 mois puis arrêt. Bras diminution: diminution de la prednisone 5 mg en retirant 1 mg/j tous les mois jusqu'à arrêt. Critère de jugement principal : succès du sevrage en corticoïdes à 12 mois. Critères de jugements secondaires : poussées de PR à 12 mois, pratique d'assauts cortisoniques à 12 mois, évolution du DAS28, HAQ, FLARE, FACIT-F, RAID au cours des 12 mois, patients ayant eu une insuffisance surrénalienne clinique ou biologique à 12 mois. Analyses : Les comparaisons des critères de jugement principal et secondaires ont été réalisées en intention de traiter (ITT) en utilisant des tests du Chi-2 bilatéral pour les variables qualitatives ou par un test de Student à chacune des visites pour les variables quantitatives. Au total, 102 patients ont été inclus et randomisés (bras remplacement : n = 53, bras diminution : n = 49) par 17 centres participants à l'étude STAR (âge moyen : 62 ans, 71 % de femmes, durée moyenne de la maladie : 14 ans, durée moyenne de corticothérapie : 1,6 ans, 60 % sous traitement de fond biologique). À 12 mois, 29 patients (55 %) étaient sevrés en corticoïdes (prednisone et hydrocortisone) dans le bras remplacement et 23 patients (47 %) dans le bras diminution progressive (comparaison en ITT : p = 0,4). Il n'y avait pas de différence entre les groupes sur le recours aux assauts cortisoniques (bras remplacement : 30 % versus 37 % dans le bras diminution, p = 0,5), le risque de poussée (bras remplacement : 33 % versus 42 % dans le bras diminution, p = 0,4) et l'évolution des différents scores (DAS-28, HAQ, FACIT-F, FLARE et RAID) aux différentes visites. Aucun cas d'insuffisance surrénalienne aiguë n'a été observé au cours de l'étude, alors que 11 patients dans chacun des groupes avaient un test au Synacthène® pathologique à 12 mois (bras remplacement : 25 % versus bras diminution : 29 %, p = 0,7). Cet essai randomisé ne permet pas de conclure à la supériorité d'une stratégie de remplacement de la prednisone par de l'hydrocortisone comparativement à une stratégie de décroissance progressive de la prednisone. Ces 2 stratégies permettent un sevrage de la prednisone chez la moitié des patients à 12 mois, avec un risque modéré de poussée de la PR, sans risque d'insuffisance surrénalienne aiguë.
La mastocytose systémique (MS) est une maladie rare liée à l’accumulation de clones mastocytaires anormaux dans différents tissus. Elle s’associe dans 30 % des cas à une ostéoporose, entraînant fréquemment des fractures vertébrales [1]. Les recommandations préconisent l’utilisation de bisphosphonates en première intention, et l’association à l’interféron alpha (IFN) en seconde intention [2]. Cependant, les données d’efficacité et de stratégie sont rares, notamment concernant l’usage des traitements spécifiques de la mastocytose (cytoréducteurs, inhibiteurs de tyrosine kinase/ITK). L’objectif de cette étude est de décrire l’efficacité densitométrique et anti-fracturaire à 1 an, de différents traitements chez des patients présentant ostéoporose secondaire à une MS. Nous avons analysé de façon rétrospective des données provenant de la base de données de notre centre de référence entre 2012 et 2022. L’ensemble des patients remplissaient les critères diagnostiques OMS 2016 et présentaient une ostéoporose fracturaire ou densitométrique. Nous avons évalué la densité minérale osseuse (DMO), ainsi que la survenue de fractures, à 1 an de l’initiation des thérapeutiques suivantes : IFN en monothérapie, association IFN et Pamidronate (PAM), PAM en monothérapie, Masitinib (MASI) et Midostaurine (MIDO). Les résultats étaient exprimés en moyenne (± écart-type) et ont été comparés par un t-test apparié ou un test de Wilcoxon apparié. Une valeur p < 0,05 était considérée comme significative. Une modification significative de la densité minérale osseuse était définie comme ≥ 0,028 g/cm2. Nous avons analysé 42 patients ; dont 38 (90,5 %) avec une MS indolente, 1 (2,4 %) avec une MS associée à une hémopathie et 3 (7,1 %) avec une MS agressive. La moyenne d’âge au diagnostic était de 53,3 ans (± 13,4), avec 52,3 % de femmes. Le T-score moyen au rachis lombaire était de −2,6 DS (± 1,7) et de −1,9 DS (± 0,9) aux hanches. 83,3 % des patients présentaient au moins une fracture au diagnostic, dont 96,6 % de fractures vertébrales. Le nombre moyen de fractures vertébrales était de 3,6 (± 3,1). Deux patients ont reçu un traitement par IFN, 24 par IFN + PAM, 5 par PAM, 2 par MASI et 9 par MIDO. Après 1 an de traitement, seule l’association IFN + PAM et le PAM en monothérapie ont permis d’augmenter de manière significative la DMO au rachis (respectivement +9,4 % et +11,4 %) et à la hanche. Deux patients (8,3 %) sous IFN + PAM ont présenté une nouvelle fracture vertébrale durant la première année de suivi. Les patients sous MIDO et MASI n’ont pas présenté de fractures pendant ou après traitement. Le PAM mensuel et l’association IFN + PAM sont efficaces pour la prise en charge de l’ostéoporose fracturaire de la MS. Des études complémentaires sont nécessaires pour définir la place des ITK.
Axial spondyloarthritis (axSpA) is typically characterized by imaging (radiographs or MRI) abnormalities of the sacroiliac joints (SIJ). Also, inflammatory lesions of the SIJ have been observed in healthy women post-partum [1,2]. However, the impact of pregnancy on imaging abnormalities in women with axSpA is unknown.The objective of this study was to evaluate impact of pregnancy on SIJ imaging in patients with early axSpA.Data of all women with early axSpA from the DESIR prospective cohort were included, with a follow-up of 5 years. Description of demographic disease characteristics, obstetric history, and SIJ imaging abnormalities (i.e. sacroiliitis on radiographs and on MRI, based on local and central reading) was performed in all women. SIJ abnormalities were compared depending on the history of past pregnancy (t-test and chi-square as appropriate). Furthermore, in nulligravidae females at baseline who presented an incident pregnancy during follow-up, SIJ abnormalities were compared before/after pregnancy, using paired-test.381 patients were included in the analysis. 142 (37%) were nulligravidae at baseline, and were younger (28 vs 39 years old) and had higher educational level (74 vs 52% university level).Sacroiliitis on MRI and X-ray were more frequent in nulligravidae women (16.9% vs 9.9%, p = 0.05 and 33.8% vs 19.4%, p < 0.01, respectively).Among them, 38 (10% of all patients) presented an incident pregnancy during follow-up and had an available imaging before and after pregnancy: overall no significant changes were observed with regard to both radiographic and MRI imaging abnormalities of the SIJ, except for an increase on the New York score of the left SIJ, and surprisingly, a trend towards a reduction on the proportion of MRI sacroiliitis and SPARCC score after pregnancy (table 1).Table 1.Imaging characteristics in women with axSpA who had first pregnancy during follow up, with description before/after delivery and paired-test with Mc Nemar of Student test (for binary and continuous variables, respectively).Imaging criteria(mean (sd) or number (%))Before pregnancy (N = 38)After delivery (N = 38)Paired test (Mc Nemar or Student)Radiographic criteriaX-ray sacroiliitis8 (21.1%)9 (23.7 %)p = 0.37New York score on right sacroiliac joint0.66 (1.06)0.67 (0.86)p = 1New York score on left sacroiliac joint0.67 (1.07)0.95 (0.95)p = 0.037Any erosion in the sacroiliac joints9 (23.7%)9 (23.7%)p = 0.48Any joint widening in the sacroiliac joints03 (7.9%)NAAny sclerosis in the sacroiliac joints6 (15.8%)9 (23.7%)p = 0.13Any partial or total ankylosis in the sacroiliac joints1 (2.6%)2 (5.3%)p = 0.48MRI criteriaSacroiliitis on MRI18 (47.3%)2 (5.2%)p = 0.074SPARCC score3.94 (7.63)0.39 (0.74)p = 0.15≥ 3 fatty lesions on MRI4 (10.5%)1 (2.6%)p = 1≥ 3 erosions on MRI1 (2.6%)0NA≥ 5 fatty lesions and/or erosions on MRI1 (2.6%)1 (2.6%)p = 1Number of any lesions on sacroiliac joint(0 to 144)1.81 (3.36)1.8 (2.92)p = 0.1Number of enthesitis(0 to 12)0 (0)0 (0)NANumber of erosions(0 to 40)0.84 (2.36)0.42 (0.7)p = 1Number of fatty lesions(0 to 40)0.97 (2.01)1 (2.02)p = 0.15Number of sclerosis(0 to 40)0 (0)0.26 (0.86)p = 0.29Number of partial or total ankylosis(0 to 24)0 (0)0 (0)NAIn an early SpA cohort, the occurrence of a first pregnancy did not seem to increase the number of imaging abnormalities of the SIJ.[1]Seven S, Østergaard M, Morsel-Carlsen L, Sørensen IJ, Bonde B, Thamsborg G, et al. Magnetic Resonance Imaging of Lesions in the Sacroiliac Joints for Differentiation of Patients With Axial Spondyloarthritis From Control Subjects With or Without Pelvic or Buttock Pain: A Prospective, Cross-Sectional Study of 204 Participants. Arthritis Rheumatol 2019;71:2034–46.https://doi.org/10.1002/art.41037.[2]Agten CA, Zubler V, Zanetti M, Binkert CA, Kolokythas O, Prentl E, et al. Postpartum Bone Marrow Edema at the Sacroiliac Joints May Mimic Sacroiliitis of Axial Spondyloarthritis on MRI. AJR Am J Roentgenol 2018;211:1306–12.https://doi.org/10.2214/AJR.17.19404.NIL.None declared.