Resume Objectifs Dans le myelome multiple, les radiographies du squelette sont toujours considerees comme l’examen d’imagerie de reference car elles permettent d’etablir le stade de la maladie selon la classification de Salmon et Durie. L’IRM corps entier utilisant les sequences T1 et STIR augmente la detection des lesions myelomateuses. La diffusion mesuree par IRM a demontre sa grande sensibilite en termes de detection en oncologie. L’objectif principal de cette etude etait donc de comparer le bilan radiographique standard et une methode IRM de diffusion corps entier (DWIBS) dans la detection des lesions osseuses de pathologies plasmocytaires monoclonales (myelomes multiples, leucemie a plasmocytes, plasmocytome, gammapathie monoclonale de signification indeterminee [MGUS]). Patients et methodes Vingt-sept patients dont 24 myelomes multiples, une leucemie a plasmocytes, une MGUS et un plasmocytome ont beneficie d’une IRM corps entier sequence DWIBS. L’IRM de diffusion et les radiographies standards, ainsi que le stade de Salmon et Durie etabli par les deux methodes ont ete comparees. En cas de lesions douteuses, le suivi evolutif sur 12 mois a ete utilise comme methode de reference au diagnostic definitif. Resultats Le taux de concordance global entre les deux techniques etait de 63 %. La sequence DWIBS detectait un nombre superieur de lesions conduisant a un stade de Salmon et Durie superieur chez 37 % des patients : un de stade I a II, sept de stade I a III et deux de stade II a III. Chez 18,5 % des patients, l’IRM etait positive alors que les radiographies etaient normales et ces discordances etaient le plus souvent situees dans les sites mal explores par les radiographies : rachis, bassin et gril costal. Chez un patient (4 %) la sequence DWIBS donnait un stade inferieur a celui des radios (stade II vs III). Dans ce cas, les radios etaient positives au niveau des humerus et des femurs, contrairement a la sequence DWIBS. Notre analyse site par site confirmait la nette superiorite de la sequence DWIBS par rapport aux radiographies dans l’exploration du rachis cervical (56 vs 0 % d’examens positifs, p Conclusion L’IRM-DWIBS entraine une majoration du stade de Salmon et Durie. Sa place dans le bilan pre therapeutique du myelome multiple reste encore a evaluer mais cette etude semble montrer qu’il s’agit d’une methode potentiellement interessante.
PURPOSE:In multiple myeloma, skeletal radiographs are still regarded as the reference imaging examination because they help to establish the stage of the disease according to the Durie-Salmon Staging System. Whole-body MRI using T1 and STIR sequences increases the detection of myeloma lesions. MRI-measured diffusion has demonstrated high sensitivity in terms of detection in oncology. The main objective of this study is to compare conventional radiographic staging with an MRI whole-body diffusion technique (called DWIBS) in detecting bone lesion monoclonal plasma cell pathologies (multiple myeloma, plasma cell leukaemia, plasmacytoma and MGUS). MATERIALS AND METHODS:Twenty-seven patients were included (multiple myeloma: 24; plasma cell leukaemia, MGUS and plasmacytoma: 1 each). All of them had a whole-body MRI diffusion examination (using a DWIBS sequence). Diffusion MRI and conventional radiographs were compared according to the Durie-Salmon Staging System. In case of doubtful lesions, 12 months of monitoring was used as the reference method for the definitive diagnosis. RESULTS:The overall concordance rate between the two techniques was 63%. The DWIBS sequence detected a higher number of lesions leading to a higher Durie-Salmon stage in 37% of the patients: one stage I to II, seven stage I to III, and two stage II to III. In 18.5% of the patients, the MRI was positive while the radiographs were normal and these discrepancies were most often located in sites poorly explored by X-ray (spine, pelvis and ribs). In one patient (4%), the MRI provided a stage lower than that of the X-rays (stage II vs. III). In this case, the X-rays were positive at the humerus and femur, unlike the DWIBS sequence. Our per site analysis confirmed the clear superiority of the DWIBS sequence when compared with X-rays in the exploration of the cervical spine (56 vs. 0%, P<0.001), dorsal spine (81vs. 31%,P<0.0002), lumbar spine (70 vs. 35%, P<0.0124), pelvis (81 vs. 33%, P<0.0005) and ribs (74 vs. 36%, P<0.0009). CONCLUSION:The DWIBS MRI leads to an increase in the final Durie-Salmon stage. Although its place in the preoperative treatment of multiple myeloma still has to be assessed, this study suggests its potential interest.
Connaître les atteintes pleuropulmonaires de la polyarthrite rhumatoïde. Connaître les pneumopathies associées, infectieuses et médicamenteuses. Connaître et savoir discuter les diagnostics différentiels. Les principales lésions pleuropulmonaires de la polyarthrite rhumatoïde sont la pneumopathie interstitielle diffuse, les nodules rhumatoïdes, les bronchectasies, la bronchiolite oblitérative et les épaississements pleuraux. Des anomalies non spécifiques telles que les pneumopathies infectieuses et médicamenteuses sont également possibles.
Evaluer la prise en charge du syndrome appendiculaire dans un centre hospitalier. A partir d’une série rétrospective de 206 pièces opératoires d’appendicectomies réalisées en 2007, la prise en charge a été évaluée et confrontée aux données d’imagerie quand celle-ci était réalisée. Cent quatre-vingt-huit appendicectomies ont été réalisées pour suspicion d’appendicite (46 enfants et 142 adultes). Un abdomen sans préparation, une échographie ou un scanner ont été réalisés respectivement chez 80, 41 et 6 % des enfants (avant 16 ans) et 90, 18, 35 % des adultes. Dans 54 % des cas, les chirurgiens ont opéré sans imagerie en coupes : 23 % de ces cas en pédiatrie, et 32 % pour les adultes n’avait pas d’appendicite. Lorsqu’une imagerie en coupes a été réalisée (échographie ou scanner), l’appendicite a été visualisé dans 61 % des cas pédiatriques et 77 % des cas adultes. Dans 70 % de ces cas de pièce opératoire saine, l’imagerie n’avait pas pu affirmer le normalité de l’appendice (non visibilité : 50 %). Le nombre d’appendicectomies à appendice normal reste encore élevé (plus d’un quart) et l’imagerie ne permet pas toujours d’aider au diagnostic.
Connaître les éléments sémiologiques IRM permettant d’orienter la cause d’une fracture vertébrale. Connaître les protocoles d’acquisition en IRM. Savoir discuter des diagnositcs différentiels. L’analyse d’un tassement en IRM doit comprendre une étude de la situation et de la morphologie de la vertébre fracturée. Les séquences à réaliser doivent comprendre au minimun un T1, un T2 STIR ou Fat Sat. Une mesure de l’ADC ou une séquence In Out Phase peuvent être utiles.