Purpose. - To compare the refractive outcomes of sutureless scleral-fixated Carlevale (R) intraocular lenses versus Artisan (R) iris-claw-fixated tenses in terms of surgically induced astigmatism. Setting. - We included patients from the Quinze-Vingts National Ophthalmology Hospital, Paris, from August 2020 to December 2020. Design. - This was a single-center retrospective study. Methods. - Each patient included had undergone surgery with a sutureless scleral-fixated Carlevale (R) foldable intraocular lens or an Artisan (R) iris-claw lens in the context of secondary implantation. Exclusion criteria included a history of retinal detachment or any other retinal disease. We analyzed postoperative refractive data three months after surgery for the Carlevale group and three months after removal of all sutures for the Artisan group. Results. - A total of 25 eyes of 25 patients were included in the Carlevale group and 37 eyes of 36 patients in the Artisan group. At three months, the best-corrected visual acuity was not statistically different, at 0.33(+/- 0.35) and 0.32(+/- 0.33) LogMAR, respectively (P= 0.99), and surgically induced astigmatism was significantly lower in the Carlevale group, at 0.538 (+/- 0.560) and 2.30 (+/- 3.97) Diopters, respectively (P<0.001). Conclusions. - In this first comparative study, Carlevale (R) intraocular lenses appear to offer better refractive accuracy and less induced astigmatism than Artisan (R) iris-claw lenses, without increasing mean surgical time. (C) 2022 Published by Elsevier Masson SAS.
BACKGROUND:The surgery of the idiopathic epimacular membrane has gained from the advent of 25-gauge transconjunctival vitrectomy (TSV) initiated by Fujii in 2002. PATIENTS AND METHODS:In this retrospective study, we tested 50 patients operated on for epimacular membrane with 25-gauge TSV at the Quinze-Vingts National Ophthalmology Hospital in Paris from December 2004 to June 2006. RESULTS:No postoperative endophthalmitis, major hypotonia, or sclerotomy leakage were observed. However, two cases (4%) of retinal detachment and 47% postoperative cataract were noted at 3 months. After evolving 3 months later, distant and close visual acuity were significantly improved. CONCLUSION:TSV appears to be a useful method for epimacular membrane ablation.
Évaluer les résultats de la vitrectomie transconjonctivale sans suture 23 Gauge dans la chirurgie du décollement de la rétine (DR). Nous présentons une étude monocentrique, rétrospective, sur 129 yeux de 128 patients consécutifs opérés de mai 2006 à octobre 2008. Nous avons noté les données démographiques, l’acuité visuelle pré-opératoire, le statut du cristallin, le type de décollement de la rétine (statut maculaire, stade d’une prolifération vitréo-rétinienne) et le type de chirurgie. Ont été évalués le succès anatomique, le nombre d’interventions nécessaires, l’amélioration fonctionnelle et les complications. Le décollement de la rétine était rhegmatogène dans 117 cas dont 17 récidives et tractionnel dans 12 cas (macula à plat dans 41 cas, 70 yeux phaques, 55 pseudophaques). Un tamponnement interne a été utilisé dans tous les cas (gaz dans 98 cas). Le taux de succès anatomique était de 98 % dont 81 % en une intervention. Le taux de succès anatomique en une intervention était de 89 % pour les premiers épisodes de décollement de la rétine rhegmatogène sans prolifération vitréo-rétinienne. Nous avons noté 24 cas de récidives (délai moyen 72 jours) avec prolifération vitréo-rétinienne (14), réouverture de la déhiscence initiale (4), nouvelle déhiscence (6). L’acuité visuelle moyenne s’est améliorée de 20/120 à 20/70 de pré- à post-opératoire (p < 0.05) pour les yeux macula à plat et de 20/1200 à 20/200 (p < 0.05) pour les yeux macula soulevée. Nous avons noté 4 hypotonies post-opératoires spontanément résolutives et l’absence d’endophtalmie. Le nombre moyen d’interventions vitréorétiniennes a été de 1,21. Neuf yeux ont bénéficié d’une phacoémulsification dans le même temps opératoire et 22 au cours du suivi. L’utilisation des instruments 23G s’apparente à celle des instruments 20G en particulier pour leur rigidité. La courbe d’apprentissage pour l’utilisation du 23G est rapide. Notre taux de succès est comparable à celui du décollement de la rétine opéré en vitrectomie 20G. Nous discutons la place de la vitrectomie en 23G dans la prise en charge des décollements de la rétine par rapport à la vitrectomie en 20G, l’indentation seule ou associée à la vitrectomie. La vitrectomie transconjonctivale 23G nous semble être une technique chirurgicale efficace et sûre du décollement de la rétine, qu’il soit rhegmatogène ou tractionnel et qu’il s’agisse ou non d’un premier épisode.
Identifier les facteurs pronostiques et le choix du tamponnement approprié à la prise en charge des corps étrangers intra-oculaires. 56 cas consécutifs ont été rétrospectivement analysés entre 2004 et 2007. Des analyses uni-variables et multi-variables ont été réalisées pour identifier d'éventuels facteurs pronostiques. Plusieurs paramètres ont été mesurés : meilleure acuité visuelle corrigé pré et post-opératoire, la nature et la taille du corps étranger intra oculaire, orifice d'entrée, délai entre le trauma et l'ablation chirurgicale, localisation précise du corps étranger intra oculaire, l'existence d'un décollement rétinien initiale, choix de la méthode de tamponnement (aucun, gaz, huile de silicone), complications (sidérose, endophtalmie, décollement de rétine avec prolifération vitréo-rétinienne). 80.7 % (= 46) étaient des corps étrangers intra-oculaires métalliques. 47.4 % (= 27) étaient situés dans la rétine inférieure. L'acuité visuelle pré-opératoire était respectivement 2 (+/− 0.99) et 0.7 (+/− 0.96) (échelle logMar). Le suivi moyen était de 17 mois (J15-M60). 24.56 % (= 14) avaient un décollement rétinien initial, avec un pronostic statistiquement plus mauvais (meilleure acuité visuelle corrigé de 1,49 versus 0,87, p = 0,03). L'acuité visuelle finale était meilleure dans le groupe avec tamponnement par gaz (= 16) plutôt que silicone (= 21) ou sans tamponnement (= 20) avec respectivement une médiane de 0.3 (+/− 0.86), 2 (+/− 0.95) et 0.4 (+/− 0.91). Le délai de l'extraction du corps étranger intra oculaire était un facteur prédictif significatif avec une limite retrouvée à la première semaine (meilleure acuité visuelle corrigée moyenne de 0.83 contre 1.45. Différence moyenne = 0.61 (IC 95 % 0.052 1.17, p = 0,03). Une porte d'entrée sclérale ou cornéo-sclérale avait un meilleur pronostic que cornéenne : 0.4615 contre 1.212 avec une différence moyenne de 0.75 (IC 95 % : 0.2753 à 1.22, p = 0,003). 5 cas de sidérose (8.7 %) liés à un retard de prise en charge et 3 cas d'endophtalmies (5.2 %) ont été retrouvés (en dépit de l'utilisation d'une antibiothérapie prophylactique). Aucune différence statistique n'a été retrouvée concernant la localisation du corps étranger intra oculaire sur la rétine, la taille ou la nature du corps étranger intra oculaire. 9 cas de décollement rétinien persistants (15, 8 %) sont à noter avec respectivement 4 cas dans le groupe de silicone, 2 cas dans le groupe sans tamponnement et 2 cas dans le groupe gaz. Dans 1 cas le corps étranger intra oculaire n'a pas pu être extrait. La meilleure acuité visuelle corrigée finale était de 20/40 ou plus dans en 39,3 % et 17.5 % avaient une perception lumineuse ou pas. Le pronostic d'un traumatisme par corps étranger intra oculaire est dû à une combinaison complexe de paramètres. Néanmoins de bons résultats peuvent être obtenus sans tamponnement par silicone. Les facteurs pronostiques principaux liés à un meilleur résultat visuel étaient l'acuité visuelle initiale, le délai de la prise en charge chirurgicale initiale (première semaine), l'existence d'un décollement rétinien initial, l'orifice d'entrée plutôt scléral que cornéen. Les principales complications sont représentées par la sidérose, le décollement de rétine par prolifération vitréo-rétinienne et l'endophtalmie. La localisation, la taille et la nature du corps étranger intra oculaire n'étaient pas des facteurs prédictifs statistiquement significatifs.
We report the clinical case of a 26-year-old victim of a macular injury by high energy laser. The patient was examined in the emergency unit the first day with a retinophotography. He was followed up at 1 week, 3 weeks, and 3 months with an ophthalmologic exam, a retinophotography, and an OCT. The lesions progressed from edema with macular hemorrhage to macular necrosis and then to a macular hole. The macular injury by high energy laser was responsible for a necrotic modification of the macula preceding the formation of the macular hole.
M.H. Errera, P.O. Barale, A. Danan-Husson, S. Scheer, J.F. Girmens, I. de Monchy, J.A. Sahel
Recent observations have found that premacular hemorrhage in Valsalva retinopathy is located under the internal limiting membrane. We confirm these findings in two case reports of Valsalva retinopathy. Visual acuity rehabilitation was obtained in the first case by conservative treatment and by draining the hemorrhage into the vitreous with Neodymium (Nd):Yag laser in the second case. We report the current therapeutic guidelines for Valsalva retinopathy, including the systematic search of autosomal dominant syndrome of retinal arterial tortuosity, a rare condition, often discovered after this type of benign macular hemorrhage.
Évaluer la sûreté et l'efficacité de la vitrectomie 25G transconjonctivale dans le traitement des trous maculaires idiopathiques. Dans cette étude rétrospective sur 24 mois, concernant une série de 59 patients (60 yeux) présentant un trou maculaire idiopathique, nous avons étudié la fermeture anatomique, l'acuité visuelle pré-opératoire et post-opératoire lors de la dernière visite, les complications per et post-opératoires. L'âge moyen des patients est de 67 ans (de 51 à 84 ans) avec 77,5 % de femmes. Le trou maculaire était de stade 3 dans 50 % des cas et de stade 4 dans 46 % des cas. Chez tous les patients, un pelage de la membrane limitante interne a été réalisé avec ou sans colorant. Un tamponnement post-opératoire a été réalisé par gaz (C2F6 dans 55/60 cas). Un positionnement tête vers le sol a été instauré pour une durée moyenne de 7 à 10 jours dans tous les cas. On constate une fermeture anatomique du trou dans 86 % des yeux avec une amélioration de l'acuité visuelle de loin d'au moins 2 lignes dans 78 % des cas et de près dans 79,5 % des cas. L'acuité visuelle moyenne de loin pré-opératoire est de 1 logMAR soit 1/10e et post-opératoire de 0,55 logMAR soit 3/10e avec un suivi moyen de 24 mois. Les complications per-opératoires sont marquées par 3 cas de déchirures. Chez 2 de ces patients, une cryothérapie transconjonctivale a été réalisée en per-opératoire ; pour le troisième patient, 4 grandes déchirures se sont produites au cours de l'intervention et une conversion en vitrectomie 20 Gauge a été nécessaire. Les complications post-opératoires sont marquées par 4 cas d'hypotonie inférieure à 6 mmHg à J1 d'évolution favorable sans traitement. Quatre patients ont présenté un décollement de rétine. On ne note pas de décollement choroïdien, d'inflammation intra-oculaire importante, ni d'endophtalmie. La vitrectomie 25G transconjonctivale est une technique sûre, efficace dans le traitement des trous maculaires idiopathiques. Elle permet d'autre part d'améliorer le confort du patient.