Introduction (contexte de la recherche) En Europe, la puissance biologique des extraits allergéniques est généralement exprimée avec différents noms d’unité selon le producteur. Il est toutefois possible que différentes compagnies utilisent le même nom d’unité, mais avec des définitions différentes, ce qui peut générer de la confusion. Dans ce contexte, nous avons comparé les extraits d’acariens de deux compagnies, les deux extraits étant étiquetés à 300 IR/mL. L’un des extraits est 2,4 fois plus puissant que l’autre, et contient 1,5 à 3 plus d’allergènes majeurs et 1,8 fois plus de protéines. Objectif La présente étude a pour but d’étendre aux extraits de chat la comparaison menée sur les extraits d’acariens. Méthodes Trois lots d’extrait allergénique de chat étiqueté à 300 IR/mL d’une compagnie sont comparés à 3 lots d’extrait de chat d’une autre compagnie, mais aussi étiqueté à 300 IR/mL. Leurs profils protéiques et allergéniques sont obtenus par électrophorèse, immunoempreinte et chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. La méthode de Kjeldahl est utilisée pour mesurer la concentration protéique. La puissance biologique est déterminée par ELISA-inhibition et les concentrations de Fel d 1 et Fel d 4 par ELISA sandwich. Résultats Les extraits de chat des deux compagnies sont qualitativement similaires, présentant des profils protéiques et allergéniques comparables, tous les lots testés contenant les allergènes majeurs Fel d 1 et Fel d 4, ainsi que des allergènes mineurs comme Fel d 2. En revanche, et malgré un même étiquetage à 300 IR/ml, les deux extraits sont quantitativement différents, l’un d’eux étant 2 fois plus puissant que l’autre, et contenant 1,3 fois plus de Fel d 1, 1,9 fois plus de Fel d 4, et 1,6 fois plus de protéines. Conclusions La présente étude confirme avec des extraits de chat les résultats obtenus avec des extraits d’acariens, à savoir que les extraits de deux compagnies avec le même étiquetage à 300 IR/mL peuvent en réalité avoir des puissances biologiques et des concentrations en allergènes qui diffèrent substantiellement.
In vision science, cascades of Linear+Nonlinear transforms are very successful in modeling a number of perceptual experiences. However, the conventional literature is usually too focused on only describing the forward input-output transform. Instead, in this work we present the mathematics of such cascades beyond the forward transform, namely the Jacobian matrices and the inverse. The fundamental reason for this analytical treatment is that it offers useful analytical insight into the psychophysics, the physiology, and the function of the visual system. For instance, we show how the trends of the sensitivity (volume of the discrimination regions) and the adaptation of the receptive fields can be identified in the expression of the Jacobian w.r.t. the stimulus. This matrix also tells us which regions of the stimulus space are encoded more efficiently in multi-information terms. The Jacobian w.r.t. the parameters shows which aspects of the model have bigger impact in the response, and hence their relative relevance. The analytic inverse implies conditions for the response and model parameters to ensure appropriate decoding. From the experimental and applied perspective, (a) the Jacobian w.r.t. the stimulus is necessary in new experimental methods based on the synthesis of visual stimuli with interesting geometrical properties, (b) the Jacobian matrices w.r.t. the parameters are convenient to learn the model from classical experiments or alternative goal optimization, and (c) the inverse is a promising model-based alternative to blind machine-learning methods for neural decoding that do not include meaningful biological information. The theory is checked by building and testing a vision model that actually follows a modular Linear+Nonlinear program. Our illustrative derivable and invertible model consists of a cascade of modules that account for brightness, contrast, energy masking, and wavelet masking. To stress the generality of this modular setting we show examples where some of the canonical Divisive Normalization modules are substituted by equivalent modules such as the Wilson-Cowan interaction model (at the V1 cortex) or a tone-mapping model (at the retina).
La transplantation rénale issue de donneurs décédés après arrêt circulatoire de type 3 de Maastricht (DDACM3) a débuté en France en 2014. L’utilisation systématique de la circulation régionale normothermique (CRN) est une particularité française qui offre des résultats préliminaires supérieurs à ceux des autres pays européens. L’objectif de cette étude est de comparer les résultat des transplantations DDACM3 à celle issues de donneurs vivants (DV). Cette étude monocentrique inclue les transplantations ddacm3 avec CRN de juin 2015 à mai 2018. Les données ont été extraites de la base divat avec un appariement 1/2 sur l’âge, le sexe, les causes d’insuffisances rénales, les facteurs de risques cardiovasculaires et l’indice de masse corporelle. Le critère d’évaluation principal a été la reprise retardée de fonction greffon (nécessitant une dialyse la première semaine après la transplantation avec exclusion des greffes préemptives). Les critères secondaires ont été la non-fonction primaire, la durée du séjour à l’hôpital, la créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et m24 et la survie du greffon à 2 ans. Quarante-neuf patients transplantés rénaux type ddacm3 ont été inclus et appariés à 98 transplantés DV. Le groupe ddacm3 a présenté un taux de reprise retardée de fonction et des durées d’hospitalisation significativement (p < 0,05) supérieurs au groupe DV, respectivement 17 % vs 6 % et 9,5 jours vs 7,1. Le taux de non-fonction primaire, les taux de créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et la survie du greffon à 2 ans n’ont pas été significativement différents. La transplantation ddacm3 avec CRN selon le protocole français offre d’excellents résultats fonctionnels identiques aux transplantations DV malgré un taux de reprise retardée de fonction supérieure.
L’immunothérapie allergénique (ITA) est aujourd’hui prescrite aux patients en fonction de la réactivité de leurs IgE à des allergènes spécifiques, mesurée par test cutané ou dosage in vitro. L’identification de biomarqueurs prédisant l’efficacité de l’ITA permettrait d’améliorer nettement la sélection des patients répondant à ce traitement. Les échantillons de sérum prélevés avant traitement chez 82 patients allergiques aux pollens de graminées recevant une ITA par voie sublinguale ont été analysés par électrophorèse bidimensionnelle quantitative (2D-DiGE) et spectrométrie de masse sans marquage. Le rôle de la Fétuine-A dans l’allergie a été adressé par extinction du gène correspondant à cette protéine dans un modèle murin d’asthme à l’ovalbumine ainsi que l’utilisation de tests de stimulation in vitro de cellules dendritiques humaines et de la résonance plasmonique de surface. Par des approches de protéomique quantitative, nous avons montré que les taux de Fétuine-A sialylée étaient plus élevés avant traitement dans le sérum des patients répondant à l’ITA, en comparaison avec les patients non-répondeurs. La Fétuine-A est impliquée dans de nombreux processus inflammatoires mais son rôle dans l’allergie n’a pas été étudié jusqu’à présent. L’extinction du gène de la Fétuine-A dans un modèle murin d’asthme allergique augmente fortement l’hyperréactivité bronchique et les réponses Th2 après sensibilisation à l’ovalbumine. La Fétuine-A, sialylée ou non, se fixe au LPS, mais seule la forme sialylée agit en synergie avec le LPS, les allergènes de pollens de graminées ou d’acariens pour augmenter les propriétés pro-allergiques des cellules dendritiques humaines par une voie dépendante de TLR4. La quantification de la Fétuine-A sialylée sérique permet d’identifier, avant traitement, les patients ayant une plus forte probabilité de bénéficier de l’ITA aux pollens de graminées. Des études impliquant de grandes cohortes de patients allergiques aux pollens de graminées ou aux acariens sont en cours pour valider la pertinence de ce candidat biomarqueur prédictif de l’efficacité de l’ITA avant traitement.
Le recours aux transplants rénaux issus de donneurs à critères élargis, notamment de donneurs décédés après arrêt cardiaque (DDAC) se développe dans le contexte actuel de pénurie de transplants. Le prélèvement sur DDAC de type Maastricht 3 est autorisé en France depuis 2014. L’objectif de ce travail est d’analyser les résultats préliminaires des premières transplantations de reins DDAC M3. Cette étude rétrospective monocentrique recense l’ensemble des DDACM3, et la totalité des patients transplantés rénaux avec ces transplants. Le recueil des données a été effectué à l’aide de la base locale de la coordination hospitalière des prélèvements d’organes et des tissus, des dossiers patients et de la base « Données informatisées et validée en transplantation ». Les procédures de prélèvements ont été réalisées, selon les réglés définies par le protocole DDACM3 de l’Agence de la biomédecine, après mise en place d’une Circulation normothermique régionale (CRN) en réanimation. Depuis le début du programme dans notre centre en 2015, 57 DDACM3 potentiels ont été recensés, 29 procédures ont abouti à une transplantation. Les caractéristiques des donneurs ont été : un âge moyen de 53,1 ± 2,21 ans, une durée d’hospitalisation moyenne en réanimation de 5.2 jours (1–28 j). L’ischémie chaude fonctionnelle moyenne a été de 32 minutes (dont 58 % ≤ 30 min). Le temps de CRN moyen a été de 178 min (± 11 min). L’ischémie froide moyenne a été de 476 minutes (348–1140 min). Les caractéristiques des receveurs ont été : un âge moyen de 60 ± 9 ans, 35 % de transplantation préemptive, 25 % IRC diabétiques, 27 % de PKD. Neuf pour cent des patients ont eu une reprise retardée de fonction du transplant et aucune non fonction primaire n’a été retrouvée. Les taux moyens de créatinémie à 3,6 et 12 mois post-transplantation ont été respectivement de 129 μmol/L, 135 μmol/L et 133 μmol/L. Les excellents résultats des transplantations rénale à partir de DDACM3 ne peuvent que nous inciter à poursuivre le développement de ce programme.
In this paper, the theory of the spinor Fourier transform introduced in [Batard T, Berthier M, Saint-Jean C, Clifford-Fourier Transform for Color Image Processing, Geometric Algebra Computing for Engineering and Computer Science (E. Bayro-Corrochano and G. Scheuermann Eds.), Springer, London, 2010, pp. 135–161] is further developed. While in the original paper, the transform was determined for vector-valued functions only, it now will be extended to functions taking values in the entire Clifford algebra. Next, two bases are determined under which this Fourier transform is diagonalizable. A main stumbling block for further applications, in particular concerning filter design in the Fourier domain, is the lack of a proper convolution theorem. This problem will be tackled in the final section of this paper.
BACKGROUND:Understanding patterns of IgE sensitization in Dermatophagoides-allergic patients living in various geographical areas is necessary to design a product suitable for worldwide allergen immunotherapy (AIT).METHODS:Using a HIFI Allergy customized microarray assay, IgEs specific for 12 purified allergens from Dermatophagoides pteronyssinus or D. farinae were assessed in sera from 1302 house dust mite (HDM)-allergic patients living in various areas. Comprehensive mass spectrometric (MS) analyses were conducted to characterize HDM extracts, as well as purified bodies and feces.RESULTS:Patterns of IgE reactivity to HDM allergens are comparable in all cohorts of patients analyzed, encompassing adults and 5- to 17-year-old children, as well as American, Canadian, European, and Japanese patients. Overall, >70% and >80% of HDM-allergic patients are sensitized to group 1 and group 2 allergens, respectively, from D. pteronyssinus and/or D. farinae species. Furthermore, 20-47% of patients also have IgEs to allergens from groups 4, 5, 7, 13, 15, 21, and 23. All patients have IgEs to allergens present in mite bodies and feces. MS-based analyses confirmed the presence of mite allergens recorded by IUIS in D. pteronyssinus and D. farinae extracts, with groups 2, 8, 10, 11, 14, and 20 prominent in bodies and groups 1, 6, 18, and 23 well represented in feces.CONCLUSIONS:Mite-specific AIT should rely upon a mixture of D. pteronyssinus and D. farinae extracts, manufactured from both feces and bodies. Such a combination is appropriate to treat children and adult Dermatophagoides-allergic patients from Asia, Europe, and North America.
A pot experiment was conducted to investigate the effects of root oxidation on arsenic (As) dynamics in the rhizosphere and As sequestration on rice roots. There were significant differences (P < 0.05) in pH values between rhizosphere and non-rhizosphere soils, with pH 5.68–6.16 in the rhizosphere and 6.30–6.37 in non-rhizosphere soils as well as differences in redox potentials (P < 0.05). Percentage arsenite was lower (4%–16%) in rhizosphere soil solutions from rice genotypes with higher radial oxygen loss (ROL) compared with genotypes with lower ROL (P < 0.05). Arsenic concentrations in iron plaque and rice straw were significantly negatively correlated (R = −0.60, P < 0.05). Genotypes with higher ROL (TD71 and Yinjingruanzhan) had significantly (P < 0.001) lower total As in rice grains (1.35 and 0.96 mg/kg, respectively) compared with genotypes with lower ROL (IAPAR9, 1.68 mg/kg; Nanyangzhan 2.24 mg/kg) in the As treatment, as well as lower inorganic As (P < 0.05). The present study showed that genotypes with higher ROL could oxidize more arsenite in rhizosphere soils, and induce more Fe plaque formation, which subsequently sequestered more As. This reduced As uptake in aboveground plant tissues and also reduced inorganic As accumulation in rice grains. The study has contributed to further understanding the mechanisms whereby ROL influences As uptake and accumulation in rice.