Les inhibiteurs de tyrosine kinase bloquant le récepteur du VEGF (ITK anti-VEGFR) sont des thérapies ciblées à action anti-angiogénique utilisées dans différents cancers métastatiques. Ils entraînent des effets indésirables cutanés variés et ralentissent la cicatrisation des plaies constituées. Les ulcères de jambes (UDJ) apparus sous ITK anti-VEGFR sont peu décrits. Notre objectif était de décrire les caractéristiques de ces UDJ et leur prise en charge. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive multicentrique des cas d’UDJ sous ITK anti-VEGFR colligés par le groupe d’angiodermatologie de la SFD entre avril 2009 et avril 2023. Quatorze patients (5 F, 9 H) ont été inclus, d’âge moyen 75 ans (58 à 86 ans), sous ITK anti-VEGFR (sunitinib 6, axitinib 4, pazopanib 2, cabozantinib 1, sorafénib 1) pour cancer rénal (10), carcinome hépato cellulaire ou biliaire (3), et hémangiopéricytome (1). Le délai d’apparition des UDJ après le début du traitement était en moyenne de 7 mois (1 à 24 mois). Les UDJ étaient multiples dans 9 cas, sur la jambe dans 13 cas, sur le pied dans 1 cas, douloureux dans 11 cas. Leur taille variait de 1 à 12 cm. Ils étaient initialement post traumatiques dans 4 cas, survenant sur un terrain d’insuffisance veineuse superficielle dans la moitié des cas. Deux patients avaient une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) revascularisée dans un cas. Une biopsie cutanée était faite dans la moitié des cas, trouvant dans un cas un aspect de pyoderma gangrenosum, dans un autre cas un aspect d’artériolosclérose sévère. La thérapie ciblée était arrêtée au moins temporairement ou relayée par un autre traitement dans 11 cas, entraînant une amélioration ou une cicatrisation des ulcères dans 10 cas, dans un délai moyen de 2,8 mois. Les traitements associés étaient une compression veineuse (12), une thérapie par pression négative (5), des greffes en pastilles (4), des dermocorticoïdes forts (3). L’amélioration rapide des UDJ à l’arrêt des ITK est en faveur d’une imputabilité chronologique de ces molécules comme facteur favorisant la survenue et le retard de cicatrisation de ces UDJ, même si dans plus de la moitié des cas une étiologie associée peut être retenue (insuffisance veineuse ou AOMI). La survenue d’UDJ sous ITK anti-VEGFR est rapportée dans la littérature. Cliniquement, ils se présentent comme des ulcérations superficielles arrondies fibrineuses mais aussi comme un pyoderma gangrenosum ou une vascularite. Le mécanisme pourrait être lié à une altération de la microcirculation cutanée liée à l’effet anti-angiogénique de ces molécules. Dans plusieurs cas, après arrêt de l’ITK permettant une amélioration cutanée, un rechallenge positif est retrouvé avec récidive ou réaggravation à la reprise du traitement. Les retards de cicatrisation pour les plaies aiguës (chirurgie) sont décrits dans les résumés caractéristiques de ces médicaments, mais pas pour les plaies chroniques. Dans la base mondiale de pharmacovigilance, 32 cas d’UDJ sous sunitinib sont rapportés, 17 sous cabozantinib, 8 sous sorafénib, 5 sous pazopanib, et 2 sous axitinib. L’indice de disproportionnalité relatif à ces observations est positif, en faveur d’une association statistiquement significative pour le sunitinib, cabozantinib et sorafénib. Nous rapportons la plus grande série d’UDJ sous ITK anti-VEGFR. Il est important de déclarer ces cas aux centres régionaux de pharmacovigilance. L’arrêt de ces molécules, puis leur réintroduction ou changement, sont dans tous les cas à discuter avec l’oncologue.
La capillaroscopie est particulièrement utile pour différencier le phénomène de Raynaud (PR) primaire du PR secondaire associé à la sclérodermie systémique ou à d’autres connectivites. La capillaroscopie associée aux PR secondaires aux connectivites montre un paysage sclérodermique associant à des degrés divers une réduction de la densité capillaire, une désorganisation et des mégacapillaires. L’acrocyanose essentielle est fréquente, caractérisée par une cyanose permanente et indolore des extrémités liée à une stase capillaire veinulaire. Elle ne nécessite pas de capillaroscopie diagnostique. Par conséquent, le paysage capillaroscopique associé à une acrocyanose est peu connu et parfois confondu avec un paysage sclérodermique associé aux connectivites. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques capillaroscopiques des patients présentant une acrocyanose dans une cohorte de patients atteints de PR. Nous avons réalisé une étude ancillaire de l’étude VASCUL’R, qui est une étude multicentrique prospective ayant inclus 105 patients atteints d’un PR et qui ont tous eu une capillaroscopie. Nous avons inclus tous les patients de VASCUL’R qui avaient une acrocyanose diagnostiquée cliniquement (en plus du PR), puis extrait leurs caractéristiques cliniques ainsi que les résultats et photographies de leur capillaroscopie. Dans notre étude, 24 patients ont été inclus, 4 hommes et 20 femmes (83 %). L’âge médian était de 46 ans (IQR : 35–59). L’IMC médian était de 20,2 (IQR : 18,1–21,9). Les deux mains étaient touchées chez tous les patients et les pieds chez 8 patients (33 %). Des antécédents d’engelures ont été trouvés chez 8 patients (33 %). Concernant la capillaroscopie, la densité capillaire était normale (> 8 capillaires/mm) chez tous les patients sauf un chez lequel la densité moyenne était de 6 capillaires/mm. Il n’y avait pas de zone avasculaire. Des dystrophies mineures ont été trouvées chez 4 patients et une désorganisation architecturale chez 2 autres. Neuf patients avaient des dilatations capillaires, entre 20 et 50 μm, qui affectaient principalement la branche veineuse efférente, avec respect de la branche afférente. Un mégacapillaire, défini comme une dilatation > 50 μm du sommet et des 2 anses, a été trouvé chez un patient. Des hémorragies ont été trouvées chez 18 patients (82 %). La capillaroscopie chez les patients atteints d’acrocyanose montre dans 1/3 des cas la présence de capillaires dilatés sur la branche veineuse et des microhémorragies. Ces dilatations peuvent atteindre le seuil de 50 μm de définition du mégacapillaire mais avec une densité capillaire préservée, et une dilatation respectant la branche afférente. Ces anomalies, déjà décrites dans la littérature, peuvent se chevaucher avec le paysage sclérodermique mais sont présentes de façon isolée, dans un contexte clinique évocateur et ne doivent pas être interprétées à tort comme un signe de connectivite chez les patients présentant un PR associé à une acrocyanose clinique.
Une capillaroscopie péri-unguéale est recommandée devant tout phénomène de Raynaud (PR) bilatéral. Elle sera normale dans la majorité des cas (80 %–90 %) mais est parfois difficile à obtenir rapidement. Une étude monocentrique préliminaire du GAD portant sur 55 patients avec un PR connu (primitif ou secondaire) avait montré qu’un examen dermoscopique normal pour 5 items examinés prédisait dans 100 % des cas une capillaroscopie normale. L’objectif de notre étude était de valider dans une étude multicentrique les items de dermoscopie identifiés dans l’étude préliminaire permettant de prédire une capillaroscopie normale (Clinical Trial : NCT04644523 ). Étude prospective multicentrique française, soutenue par la SFD, entre le 29/12/2020 et le 30/04/2021. Les patients adultes étaient inclus s’ils étaient primo consultants pour un PR bilatéral. Une capillaroscopie était effectuée par un praticien expérimenté. Un examen dermoscopique péri-unguéal de tous les doigts à l’exception des pouces était effectué par un 2 e opérateur non habitué à la capillaroscopie, à l’aveugle. Les 5 items examinés étaient la présence ou non d’une désorganisation architecturale, d’hémorragies, de plages avasculaires, de mégacapillaires et d’une diminution de la densité capillaire. Cent cinq patients étaient inclus (âge médian 46 ans, 29,5 % de femmes). Le PR était primitif dans 67,6 % des cas, secondaire dans 14,2 % et douteux dans 16,2 % des cas. L’item dermoscopique le plus prédictif d’une capillaroscopie normale ou non spécifique était l’absence de mégacapillaires (100 % des cas). L’item dermoscopique le plus prédictif d’une microangiopathie organique à la capillaroscopie était la présence de plages avasculaires (62,5 %, p < 0,0001). Parmi les patients ayant un examen dermoscopique normal pour les 5 items, 100 % avaient un examen capillaroscopique normal ou non spécifique. Cette étude démontre l’excellente valeur prédictive positive d’une dermoscopie normale, sur 5 items pour une capillaroscopie normale lors du PR. Plusieurs études rapportent l’intérêt du dermatoscope dans le dépistage d’anomalies capillaires dans la sclérodermie systémique et la dermatomyosite, en mettant en évidence une fréquence plus élevée d’anomalies par rapport aux contrôles sains, sans toutefois comparer les résultats à ceux d’une capillaroscopie. Une étude de 56 patients atteints de PR, essentiellement secondaires, mettait en évidence une sensibilité de 76,9 % et une spécificité de 90,2 % du pattern sclérodermique, sans étudier chaque item. Aucune étude n’avait exploré l’intérêt de la dermoscopie pour les PR primaires, qui sont les plus fréquemment rencontrés. Au total, l’examen dermoscopique péri-unguéal normal prédit avec une excellente valeur prédictive une capillaroscopie normale dans le bilan d’un PR, quand 5 items précis sont absents ou normaux, permettant de ne pas réaliser de capillaroscopie dans ce cas. En revanche, devant un examen dermoscopique anormal, il est impératif de demander une capillaroscopie pour confirmer ou infirmer les anomalies observées. Cette étude confirme également le rôle important du dermatologue, non habitué à la capillaroscopie mais habitué à la dermoscopie, dans la prise en charge du PR.
Une grosse jambe rouge correspond à l’apparition récente d’un érythème associé à un œdème de la jambe. Les étiologies sont multiples et le médecin doit rechercher à l’interrogatoire et à l’examen clinique les signes d’orientation étiologique. La présence de signes associés tels que fièvre, frissons, augmentation de la chaleur locale seront en faveur d’une dermohypodermite bactérienne non nécrosante ou érysipèle. L’existence de signes d’insuffisance veineuse ou lymphœdème ainsi que le caractère bilatéral orienteront vers une dermohypodermite inflammatoire. L’existence d’un exsudat ou d’un prurit orienteront vers un eczéma. D’autres diagnostics plus rares peuvent également être évoqués: panniculite, borréliose, zona…Le clinicien pourra éventuellement s’aider d’examens complémentaires pour poser le diagnostic. Le traitement dépend de l’étiologie.
Background: Leg ulcers in adults are a major public health concern. Their incidence increases with age and many causes have been identified, predominantly associated with vascular diseases. Leg ulcers in children and teenagers are less frequent. The aim of our study was to identify the causes of leg ulcers in children and teenagers, and to evaluate their management. Methods: This retrospective multicenter study was conducted by members of the Angio-dermatology Group of the French Society of Dermatology and of the French Society of Pediatric Dermatology. Data from children and teenagers ( 18 years), seen between 2008 and 2020 in 12 French hospitals for chronic leg ulcer (disease course 4 weeks), were included. Results: We included 27 patients, aged from 2.3 to 17.0 years. The most frequent causes of leg ulcer were: general diseases (n = 9: pyoderma gangrenosum, dermatomyositis, interferonopathy, sickle cell disease, prolidase deficiency, scleroderma, Ehlers-Danlos syndrome), vasculopathies (n = 8: hemangioma, capil-lary malformation, arteriovenous malformation), trauma (n = 4: bedsores, pressure ulcers under plaster cast), infectious diseases (n = 4: pyoderma, tuberculosis, Buruli ulcer) and neuropathies (n = 2). Comorbidi-ties (59.3%) and chronic treatments (18.5%) identified as risk factors for delayed healing were frequent. The average time to healing was 9.1 months. Discussion: Leg ulcers are less frequent in children and teenagers than in adults and their causes differ from those in adults. Comorbidities associated with delayed healing must be identified and managed. Children and teenagers tend to heal faster than adults, but a multidisciplinary management approach is necessary. (c) 2021 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
INTRODUCTION:Leg ulcers in adults are a major public health concern. Incidence is increasing with age and there are many causes, with a predominance of vascular etiology. Leg ulcers in children and teenagers are less known and few studies have been conducted to investigate them.OBJECTIVE:The aim of our study was to examine the causes of leg ulcers in children and teenagers.MATERIAL AND METHODS:We conducted a retrospective monocentric study in the Victor-Dupouy hospital in Argenteuil, in children and teenagers who consulted in our center, between 2008 and 2018, for a chronic leg ulcer (disease course>4 weeks).RESULTS:Ten patients were included, two boys and eight girls, aged from 7 to 15.3 years old. The most frequent etiologies were: supine ulcers (n=2) and infectious (n=2). The others etiologies were: sores under cast (n=1), sickle cell disease (n=1), dermatomyositis (n=1), post trauma (n=1), Pyoderma gangrenosum (n=1), ulcer on hemangioma (n=1).CONCLUSION:Infectious causes and supine ulcers were the most frequent etiologies found in our study. These results should be completed by other observations in a multicentric study, currently underway in order to have a better knowledge of the etiologies of leg ulcers in this population and of their clinical course.
L'angiodermite nécrotique est un ulcère douloureux, difficile à contrôler et cicatriser, et qui n'a pas de prise en charge consensuelle. La littérature est relativement pauvre sur cette pathologie et ne permet pas d'appréhender clairement sa prise en charge. Le but de cette étude était d'évaluer les modalités de prise en charge de l'angiodermite nécrotique en France. Un questionnaire a été adressé entre décembre 2019 et février 2020 à tous les membres du groupe angiodermatologie de la Société française de dermatologie et auprès des médecins prenant en charge les plaies chroniques en France. Seule une réponse par centre était prise en compte, sauf si différents services géraient l'angiodermite nécrotique dans le même hôpital. Le questionnaire comprenait des données sur les médecins, leur service et leur prise en charge de l'angiodermite nécrotique : examens, traitements locaux et généraux spécifiques et non spécifiques. Quarante-quatre centres ont répondu. Les examens complémentaires pour le bilan de l'angiodermite nécrotique les plus réalisés étaient : le doppler artériel des membres inférieurs (89 %), la mesure de l'indice de pression systolique (84 %), et le doppler veineux des membres inférieurs (60 %). Un bilan auto-immun était réalisé dans 27 % des centres, et une biopsie cutanée dans 20 %. Le principal traitement utilisé en première intention était la greffe cutanée en pastilles (98 %). Les autres traitements utilisés étaient : les dermocorticoïdes (58 %), la thérapie par pression négative (16 %), l'électrostimulation (16 %) et l'auto-hémothérapie (14 %), l'iloprost (11 %). L'ajout d'un antiagrégant plaquettaire était réalisé dans 19 % des centres et le switch de traitement anticoagulant (AVK vers AOD) dans 19 %. Les résultats montrent que le bilan de l'angiodermite nécrotique comprend essentiellement la recherche d'une artériopathie associée. La prise en charge de l'angiodermite nécrotique en France est disparate. La greffe cutanée est le principal traitement utilisé en première intention. Toutefois, de nouvelles thérapeutiques, comme l'électrostimulation, l'auto-hémothérapie, et l'iloprost, sont de plus en plus utilisées comme traitement de deuxième intention, et mériteraient d'être évaluées. Cette disparité de prise en charge pourrait aussi inciter à la rédaction d'un référentiel afin d'harmoniser la prise en charge de cette pathologie.
Background. - Scurvy is a clinical syndrome resulting from ascorbic acid deficiency. Although presentlyrare in the developed world, it continues to occur within certain susceptible populations, particularly theelderly and those with dietary habits with low vitamin C intake. Cases. - Two men aged 87 and 69 were referred with multifactorial, progressive ulceration of the lowerlimbs, without scarring, in a context of arterial disease and other associated comorbidities. In both cases, the level of vitamin C was undetectable. An improvement in the necrotic component and in the purpurawas promptly observed after vitamin C supplementation. Conclusions. - Diagnosis of scurvy can be challenging. This report highlights the importance of maintaining a high index of suspicion for scurvy in atypical necrotic ulcerations of lower extremities with poorresponse to standard therapy especially in populations at high risk of vitamin C deficiency. Early diagnosiscan improve patient prognosis. (C) 2020 Published by Elsevier Masson SAS on behalf of Societe Nationale Francaise de MedecineInterne (SNFMI).
Journal of the European Academy of Dermatology and VenereologyVolume 34, Issue 11 p. e726-e728 Letter to the Editor Iloprost: a potential alternative for skin graft-resistant hypertensive leg ulcer J. Bonigen, J. Bonigen orcid.org/0000-0001-5362-5694 Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorO. Gaudin, Corresponding Author O. Gaudin olivier.gaudin@aphp.fr Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, FranceEqual contributors. Correspondence: O. Gaudin. E-mail: olivier.gaudin@aphp.frSearch for more papers by this authorE. Tella, E. Tella Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, Argenteuil, FranceEqual contributors.Search for more papers by this authorC. Hua, C. Hua Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France EA7379 EpidermE, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorO. Chosidow, O. Chosidow Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France Université Paris Est Créteil Val de Marne, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorP. Wolkenstein, P. Wolkenstein Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France Université Paris Est Créteil Val de Marne, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorS. Ingen-Housz-Oro, S. Ingen-Housz-Oro Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France EA7379 EpidermE, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorE. Mahé, E. Mahé orcid.org/0000-0001-5780-1827 Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, Argenteuil, FranceSearch for more papers by this authorP. Senet, P. Senet Dermatology Department, AP-HP, Tenon Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this author J. Bonigen, J. Bonigen orcid.org/0000-0001-5362-5694 Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorO. Gaudin, Corresponding Author O. Gaudin olivier.gaudin@aphp.fr Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, FranceEqual contributors. Correspondence: O. Gaudin. E-mail: olivier.gaudin@aphp.frSearch for more papers by this authorE. Tella, E. Tella Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, Argenteuil, FranceEqual contributors.Search for more papers by this authorC. Hua, C. Hua Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France EA7379 EpidermE, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorO. Chosidow, O. Chosidow Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France Université Paris Est Créteil Val de Marne, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorP. Wolkenstein, P. Wolkenstein Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France Université Paris Est Créteil Val de Marne, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorS. Ingen-Housz-Oro, S. Ingen-Housz-Oro Dermatology Department, AP-HP, Henri Mondor Hospital, Créteil, France EA7379 EpidermE, UPEC, Créteil, FranceSearch for more papers by this authorE. Mahé, E. Mahé orcid.org/0000-0001-5780-1827 Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, Argenteuil, FranceSearch for more papers by this authorP. Senet, P. Senet Dermatology Department, AP-HP, Tenon Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this author First published: 29 April 2020 https://doi.org/10.1111/jdv.16547 Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article. Volume34, Issue11November 2020Pages e726-e728 RelatedInformation
Les ulcères de jambe chez l’adulte sont un problème majeur de santé publique. Leur incidence augmente avec l’âge et les causes sont multiples avec une majorité d’ulcères d’origine vasculaire. Les ulcères de jambe chez les enfants et les adolescents sont moins connus et peu d’études leur ont été consacrés. Notre objectif était : d’étudier les étiologies des ulcères de jambe chez les enfants et adolescents. Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique au sein de l’hôpital Victor-Dupouy d’Argenteuil chez tous les enfants et adolescents ayant consulté entre 2008 et 2018 pour une plaie chronique (évolution supérieure à 4 semaines) du membre inférieur. Dix patients étaient inclus, deux garçons et huit filles âgés de 7 à 15 ans. Les étiologies les plus fréquemment trouvées étaient les ulcères de décubitus (n = 2) et les étiologies infectieuses (n = 2). Les autres causes trouvées étaient : drépanocytose (n = 1), dermatomyosite (n = 1), plaie sous plâtre (n = 1), post-traumatique (n = 1), pyoderma gangrenosum (n = 1), et hémangiome ulcéré (n = 1). Les causes infectieuses et les escarres ont été les étiologies majoritairement retrouvées dans notre étude. Ces données aspirent à être enrichies de nouvelles observations via une étude multicentrique par appel à cas, actuellement en cours, afin d’aboutir à une meilleure connaissance des causes des ulcères de membre inférieur dans cette population et aussi de leurs caractéristiques cliniques, paracliniques et évolutives.
OBJECTIVES:This study was conducted to determine hemodynamic and clinical tolerance under short-stretch compression therapy in elderly patients suffering from mixed-etiology leg ulcers. DESIGN:Transversal observational study conducted in 25 hospitalized patients with a moderate peripheral arterial occlusive disease defined as an ankle-brachial pressure index>0.5, an ankle pressure of>70mmHg and a toe cuff pressure (TP)>50mmHg. MATERIAL AND METHODS:Short-stretch bandages were applied daily with pressures from 20 to 30mmHg. Ankle-brachial pressure, great toe laser Doppler flowmetry (LDF) and transcutaneous oxygen pressure (TcPO2) on dorsum of the foot were measured at baseline and after its removal at 24hours. Great toe LDF was also measured at 10minutes after bandage application. Compression pressure (CP) was measured with a sub-bandage device at baseline, at 10minutes and before bandage removal at 24hours. Clinical tolerance was evaluated taking into account the patient's pain and skin tolerance. RESULTS:Mean age of patients was 80±15 years. Median duration of ulcers was 18 months. Hypertension was highly prevalent. One third of patients had diabetes. Toe pressure index and TcPO2 values did not significantly change under compression therapy (P=0.51 and P=0.09, respectively) whereas CP decreased significantly during 24hours. The loss of CP was significant 10minutes after bandage application (P<0.001). Nearly all ulcers were painful prior to placement of compression therapy and required level 1 analgesics. One patient required level 2 analgesic for pain relief. No increase in pain and no ischemic skin damage occurred under compression therapy. CONCLUSIONS:In elderly patients with mixed leg ulcers and with an absolute TP>50mmHg, short-stretch compression of up to 30mmHg does not adversely affect arterial flow and appears clinically well tolerated. Such bandages with appropriate levels of compression may aid ulcer healing by treating the venous part of the disease.
OBJECTIVE:A vascular cause is found in around 85% of leg ulcer patients, but non-vascular causes are also observed. Their diagnosis is based on a set of clinical arguments and skin biopsy with histological analysis. The aim of this study was to analyze the results of these biopsies and to find common criteria for ulcers whose skin biopsies had led to the diagnosis of a non-vascular ulcer.MATERIAL AND METHOD:A retrospective study was carried out on the analysis of 143 skin biopsies of leg ulcers. The reasons for the biopsy were mainly atypical clinical signs and/or the lack of improvement in care after 6 months, as advocated by the French health authorities.RESULTS:The skin biopsies led to a diagnosis of non-vascular ulcer in 4.9% of cases (7/143), including skin cancer (n=5, 3.5%), cutaneous leishmaniasis (n=1, 0.7%) and Pyoderma gangrenosum (n=1, 0.7%). The univariate statistical analysis revealed that an elevated rim and abnormal excessive granulation tissue were significantly more frequently found in these ulcers. All patients with a positive skin biopsy had associated vascular involvement.CONCLUSION:This study found a 5% rate of non-vascular causes of ulcers, mainly skin cancer. Elevated rims and abnormal excessive granulation tissue were the unusual features most commonly found in these ulcers. All patients whose skin biopsy revealed a non-vascular cause had associated vascular involvement. This information confirms the need to perform a skin biopsy, even in the presence of a vascular disease.
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une insuffisance respiratoire aiguë hypoxémiante rapidement progressive par comblement alvéolaire liée à une altération de la barrière alvéolocapillaire suite à une agression pulmonaire directe ou indirecte. Beaucoup moins fréquent en pédiatrie qu’à l’âge adulte, les pédiatres réanimateurs ont longtemps dû extrapoler les recommandations faites pour l’adulte pour leur pratique clinique quotidienne. En 2015, les experts de la Pediatric Acute Lung Injury Consensus Conference (PALICC) ont publié les premières recommandations internationales spécifiquement dédiées au SDRA de l’enfant. Après une synthèse de l’évolution de la définition du SDRA depuis sa première description en 1967, nous proposons de détailler les principales recommandations tant diagnostiques que thérapeutiques de la PALICC.Acute respiratory distress syndrome (ARDS) is a rapidly progressive hypoxemic respiratory insufficiency induced by alveolar filling mainly caused by alveolocapillary wall disruption, following direct or indirect pulmonary injury. Much less frequent in children than in adults, pediatric intensivists had long applied adult guidelines to their daily practice. In 2015, experts from the Pediatric Acute Lung Injury Consensus Conference (PALICC) published the first international guidelines specifically dedicated to pediatric ARDS. After a short summary of the history of the ARDS definition since its first report in 1967, we describe the main diagnostic and therapeutic guidelines for PALICC.
Recently, new guidelines for diagnosing IgG4-associated cholangitis have been published devaluing the diagnostic significance of IgG4-positive plasma cells and steroid trials. We sought to evaluate the utility of IgG4-positive plasma cells in discriminating IgG4-associated cholangitis from hilar cholangiocarcinoma and autoimmune pancreatitis from pancreatic adenocarcinoma under conditions when malignancy is likely to be missed.Resection specimens obtained from patients with hilar cholangiocarcinoma, pancreatic adenocarcinoma or hepatocellular carcinoma were re-evaluated for IgG4-positivity. Histological analysis focussed on peritumoural but tumour-free sections. Perioperative biochemical and clinical data were reviewed.Nineteen patients with hilar cholangiocarcinoma and 29 patients with pancreatic adenocarcinoma were eligible for histological re-evaluation. Six of 19 (32%) patients with hilar cholangiocarcinoma and 5 of 29 (17%) patients with pancreatic adenocarcinoma were IgG4-positive (≥20 IgG4-positive plasma cells per high power field). Patients with IgG4-positive hilar cholangiocarcinoma showed significantly higher levels of serum total bilirubin (3.6 mg/dl vs. 1.8 mg/dl; P < 0.05) and serum alanine-aminotransferase (median 343 U/l vs. 63 U/l, P < 0.05) compared to IgG4-negative patients with hilar cholangiocarcinoma.IgG4-positive plasma cells are of limited utility especially in distinguishing hilar cholangiocarcinoma from IgG4-associated cholangitis even when combined with clinical parameters and may be misleading under conditions when malignancy is missed.
L’incidence des cancers cutanés augmente avec environ 80 000 nouveaux cas annuels et constitue un problème majeur de santé publique. Le principal facteur de risque est l’exposition aux ultraviolets (UV), qu’ils soient naturels ou artificiels. L’enfance est la principale période à risque pour l’exposition et pour l’acquisition des conduites à risques. L’engouement pour le bronzage et son industrie connaît un important essor dans les pays développés depuis les années 1970. En 2010, 13,4 % des Français rapportaient avoir déjà pratiqué au moins une séance d’UV artificiels. L’accès aux cabines est interdit aux mineurs en France depuis 1997 mais l’impact de la législation et des campagnes de prévention est probablement insuffisant. Notre étude s’inscrit dans la continuité de l’enquête SOLADO 2011 (Tella E., JEADV 2013), menée à Antony où 1,4 % des adolescents avaient utilisé des cabines de bronzage l’année précédente. Notre objectif était d’évaluer l’évolution des comportements des adolescents (11–17 ans), 5 ans après la première enquête, vis-à-vis du bronzage artificiel (autobronzants oraux, locaux, cabines de bronzage). L’étude SOLADO 2016 a été réalisée en septembre 2016 dans les deux mêmes établissements scolaires d’Antony. Un questionnaire anonyme sur les comportements de l’année précédente a été remis aux élèves et rempli sous supervision de leurs enseignants. Le questionnaire était le même qu’en 2011. Aucune campagne de prévention, spécifique, n’a été menée pendant les 5 années précédentes dans ces écoles. Au total, 545 adolescents ont été inclus (H/F : 252/293, d’âge moyen : 13,9 ans), la moitié (50,3 %) déclarait qu’il était « important » d’être bronzé l’été, 0,9 % avait déjà utilisé des autobronzants oraux, 7,5 % en crème et 0,7 % des cabines de bronzage (2 filles, 2 garçons). Le profil des adolescents utilisant des cabines de bronzage était : enfants considérant important d’être bronzé toute l’année (p = 0,003), ayant des parents utilisant des cabines de bronzage (p < 0,0001), et utilisant eux-mêmes des autobronzants oraux (p < 0,0001) ou locaux (p = 0,002). En comparant les résultats à 2011, il est observé une diminution de la fréquence de l’utilisation des cabines de bronzage (1,4 % vs 0,7 %) et une équilibration des sexes. Cette étude portant sur les mêmes écoles avec la même méthodologie, 5 ans après une première enquête, est plutôt rassurante en montrant que la fréquentation des cabines UV chez les adolescents reste relativement faible sans phénomène « d’épidémie ». Le profil des enfants utilisant des cabines de bronzage reste le même qu’en 2011 à l’exception de l’équilibration des sexes (filles > garçons en 2011) sous réserve de la faiblesse des effectifs. Les résultats à Antony ne montre pas d’augmentation de fréquentation des cabines UV par rapport à 2011, voire une diminution. Des progrès restent cependant à faire pour contrôler le respect des réglementations vis-à-vis des centres de bronzage.
OBJECTIVES:The aim of this study was to evaluate the contribution of ultrasound guidance (UG) to vascular puncture in endovascular therapy. Ultrasound guidance was evaluated by comparison with the rates of failures and complications of the traditional techniques of percutaneous vascular access.MATERIALS AND METHODS:We reviewed all the consecutive percutaneous revascularizations (percutaneous transluminal angioplasty and/or stenting, treatment of aneurysms and vascular traumatisms) since the standardization of the systems of closing (extra- and endovascular). The UG began in November 2011. The main objectives of the evaluation were the rate of failure of the punctures and the rate of complications (hematoma requiring transfusion or surgery for hemostasis, false aneurysm, dissection, thrombosis, infection). The failures and the complications were compared between two groups UG- and UG+.RESULTS:Between January 2008 and December 2014, 841 punctures were carried out by femoral route (85%), brachial route (12%), popliteal route (1%), axillary route (0.5%), and posterior tibial route (0.5%) with introducers between 4F and 12F. There were 20 complications (2.3%): six hematomas, four pseudo-aneurysms, three thromboses, one nervous paralysis, one stent infection, and seven percutaneous failures. The complications and the failures were significantly lower with ultrasound guidance (0.9% vs. 3.6%; P=0.02, and 0.2% vs. 1.4%; P=0.01, respectively).CONCLUSION:Ultrasound guidance makes it possible to significantly decrease the rate of complications and failures of the percutaneous accesses. This tool allowed a clear increase in the realization of the percutaneous angioplasties in outpatient hospitalization.