Introduction Fragmented QRS complexes (fQRS), electrocardiographic markers of myocardial scarring/conduction abnormalities, are under investigation for prognostic value in heart failure (HF) with reduced left ventricular ejection fraction (LVEF). Objective To assess the association of fQRS with clinical outcomes in systolic HF (LVEF<50%). Method Retrospective analysis of HF patients (LVEF<50%). fQRS was defined by notching in R/S waves (≥2 contiguous leads; narrow/wide QRS criteria). Outcomes were analyzed using Cox models adjusted for clinical covariates. Results A total of 187 patients were enrolled, those with fQRS (34.8%) exhibited higher all-cause mortality vs. non-fQRS (unadjusted HR: 2.855, 95% CI 1.641–4.966, P=0.0001; adjusted HR: 4.130, 95% CI 2.109–8.088, P=0.0001) (Table 1). No significant associations with heart failure-related readmissions (HR: 1.084, P=0.755), all-cause rehospitalizations (HR: 1.237, P=0.357), or arrhythmic events (HR: 1.527, P=0.717) were observed. Conclusion fQRS independently predicts mortality but not readmissions or arrhythmias in systolic HF, supporting its role in risk stratification.
Introduction Complete atrioventricular canal (CAVC) repair carries significant early postoperative risks. Predicting complications, particularly mitral valve (MV) reintervention, remains essential for optimal management. Objective To evaluate morbidity and mortality after surgical repair of isolated, balanced CAVC and identify predictors of MV reintervention. Method This retrospective study included patients who underwent complete repair of isolated, balanced CAVC at La Rabta Hospital between 1994 and 2012. Patients with major associated anomalies were excluded. Clinical, surgical, and follow-up data were analyzed. Multivariate regression was used to identify factors associated with early mortality and MV reintervention. Results Fifty-six patients were included; 82.5% had Down syndrome. The median age at surgery was 10 months (range: 1–30), and 75% weighed more than 5kg. One-third underwent surgery before 6 months of age. Mitral cleft closure was performed in 78.6%.Early mortality was 19.6% and was independently associated with surgical weight <5kg (OR 3.2; 95% CI 1.1–8.9; P=0.03). Early mitral regurgitation (MR) occurred in 73% of cases, with 13.4% being moderate or severe. Four patients (7.1%) required early MV reintervention; preoperative left atrioventricular valve (LAVV) regurgitation>grade II was a significant predictor (OR 4.8; 95% CI 1.5–15.6; P=0.008) (Fig. 1). Conduction disorders were reported in four cases, including one complete heart block requiring pacing. At a median follow-up of 20 months, no late deaths or reinterventions occurred. Mild MR was observed in 14 patients. Conclusion CAVC repair in our cohort was associated with considerable early morbidity and mortality, mainly influenced by low surgical weight and preoperative LAVV regurgitation. Down syndrome was not a negative prognostic factor. Careful patient selection and timely surgery remain key to improving outcomes.
Introduction L’épaule douloureuse post-AVC est fréquente et entrave la rééducation et l’autonomie. Peu de données nationales décrivent sa prévalence, ses facteurs associés et ses modalités de prise en charge. Objectifs Déterminer la prévalence de l’épaule douloureuse post-AVC, identifier ses facteurs associés et décrire les stratégies de prévention et de prise en charge dans un service de rééducation en Tunisie. Méthodes Étude rétrospective descriptive de 85 patients hémiplégiques vasculaires suivis dans un service de rééducation en Tunisie entre 2010 et 2022. Les dossiers hospitaliers et de consultation externe ont été analysés. Les variables incluaient âge, sexe, ancienneté de l’AVC, déficit moteur, spasticité, prévention de la douleur et facteurs cliniques. La relation entre ces facteurs et la prévalence de l’épaule douloureuse a été évaluée. Résultats Parmi 85 patients (38 femmes, 47 hommes, âge moyen 59 ans), la prévalence de l’épaule douloureuse était de 64,7 %. La douleur était principalement nociceptive (45,9 %) et articulaire (43,6 %). Les principales étiologies étaient capsulite rétractile (29,1 %), syndrome main-épaule (27,3 %) et subluxation (14,5 %). La prévalence augmentait avec l’âge, le déficit moteur sévère et la spasticité. La prévention par port d’écharpe réduisait la douleur (23,5 % vs 92,2 %). Discussion L’épaule douloureuse post-AVC est fréquente et impacte significativement la rééducation. Nos résultats confirment la littérature internationale et soulignent l’importance de la prévention et de l’identification des patients à risque pour optimiser le pronostic fonctionnel. Cette étude fournit une base nationale solide pour standardiser la prise en charge rééducative. Conclusion Cette étude décrit le profil clinique de l’épaule douloureuse post-AVC dans un service de rééducation en Tunisie et propose des indications pour le diagnostic, la prévention et la rééducation.
Introduction Les troubles du contrôle des impulsions (TCI) représentent une complication fréquente et souvent sous-diagnostiquée de la maladie de Parkinson (MP). Leur dépistage systématique est essentiel afin d’adapter la prise en charge thérapeutique. Objectifs Décrire la prévalence des TCI chez les patients suivis pour une MP et identifier les facteurs cliniques et thérapeutiques associés à ces troubles. Méthodes Nous avons mené une étude transversale au service de Neurologie de l’Hôpital Sahloul, Sousse incluant les patients suivis pour une MP. Nous avons évalué la présence de TCI en utilisant le Questionnaire for Impulsive Compulsive Disorders in Parkinson's Disease current version (QUIP-CS). Les données sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques ont été recueillies via dossier médical et entretien. Résultats Parmi 58 patients (âge moyen=59 ans, sex-ratio=1), 44,8 % présentaient des TCI : hyperphagie (39,7 %) et usage excessif médicamenteux (25,9 %), dont la moitié occupaient un emploi physiquement exigeant. Les TCI étaient associés aux hallucinations (56,3 %), aux fluctuations motrices prévisibles (93,7 %) et imprévisibles (62,5 %) ainsi qu’au surpoids (65,6 %). Un tiers des patients développaient ces troubles dès la première année. La moyenne de dose équivalente de Lévodopa (708mg/j) était positivement corrélée aux TCI (r=0,286 ; p=0,03). Ni l’âge de début précoce ni le sexe n’étaient associés à leur survenue. Discussion La forte prévalence des TCI concorde avec la littérature. Leur apparition reste influencée par des facteurs socioprofessionnels, favorisant l’usage excessif de médicaments pour rester fonctionnel. Le stade avancé de la maladie de Parkinson, nécessitant des doses élevées de Lévodopa et associé aux fluctuations motrices et hallucinations, constitue un phénotype à risque, bien que les TCI puissent survenir à tout stade. Conclusion Les TCI sont fréquents chez les patients parkinsoniens. Leur détection précoce et l’identification des facteurs associés permettent d’optimiser la prise en charge et d’adapter les traitements dopaminergiques afin d’en limiter l’impact fonctionnel.