
Dès ses premières oeuvres, Augustin met en lumière le paradoxe inhérent à la contemplation de la Beauté divine : il n’est pas donné à tous de la voir, faute d’un regard intérieur purifié, mais comment purifier son regard, sans l’avoir déjà au moins entrevue ? Si Plotin note déjà que l’âme ne peut « voir le beau sans être devenue belle » ( Enn . I, 6 [1], 9), Augustin radicalise la difficulté en soulignant que la purification de l’âme ne peut advenir si la Beauté divine elle-même ne se manifeste. L’objet de cet article est d’examiner à la fois la dette d’Augustin à l’égard du néoplatonisme et la façon dont sa foi au Verbe fait chair et sa découverte de la priorité radicale de la grâce infléchissent progressivement sa manière de parler de la Beauté de Dieu et des conditions requises pour la percevoir. Dès le De ordine et les Soliloques , Augustin affirme la nécessité de s’en remettre à la Beauté divine qui « sait quand elle doit se manifester » ; si, dans la Règle , il lie déjà étroitement beauté et charité, il affirme, dans les Confessions – rédigées après l’ Ad Simplicianum – que la Beauté divine précède toute initiative de l’homme et peut seule guérir sa cécité. La prédication antidonatiste marque encore un approfondissement de sa réflexion : dans la 9ᵉ Homélie sur la première épître de saint Jean , Augustin identifie expressément la beauté à la charité, don de l’Esprit saint, qui peut, seul, conférer à l’âme la beauté spirituelle qui la rendra apte à voir la Beauté divine.
Augustine discusses the bodily expression of emotion in two of his early letters, which are part of his correspondence with his friend Nebridius. It is argued that these two letters present contrasting approaches to the expression of emotion; the approach in the earlier letter ( Ep . VII) is Platonist, while the approach in the later letter ( Ep . IX) draws from Cicero. The scholarly consensus to date has considered both as Platonist. Also, a clarification is attempted of the passage in the earlier letter in view of Augustine’s theory of number.
Este artículo propone, en primer lugar, un estudio del sermón Cunctorum ( CPL 1185), compuesto para la festividad del famoso mártir hispano san Vicente de Zaragoza., Para ello, se analizan sus contenidos, sus fuentes, su posteridad literaria y su tradición manuscrita., Además, se ofrece la primera edición crítica de esta misma obra a partir del análisis de toda su tradición manuscrita conocida., Este trabajo viene a confirmar que este sermón, atribuido inicialmente tanto a Agustín de Hipona, como a León Magno, es, sin duda, una obra de origen hispano-visigodo., Además, el estudio de su tradición manuscrita lleva a concluir que el manuscrito Paris, BnF, lat. 13760, ejecutado en Saint‑Germain‑des‑Prés hacia el año 870, es, verosímilmente, el arquetipo conservado de toda la tradición., Finalmente, debido al estilo altamente retórico de este sermón, que no siempre favorece su comprensión, nos ha parecido conveniente incluir una traducción completa.
Cet article identifie et discute le contenu de trois manuscrits du IXᵉ siècle que les catalogues considèrent à tort comme des copies des Enarrationes in psalmos dʼAugustin. (1) Les interprétations des psaumes dans Paris, BnF lat. 10601 sont une adaptation abrégée de la soidisant Glosa psalmorum ex traditione seniorum (CPL 1167c) ; elles ont été copiées directement de Città del Vaticano, BAV Pal. lat. 67. (2) Le fragment Berlin, SBPK Grimm-Nachlass 139, nr. 4 + 5 est un témoin d’un florilège augustinien, populaire du IXᵉ au XVᵉ siècle ; son texte est proche de celui de St. Gallen, SB 156. (3) Le fragment Dillingen, Studienbibliothek XV Fragm. 5 est le reste d’un exemplaire du commentaire des psaumes de Walahfrid Strabo ; il a très probablement été copié de St. Gallen, SB 313.
In the Gospels, Jesus names twelve of his followers as “apostles,” and in Acts, the apostles define themselves as people who knew Jesus from the beginning of his ministry. Apostolic status was stated to be a guarantor of orthodoxy starting in the second century, and the Twelve were particularly venerated by the first Christian emperor Constantine. However, from at least the third century there was ambiguity about the names of the Twelve; this can be seen both in textual lists of apostles, which have been extensively studied. This article examines artistic representations of the Twelve that include name-labels, which have not been considered in the context of apostle lists. Unlike textual lists, the pictorial lists are tied to particular times, places, and contexts, and they thus provide more information about the significance of the Twelve in Early Christian thought. When the corpus of lists of the Twelve from these labelled depictions are considered alongside textual lists, they prove that Paul was considered one of the Twelve as early as the mid-fourth century, and that the evangelists Mark and Luke were also added to the list at that time, at the expense of the lesser-known apostles from the Bible.