
En France, plus d’une femme de 40-49 ans sur cinq a déjà vécu une fausse couche, soit une femme sur quatre ayant déjà été enceinte. Les fausses couches terminent ainsi entre 10 et 14 % des grossesses. Le risque augmente avec l’âge à partir d’environ 34 ans, mais n’est pas lié au niveau d’études ni aux difficultés financières. La prise en charge médicale aux urgences gynécologiques des hôpitaux est souvent vécue comme inadaptée par les patientes. Des évolutions récentes (congé sans carence) et à venir (nouvelles recommandations pour la pratique médicale) amorcent un changement nécessaire.
Depuis 1976, la procédure de regroupement familial permet aux immigrés non européens d’être rejoints par leurs conjoint marié et enfants mineurs. Cette voie d’admission est en baisse et ne représente que 5 % de l’ensemble des premiers titres de séjour d’au moins un an délivrés en 2023. Les politiques migratoires ont durci les conditions économiques et résidentielles du regroupement familial. Le modèle familial sur lequel il repose est peu ajusté au profil des nouveaux migrants. Le regroupement familial aujourd’hui est surtout sollicité par des hommes originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, ayant formé une famille à l’étranger après leur arrivée en France.
Le Maghreb a connu une baisse récente de la fécondité, plus ou moins rapide et continue selon les pays avec un rebond puis recul en Algérie et en Tunisie, et une baisse continue au Maroc. Ces trajectoires s’inscrivent dans des évolutions durables de la nuptialité, la contraception et des normes familiales, dans un contexte socio-économique marqué par l’allongement des études et une insertion professionnelle tardive. L’installation probable de ces pays dans des niveaux de fécondité durablement bas annonce un vieillissement de leur population et un ralentissement de sa croissance, dans un contexte migratoire peu compensateur.
La population du Viêt Nam a atteint 100 millions d’habitants en 2023 et serait proche de son maximum, estimé à 110 millions en 2050. Les progrès de l’espérance de vie ont ralenti et la fécondité, après avoir chuté, est stable, à presque deux enfants par femme. La politique vietnamienne d’un à deux enfants a été supprimée en 2025 et le Viêt Nam cherche depuis à relancer sa natalité. Les avortements sélectifs d’embryons féminins, courants dans le nord du pays, ont entraîné une hausse du rapport de masculinité à la naissance qui a atteint 114 garçons pour 100 filles en 2010 à l’échelle nationale, avec des conséquences à long terme pour les générations concernées.
Résumé La réforme du congé de paternité en 2021 a allongé sa durée et assoupli ses modalités. La part de pères prenant ce congé continue à augmenter, notamment chez ceux qui y avaient le moins recours comme les indépendants, les salariés en contrat à durée déterminée, les pères moins diplômés. La présence des pères au moment de la naissance se généralise et dure plus longtemps. Cependant, les contraintes professionnelles et financières restent un frein à la prise du congé. Même s’ils restent minoritaires, les pères qui prennent le congé « en solo », alors que la mère a repris le travail, sont de plus en plus nombreux.