
L’analyse porte sur la gestion des déchets à Port-au-Prince et retrace son évolution sous l’influence de l’expansion urbaine, en mettant en évidence les défis liés à leur accumulation, leurs impacts environnementaux et les solutions envisageables. L’objectif est de comprendre comment l’urbanisation affecte la gestion des déchets et quelles stratégies peuvent être mises en place pour une approche plus efficace et durable. La ville produit environ 467 200 tonnes de déchets par an, dont une grande partie n’est pas collectée, entraînant pollution, maladies et émissions de méthane. Cet article repose sur une recherche documentaire et une analyse du système de collecte afin d’évaluer le fonctionnement actuel et d’identifier des pistes d’amélioration adaptées au contexte local en examinant les différentes étapes de la gestion des déchets (collecte, transport, traitement et recyclage). Les résultats attendus incluent une stratégie concrète avec des mesures précises et des indicateurs de suivi (taux de collecte, recyclage, impact environnemental, satisfaction des habitants). Les principaux défis identifiés sont la pollution et le manque de sensibilisation. L’analyse de l’évolution urbaine et des pratiques passées éclaire ces problématiques et fournit un cadre pour mieux comprendre les enjeux de la gestion des déchets et de la résilience urbaine.
Les cultures illégales de plantes à drogues ne cessent tendanciellement de s’étendre en Amérique latine depuis la seconde moitié des années 1960. Ce phénomène s’est développé notamment pour répondre à la forte croissance de la consommation de drogues illégales aux États-Unis. L’existence même de ces cultures, ainsi que leur ampleur, sont un révélateur d’un certain nombre de faiblesses et de dysfonctionnements. À commencer par la fragilité de nombreux États, incapables de contrôler leurs territoires, et d’y exercer un monopole de la violence légitime. Ensuite, par la persistance des questions agraires, qui met en évidence les pathologies sociales engendrées par la concentration des terres et le recours que représentent les cultures illégales pour des fractions significatives des paysanneries.
Le crédit rural est un indicateur important pour comprendre la dynamique et la structure régionales de l’agriculture au Brésil. Cinq cartes ont été élaborées et montrent la concentration du crédit rural dans le Centre-Sud et dans la frontière agricole de l’Amazonie et du MATOPIBA, mais aussi le processus inverse, la privation de crédit rural dans les régions où prédomine l’agriculture familiale la plus pauvre : l’intérieur du Nordeste et le nord-ouest de l’Amazonie. La cartographie des zones d’expansion du crédit rural a permis d’identifier les régions où la frontière agricole du Brésil progresse actuellement.
Le travail présente une collection de schémas et de cartes thématiques illustrant le processus de transformation engendré par l’avancée de la frontière agricole moderne dans les départements du nord de la province de Córdoba (Río Seco, Sobremonte et Tulumba), en Argentine, entre les années 1990 et 2015. Les supports visuels élaborés, accompagnés de leurs commentaires respectifs, synthétisent la diversité des facteurs et dynamiques qui convergent dans l’expansion territoriale du modèle productif agro-industriel dans cette région, afin d’offrir une vision intégrale du phénomène. Il s’agit d’une initiative axée sur l’utilisation d’outils graphiques pour relever les défis liés à l’étude de l’avancée des frontières agricoles modernes, ainsi qu’à d’autres fronts d’expansion du capital.
Le Brésil est l’une des grandes puissances agricoles mondiales, grâce à l’immensité du pays et à la diversité de ses milieux bioclimatiques il a la possibilité de produire une large gamme de denrées agricoles et l’élevage y est omniprésent, avec une nette prédominance de l’élevage bovin. Toutefois, deux agricultures cohabitent dans le pays, une agriculture familiale et un puissant agrobusiness . La première est centrée sur une agriculture vivrière, pratiquée principalement sur de petites exploitations, tandis que la seconde, bien insérée dans un ensemble de filières agroindustrielles en amont en aval, est le fait de grandes et de très grandes propriétés. L’une et l’autre ont des spécialisations et des localisations bien distinctes.