L’hypertension artérielle (HTA) est fréquente au cours du diabète de type 2 et augmente le risque cardiovasculaire. L’association de ces deux pathologies présente de nombreuses spécificités chez le sujet sub-saharien, en sus de la prévalence élevée. L’HTA du sujet sub-saharien serait marquée par une activité rénine plus basse, et une tendance à la rétention hydro-sodée plus élevée. Le diagnostic et la surveillance sont influencés négativement par le contexte de ressources et d’accès aux soins limités. Le contrôle tensionnel est médiocre, malgré la nécessité fréquente de polymédication. La prise en charge reste le principal challenge avec, pour objectif majeur, la réduction de la morbidité et de la mortalité cérébro-vasculaire, particulièrement élevée en Afrique sub-saharienne. La bithérapie anti-hypertensive d’emblée à l’initiation du traitement est licite en raison de l’insuffisance de réponse tensionnelle aux monothérapies les plus recommandées chez le patient diabétique. Toutefois, l’association idéale reste à déterminer. L’HTA résistante est fréquente, mais l’adjonction de faibles doses de spironolactone améliore de façon significative le contrôle tensionnel.
Objective: The aim of this work is to determine the correlation between the presence of diabetes autoantibodies and certain environmental parameters and diet in type 1 diabetes (T1D) and their siblings. Methods: The study population consisted of 49 people, including 19 with T1D and 30 siblings of first degree whose blood and faeces were collected. T1D were recruited from two University hospital centres in Cote d’Ivoire. Serum obtained allowed the determination of anti-ICA autoantibodies by the immunofluorescence method, anti-GAD and anti-IA2 detected by ELISA. Blood parasites were sought by the drop of thick and blood smears. Intestinal parasites were searched by the direct method, Kato and Ritchie techniques. Yeasts isolation was done on Sabouraud chloranphenicol and identifying by the chromatic Candida medium. Pinworms were sought by the anal scotch test technique. Vaccines and food were mentioned on a survey sheet. Results: The 3 diabetes autoantibodies were present in T1D and 2 combinations anti-GAD-IA2 among siblings (p<0.0001). Hand pinworms, DT1 and their siblings infected with blood parasites are respectively, intestinal parasites, yeast. The diet of T1D significantly different from that of siblings (p=0.031<0.05). Conclusion: There is no correlation between the presence of diabetes autoantibodies and blood and intestinal parasites, yeasts, pinworms among siblings of diabetics. Their diet should be balanced to avoid the installation of diabetes.
Le centre antidiabétique d'Abidjan, ouvert en 1979 a pour mission de suivre en ambulatoire les patients qui lui sont référés des structures sanitaires de l'intérieur du pays et de la capitale économique de la côte d'ivoire, il fonctionne comme un hôpital de jour et vient d'être réhabilité pour lui permettre de mieux remplir ses tâches. la population analysée a été recruté sur un total de 1566 dossiers de patients qui ont consulté régulièrement dans le dit centre sur une période de 9 mois, de janvier à septembre 2012. la tranche d'âge 60–64 ans est prédominante avec 41,6 % des cas, une surmorbidité féminine de 54,5 % est notée, 44,4 % des patients sont en surpoids ou obèses, 84,8 % sont hypertendus, seuls 33,3 % ont un taux d'hémoglobine glyquée inférieur à 7 % et 61,4 % de complications sont observées. Au plan thérapeutiques 41,6 % des sujets sont sous antidiabétiques oraux. un tiers des sujets suivis en ambulatoires sont équilibrés dans ce centre, ce qui justifie le pourcentage apparemment élevé de complications dans une population essentiellement composée d'adultes diabétiques de niveau économique relativement bas pour la plupart et une insulinothérapie instaurée dans environ 60 % des cas.
Introduction: Diabetes is a chronic disease; diabetes treatment adherence remains an important factor for improving the care of the diabetic patient. The aim of our study was to measure the of the antidiabetic therapy in diabetic patients treated at the military hospital of Abidjan (HMA). Materials and Methods: This is a prospective cross-sectional study of diabetic patients seen in the department of internal medicine of HMA from 1 March to 31 August 2011. The patients answered a standardized questionnaire on adherence called TEO. Thus the quality of was ranked best, average or poor. To determine the factors that influence adherence, the comparison between the three groups good compliance, minimal problems and compliance was performed. The statistical tests used were focused on five types of factors identified by the WHO demographic and socio-economic factors related to the patient and / or his entourage, the system of care and disease-related factors to drug treatment. Results: The study included 260 diabetic patients. The quality of was optimal in 117 (45%) patients, average in 56 (21.54%) and poor in 87 (33.46%) patients. In epidemiological terms, male gender, level of education, lack of health insurance and a better doctor-patient relationship were associated with better adherence of diabetes. The therapeutic and evolutionary terms, the best observation group was among the patients with a blood glucose reader, conducting regular monitoring of blood sugar, and having the best of glycated hemoglobin values. By cons, forgetfulness treatment and adverse events were associated with treatment non-adherence and the number of tablets and the number of daily medications were not associated with poor adherence. Conclusion: The results of our study suggest that improving the supply of care, the establishment of a health insurance accessible and patient education could help to improve the quality of patient with diabetes in Cote d'Ivoire.
Introduction. The association hyperthyroidism-exophtalmia is pathognomonic of the Graves disease. Classically, the treatment is based on a pluridisciplinary step-by-step approach with a precise chronology. In some African places, these optimal conditions are not present. When confronted to such particular situations, it can be proposed to treat surgically at the same time the endocrine disease and the ophthalmologic complications.Observation. The authors report the case of a 42-year-old women suffering of a great thyreotoxic goiter with severe bilateral exophtalmia, treated by thyroidectomy and orbital decompression in the same session with a good result after 18 months.Discussion. This non-conventional approach can be useful in particular situations when the medical environment is not optimal. It permits the radical treatment of their disease and improves the prognosis of patients with poor capacities for survey. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La Côte d’Ivoire, quadrilatère de 322,460 km2 de superficie compte une quinzaine d’endocrinologues, de diabétologues et d’internistes compétents en charge des diabétiques. Ils sont tous localisés à Abidjan, la capitale économique engendrant ainsi d’énormes difficultés dans la prise en charge des patients diabétiques qui parcourent des centaines de kilomètres pour leur suivi, avec des consultations surchargées, de nombreux abandons de soins et des complications en hausse constante. Pour remédier à cette situation le Programme National de Lutte Contre les Maladies Métaboliques a initié depuis l’année 2010, la décentralisation du suivi des patients diabétiques par les médecins généralistes des formations sanitaires de première référence. Avant l’année 2010, on dénombre trois principaux centres de prise en charge du diabète situés dans la région sanitaire d’Abidjan: Service de diabétologie de l’INSP (33,000 patients), Service d’endocrinologie diabétologie du CHU de Yopougon (5,000 patients), service de médecine interne du CHU de Treichville (2,500 patients) Activités de formation de médecins généralistes des structures hospitalières de première référence, de la pyramide sanitaire du pays qui en compte trois (établissements sanitaires de premier contact et structures sanitaires de première référence et de deuxième référence) Le manuel de formation est un « guide de prise en charge du diabétique » élaboré de façon consensuelle par un groupe de médecins spécialistes et d’enseignants de l’UFR des sciences médicales de Côte d’Ivoire. 4 formations de 3 jours, par groupes de 20 apprenants comportant enseignements théoriques, cas cliniques et mises en situation sur le terrain le 3e jour avec remise en fin de formation d’un kit comportant un lecteur de glycémie capillaire, des lancettes et des bandelettes réactives et des bandelettes de recherche de la glycosurie. Suivi post formation par une équipe de suivi évaluation de chacun des médecins formés, une fois par semestre. En octobre 2011, 9 régions sanitaires sur 19 ont des activités de prise en charge du diabète. 79 médecins généralistes des établissements sanitaires de 1re référence formés, répartis harmonieusement sur le territoire national et se livrant à des activités de prise en charge des cas de diabètes non compliquée. 3,000 patients sont déjà suivis dans ces centres. Le diabète sucré est devenu un problème majeur de santé publique en Côte d’Ivoire avec un taux de prévalence de 4% (IDF 2007) dont la résolution passe par des stratégies qui permettent aux patients d’être suivis près de leurs lieux de résidence par des médecins généralistes ayant reçu un renforcement de leur capacité et qui réfèrent au niveau des établissements sanitaires de 2e référence (CHU et Instituts spécialisés) dans des circonstances bien déterminées. Beaucoup reste à faire, notamment la formation des infirmiers et infirmières mais la stratégie choisie permettra de solutionner de façon durable la prise en charge des diabétiques en Côte d’Ivoire.
Le diabète sucré constitue un problème de santé publique avec une prévalence de 5,7 % dans notre pays. Avec la création du CADA (Centre antidiabétique d'Abidjan), dans les années 1970 les complications métaboliques et infectieuses ont été mieux maîtrisées entraînant un allongement de l'espérance de vie des patients de même que la prise en charge de la grossesse des femmes diabétiques dans l'unité < Diabète et grossesse > qui permet avec les protocoles insuliniques bien élaborés d'avoir des grossesses dites « grossesses à risque » qui se déroulent sans accident et des accouchements normaux qui donnent naissance à des enfants bien portants. Notre travail était une étude prospective comparative avec témoins couvrant la période du 01 Mai 2007 au 01 Juillet 2008. Elle avait pour objectif d'évaluer l'impact du suivi de la femme enceinte diabétique sur le pronostic fœto-maternel. L'étude qui a concerné 203 femmes enceintes, divisées en 2 groupes : diabétiques et non diabétiques et leurs nouveau-nés a permis d'observer les résultats suivants : Au plan épidémiologique : Un âge moyen de 33 ans chez les femmes diabétiques suivies, 28 ans chez les témoins. Un niveau socioéconomique faible. 13,7 % de femmes diabétiques suivies avaient une durée du diabète de plus de 10 ans. 68,6 % des femmes diabétiques suivies étaient des multi gestes et grande multigestes. Seulement 29,4 % des femmes étaient des multipares et grandes multipares. Au plan clinique et paraclinique : La glycémie moyenne était de 0,87 g/l chez les femmes diabétiques suivies et l'hémoglobine glyquée (HbA1C) moyen était de 5,28 % au 3e trimestre de la grossesse. Au plan du suivi du produit de conception : 3,9 % de mort-nés chez les femmes diabétiques suivies, 16 % chez les femmes à risque et 0 % chez les femmes non diabétiques. Cette étude transversale avec témoins ayant concerné 203 gestantes avait pour objectif d'évaluer l'impact du suivi de la femme enceinte diabétique sur le pronostic fœto-maternel ou encore de démontrer que la fréquence des complications fœto-maternelles chez les femmes enceintes diabétiques était liée à la qualité du suivi de la grossesse de ces femmes.
Le diabète est une maladie de plus en plus fréquente dans les pays émergents, y compris en Afrique sub-Saharienne. Dans ces pays où la plupart des habitants ont des revenus faibles et peu ou pas de couverture maladie, le traitement du diabète, de type 1 comme de type 2, est très coûteux comparativement aux revenus des patients et de leur famille. Ainsi en Côte-d’Ivoire, nous avons estimé que le coût du traitement représente de 70 à 96 % du budget familial pour les patients les plus pauvres et de 25 à 55 % lorsque ceux-ci ont des revenus moyens. La majorité (66 à 75 %) des patients n’a pas de couverture sociale. Pourtant le montant de ces dépenses ne prend pas en compte les coûts indirects, ni celui des complications et hospitalisations liés à la maladie. Le diabète constitue ainsi un enjeu économique et de Santé publique majeur dans les pays émergents, or il ne bénéficie pas de la même aide que d’autres maladies majeures comme le SIDA, la tuberculose ou le paludisme. Incidence of diabetes is increasing dramatically in developing countries, including sub-Saharan Africa. In these countries, where most inhabitants have very low income, and no - or extremely limited - health insurance coverage, diabetes treatment, either type 1 or type 2, is highly expensive, particularly with regard to patients and their families income. In Ivory Coast, our estimations are that treatment costs represent 70 to 96% of the family income for the poorest patients and 25 to 55% for patients with middle resources; most (66 to 75%) patients don’t have health insurance coverage. Moreover, this amount of expenses doesn’t take into account indirect costs, nor those of complications and hospitalizations due to diabetes. Diabetes is now a major health and economic challenge in developing countries, but it doesn’t receive as much consideration and financial support as other serious, communicable diseases such as AIDS, tuberculosis or malaria.