Purpose: A child’s growth is a reflection of it nutritional and pubertal status and its proven that nutrition is a factor affecting pubertal development. Sickle cell patients often have slowed growth and delayed pubertal development. This work aims to assess the nutritional and/or pubertal profile in children with sickle cell diseases (SS) admitted at the CEMECO center. Materials and methods: This was a cross-sectional study and study participant under 16 years were randomly selected from the health center database having about 6497 cases and enrolled in the study.The participants were divides into two groups based on the electrophoresis of hemoglobin: Sickle cell disease including 103 cases of SS (homozygote) and 18 cases of SC, S, β-Thalassemia and SE (heterozygous). While the group of non-sickle cell participants includes 87 (AA and AS). Results: We included 208 children among them121 sickle cell disease patients and 87 non sickle cell diseasechildren. with a sex ratio M/F was about1.02. The meanage of sickle cell patients was 8.7±4.4 years while that of non-sickle cell patients was 9.5 ± years. The family income evaluated according to the MICS, was similar between the two groups (P= 0.123). Evaluation of nutritional status revealed that in children under five years of age, the weight / height index z-score of sickle cell patients (-0.82 ± 1.1 [-3.01-1.62]) was lower than that of non-sickle cell patients (-0.29 ± 1.4Zscore {-2.91-2.86]). However, the difference was not significative (P = 0.155).The height/age ratio express as Z score showed a significative difference between sickle cell patients (1.1 Z score)while non-sickle cell patients (-0.2 Z score) (P =0.000). Underweight evaluated by weight/age z-score showed that the in-sickle cell patients were -0.91 and -0.12 in non-sickle cell patients (P=0.014). However, the BMI evaluation did not show any significant difference between sickle and non-sickle cell patients P=0.188. The proportion of delayed puberty were 4 (4.8%) in sickle cell patients compared to 6.3% in non-in sickle cell patients. puberty. Uni-variate analysis showed an association between sickle cell disease and testicular development (P=0.046). Conclusion: The results of our study highlighted growth retardation and slowed testicular development in children with sickle cell disease. The authors do not declare any conflict of interest
Purpose: A child’s growth reflects it nutritional and pubertal status and it is proven that nutrition is a factor affecting pubertal development. Sickle cell patients often have slowed growth and delayed pubertal development. This work aims to assess the nutritional and/or pubertal profile in children with sickle cell diseases (SS) admitted at the CEMECO center. Materials and methods: This was a cross-sectional study and study participant under 16 years were randomly selected from the health center database having about 6497 cases and enrolled in the study.The participants were divides into two groups based on the electrophoresis of hemoglobin: Sickle cell disease including 103 cases of SS (homozygote) and 18 cases of SC, S, β-Thalassemia and SE (heterozygous). While the group of non-sickle cell participants includes 87 (AA and AS) Results: We included 208 children among them121 sickle cell disease patients and 87 non sickle cell diseasechildren. with a sex ratio M/F was about1.02. The meanage of sickle cell patients was 8.7±4.4 years while that of non-sickle cell patients was 9.5 ± years. The family income evaluated according to the MICS, was similar between the two groups (P= 0.123). Evaluation of nutritional status using the weight / height score-z, revealed that in children under five years of age with sickle cell patients, was lower than that of non-sickle cell patients(p=). However, the difference was not significative (P = 0.155). The height/age ratio express as Z score showed a significative difference between sickle cell patients (1.1 Z score)while non-sickle cell patients (P =0.000). Underweight evaluated by weight/age z-score showed that the in-sickle cell patients were -0.91 and -0.12 in non-sickle cell patients (P=0.014). However, the BMI evaluation did not show any significant difference between sickle and non-sickle cell patients P=0.188. The proportion of delayed puberty in sickle cell patients were (4.8%) compared to 6.3% in non-in sickle cell patients. puberty. Uni-variate analysis showed an association between sickle cell disease and testicular development (P=0.046). Conclusion: The height/age ratio expressed as Z score result is similar to those found by Sharon E. Cox et al. in Tanzania in 2011. Contrary to the report by Al Saqladi et al, a difference was found in the weight/age z-score between the body mass index in control children compared to sickle cell children. These results are different from those found by Shongo et al. in 2015 that were statistically significant with a P >0.05 (21). This difference may be justified by the fact that our sample was larger than theirs. In some, this study highlighted growth retardation and slowed testicular development in children with sickle cell disease. The authors do not declare any conflict of interest
Objectifs : L’objectif etait de decrire lescaracteristiques epidemiologiques, cliniques et therapeutiques de la pathologie thyroidienne au CHU de Conakry, en Guinee. Methodologie : Il s’agissait d’une etude transversale, descriptive, realisee du 1er Decembre 2016 au 31 Decembre 2020, concernant tout patient recu pour une pathologie thyroidienne. Resultats : Sur 6305 consultations d’endocrinologie, la pathologie thyroidienne concernait 263 patients ; soit une frequence de 4,17%. Il s’agissait de 236femmes et 27 hommes avec un sex-ratio (H/F) de 0,11. L’âge moyen etait de 47,68±15,38 ans. Dans plus de 2/3 des cas (67%), le delai de consultation etait >12 mois. Sur le plan fonctionnel, 128 patients (48,67%) presentaient une hyperthyroidie. Les etiologies des hyperthyroidies etaient dominees parla maladie de Basedow et le goitre multinodulaire toxique, avec respectivement 59,38% et 29,69% des cas d’hyperthyroidies. L’hypothyroidie etait confirmee chez 29 patients (11,03%). Parmi eux, 13 patients (44,84%) avaientsubi une thyroidectomie totale. Le traitement de l’hyperthyroidie etait fait par des antithyroidiens de synthese. L’hypothyroidie etait traitee par opotherapie substitutive. La thyroidectomie, partielle (n = 17) ou totale (n =1), etait realisee sur la presence d’une gene esthetique (n = 8), d’unecompression cervicale (n=9) et des arguments carcinologiques (n = 2). Le suivi etait juge regulier dans 57 cas (45%). Conclusion : La pathologie thyroidienne est frequente a Conakry et les manifestations cliniques sont riches et variees. Les etiologies sont dominees par l’hyperthyroidie, notamment par la maladie de Basedow. Les strategies diagnostiques et therapeutiques sont rendues delicates par la limitation des moyens d’explorations disponibles ou accessibles. Mots cles : Goitre - hyperthyroidie - hypothyroidie -Guinee.
L’insuffisance des ressources financières, organisationnelles, matérielles et humaines constitue un obstacle sérieux pour la prise en charge adaptée du diabète de type 2 en Afrique subsaharienne. C’est pourquoi, un groupe francophone d’experts du diabète de cette région s’est réuni afin de réfléchir sur un consensus adapté aux réalités africaines. Une revue de la littérature africaine et internationale sur la question a permis au groupe d’experts de proposer des recommandations tenant compte des réalités socio-économiques et culturelles et des possibilités d’intégration dans les politiques sanitaires nationales. Elles sont basées sur la disponibilité et l’accessibilité des médicaments antidiabétiques. Ces recommandations devront être constamment révisées et adaptées selon les situations locales et l’arrivée des nouvelles molécules antidiabétiques en Afrique.
En Afrique subsaharienne, la prise en charge du diabète de type 2 (DT2) doit tenir compte du déficit en spécialistes. Le but de cette étude était surtout d’évaluer les résultats d’une bithérapie antidiabétique orale (ADO) en pratique médicale courante en Afrique. Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle, multicentrique, ouverte, menée au Sénégal, en Guinée et au Mali entre juillet 2011 et décembre 2012, incluant des patients DT2 mis à la bithérapie ADO et suivis pendant 6 mois par des médecins généralistes pour la plupart. Parmi les 527 patients inclus, 68,5 % étaient de sexe féminin. L’âge moyen était de 55 ans. L’IMC moyen était de 26,5 kg/m2; l’obésité était associée dans 18,2 %, 20,0 %, et 29,7 % des cas au Sénégal, en Guinée, et au Mali, respectivement. La majorité des patients étaient connus diabétiques plus de 6 mois avant leur inclusion dans l’étude. À l’inclusion, 3 % étaient sous mesures hygiéno-diététiques seules, 63 % recevaient une sulfonylurée, et 34 % un biguanide. La glycémie à jeun (GAJ) moyenne était de 2,10 g/L, et l’HbA1c de 10,1 %. La bithérapie ADO prescrite associait la metformine et une sulfonylurée chez la quasi-totalité des patients. Après 6 mois de traitement, 17,0 % des patients avaient une GAJ ≤ 1,10 g/L ; ce pourcentage montait à 27,4 % pour une GAJ ≤ 1,26 g/L, et 33,0 % pour une GAJ < 1,30 g/L. La valeur moyenne de l’HbA1c était de 7,5 %. Le pourcentage de patients ayant atteint une HbA1c < 7 % avait augmenté de manière significative entre le début de l’étude et la visite de 6 mois, passant de 2,5 % à 41,0 % (p < 0,0001). Une hypoglycémie n’a été rapportée que dans un seul cas, et il s’agissait d’une forme mineure. Cette étude montre des résultats préliminaires très intéressants et confirme l’efficacité de l’association sulfonylurée-biguanide dans des pays à faible revenu. Elle donne des orientations pour d’autres recherches sur la prise en charge des DT2 nouvellement diagnostiqués dans la pratique clinique courante en Afrique. In Sub-Saharan Africa, lack of specialists is one of the major problems in the management of diabetes. One of the objectives of this study was to evaluate the results of an oral antidiabetic drugs (OAD) bitherapy in current medical practice in Africa. A prospective, observational, multicenter, open study, was conducted in Senegal, Guinea and Mali from July 2011 to December 2012. Type 2 diabetes (T2D) patients were enrolled when the physician (most of them were general practitioners) has decided to introduce an OAD combined bitherapy. Each patient was followed for 6 months. The study enrolled 527 T2D patients; percentage of women was 68.5%; mean age was 55 years. Mean BMI was 26.5 kg/m2; obesity was associated in 18.2%, 20.0% and 29,7% of the patients in Senegal, Guinea and Mali, respectively. The majority (97%) of patients were known as diabetics more than 6 months before the study; 3% were treated with lifestyle modifications only, 63% with one sulfonylurea, and 34% with one biguanide; mean values of fasting plasma glucose (FPG) and HbA1c were 2.10 g/L and 10.1%, respectively. Association metformin-sulfonylurea was the most prescribed OAD bitherapy. After 6 months of follow-up, 17.0% of patients reached a FPG ≤1.10 g/L; at a level <1.26 g/L, they were 27.4%, and 33.0% at a level <1.30 g/L. Mean value of HbA1c after 6 months was 7.5%; the percentage of patients with HbA1c <7% increased significantly from 2.5% to 41.0% of patients between baseline and the 6th month visit (P <0,0001). Hypoglycemia was reported in only one case; it was a non-severe case. Conclusion: This study shows very interesting preliminary results and confirms the effectiveness of the sulfonylurea and biguanide association in low income countries; it gives suggestions for further investigations in the management of newly-diagnosed T2D patients in routine clinical practice in Africa.
L’hypertension artérielle (HTA) est fréquente au cours du diabète de type 2 et augmente le risque cardiovasculaire. L’association de ces deux pathologies présente de nombreuses spécificités chez le sujet sub-saharien, en sus de la prévalence élevée. L’HTA du sujet sub-saharien serait marquée par une activité rénine plus basse, et une tendance à la rétention hydro-sodée plus élevée. Le diagnostic et la surveillance sont influencés négativement par le contexte de ressources et d’accès aux soins limités. Le contrôle tensionnel est médiocre, malgré la nécessité fréquente de polymédication. La prise en charge reste le principal challenge avec, pour objectif majeur, la réduction de la morbidité et de la mortalité cérébro-vasculaire, particulièrement élevée en Afrique sub-saharienne. La bithérapie anti-hypertensive d’emblée à l’initiation du traitement est licite en raison de l’insuffisance de réponse tensionnelle aux monothérapies les plus recommandées chez le patient diabétique. Toutefois, l’association idéale reste à déterminer. L’HTA résistante est fréquente, mais l’adjonction de faibles doses de spironolactone améliore de façon significative le contrôle tensionnel.
Summary The burden and aetiology of type 2 diabetes (T2D) and its microvascular complications may be influenced by varying behavioural and lifestyle environments as well as by genetic susceptibility. These aspects of the epidemiology of T2D have not been reliably clarified in sub-Saharan Africa (SSA), highlighting the need for context-specific epidemiological studies with the statistical resolution to inform potential preventative and therapeutic strategies. Therefore, as part of the Human Heredity and Health in Africa (H3Africa) initiative, we designed a multi-site study comprising case collections and population-based surveys at 11 sites in eight countries across SSA. The goal is to recruit up to 6000 T2D participants and 6000 control participants. We will collect questionnaire data, biophysical measurements and biological samples for chronic disease traits, risk factors and genetic data on all study participants. Through integrating epidemiological and genomic techniques, the study provides a framework for assessing the burden, spectrum and environmental and genetic risk factors for T2D and its complications across SSA. With established mechanisms for fieldwork, data and sample collection and management, data-sharing and consent for re-approaching participants, the study will be a resource for future research studies, including longitudinal studies, prospective case ascertainment of incident disease and interventional studies.
L'accessibilité aux soins, la prise en charge précoce du diabète restent un défi dans les pays en voie de développement. Il est estimé que les enfants ayant un diabète meurent très précocement faute de suivi, d'où la rareté des données sur la survie. Le programme CDiC a permis dès 2010 en Guinée d'améliorer les moyens diagnostics, de surveillance et permis un accès à l'insuline. Nous rapportons les données concernant la survie à 5 ans et identifions ses déterminants en Guinée. Dans une cohorte de 306 sujets (âge < 30 ans à l'inclusion) diagnostiqués à Conakry (n = 155) et en dehors (n = 141) entre 2010 et 2015, nous avons décrit la probabilité de survie depuis le diagnostic selon la méthode de Kaplan-Meier, comparé les courbes de survie en fonction des déterminants observés selon le test du Log-rank et identifié les déterminants de la survie selon le modèle de régression de Cox. La durée médiane de suivi fut estimée à 1 an (intervalle interquartile : 0 –3). La majorité (95,7 %) était sous insuline, 20 % ont fait une acidocétose au cours du suivi. Le taux de survie était de 87 % à la date de point. Le taux de survie à un, 12, 36 et 66 mois était respectivement de 98 %, 94 %, 89 et 88 %. Il y a eu 27 décès dont la moitié (n = 14) dans les 3 premiers mois suivant le diagnostic du diabète. La majorité des décès étaient à domicile (n = 19), le coma (n = 9) en était la cause la plus fréquente. En analyse multivariée, le sexe masculin (HR : 2,3 ; IC 95 % : 1,0–5,3), l'HbA1c > 8 % (HR : 3,6 ; IC 95 % : 1,5–8,7) et le suivi en dehors de la capitale Conakry (HR : 2,5 ; IC 95 % : 1,1–5,9) étaient indépendamment associés au décès. La mortalité est élevée les premiers mois après le diagnostic du diabète, nombreux décèdent à leur domicile. La survie est forte dans le suivi quand l'HbA1c reste ≤ 8 %. L'accès aux soins et le suivi régulier améliorent la survie et la mortalité.
Les liens entre la pression artérielle et l'insulinorésistance chez l'enfant diabétique en Afrique sont encore peu évalués. Nous présentons les données sur l'évolution de la pression artérielle, l'HbA1c et l'insulinorésistance chez 112 jeunes diabétiques suivi sur 4 ans. L'HTA a été définie suivant les critères de la « National High Blood Pressure Education Program (NHBPEP) Working Group on Children and Adolescents and updates », la sensibilité à l'insuline estimée par le modèle mathématique eGDR (mg/kg/min) = 21,158-(3,407xhypertension*)-(0,090xtour de taille en cm)-(0,551xHbA1c). La méthode de Pearson a été utilisée pour étudier la corrélation, les tests non-paramétriques et le Chi2 pour les comparaisons. Pour les 112 jeunes l'âge à l'inclusion était 16,05 ± 3,95 ans (moyenne ± DS), 10 (8,9 %) avaient moins de 10 ans (groupe 1), 59 (52,7 %) entre 11 et 18 ans (groupe 2) et 43 (38,4 %) entre 19 et 27 ans (groupe 3) ; l'âge au diagnostic du diabète était 14,02 ± 4,38 ans, la PAS et PAD 116 ± 13 et 74 ± 10 mmHg respectivement. À l'inclusion, l'HTA était présente chez 10 %, 8,8 % et 17 % respectivement dans les groupes 1,2 et 3. Après 4 ans, 69,5 % sont restés normotendus (PA ≤ 95e de percentile), 6 % préalablement hypertendus ont gardé cette HTA, 7,3 % hypertendus sont devenus normotendus, 17 % normotendus ont développé une HTA. L'IMC a augmenté de 1,3 kg/m2 (p < 0,001), la PAS de 6 mmHg (p = 0,008), la PAD de 4 mmHg (p = 0,1). La tranche d'âge 11-18 ans a eu une augmentation du pourcentage de sujets avec HTA importante (8 % à 24 % en 4 ans). La sensibilité à l'insuline était négativement correlée à IMC (p = 0,02) et à la PA (p < 0,001). La présence de HTA a associé une sensibilité à l'insuline plus faible (eGDR plus bas), 8,28 mg/kg/min chez les HTA contre 10,54 mg/kg/min chez les non-HTA (p < 0,001). L'HTA est déjà présente chez les sujets jeunes ayant un diabète. Sa proportion a triplé en 4 ans et associée à une baisse significative de la sensibilité à l'insuline. Une évaluation du risque cardiovasculaire, un traitement et un suivi plus systématiques sont justifiés.
AIM: To design a medical cost calculator and show that diabetes care is beyond reach of the majority particularlypatients with complications.METHODS: Out-of-pocket expenditures of patients for medical treatment of type-2 diabetes were estimated based on price data collected in Benin,Burkina Faso,Guinea and Mali. A detailed protocol for realistic medical care of diabetes and its complications in the African context was defined. Care components were based on existing guidelines,published data and clinical experience. Prices were obtained in public and private health facilities. The cost calculator used Excel. The cost for basic management of uncomplicated diabetes was calculated per person and per year. Incremental costs were also computed per annum for chronic complications and per episode for acute complications. RESULTS: Wide variations of estimated care costs were observed among countries and between the public and private healthcare system. The minimum estimated cost for the treatment of uncomplicated diabetes(in the public sector) would amount to 21%-34% of the country’s gross national income per capita,26%-47% in the presence of retinopathy,and above 70% for nephropathy,the most expensive complication. CONCLUSION: The study provided objective evidence for the exorbitant medical cost of diabetes considering that no medical insurance is available in the study countries. Although the calculator only estimates the cost of inaction,it is innovative and of interest for several stakeholders.
La décentralisation de l’offre de soins vers les structures primaires a permis de réduire l’affluence des patients diabétiques de l’intérieur du pays vers Conakry. Objectif évaluer le niveau de soins apportés aux patients diabétiques suivis dans les unités de diabétologies de Labé et Kindia. Nous avons sélectionné aléatoirement 220 patients (100 à Labé et 120 à Kindia) suivis en ambulatoire dans les deux2 unités de diabétologies. Chaque patient a été interrogé, examiné et les bilans para cliniques réalisés ont été considérés. Les femmes représentaient 62 % des patients à Labé et 73,3 % à Kindia, l’âge moyen était de 54,13 ans ± 19,6 à Labé et 58,23 ans ± 69 à Kindia. La moitié des patients était analphabète à Labé contre 74 % à Kindia. Le diabète de type 2 représentait 98 % des cas dans les deux unités et la durée moyenne d’évolution du diabète était de 8,9 ans ± 5,4 à Labé et 5,64 ans ± 5,06 à Kindia. Au cours des 12 derniers mois: l’ECG a été réalisé chez 18 % des patients à Labé et 22.5 % à Kindia. 28 % des patients à Labé et 30,8 % à Kindia avaient bénéficié de l’examen du fond d’œil. 15 % des patients de Labé avaient bénéficié d’un dosage de la créatininémie et 29,2 % à Kindia. 10 % avaient fait une bandelette urinaire à la recherche d’une protéinurie à Labé et 18,3 % a Kindia. Seuls les patients de Kindia avaient bénéficié d’un dosage de l’HbA1c (13,5 %) et des lipides (5,8 %). La qualité des soins apportés aux patients diabétiques doit être améliorée. Il apparaît nécessaire de planifier une stratégie d’intervention visant à lutter contre l’inertie thérapeutique et impliquer plus activement les patients dans leur prise en charge pour améliorer les soins. Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté.
La majorité des diabètes résultent d’une interaction gène-environnement. Il est reconnu que les infections virales en tant que facteurs environnementaux peuvent jouer un rôle dans l’apparition, le maintien, ou l’exacerbation, des désordres métaboliques observés au cours des diabètes. À côté des formes classiques de diabète, type 1 (DT1) et type 2 (DT2), le diabète atypique (Ketosis-prone diabetes, KPD), forme clinique intermédiaire aux deux précédents, est très fréquent chez les Africains. Certains virus ont été identifiés comme associés, ou décrits comme étiologies probables, dans ces trois formes de diabète, à savoir les entérovirus dans le DT1, le virus de l’hépatite C et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans le DT2, et le virus herpès humain de type 8 (HHV-8) pour le KPD.
Hypertension is a major and fast-growing public health problem in Africa. We determined the prevalence of hypertension and assessed the levels of awareness, treatment and control in Guinea. A cross-sectional study based on a stratified cluster random sampling was conducted. In all, 2491 adults (1351 women) aged 15–64 years were selected and screened during September–December 2009. Hypertension (systolic (and/or diastolic) blood pressure ⩾140 (90) mm Hg or use of antihypertensive medications) and diabetes mellitus (fasting capillary glucose ⩾110 mg dl−1 or use of antidiabetic medications) were determined. Logistic regressions were used to investigate the determinants of hypertension. The mean body mass index was 22.4 kg m−2 (s.d.=4.5). The prevalence of hypertension and diabetes was, respectively, 29.9% (95% confidence interval (CI) 29.8–30.0) and 3.5% (95%CI 3.4–3.5). The prevalence of hypertension was 29.4% (29.3–29.5) in men and 30.4% (30.4–30.6) in women. The prevalence was 62.5% in the 44–64 years age group. Overall, 75.8% of hypertensive participants were undetected before the survey and 34.9% of those aware of their hypertensive status were receiving treatment, of whom 16.3% were at target control levels. Age, education, diabetes and obesity were the main factors associated with hypertension. There was a high prevalence of hypertension among the adults in Guinea, but with low awareness, treatment and control rates. Urgent response is needed in the form of integrated and comprehensive action targeting major non-communicable diseases in the country.
Le diabète est une pathologie chronique nécessitant un suivi régulier en vue de prévenir les complications et améliorer la qualité de vie des patients. En Guinée, le nombre de diabétiques suivis est en constante augmentation, en rapport avec la multiplication des campagnes de dépistage et la décentralisation de l'offre des soins. Objectif : Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques des diabétiques suivis en ambulatoire au CHU de Conakry. Il s'agit d'une étude transversale descriptive portant sur 100 patients diabétiques suivis en ambulatoire au CHU de Conakry (Guinée). L'âge moyen des patients était de 49,76 ± 17,21 (7–75) ans, répartis en 92 % de type 2 ; 4 % de type1 et 4 % de diabète gestationnel, avec un sex ratio de 0,72. La durée moyenne d'évolution du diabète était de 5,20 ± 5 (0–24) ans. Les facteurs de risque cardio-vasculaires rapportés étaient : hypertension artérielle (26 %), sédentarité (10 %), tabagisme (6 %). Les complications dégénératives étaient : la coronaropathie (8 %), la neuropathie (14 %), la rétinopathie diabétique (12 %) et le pied diabétique (10 %). Les moyennes des variables cliniques et biologiques étaient : IMC : 24,15 ± 3,42 (16,63-31,66) Kg/m2, PAS : 132 ± 19 (100–180) mmHg, PAD : 91 ± 10 (60-120) mmHg, HBA1C : 8,3 ± 1,9 (6,2– 9,94) %. Les patients étaient traités par : régime (8 %), ADO (58 %), insuline (30 %), association insuline-ADO (6 %). Le traitement quotidien par ADO était : en monoprise (16,7 %), en 2 prises (55,6 %) et 3 prises (27,8 %). Le schéma d'insulinothérapie était à 2 injections (77,8 %) et 3 injections (22,2 %) avec 83,3 % de patients autonomes pour les injections. En tout 86 % des patients étaient considérés observants au traitement. Le suivi semble globalement satisfaisant dans cette population. Cependant, l'équilibre reste insuffisant, nécessitant un renforcement de la prise en charge de la part des patients et des soignants