Discriminating recurrence from post-radiation related modification in patients with glioblastomas still remains challenging with morphological and functional imaging. The purpose of this pilot study was to assess the feasibility of 68Ga-PSMA PET/CT in detecting early recurrence, by comparison with 18F-FDOPA PET/CT. This was a non-randomized, prospective, multicentric feasibility study. Patients followed up for glioblastomas, with a MRI performed since the end of the radiotherapy until 12 months of follow up after the end of radiotherapy, were referred for both 68Ga-PSMA and 18F-FDOPA PET-CT, whatever the conclusion of the MRI (post radiation modifications, relapse or doubtful MRI). Nine patients from 2 centers were included. They were referred for both PET/CT which were realized the same day with a 6 hours delay. SUVmax, lesion-to-striatum ratio (TBR), lesion-to-normal parenchyma ratio (TNR), and lesion-to-salivary glands ratio (TSGR) were calculated. Among our nine patients, five patients demonstrated good correlation between 18F-FDOPA and 68Ga-PSMA PECT/CT findings. For four of these five patients, both examinations were consistent with recurrence, better visualized with PSMA, thanks to a better lesion-to-background ratio. Examinations of the fifth patient were suggestive of post radiation related changes. It was better analyzed with PSMA which displays a very faint uptake compared to DOPA. Conversely, four of our nine patients showed conflicting results. A recurrence was not detected by the PSMA because of a previously introduced bevacizumab treatment (false negative). For another patient, both examinations were consistent with recurrence, but there was an uptake mismatch regarding suspected lesion sites. This highlights distinct pathophysiological processes. Eventually, two patients presented inconsistent examinations, one patient with post radiation related remodeling (DOPA + PSMA−) and one suspected of recurrence (DOPA + PSMA−). Investigations are ongoing to try to explain these findings. Despite some scarce discrepancies between 68Ga-PSMA and 18F-FDOPA examinations, and the small number of patients included, this pilot study highlights the potential role of 68Ga-PSMA in helping to discriminate post-radiation inflammatory related modifications from glioblastoma recurrence in patients whithout recent bevacizumab treatment. The discrepancies are probably related to not fully understood distinct pathophysiological processes. False positives and false negatives could be minimised by following certain rules before carrying out the examination. 68Ga PSMA PET/CT seems useful because of its excellent lesion to background ratio. In case of positive PSMA recurrence, 177Lu PSMA could be considered as a new therapeutic alternative. However, more powerful prospective studies are needed to validate these results.
PSMA PET can only be performed in France in the context of a temporary authorization for use (ATU) granted by the ANSM only in the event of biological recurrence of prostate cancers with a normal or equivocal Fucyclovine or Choline PET scan. We present the experience of the Leon Berard cancer centre and report on the experience of 3 other French centres that have published their results obtained within the framework of this ATU. Despite the absence of histological comparison of our results, the evidence of suspicious lesions on PSMA PET examination may induce changes in patient management in almost 2/3 of the patients. This is consistent with the already abundant results in the literature, which show a clear superiority of PSMA PET over Choline PET for the diagnosis of biological recurrence of prostate cancer. (C) 2019 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée (RTS) est une option thérapeutique reconnue pour les tumeurs hépatiques primitives ou secondaires localisées non opérables, de taille<5cm (dose totale d’irradiation à forte dose, avec un nombre limité de fractions, de part un ciblage et un repositionnement optimisés). La délinéation des tumeurs hépatiques est difficile du fait des mouvements respiratoires et de la difficulté à les visualiser sur le scanner dosimétrique. Des TEP « dosimétriques » sont réalisées en routine dans notre service et comportent une acquisition « dosimétrique », en position de traitement et en mode 4D.
La radiothérapie stéréotaxique (RTS) permet de délivrer une forte dose sur le volume tumoral tout en épargnant au mieux les tissus sains. La détermination du volume cible à traiter doit être la plus précise possible et requière le plus souvent une analyse de plusieurs modalités d’imagerie. Nous présentons ici le cas d’un patient, allergique au produit de contraste iodé, porteur d’un pacemaker, pour lequel l’indication d’un traitement par RTS pour une métastase hépatique unique d’un cancer bronchique a été retenue. Du fait de la contre-indication à l’IRM et afin de délimiter le volume cible à traiter, une TEP dosimétrique a été réalisée dans notre service, comprenant une première acquisition TEP/TDM en position de traitement, avec matériel de contention adapté, en 4D, puis une seconde acquisition standard (du sommet du crâne au tiers supérieur des cuisses) pour le bilan d’extension. Le volume métabolique fut déterminé par une méthode semi-automatique. Le traitement stéréotaxique a délivré 45 Gy en 3 fractions sur la lésion. La TEP de contrôle à 1 mois de la fin du traitement montrait une réponse métabolique complète sur cette lésion. Grâce aux techniques stéréotaxiques, les indications de traitement des lésions hépatiques, primitives ou métastatiques par radiothérapie se sont développées, en alternative aux traitements chirurgicaux et autres méthodes de destruction focalisées. L’IRM est à l’heure actuelle l’imagerie de référence de ces lésions. La TEP au 18-FDG possède quant à elle les avantages de la définition du volume tumoral métabolique, en plus des informations morphologiques obtenues par la TDM. Pour une exploitation précise de ces données, ces examens doivent comporter une acquisition en position de traitement avec matériel de contention adapté et, sauf cas particuliers, une acquisition 4D. Ce dernier point est une demande des radiothérapeutes qui souhaitent connaître la position de la lésion au cours de chaque phase du cycle respiratoire et ainsi programmer le traitement sur un volume tumoral couvrant chacune de ces positions. La TEP au 18-FDG réalisée en conditions « dosimétriques » est un examen complémentaire à l’IRM et à la TDM pour la détermination des volumes de traitement dans le cadre de la radiothérapie stéréotaxique des lésions hépatiques agressives. Elle peut être déterminante en cas de lésion complexe et peut se substituer à l’imagerie anatomique en cas de contre-indication à l’IRM ou à l’injection de produits de contraste iodé.
Le parenchyme pulmonaire est un site de prédilection des métastases des carcinomes thyroïdiens. Toutefois des lésions bénignes pulmonaires peuvent fixer le traceur et constituer des faux-positifs. Patiente de 45 ans suivie pour un carcinome papillaire à forme vésiculaire thyroïdien classé pT3 Nx Mx, traitée par lobo-isthmectomie thyroïdienne gauche, totalisation et complément par une séance d’irathérapie. Nécessité d’une 2e séance dans un contexte de maladie biologique (élévation de la thyroglobuline) et ganglionnaire. Exploration par clichés de contrôle post-irathérapie (clichés corporels totaux, vues centrées et TEMP/TDM centrée sur la région cervicothoracique réalisés 3 jours après administration d’une dose de 3544 MBq d’I131 thérapeutique) et TEP/TDM (acquisition standard après injection de 239 MBq de 18F-FDG). Comparativement au contrôle réalisé après la première irathérapie, le contrôle après la deuxième irathérapie retrouvait un foyer basi-cervical droit en lien avec un reliquat thyroïdien diminué en intensité et en étendue, la stabilité d’adénopathies cervicales droites dont la plus volumineuse ne fixait pas l’iode 131 et un foyer pulmonaire postéro-basal gauche inchangé correspondant à des lésions nodulaires polylobées parenchymateuses. Une TEP/TDM fut donc réalisée afin de caractériser et d’évaluer le métabolisme de ces lésions. Cette dernière mettait en évidence un hypermétabolisme discret, mais supérieur au bruit de fond médiastinal du ganglion cervical bas le plus important décrit sur la scintigraphie. Les lésions pulmonaires investiguées ne captaient pas le 18F-FDG. Elles se présentaient comme des formations tubulées postéro-basales gauches de densité plutôt liquidienne, avec présence d’un vaisseau d’origine aortique. L’aspect et la topographie faisaient évoquer une séquestration pulmonaire. Dans ce contexte, l’élévation de la thyroglobuline était attribuée aux adénopathies cervicales. Du fait de l’affinité des métastases de carcinome thyroïdien pour le parenchyme pulmonaire, toute fixation pulmonaire doit être considérée comme suspecte. Inversement, bien que rare, la séquestration pulmonaire est à connaître en tant que faux-positif possible, afin de ne pas diagnostiquer une atteinte métastatique pulmonaire par excès. Le mécanisme de fixation de l’131I par cette entité reste imparfaitement élucidé.
Quasi-disparition en TEP/TDM FDG de lésions de « carcinose péritonéale » sous antibiothérapie. Nous rapportons le cas d’un patient de 85 ans, présentant des douleurs abdominales diffuses et altération de l’état général avec syndrome inflammatoire biologique. Le scanner TAP réalisé pour suspicion de néoplasie retrouvait un aspect de carcinose péritonéale sus et sous méso-colique, une masse en fosse iliaque droite suspecte de tumeur cæcale abcédée et des lésions hépatiques d’allure secondaire. Le patient a été initialement traité par antibiothérapie IV Rocephine-Flagyl, sans indication de drainage percutané devant le risque de perforation digestive. Sept semaines après ce traitement, a été demandée une documentation histologique hépatique, finalement non réalisée du fait de l’absence de lésion à l’échographie. Un bilan d’extension par TEP/TDM a été réalisé, comprenant une acquisition standard après injection de 196 MBq de 18-FDG et produit de contraste iodé. L’examen a montré une nette diminution sous antibiothérapie des nodules sus et sous méso-coliques suspects de carcinose. On ne retrouvait plus d’épanchement intrapéritonéal, d’infiltration du grand épiploon et de masse cæcale. Les lésions hypodenses hépatiques suspectes de lésions secondaires avaient disparu. Il ne persistait que quelques ganglions infra-centimétriques métaboliquement inertes et ayant nettement diminué en taille. Il n’y avait, par ailleurs, pas de foyer hypermétabolique suspect sur l’ensemble de l’exploration, hormis un foyer intra-prostatique actuellement en cours d’investigation. Une coloscopie réalisée au décours ne retrouvait pas de pathologie tumorale. Il n’a été identifié qu’une diverticulose colique sans signe de complication. L’évolution clinique et de l’imagerie étaient donc très favorables, avec quasi-disparition des lésions initialement évocatrices de carcinose péritonéale. Le tableau était compatible avec une péritonite probablement diverticulaire, s’étant amendée sous antibiothérapie. Ce cas illustre la possibilité d’atteinte infectieuse péritonéale pouvant mimer à l’imagerie une véritable atteinte carcinomateuse. Les images TEP/TDM et scanner ne sont pas pathognomoniques de cette affection et peuvent relever d’autres étiologies, notamment infectieuses. Les plus fréquentes dans ce cadre sont la péritonite aiguë, la tuberculose péritonéale, l’infection par mycobactéries atypiques et Chlamydia trachomatis.
Comment l’exploration de ganglions mésentériques suspects chez un patient suivi pour un mélanome métastatique axillaire et aux antécédents d’adénome parathyroïdien, a mis en évidence un hibernome et une NEM1. Les explorations comportèrent une TEP/TDM réalisée 1 heure après injection de 349 MBq de 18F-FDG et un Octréoscan® comprenant un balayage corps entier à 4 h, des vues centrées et une TEMP/TDM 24 h après injection de 184 MBq de pentétréotide marqué à l’111In. La TEP/TDM au 18F-FDG ne mis en évidence qu’un hypermétabolisme discret (SUVmax 3,2) des ganglions cœlio-mésentériques centimétriques, sans argument pour une récidive du mélanome. En revanche, il était découvert une masse sous aponévrotique de 5 cm en arrière du grand trochanter droit, de densité graisseuse, intensément hypermétabolique (SUVmax 9), suspecte de sarcome. L’IRM complémentaire retrouvait une masse graisseuse bien limitée présentant de fines cloisons rehaussées après injection de gadolinium. La biopsie concluait finalement à une tumeur adipeuse compatible avec un hibernome. Une IRM et écho-endoscopie, réalisées afin d’explorer les adénopathies, mirent en évidence une TNE pancréatique de 19 mm, avec un Ki-67 < 5 %. Le bilan sécrétoire retrouvait une élévation de la gastrinémie. Dans ce contexte de gastrinome, un Octréoscan® fut réalisé qui échoua à détecter le primitif et les adénopathies. Il fut toutefois découvert une hyperfixation intense suprasellaire correspondant à une tumeur compatible avec un adénome hypophysaire, confirmé par l’IRM et le bilan biologique qui retrouvaient une masse envahissant le sinus caverneux droit, compatible avec un adénome corticotrope silencieux. Cette triade (adénome parathyroïdien, TNE pancréatique, adénome hypophysaire) était évocatrice de NEM1, qui fut confirmée chez ce patient. La prise en charge consista en une surveillance de la lésion pancréatique, une chirurgie puis radiothérapie de l’adénome et une abstention thérapeutique pour l’hibernome. L’hibernome est une tumeur bénigne adipeuse rare pouvant capter le 18F-FDG de manière intense, se démarquant des tumeurs malignes par une variation de la fixation au cours du temps. Les patients suivis pour une NEM1 sont sujets à de multiples tumeurs pouvant être explorées par différents examens isotopiques, avec toutefois des limites à connaître.
Methods: 30 dichorionic (DC) and 19 monochorionic (MC) twin pregnancies at 2nd trimester were enrolled. Hemodynamic evaluation was assessed through a non-invasive method (USCOM®) and was repeated in the 3rd trimester. Results: As shown in table 1, in MC cardiac output (CO) decreases in 3rd trimester, while it remains high in DC. Total vascular resistance (TVR) in MC increases in 3rd trimester, while it remains low during 2nd and 3rd trimester in DC. Minute distance (MD), which results similar in MC and DC in 2nd trimester, in 3rd trimester is lower in MC than in DC. Inotropy Index (INO) seems similar in the two groups during 2nd trimester, but it results lower in MC than in DC during 3rd trimester. Finally, the potential to kinetic energy ratio (PKR) results particularly increased in MC during 3rd trimester. Conclusions: Twin pregnancy presents peculiar hemodynamics: DC presents profound hemodynamic changes with low TVR and high CO during the 2nd and 3rd trimester. MC hemodynamics simulates singleton pregnancy but presents hypodynamic circulation and a lower INO: these changes are probably related to a higher arterial impedance of a singular placental bed.
Patient de 32 ans pour lequel un adénocarcinome moyennement différencié du cardia métastatique d’emblée sur le foie (segment VII et foie gauche) a été diagnostiqué en juillet 2015. Antécédents d’ulcère gastro-duodénal à l’âge de 13 ans et de reflux gastro-œsophagien. Traitement premier par chimiothérapie néo-adjuvante, puis chirurgie à type d’œso-gastrectomie polaire supérieure avec œso-gastroplastie par double voie d’abord abdominale et thoracique droite et résection/métastasectomie des lésions hépatiques et mise en place d’une jéjunostomie pour alimentation parentérale. La chirurgie se complique d’une fistules œso-bronchique et œso-pleurale avec SDRA ayant nécessité la mise en place d’une ECMO. Le patient présente un arrêt cardiaque au cours de la réanimation avec découverte d’une fistule aortique traitée en urgence par endoprothèse aortique. Le patient présente plusieurs épisodes infectieux avec médiastinite et infections pulmonaires. Il présente une importante hémorragie bronchique ayant nécessité plusieurs embolisations et une lobectomie de sauvetage lobaire inférieure droite. À distance de tous ces épisodes aigus, le patient se présente pour une TEP au 18F-FDG préopératoire avant retrait de l’endoprothèse œsophagienne et chirurgie réparatrice. L’objectif de cette TEP était d’éliminer une nouvelle évolution et une infection au niveau de la prothèse œsophagienne. À l’arrivée du patient, il se plaint de douleurs abdominales importantes. Il présente une défense abdominale généralisée, avec syndrome inflammatoire biologique (CRP 250), mais l’état général est conservé. Après discussion avec les chirurgiens, il est décidé de réaliser la TEP au 18F-FDG. La TEP ne retrouve pas d’hypermétabolisme pathologique au niveau de la prothèse oesophagienne. Elle retrouve par contre, au niveau abdominal, un hypermétabolisme modéré des feuillets péritonéaux, avec épaississement et infiltration au pourtour, ainsi qu’un aspect de surcharge hydrique abdomino-pelvienne avec sonde de jéjunostomie déplacée par rapport à un TDM antérieur, évoquant une péritonite iatrogène. Le patient a bénéficié d’une prise en charge chirurgicale en urgence, confirmant le diagnostic.
Découverte d’une lésion secondaire atypique musculaire du grand adducteur droit au décours d’une TEP/TDM au 18F-FDG réalisée dans le suivi d’un GIST grêlique CD 117 positif avec mutation de l’exon 11 de KIT. Patiente de 66 ans, suivie pour un GIST de l’intestin grêle depuis 2006, traitée initialement par chirurgie. En 2009, apparition de lésions secondaires hépatiques confirmées par biopsie. Mise en place d’un traitement par imatinib, puis hépatectomie partielle en 2012. Poursuite du traitement par imatinib et de la surveillance en postopératoire. L’acquisition TEP/TDM standard, du sommet du crâne au tiers supérieur de cuisses, a été réalisée 1 heure après injection de 316 MBq de 18F-FDG. L’examen TEP réalisé en 2015 montre une récidive multifocale intra-abdominale hypermétabolique. De plus, apparition d’une adénopathie sous carénaire hypermétabolique sans lésion parenchymateuse pulmonaire sous-jacente (SUVmax 6,1) et d’un hypermétabolisme intense en regard d’une lésion hypodense du grand adducteur de la cuisse droite (SUVmax 6,2). Devant la découverte de ces localisations d’allure secondaire ne correspondant pas au mode de diffusion habituel des GIST, des prélèvements histologiques ont été réalisés sur les deux lésions extra-abdominales. Les analyses histologiques, cytologiques et moléculaires (mutation de l’exon 11 de KIT et apparition d’une mutation de l’exon 17 de KIT de résistance à l’imatinib) confirment le diagnostic de lésion secondaire du GIST du grêle connu. Les localisations secondaires de GIST en dehors de la cavité péritonéale et du foie sont exceptionnelles lors du diagnostic initial et restent rares au cours du suivi : seuls quelques cas ont été décrits dans la littérature. Une confirmation histologique, cytologique et moléculaire est indiquée dans ces rares cas. Nous rapportons ici un nouveau cas.
Découverte fortuite d’une lésion supra-sellaire hypermétabolique chez un patient suivi pour CHC. Patient de 61 ans suivi pour un CHC multifocal sur cirrhose, traité par chimio-embolisation par Lipiodol, puis par Nexavar. Évaluation métabolique avant radiothérapie d’une lésion du segment I en progression morphologique, de délimitation difficile sur l’imagerie conventionnelle. L’acquisition TEP/TDM était réalisée en position de traitement, après injection de 375 MBq de 18FDG et comportait une acquisition centrée sur le foie avec synchronisation respiratoire, suivie d’une acquisition classique du sommet du crâne à mi-cuisses, après injection de produit de contraste iodé. Il n’y avait pas d’hypermétabolisme significatif hépatique, en particulier au niveau de la lésion du segment I. Découverte d’une infiltration tissulaire intensément hypermétabolique (SUVmax 19) centrée sur la selle turcique, avec atteinte osseuse de contiguïté, chez un patient non symptomatique. L’IRM de perfusion réalisée confirmait un volumineux processus tumoral de l’étage moyen de la base du crâne envahissant la selle turcique, les sinus caverneux et sphénoïdaux, avec lyse de la base du crâne, et se rehaussant après injection de gadolinium. Cet aspect était peu typique d’une localisation secondaire d’un CHC, un possible méningiome agressif était évoqué. La biopsie retrouvait un macroadénome à prolactine. La découverte fortuite d’incidentalomes hypophysaires est extrêmement rare en TEP-FDG (< 1 %). L’intensité de fixation est corrélée à la taille de l’adénome. Ces incidentalomes concernent le plus souvent des adénomes non fonctionnels. Le mécanisme sous tendant la captation de FDG par les adénomes hypophysaires reste à élucider.
La calciphylaxie, pathologie rare, de pronostic sévère en raison des complications infectieuses, observée chez les patients insuffisants rénaux en dialyse chronique, est induite par les anomalies du métabolisme phosphocalcique liées à l’insuffisance rénale notamment, provoquant une cristallisation de l’hydroxyapatite dans les vaisseaux et les tissus mous. Il s’agit de lésions douloureuses, nécrosantes extensives, pouvant être digitales, en placard des membres, de la graisse abdominale ou des cuisses, de nodules de calcinoses démo-hypodermiques périarticulaires. Le diagnostic est histologique. La scintigraphie osseuse, qui explore l’activité ostéoblastique par le biais de la fixation du radiopharmaceutique sur ce type de cristaux, permet de visualiser ces formations extra-osseuses. Découverte chez un patient de 67 ans diabétique de type 1, greffé rein et pancréas, en insuffisance rénale aiguë, de lésions nécrotiques bilatérales douloureuses des avants-bras, dans un contexte de diffusion d’une perfusion de gluconate de calcium (dialyse citrate). La biopsie réalisée évoquait histologiquement une calciphylaxie, (plus rare au niveau des membres supérieurs qu’au niveau des membres inférieurs). L’exploration scintigraphique osseuse a été réalisée après injection IV de HDP-99mTc (9 MBq/Kg) et a comporté la réalisation d’une étude vasculaire dynamique centrée sur les avants bras, suivie d’un balayage corps entier aux temps précoces et tardifs, puis d’un complément TEMP/TDM centré sur les avants-bras (position le long du corps). L’angioscintigraphie retrouvait une hyperhémie modérée en regard des lésions des avants-bras, suivie d’une hypercaptation tissulaire au temps précoce et d’une hyperfixation au temps tardif. L’hyperfixation de la face postérieure des parties molles de l’avant-bras droit était hétérogène, avec liseré intensément hyperfixant délimitant la vaste lésion nécrotique. Il n’a pas été retrouvé d’anomalie morphologique hyperdense évidente sur l’examen TEMP/TDM (toutefois : acquisition non optimale, artefactée, patient hyperalgique). Sur le corps entier précoce, il a été retrouvé de multiples foyers nodulaires d’hypercaptation tissulaire, confirmés au temps tardif, des tissus mous du bassin et des cuisses, correspondant sur le plan morphologique à des remaniements tissulaires sous-cutanés. La SO est peu spécifique. Les lésions visualisées peuvent correspondre à des lésions calciphylaxiques ou de calcinose sous-cutanée. Les lésions des cuisses étaient des lipodystrophies banales post-injections. Dans le cadre de diffusion d’une perfusion calcique, l’évolution clinique spontanément favorable des lésions récuse a posteriori le diagnostic histologique évoqué de calciphylaxie.
Il existe un métabolisme physiologique visualisable en TEP à la 18F-DOPA des glandes surrénales (intégration dans la chaîne de synthèse des catécholamines). La semi-quantification en TEP/TDM à la 18F-DOPA (avec l’obstacle méthodologique de la quantification du SUV sur de petites zones), peut-elle apporter des arguments en faveur du caractère simplement physiologique de cette fixation ou orienter vers une pathologie surrénalienne (adénome, phéochromocytome bénin ou malin…), de façon indépendante, ou en s’intégrant dans un cadre plus documenté, comportant des explorations radiologiques et biologiques dédiées ? Qu’en est-il de la fixation sur la surrénale restante après surrénalectomie unilatérale ? Quelle attitude adopter en cas de fixation inhabituelle observée incidemment ? Nous avons analysé rétrospectivement, sur 94 examens consécutifs TEP/TDM à la 18F-DOPA (2,5 MBq/kg) réalisés dans notre centre entre 2014 et 2015 (indications variées), les surrénales (étudiées : n = 171) selon leur morphologie, la captation du traceur sur les acquisitions tardive (50 min après injection) et précoce (à 10 min, si réalisée,) et calculé les rapports SUXmax surrénalien/bruit de fond hépatique (Rh) et surrénalien/surrénale controlatérale (Rs). Une ROI de 20 mL était placée dans le segment VIII hépatique en excluant l’élimination biliaire. Les ROI surrénaliennes étaient tracées au niveau du foyer surrénalien le plus fixant, sur la lésion surrénalienne éventuelle. Des mesures bidimensionnelles des nodules et des surrénales saines ont été réalisées. Sur les 171 surrénales étudiées au temps tardif : 21 surrénales nodulaires, 6 présentes mais non mesurables, aucune hyperplasie et 6 antécédents de surrénalectomie unilatérale. Pour les surrénales normales morphologiquement (n = 144, diamètre min 6 mm) : Rh : M 1,03 ; SD 0,33 (0,4–2,7) Rs : M 1,25, SD 0,24. Pour les 6 surrénales uniques, Rh : M 0,8 ; SD 0,4 (0,4–1,6). La fixation n’était pas augmentée (pas de captation compensatrice). Pour les surrénales nodulaires : n = 21 (DMax 30 mm), Rh : M 1,69 ; SD 1,29 (0,4–8,0) dont 8 > 2,7 (26 %), comprenant 5 phéochromocytomes confirmés : Rh : M 5,1 ; SD 1,9 (3,4–8) ; Rs : M 2,2 ; SD 1,9 (1,1–5), 1 myélolipome peu fixant : Rh 0,9 et 3 adénomes (évoqués radiologiquement) Rh < 1,3 Rs < 1,7 ; et Rs : M 2,63 ; SD 2,18 (n faible ; étiologies diverses). Dans cette série, l’intensité de fixation en 18F-DOPA apparaît très augmentée pour les phéochromocytomes (secrétants ou non), pas de captation compensatrice des surrénales uniques. Un plus grand panel permettra l’établissement d’une borne supérieure de fixation physiologique, de conforter statistiquement ces premières orientations, importantes à prendre en compte en cas d’anomalie fortuite.