La maladie d’Alzheimer (MA) est de diagnostic difficile, en particulier dans ses formes précoces et atypiques, ou cas de comorbidités. Dans ce contexte, l’analyse des biomarqueurs du Liquide Céphalo-Rachidien (LCR) est recommandée, mais reste non réalisable ou non-conclusive chez certains patients. Cette étude s’est intéressée à l’impact de la TEP amyloïde au 18F-Florbetaben sur le diagnostic et la prise en charge de ce groupe particulier de patients. Cette étude multicentrique (ClinicalTrials.gov : NCT02681172) a été réalisée au sein de 19 CMRR (Centre Mémoire de Ressources et de Recherche), et services de Médecine Nucléaire associés. Elle incluait les patients éligibles pour une analyse des biomarqueurs du LCR en référence aux recommandations formulées par la Haute Autorité de santé (HAS), mais pour lesquels la ponction lombaire (PL) était non réalisable (contre-indication ; refus) ou pour lesquels les résultats étaient considérés comme ambigus. La TEP amyloïde au 18F-Florbetaben était réalisée localement auprès de médecins nucléaires formés à l’interprétation de ces images. Après diffusion du compte-rendu, le diagnostic retenu et la prise en charge étaient comparés à l’évaluation initiale réalisée avant la TEP. Cette étude incluait au final 205 patients (103 hommes ; 70,9 ans ± 9,7) avec un examen TEP réalisé et interprétable. Parmi eux, 118 n’avaient pas eu de PL, avec un refus pour 75 de ces cas. Au total, 132 des 205 examens (64,4 %) étaient positifs (amyloïde + ). Après diffusion des résultats des examens, 137/205 des diagnostics initiaux (66,8 %) étaient modifiés, plus particulièrement encore en cas de résultats négatifs (83,6 % vs. 57,6 % en cas d’amyloïde + ; p < 0,0001). Une amélioration de la confiance diagnostique était retrouvée chez 81,5 % des cas après la TEP (p < 0,0001), et les modifications de prise en charge retrouvées chez 80 % des patients (164/205). L’interprétation visuelle de la TEP amyloïde au 18F-Florbetaben conduite localement par des médecins nucléaires formés à ces examens influence les décisions d’expertise clinique chez les patients pour qui la PL n’est pas réalisable ou pour qui les résultats du LCR restent ambigus. Ces résultats encouragent l’intégration de la TEP amyloïde au schéma d’expertise de prise en charge diagnostique de la MA. Financement : Piramal Imaging.
INTRODUCTION:Although some studies have previously addressed the clinical impact of amyloid positron emission tomography (PET), none has specifically addressed its selective and hierarchical implementation in relation to cerebrospinal fluid analysis in a naturalistic setting.METHODS:This multicenter study was performed at French tertiary memory clinics in patients presenting with most complex clinical situations (i.e., early-onset, atypical clinical profiles, suspected mixed etiological conditions, unexpected rate of progression), for whom cerebrospinal fluid analysis was indicated but either not feasible or considered as noncontributory (ClinicalTrials.gov: NCT02681172).RESULTS:Two hundred five patients were enrolled with evaluable florbetaben PET scans; 64.4% of scans were amyloid positive. PET results led to changed diagnosis and improved confidence in 66.8% and 81.5% of patients, respectively, and altered management in 80.0% of cases.DISCUSSION:High-level improvement of diagnostic certainty and management is provided by selective and hierarchical implementation of florbetaben PET into current standard practices for the most complex dementia cases.
L’hypoxie tumorale est responsable d’une chimio- et radiorésistance. La TEP au F-Miso permet d’étudier l’hypoxie tumorale in vivo. Notre objectif a été d’étudier prospectivement des pts atteints d’un cancer pulmonaire non à petites cellules stade III qui devaient bénéficier d’une radio-chimiothérapie (RCT) à visée curative. L’analyse de l’hypoxie par TEP-FMiso a été réalisée par 3 experts via le réseau SFMNnet et les volumes FDG et F-Miso ont été définis de manière centralisée. Les patients ayant une TEP-F-Miso positive ont bénéficié d’un complément de dose de RT sur les volumes hypoxiques. Nous présentons les résultats préliminaires. Les patients ont bénéficié d’une TEP-FDG avant et après la CT d’induction. Les patients qui avaient une TEP-FDG positive après la CT d’induction ont eu une TEP-F-Miso. Si la TEP-F-Miso était positive, les patients ont eu une délinéation des volumes cibles FDG et F-Miso, transmis ensuite au radiothérapeute local, qui prescrivait un boost à la dose maximale sur les zones hypoxiques. Si la TEP-F-Miso était négative, les patients avaient une RCT standard de 66 Gy. Les examens ont été recalés, puis différents volumes cibles ont été définis par seuillage relatif pour le FDG (40, 50, 60, 70, 80, 90 % des SUVmax) et par seuillage absolu pour le Fmiso (SUV à 1,4). Les volumes des traceurs ont été comparés (Dice et Jaccard). La tolérance et le contrôle local (RECIST1.1) ont été évalués à 3 et 1 an post-RT. Soixante-dix-neuf patients (60a) ont été inclus. Cinquante-quatre patients sur 79 évaluables en pré-RT ont bénéficié d’une TEP-F-Miso. Trente-quatre patients sur 54 (62 %) avaient au moins 1 lésion hypoxique et 20/54 étaient non hypoxiques. Vingt-quatre patients sur 34 (70 %) hypoxiques ont pu bénéficier d’une augmentation de dose de 70 à 86 Gy. Aucune toxicité grade 4 n’a été observée et seulement 1 toxicité grade 3. Le SUVmax Fmiso était de 2,6 pour les patients hypoxiques et de 1,5 pour les patients normoxiques (p < 0,001), le SUVmax FDG, respectivement, de 13 et 7 (p = 0,1) et les volumes tumoraux moyens (seuillage FDG à 40 %) de 20 cm3 et 14 cm3 (p < 0,0001). Les indices de Dice et de Jaccard étaient, respectivement, de 0,5 et 0,4 entre le seuillage FDG à 40 % et le seuillage F-miso. Pour l’ensemble des autres sous-volumes métaboliques, les indices étaient tous inférieurs à 0,4. Les résultats préliminaires de l’étude multicentrique RTEP5 montrent que la réalisation d’un complément de dose de RT basée sur la TEP-F-Miso est faisable. Aucune toxicité grade 4 n’a été observée et le contrôle local des patients ayant eu une augmentation de dose est de 59 % à 3 mois. Les sous-volumes les plus hypermétaboliques et les volumes hypoxiques sont deux zones tumorales distinctes.
La calciphylaxie, pathologie rare, de pronostic sévère en raison des complications infectieuses, observée chez les patients insuffisants rénaux en dialyse chronique, est induite par les anomalies du métabolisme phosphocalcique liées à l’insuffisance rénale notamment, provoquant une cristallisation de l’hydroxyapatite dans les vaisseaux et les tissus mous. Il s’agit de lésions douloureuses, nécrosantes extensives, pouvant être digitales, en placard des membres, de la graisse abdominale ou des cuisses, de nodules de calcinoses démo-hypodermiques périarticulaires. Le diagnostic est histologique. La scintigraphie osseuse, qui explore l’activité ostéoblastique par le biais de la fixation du radiopharmaceutique sur ce type de cristaux, permet de visualiser ces formations extra-osseuses. Découverte chez un patient de 67 ans diabétique de type 1, greffé rein et pancréas, en insuffisance rénale aiguë, de lésions nécrotiques bilatérales douloureuses des avants-bras, dans un contexte de diffusion d’une perfusion de gluconate de calcium (dialyse citrate). La biopsie réalisée évoquait histologiquement une calciphylaxie, (plus rare au niveau des membres supérieurs qu’au niveau des membres inférieurs). L’exploration scintigraphique osseuse a été réalisée après injection IV de HDP-99mTc (9 MBq/Kg) et a comporté la réalisation d’une étude vasculaire dynamique centrée sur les avants bras, suivie d’un balayage corps entier aux temps précoces et tardifs, puis d’un complément TEMP/TDM centré sur les avants-bras (position le long du corps). L’angioscintigraphie retrouvait une hyperhémie modérée en regard des lésions des avants-bras, suivie d’une hypercaptation tissulaire au temps précoce et d’une hyperfixation au temps tardif. L’hyperfixation de la face postérieure des parties molles de l’avant-bras droit était hétérogène, avec liseré intensément hyperfixant délimitant la vaste lésion nécrotique. Il n’a pas été retrouvé d’anomalie morphologique hyperdense évidente sur l’examen TEMP/TDM (toutefois : acquisition non optimale, artefactée, patient hyperalgique). Sur le corps entier précoce, il a été retrouvé de multiples foyers nodulaires d’hypercaptation tissulaire, confirmés au temps tardif, des tissus mous du bassin et des cuisses, correspondant sur le plan morphologique à des remaniements tissulaires sous-cutanés. La SO est peu spécifique. Les lésions visualisées peuvent correspondre à des lésions calciphylaxiques ou de calcinose sous-cutanée. Les lésions des cuisses étaient des lipodystrophies banales post-injections. Dans le cadre de diffusion d’une perfusion calcique, l’évolution clinique spontanément favorable des lésions récuse a posteriori le diagnostic histologique évoqué de calciphylaxie.
Il existe un métabolisme physiologique visualisable en TEP à la 18F-DOPA des glandes surrénales (intégration dans la chaîne de synthèse des catécholamines). La semi-quantification en TEP/TDM à la 18F-DOPA (avec l’obstacle méthodologique de la quantification du SUV sur de petites zones), peut-elle apporter des arguments en faveur du caractère simplement physiologique de cette fixation ou orienter vers une pathologie surrénalienne (adénome, phéochromocytome bénin ou malin…), de façon indépendante, ou en s’intégrant dans un cadre plus documenté, comportant des explorations radiologiques et biologiques dédiées ? Qu’en est-il de la fixation sur la surrénale restante après surrénalectomie unilatérale ? Quelle attitude adopter en cas de fixation inhabituelle observée incidemment ? Nous avons analysé rétrospectivement, sur 94 examens consécutifs TEP/TDM à la 18F-DOPA (2,5 MBq/kg) réalisés dans notre centre entre 2014 et 2015 (indications variées), les surrénales (étudiées : n = 171) selon leur morphologie, la captation du traceur sur les acquisitions tardive (50 min après injection) et précoce (à 10 min, si réalisée,) et calculé les rapports SUXmax surrénalien/bruit de fond hépatique (Rh) et surrénalien/surrénale controlatérale (Rs). Une ROI de 20 mL était placée dans le segment VIII hépatique en excluant l’élimination biliaire. Les ROI surrénaliennes étaient tracées au niveau du foyer surrénalien le plus fixant, sur la lésion surrénalienne éventuelle. Des mesures bidimensionnelles des nodules et des surrénales saines ont été réalisées. Sur les 171 surrénales étudiées au temps tardif : 21 surrénales nodulaires, 6 présentes mais non mesurables, aucune hyperplasie et 6 antécédents de surrénalectomie unilatérale. Pour les surrénales normales morphologiquement (n = 144, diamètre min 6 mm) : Rh : M 1,03 ; SD 0,33 (0,4–2,7) Rs : M 1,25, SD 0,24. Pour les 6 surrénales uniques, Rh : M 0,8 ; SD 0,4 (0,4–1,6). La fixation n’était pas augmentée (pas de captation compensatrice). Pour les surrénales nodulaires : n = 21 (DMax 30 mm), Rh : M 1,69 ; SD 1,29 (0,4–8,0) dont 8 > 2,7 (26 %), comprenant 5 phéochromocytomes confirmés : Rh : M 5,1 ; SD 1,9 (3,4–8) ; Rs : M 2,2 ; SD 1,9 (1,1–5), 1 myélolipome peu fixant : Rh 0,9 et 3 adénomes (évoqués radiologiquement) Rh < 1,3 Rs < 1,7 ; et Rs : M 2,63 ; SD 2,18 (n faible ; étiologies diverses). Dans cette série, l’intensité de fixation en 18F-DOPA apparaît très augmentée pour les phéochromocytomes (secrétants ou non), pas de captation compensatrice des surrénales uniques. Un plus grand panel permettra l’établissement d’une borne supérieure de fixation physiologique, de conforter statistiquement ces premières orientations, importantes à prendre en compte en cas d’anomalie fortuite.
Le principe des explorations scintigraphiques est de déterminer, et le plus souvent de représenter sous forme d’images, la biodistribution d’un radiopharmaceutique au sein de l’organisme. L’imagerie hybride, anatomique et fonctionnelle, augmente la sensibilité et la spécificité des examens scintigraphiques, et ce notamment dans les cas difficiles où l’analyse séparée des deux examens ne permet de trancher avec certitude quant à la nature et la signification des anomalies. La scintigraphie osseuse aux diphosphonates technétiés est l’examen radio-isotopique classique dans l’étude de la pathologie osseuse. Dans certains cas néanmoins, la tomographie par émission de positons (TEP) au FDG est plus sensible dans la détection de métastases ostéolytiques. La radiothérapie métabolique consiste en l’administration d’un radioélément en source non scellée, dont les rayonnements vont détruire les cellules qui ont accumulé sélectivement ce produit. La prise en charge de la douleur osseuse constitue un problème majeur, notamment en cas de cancer mammaire ou prostatique où la présence de métastases peut demeurer compatible avec une survie de longue durée. Dans ce cadre, la radiothérapie métabolique permet de diminuer les douleurs secondaires aux métastases osseuses, en association ou non à des médicaments antalgiques.
An outdoor mesocosm study was conducted in Baltimore, Maryland, to explore the fate of thirteen perfluoroalkyl substances (PFASs) over the course of three years in biosolids/soil mixtures (1:2) exposed to ambient outdoor conditions. Analysis by liquid chromatography tandem mass spectrometry showed perfluorooctanoate (PFOA) to be the most abundant analyte found early in the soil weathering experiment at 24.1 ng/g dry weight (dw), followed by perfluoroundecanoate (PFUnDA) and perfluorodecanoate (PFDA) at 18.4 and 17.4 ng/g dw, respectively. Short-chain perfluorinated carboxylates (PFCAs; C4–C8) showed observable loss from biosolids/soil mixtures, with experimentally determined first-order half-lives in soil ranging from 385 to 866 days. Perfluorooctane sulfonate (PFOS), perfluorononaoate (PFNA) and PFUnDA levels in biosolids/soil mixtures remained stable, while other long-chain PFCAs [PFDA, perfluorododecanoate (PFDoDA)] and perfluorooctane sulfonamide (PFOSA) levels increased over time, presumably due to the breakdown of unidentified precursors in a process analogous to that reported previously for wastewater treatment plants. This study informs risk assessment initiatives by furnishing data on the environmental persistence of PFASs while also constituting the first report on in situ production of long-chained PFASs in terrestrial environments.
Objectif de l'étude. – Rechercher des facteurs pronostiques pouvant influencer la prise en charge thérapeutique de certaines rechutes locales isolées après traitement radiochirurgical conservateur, dans le cadre de carcinome mammaire de stade I ou II, à propos de 57 cas.Patientes et méthodes. – Au moment du diagnostic de la rechute locale, l'âge moyen était de 54,7 ans, la taille moyenne de la tumeur de 19,3 mm, correspondant dans 88 % des cas à un carcinome canalaire infiltrant. La rechute était unifocale dans 79 % des cas, située en dehors du lit de tumorectomie dans 61 % des cas. Le traitement chirurgical de la rechute a été radical dans 53 cas. Trente-six patientes ont reçu une hormonothérapie et 26 une chimiothérapie. Le recul moyen était de 62 mois.Résultats. – Quinze patientes ont eu une 2e rechute locale après un délai moyen de 36 mois. Le taux de contrôle local à cinq ans était de 68 %. Le traitement chirurgical de la rechute locale isolée a influencé le contrôle local. Six patientes ont eu une rechute ganglionnaire et 12 une rechute métastatique avec un délai moyen de 36 mois après la rechute locale isolée. Le taux de survie sans métastase à cinq ans était de 80 %. La présence d'emboles tumoraux intravasculaires au moment de la rechute locale isolée a influencé la survenue d'une rechute ganglionnaire ou métastatique. Une deuxième rechute locale n'augmentait pas le risque métastatique.Conclusion. – La présence d'emboles tumoraux intravasculaires au moment de la rechute locale était un facteur péjoratif en termes de contrôle régional ganglionnaire et métastatique à distance faisant envisager un traitement adjuvant systématique.Purpose. – To identify predicting factors of local control and survival after isolate local failure by statistical analysis of the data after breast-conserving treatment for early breast cancer.Methods and Patients. – In time of local failure, mean age was 54.7 years old , mean tumor size was 19.3 mm and recurrence was more often infiltrating ductal carcinoma (88%). Local recurrence was unifocal in 44 cases and localised outside of the site of the primary tumorectomy in 35 cases. Local failure treatment was a radical mastectomy or parietectomy (53 patients). Hormonotherapy was delivered in 36 patients and chemotherapy was delivered in 26 patients. Mean follow-up was 62 months.Results. – Fifteen patients developed second local recurrence in a mean time of 36 months. Five years local control rate was 68% after the first local failure. Surgery treatment (non-conservative surgery vs. conservative surgery) was the only factor which influenced local control. Six patients developed homolateral axillary and/or supraclavicular node recurrence. Twelve patients underwent metastasis in a mean time of 36 months after the first local recurrence. Five years metastasis free survival rate was 80%. Peritumoral vascular invasion in time of the first local failure increased metastasis risk and node recurrence. Second local failure did not alter metastasis free survival.Conclusion. – Peritumoral vascular invasion in time of the first local failure decreased node and metastasis free survival. Surgery should be radical, but the place of chemotherapy and hormonotherapy was not definite.
L’indication et les modalités du traitement chirurgical (cervicotomie exploratrice ou abord mini invasif) des hyperparathyroïdies primaires (HPTP) avérées (clinique, biologie) reposent sur les données de l’imagerie, principalement échographie et scintigraphie : localisation eutopique ou ectopique d’un adénome unique ou multiple. L’échographie cervicale doit inclure l’exploration la partie haute du cou, avec manœuvres positionnelles, de compression, avec échographie thyroïdienne (cytoponction) La scintigraphie : dynamique au sesta-MIBI-99mTc, ou de soustraction (avec scintigraphie thyroïdienne au pertechnétate-99mTc ou iodure 123 I) avec TEMP-TDM, doit couvrir un champ cervical étendu, le médiastin. Dans les cas difficiles (recherche d’ectopies, récidives), une imagerie cervico-médiastinale par tomodensitométrie (« 4D ») ou IRM est utile. Les sensibilités respectives de l’échographie et de la scintigraphie sont de 65 % à 80 % ; et de 80 à 90 % (pour les adénomes, inférieure à 50 % dans les hyperplasies, les NEM) Les sources de faux positifs en échographie sont les nodules thyroïdiens « extrathyroïdiens », les ganglions du compartiment central ; en scintigraphie les nodules thyroïdiens Les sources de faux négatifs en échographie sont les ectopies (médiastinales, cervicales postérieures) ; en scintigraphie la petite taille, le faible poids. Après cervicotomie blanche ou en cas de récidive, une réintervention ne sera décidée qu’après localisation précise concordante de l’adénome. À l’aide de toutes les techniques. Scintigraphie et échographie constituent le couple décisionnel majeur du bilan préopératoire des HPTP. Leur apport est conditionné par la qualité de leur réalisation technique, leur interprétation par des médecins entraînés, le dialogue médecins imageurs-chirurgien.
Adrenal insufficiency is a rare but life-threatening disease. Replacement therapy sometimes fails to prevent an acute adrenal crisis and most often does not lead to restoration of well-being. We report here the 1-year outcome of the first simultaneous kidney-adrenal gland-pancreas transplantation in a 33-year-old patient with type 1 diabetes and concomitant autoimmune adrenal insufficiency. En bloc left adrenal gland and kidney grafts were anastomosed on the left iliac vessels in normal vascular conditions and the pancreas graft was anastomosed on the right iliac vessels. The immunosuppressive regimen was not modified by the addition of the adrenal gland. We observed no additional morbidity due to the adrenal gland transplantation, as there were no surgical complications. One-year kidney and pancreas graft functions were satisfactory (estimated glomerular filtration rate: 55 mL/min/1.73 m(2) and HbA1c: 4.8%). The adrenal graft functioned well at 12 months with a normalization of cortisol and aldosterone baseline levels. Functional imaging at 3 months showed good uptake of [(123) I]-metaiodobenzylguanidine by the adrenal graft. Transplantation of the adrenal gland en bloc with the left kidney appears to be a good therapeutic option in patients with adrenal insufficiency awaiting kidney or kidney-pancreas transplantation.
En imagerie TEP, la quantification des données acquises peut être assurée en utilisant une série de techniques de correction pour minimiser les effets inhérents au processus d’imagerie par émission de positons. Des images quantitatives peuvent ainsi être reconstruites après avoir corrigé les données d’émission détectées de la présence de coïncidences aléatoires et diffusées, des effets d’atténuation, des effets associés aux différentes sensibilités des détecteurs, des effets liés à la géométrie de l’appareil et des effets du temps-mort. Tous ces effets sont bien pris en compte dans les imageurs TEP commercialisés. Néanmoins, d’autres effets viennent entacher d’erreurs les images TEP, comme la résolution spatiale finie engendrant des effets de volume partiel ou encore les mouvements du patient et, notamment, les mouvements respiratoires et cardiaques. Au niveau thoraco-abdominal, les effets du mouvement respiratoire sur les images d’émission tomographiques se caractérisent par une perte de sensibilité dans la détection en raison du flou qui lui est associé. De nombreuses méthodes ont été développées pour corriger ces effets, mais sans réellement encore trouver une légitimité en routine clinique. Ces domaines de recherche sont ainsi toujours très actifs.In PET imaging, quantification of the acquired data can be achieved by using a series of correction techniques to minimize the effects inherent in the imaging process of emission tomography. Quantitative images can be reconstructed after correcting the detected emission data for the presence of random and scattered coincidences, attenuation effects, effects associated with the variable detectors sensitivity, effects related to the geometry of the device and the effects of dead-time. All these effects are well accounted for in the PET imaging market. However, other effects can degrade the quality of the PET images, such as the finite spatial resolution generating partial volume effects, or the patient movements including respiratory and cardiac physiological movements. In the thoracic field, the effects of respiratory motion on PET images are characterized by a loss of detection sensitivity due to the associated blur. Several methods have been developed to correct for these effects, but still without a wide acceptance in clinical routine. These research areas are therefore still very active.
En imagerie TEP, la quantification des données acquises peut être assurée en utilisant une série de techniques de correction pour minimiser les effets inhérents au processus d’imagerie par émission de positons. Des images quantitatives peuvent ainsi être reconstruites après avoir corrigé les données d’émission détectées de la présence de coïncidences aléatoires et diffusées, des effets d’atténuation, des effets associés aux différentes sensibilités des détecteurs, des effets liés à la géométrie de l’appareil et des effets du temps-mort. Tous ces effets sont bien pris en compte dans les imageurs TEP commercialisés. Néanmoins, d’autres effets viennent entacher d’erreurs les images TEP, comme la résolution spatiale finie engendrant des effets de volume partiel ou encore les mouvements du patient et, notamment, les mouvements respiratoires et cardiaques. Au niveau thoraco-abdominal, les effets du mouvement respiratoire sur les images d’émission tomographiques se caractérisent par une perte de sensibilité dans la détection en raison du flou qui lui est associé. De nombreuses méthodes ont été développées pour corriger ces effets, mais sans réellement encore trouver une légitimité en routine clinique. Ces domaines de recherche sont ainsi toujours très actifs.In PET imaging, quantification of the acquired data can be achieved by using a series of correction techniques to minimize the effects inherent in the imaging process of emission tomography. Quantitative images can be reconstructed after correcting the detected emission data for the presence of random and scattered coincidences, attenuation effects, effects associated with the variable detectors sensitivity, effects related to the geometry of the device and the effects of dead-time. All these effects are well accounted for in the PET imaging market. However, other effects can degrade the quality of the PET images, such as the finite spatial resolution generating partial volume effects, or the patient movements including respiratory and cardiac physiological movements. In the thoracic field, the effects of respiratory motion on PET images are characterized by a loss of detection sensitivity due to the associated blur. Several methods have been developed to correct for these effects, but still without a wide acceptance in clinical routine. These research areas are therefore still very active.
It has been reported that there is a higher sensitivity for Thyroid Hormone Withdrawal (THW) in detection of metastases of Differentiated Thyroid Cancer (DTC) when compared to Recombinant Human Thyroid-Stimulating Hormone (rhTSH). This study aims to confirm this reported difference in the sensitivity using radioiodine whole body scans (WBS).In a retrospective study forty three patients with evidence or suspicion of metastatic differentiated thyroid cancer DTC (evaluated by thyroglobulin or abnormal findings in previous WBS) underwent WBS using of 24 h after oral administration of 370 MBq 131I. The WBS was interpreted by two independent experienced observers categorizing their findings into a positive or negative for metastatic disease. The findings were controlled by stimulated thyroglobulin (TG) measurement and a two years follow-up.Of the evaluated patients, 14 patients were prepared with rhTSH and 29 with THW. No statistical differences in patient characteristics were documented between the two groups (age, sex, thyroglobulin level, TSH level, type of cancer). In this study, no differences in the sensitivity of WBS of patients prepared with rhTSH or THW were found. There were 11 of 14 patients (78%) that were positive after rhTSH and 19 of 29 patients (65%) after THW. Metastatic disease was confirmed by stimulated thyroglobulin value and follow-up.In contrast to previously published data, this study couldn't found any differences in the sensitivity of rhTSH or THW for the preparation of DTC patients undergoing 131I imaging.
Le but est de déterminer comment l’interprétation conjuguée du scanner diagnostique et de la TEP-TDM peut améliorer le bilan morphologique en onco-hématologie. Cinquante-neuf patients atteints de lymphome agressif ont été rétrospectivement inclus. L’interprétation du scanner diagnostique a été réalisée par deux radiologues, puis une analyse conjuguée du scanner et de la TEP-TDM a été réalisée par deux spécialistes en imagerie métabolique et morphologique. Les performances diagnostiques ont été évaluées par mesures de sensibilité et spécificité, puis les taux de concordance (kappa) et discordances ont été étudiées. L’interprétation conjuguée du scanner et de la TEP-TDM a montré de meilleures performances de diagnostic morphologique que celles du scanner seul pour l’analyse des sites ganglionnaires (826 sites, sensibilité 99 vs 85 %, p < 0,05), extraganglionnaires (649 sites, sensibilité de 88 vs 78 %) et osseux (analyse par patient, sensibilité de 50 vs 27 %). L’interprétation conjuguée a également amélioré le taux d’accord interobservateur et a conduit à une majoration du stade Ann Arbor chez 15 % des patients, avec modification thérapeutique chez 10 %. L’interprétation du scanner diagnostique en onco-hématologie peut être améliorée par l’interprétation conjuguée de la TEP-TDM. La synergie entre les informations métaboliques et morphologiques permet d’améliorer ses capacités diagnostiques et d’être plus reproductible dans ses interprétations.
Introduction. - Malignant lymphoma is a heterogeneous and widespread disease. The morphological response assessment is currently based on the choice of target lesions at baseline, defined by size criteria on enhanced CT (eCT). FDG PET/CT is now commonly used at staging and the aim of this study was to evaluate the relevance of using metabolic criteria rather than size criteria to define the target lesions.Patients and methods. - Fifty-nine patients with aggressive lymphoma were retrospectively included. Target lesions were chosen by two radiologists on eCT and by two nuclear physicians on PET/CT. Response assessment, based on the sum of the products of the greatest diameters of up to six target lesions chosen either by size or metabolic criteria, was computed and compared to a clinical gold standard (GS) for each patient. Interobserver agreement and comparison to the GS were assessed with kappa (kappa) and intraclass correlation (ICC) statistics.Results. - The spatial distribution of target nodal areas was equivalent among eCT and PET/CT readers with a maximum of target lesions in cervical and mediastinal areas. Choosing with PET/CT led to significant heterogeneity in the size of target lesions when compared with eCT alone (P = 0.03). Interobserver agreement for quantifying the response rate was equivalent in both groups. However, there was a greater correlation to the response of the GS when using PET/CT to target the patient (kappa = 0.64 vs. 0.47) and an increased rate of complete responses.Conclusions. - Metabolic criteria can replace current size criteria to define target lesions on FDG PET/CT. The morphological response rate appears accurate with an increased rate of complete responses after therapy and a better correlation to the haematological standard of reference. (C) 2013 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.