Le syndrome catastrophique des antiphospholipides (SCAPL) est un variant rare mais grave du SAPL avec une mortalité atteignant 40 % [1]. La prise en charge thérapeutique optimale n’est pas connue et associe le plus souvent une anticoagulation curative, une corticothérapie et des échanges plasmatiques (EP) ou des immunoglobulines intraveineuses (IgIV). Plus récemment, l’implication du complément a été démontrée dans le SAPL et le SCAPL [2]. Nous rapportons deux cas présentant un SCAPL réfractaire traité par éculizumab. Le premier est celui d’une patiente de 65 ans, avec un antécédent de purpura thrombotique thrombocytopénique, de lupus érythémateux systémique et de SAPL double positif (anticardiolipine et anti-ß2GP1) avec des thromboses veineuses profondes. Dans les suites d’une chirurgie pour un hallux valgus avec relais des AVK par une HBPM, la patiente va présenter une thrombopénie avec une suspicion de TIH qui va conduire à relayer l’HBPM par apixaban puis Orgaran. Rapidement, apparaissent une anémie hémolytique et une insuffisance rénale aiguë organique. L’activité ADAMTS 13 est normale, le complément est consommé et les anti-PF4 sont négatifs. Le test de Coombs érythrocytaire est positif et les anti-ADN natifs augmentés. Rapidement, elle présente une confusion avec à l’IRM cérébrale des lésions ischémiques diffuses récentes. Devant ce probable SCAPL, une corticothérapie est débutée et l’anticoagulation par HNF poursuivie. Elle va bénéficier successivement de traitements par Rituximab, IgIV puis d’EP sans amélioration : elle développe une défaillance cardiaque à type d’œdème aigu pulmonaire avec à l’échographie cardiaque des troubles de la cinétique segmentaire. Devant ce SCAPL réfractaire, l’éculizumab va être débuté. L’évolution est rapidement favorable sur tous les plans et après un recul d’1 an sous ce traitement, elle n’a pas présenté de complications ou de rechute. La deuxième est une patiente de 60 ans, sous AVK pour un SAPL triple positif avec atteinte artérielle (accident ischémique cérébral en 2014) qui a présenté une chute mécanique compliquée d’une détresse neurologique sur un hématome sous-dural traité chirurgicalement après antagonisation des AVK par PPSB. Le lendemain, elle va présenter un tableau de choc cardiogénique (FEVG 15 %) sans atteinte coronaire, avec une insuffisance mitrale, une élévation des troponines à 4000 ng/L, une insuffisance rénale aiguë organique, une thrombopénie à 80 G/L, et une consommation des protéines de la voie classique du complément nous faisant suspecter un SCAPL. Un traitement par héparine, corticothérapie et EP est débuté. Trois jours plus tard, l’hématome sous-dural récidive et l’anticoagulation curative est stoppée. Malgré la corticothérapie et les EP, la thrombopénie s’aggrave (21 G/L) et le complément reste consommé. L’éculizumab est débuté après 8 séances d’EP. L’évolution est initialement favorable avec la récupération d’une FEVG à 60 %, d’une fonction rénale normale, la normalisation du taux de plaquettes et du complément et l’autorisation pour reprendre une anticoagulation curative. Malheureusement, les séquelles neurologiques étaient majeures, et la patiente est décédée de ses complications hémorragiques dans un contexte septique. Ces deux cas cliniques illustrent la gravité du SCAPL avec des défaillances d’organes multiples, et une efficacité insuffisante du traitement de référence. Les facteurs déclenchants doivent être évités : modification, arrêt ou antagonisation des anticoagulants, chirurgie, sepsis. L’éculizumab est un anticorps monoclonal anti-C5 qui bloque la microangiopathie médiée par le complément. Quatorze autres cas de SCAPL réfractaire traités avec succès par éculizumab sont décrits dans la littérature [3]. Un des mécanismes du SCAPL est l’activation de la voie classique du complément par les complexes immuns formés par les antiphospholipides et la protéine ß2GP1. Ce traitement permet de bloquer la voie du complément, récemment impliquée dans les mécanismes physiopathologiques de cette pathologie, et pourrait être proposé dans la prise en charge du SCAPL réfractaire.
Les myopathies inflammatoires idiopathiques sont des maladies rares qui atteignent entre 3000 et 5000 patients en France. Elles sont associées à une augmentation de la mortalité et ont une évolution fréquente vers un handicap. Les classifications ont évolué notamment avec la description d'autoanticorps spécifiques des myosites. Notre étude a pour objectif d'étudier les facteurs pronostiques de mortalité et de handicap des myopathies inflammatoires idiopathiques. Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective multicentrique incluant les patients suivis pour une myopathie inflammatoire idiopathique entre 2011 et 2019. Les critères d'inclusion retenus étaient l'association de trois critères : – un critère clinique (déficit moteur prédominant en proximal d'évolution aiguë ou subaiguë, ou éruption cutanée typique pour les dermatomyosites) ; – un critère immunologique (présence d'anticorps spécifiques ou associés aux myosites) ou histologique (biopsie musculaire ou cutanée évocatrice) ; – un critère d'atteinte musculaire (élévation des CPK > 500UI/L et/ou IRM avec hypersignaux STIR musculaires et/ou électroneuromyogramme myogène). Nous avons inclus 208 patients, avec un âge médian de 53,5 ans, et un ratio femme/homme de 1,89, qui se répartissent en : dermatomyosites 46,2 %, dermatomyosites juvéniles 3,4 %, syndromes des anti-synthétases 16,3 %, myopathies nécrosantes auto-immunes 14,9 %, myosites de chevauchement 13 % et polymyosites 6,3 %. Un quart des myosites étaient associées à un cancer, 94 % présentaient une atteinte extra-musculaire et 12,5 % sont décédés. Les principales causes de décès étaient les infections et les cancers. La durée moyenne de suivi était de 6,5 ans. Au dernier suivi un handicap était noté dans 43 % des cas (séquelles ou maladie toujours active) et 83,7 % nécessitaient toujours un traitement. En analyse multivariée : – l'âge élevé au diagnostic, une myocardite, un syndrome restrictif aux EFR et la présence d'anticorps anti-HMGCR étaient associés au risque décès ; – une myocardite, une dysphagie, un syndrome restrictif aux EFR, la présence d'anticorps anti-HMGCR étaient associés au risque de handicap. On observe une amélioration de la survie par rapport aux séries plus anciennes avec des caractéristiques démographiques comparables. Les cancers représentent la cause de mortalité principale et doivent être systématiquement recherchés. La fréquence des décès liés aux complications infectieuses justifie d'améliorer leur prévention et de définir au mieux le traitement immunosuppresseur. Cette étude montre le risque élevé de handicap et la nécessite des traitements prolongés chez ces patients dont le profil d'évolution est chronique. Notre travail identifie certaines atteintes viscérales et la présence d'anticorps anti-HMGCR comme facteurs de risque de décès et de handicap au cours des myopathies inflammatoires idiopathiques. Nous rapportons un risque de mortalité de 12 % et la fréquence élevée d'un handicap malgré les traitements. La recherche de facteurs de risques de décès et de handicap doit permettre d'améliorer la prise en charge thérapeutique des myosites auto-immunes dont le traitement reste mal codifié.
Depuis une dizaine d’années, les immunothérapies inhibitrices des check-point blockers anti-PD1, anti-PDL1 et anti-CTLA4 complètent de manière efficace l’arsenal thérapeutique contre les cancers. Elles agissent en supprimant le blocage des cellules de l’immunité par les cellules cancéreuses et donc en stimulant l’immunité anti-tumorale. L’effet secondaire le plus fréquent est donc l’auto immunité qui peut affecter jusqu’à 90 % des patients. Nous présentons ici le cas d’un patient ayant présenté plusieurs complications auto-immunes suite à un traitement par nivolumab. Il s’agit d’un patient de 72 ans ayant pour antécédent une thyroïdite de Quervain et une thyroïdectomie compliquée d’une hypothyroïdie substituée. Il présente en janvier 2018 un adénocarcinome pulmonaire avec métastases osseuses, traité par 4 cures de carboplatine-taxol avec un entretien par 3 cycles de pemetrexed. Malgré ce traitement, en septembre 2018 la maladie marque une progression osseuse, ganglionnaire et surrénalienne motivant un traitement par nivolumab, une première cure composée de j1 et j15 en octobre. Début novembre, la deuxième cure est décalée devant une cytolyse à 5 N prédominant sur les ASAT. Le bilan d’hépatite aiguë est négatif, la cytolyse d’aggrave. En parallèle, apparition de troubles de déglutition, d’une dysphonie et d’un ptosis. Le 17 novembre, il est hospitalisé en unité de soins intensifs pour un choc cardiogénique. Un diagnostic de myocardite est posé sur le rehaussement myocardique des ventricules à l’IRM. L’état du patient nécessite un soutien aminergique par dobutamine et une corticothérapie à 2 mg/kg/jour est débutée pour le traitement d’une myocardite auto-immune secondaire au nivolumab. La myocardite s’améliore avec une FEVG à 52 % et la disparition des troubles du rythme. Cependant les symptômes neurologiques s’aggravent avec[AMG1] une diplégie faciale, une aphagie, une diplopie, un déficit moteur axial avec tête tombante, le patient estaphone [AMG2] et anarthrique. Il n’y a pas de fluctuation des symptômes. Les CK sont très augmentées à 4000 UI/L, malgré la normalisation des enzymes cardiaques et du bilan hépatique. L’éléctroneuromyogramme montre un tracé myogène en détection et la recherche de décrément à la stimulation nerveuse répétitive à basse fréquence sur 13 couples nerf/muscle est négative. Nous évoquons une myosite auto-immune secondaire au nivolumab. Le DOT myosite est négatif. Les anticorps anti-récepteurs de l’acéthylcholine sont faiblement positifs à 0,95 nmol/L (N < 0,4), en faveur du diagnostic de myasthénie auto-immune secondaire au nivolumab associé à la myosite. Devant la sévérité du tableau, il est décidé d’intensifier le traitement à partir du 22 novembre en ajoutant à la corticothérapie des immunoglobulines intraveineuses, 2 g/kg sur 5 jours et de la pyridostigmine. Malheureusement, le patient présente rapidement une insuffisance respiratoire aiguë restrictive. Refusant la ventilation mécanique, il décède le 2 décembre d’une détresse respiratoire hypercapnique. Ces nouveaux traitements sont très prometteurs en termes de survie, la tolérance est globalement bonne, leurs indications augmentent (mélanome, cancer colo-rectal, adénocarcinome pulmonaire, carcinome urothélial, lymphome Hodgkinien…). Il faut néanmoins garder à l’esprit leurs complications auto-immunes qui peuvent être gravissimes. Les complications neurologiques représentent 5 % des complications des inhibiteurs des check-points ; parmi elles, le système nerveux périphérique est atteint dans 60 à 75 % des cas. Les cas de myosites associées aux inhibiteurs des check-point présentent parfois une dysphonie, une dysphagie ou une fatigabilité, évocateurs de myasthénie ce qui peut être trompeur. L’association de ces deux atteintes auto-immunes, rare habituellement est plus fréquente. Les complications auto-immunes sont le plus souvent bénignes, moins de 10 % d’entre elles nécessitent un arrêt de l’immunothérapie. Cependant certaines atteintes peuvent être sévères, comme celles présentées par notre patient. En effet, 25 % des myosites secondaires aux immunothérapies anticancéreuses ont été fatales. Ce patient a présenté une myosite auto-immune avec myocardite et une myasthénie auto-immune secondaires à un traitement par anti-PD1 en deuxième ligne de traitement d’un adénocarcinome pulmonaire métastatique. Alors que l’évolution des complications est favorable dans 70 % des cas après traitement, notre patient a présenté un effet indésirable de grade 5.
This research explores consumer choice criteria and behaviors in a non-deceptive counterfeit context, in reaction to manipulation of product attributes and purchase situation in different product categories, and relates these behaviors to different consumers' motivations profiles. The research involves a questionnaire survey on a convenience sample of 170 respondents with two parts: a scale measuring motivations to purchase counterfeits, a trade-off model manipulating three attributes: Product type (genuine products vs counterfeits), Price (high vs low), Place of purchase (regular shop, internet, market) in two product categories (digital camera and backpack). Data are analyzed using conjoint analysis and Generalized Linear Mixed Model (GLMM). Conjoint analysis reveal a general pattern of consumers' preferences regarding product type, price and place of purchase in the selected product categories. GLMM allows modeling of interactions between predictors. The introduction of motivations profiles highlights differences between consumers' profiles in terms of hierarchy of preference and purchase intentions. This research brings new insights about consumer behavior regarding counterfeiting. It pinpoints the importance of considering the purchase setting, product attributes, and product category as important variables in understanding consumers' reactions to counterfeits. It highlights the interactions and explores the relations that exist between consumer motivations profiles, and product-related and situation-related variables. From a managerial standpoint, this research emphasizes both the importance of the purchase situation and the diversity of consumers when it comes to counterfeiting.
Purpose The purpose of this study is to explore the impact of product category and consumers’ motivations profiles on the determinants of consumers’ preferences and purchase intentions of counterfeits and genuine products, through manipulation of product attributes and purchase situations. Design/methodology/approach The study relies on an experimental design involving a questionnaire on a convenience sample with two parts: a tradeoff model manipulating three attributes, product type (genuine vs. counterfeit), price (high vs. low) and place of purchase (regular shop, Internet and market) in two product categories, and a scale measuring motivations to purchase counterfeits. Ranking and purchase intentions are analyzed using conjoint analysis and generalized linear mixed model (GLMM). Findings Ranking reveals a dominant pattern of consumer behavior regarding counterfeiting: product type, price and place of purchase. Product category has a moderating effect on choice criteria: relative importance of place of purchase and price varies according product category. Consumers’ motivations profiles have also a moderating effect on consumer behavior. Some profiles are more receptive to copies. Consumers’ profiles exhibit different hierarchies of purchase criteria and may change them depending upon product category. Originality/value Results challenge literature on the dominant role of price among choice criteria. Price alone cannot determine a counterfeit purchase. It is the interaction of price, place of purchase or product type that explains such a behavior. Product category matters: Price and place of purchase importance cannot be considered without accounting for product category. Consumers’ motivations profile matters. Consumers are not homogeneous face to counterfeits.
Concept propose pour qualifier les comportements de defiance, d’opposition voire de rebellion, la resistance du consommateur aux actions et dispositifs marketing est affectee par le developpement du numerique. Source d’information, le numerique constitue aussi un nouveau territoire d’expression, de pratiques et d’usages. L’article explore la notion de territoire de resistance du point de vue du consommateur en etudiant la categorisation d’une pluralite de comportements. La demarche conduit a explorer le territoire thematique de la resistance, a l’aide d’une etude quantitative par questionnaire. Trois territoires sont mis en evidence : un territoire de la resistance, un territoire de la non-resistance et un territoire ambivalent. L’hypothese d’une cesure generationnelle est egalement interrogee. Ces resultats sont discutes a la lumiere des concepts de territoire, de territoire numerique et de leurs implications pour les acteurs de marche.
We propose the concept of consumer resistance to marketing actions and methods in order to qualify defiance, opposition, or even rebellion behaviors. It is affected by the development of digital activities. While a source of information, digital technology is also a new territory of expression, practice, and usage. This article explores the concept of resistance territory from the consumer standpoint by studying the categorization of various behaviors, thanks to a quantitative survey. Results highlight three territories: a resistance territory, a non-resistance territory, and an ambivalent territory. The study also investigates the hypothesis of a generation gap. These results are discussed in light of the concepts of territory, digital territory, and of their implications for market actors.
Les étiologies habituelles d’AHAI à agglutinines froides sont les infections (mycoplasme, VHC, VIH, CMV, EBV), les lymphomes malins non-hodgkiniens, les maladies auto-immunes, les médicaments (bêtalactamines, AINS, ciprofloxacine, allopurinol…). L’étanercept a été exceptionnellement décrit. Nous présentons un cas d’AHAI devenu rapidement dramatique et pour lequel l’imputabilité de l’étanercept est discutée. Il s’agit d’un patient de 53 ans ayant comme antécédents un PTI et une splénectomie en 1984, une spondylarthrite ankylosante et une BPCO. En octobre 2016, il présente une polyadénopathie avec hyperfixation au TEP-scanner. La BOM est normale. La biopsie d’un ganglion axillaire retrouve une réaction lymphoïde bénigne. En novembre 2016, il est mis sous étanercept pour sa SPA. Il n’a pas d’autre traitement. Le patient décrit dès ce moment des urines foncées et une dyspnée d’effort. Le 9 janvier 2017, il consulte pour des douleurs abdominales. La CRP est à 100 mg/dL, l’hémoglobine est à 12,5 g/dL (15 g/dL habituellement), la bilirubine libre est à 70 μmol/L. Son état se dégrade 24 heures après son admission avec des douleurs abdominales et lombaires intenses ainsi que des marbrures. La biologie montre une anémie à 6,5 g/dL, hémolytique, arégénérative avec des agglutinines froides. Il est transféré en réanimation ; reçoit 4 CGR, des immunoglobulines intraveineuses, des corticoïdes et l’antibiothérapie initiale est élargie. La recherche des causes fréquentes d’AHAI à agglutinines froides est négative. Les sérologies PB19, hépatites A/B/C, VIH sont négatives ; les taux des anticorps anti-EBV et CMV sont en faveur d’une immunité ancienne ; la PCR mycoplasme dans le nasopharynx est négative et on retrouve des anticorps IgG anti-mycoplasme faiblement positifs, sans IgM. L’immunophénotypage lymphocytaire sur sang périphérique est sans argument pour un lymphome. L’électrophorèse des protéines sériques est normale. Le reste du bilan montre une vitamine B12 normale, B9 abaissée et l’absence de schizocytose. Le myélogramme est de richesse normale, inflammatoire, sans envahissement, avec une hémophagocytose significative. Les triglycérides et la ferritinémie sont très augmentés. L’état du patient s’aggrave le 12 janvier avec une CIVD, une hypoxémie sévère, la transfusion massive de 11 nouveaux culots globulaires et de plasma. Un traitement par rituximab est instauré le 13 janvier. Il décède le lendemain d’un arrêt cardiorespiratoire hypoxique lié à une CIVD disséminée intrapulmonaire. Il s’agit d’une AHAI à agglutinines froides ayant entraîné le décès du patient et dont l’imputabilité de l’étanercept doit être discutée. L’argument majeur est la chronologie avec l’apparition des premiers symptômes peu après la mise sous traitement. De plus, aucune des étiologies habituelles n’a pu être mise en évidence. Un autre cas d’anémie hémolytique à agglutinines froides sous anti-TNF alpha est recensé [1]. L’explication physiopathologie pourrait être celle d’un déséquilibre Th1/Th2 créé par ce médicament en faveur du Th1. Ce patient a présenté une anémie hémolytique à anticorps froid réfractaire au rituximab. L’étiologie est encore mal déterminée mais l’étanercept pourrait être évoqué dans le déclenchement de cette hémolyse.
Chaque jour, pres de 1 milliard de personnes se connectent a Facebook, YouTube totalise 4 milliards de video vues tandis qu’Instagram recense 2,5 milliards de « j’aime »... Cependant, la notion de media sociaux recouvre une realite tres heterogene. Il est donc essentiel de pouvoir les distinguer, aussi au plan academique que dans une perspective manageriale. La litterature en marketing et en systeme d'information proposent differentes perspectives de classification des medias sociaux. L'objectif de cette recherche est de tester la classification proposee par Stenger et Coutant (2013) qui positionne les plateformes en fonction de deux dimensions Amitie vs Interet et Mise en scene de soi vs Contenu. Une etude par questionnaires aupres d'un echantillon de 422 individus representatifs de la population francaise verifie la pertinence de 3 des 4 notions proposees par Stenger et Coutant (2013) (amitie, interet, mise en scene de soi) pour distinguer et positionner 8 des principales plateformes de media sociaux a l'aide d'une analyse factorielle. De plus, la relation qu'entretiennent les consommateurs et les marques au travers de ces medias sociaux est exploree.
Purpose This research aims to explore the impact of an overlooked variable, brand typicality, on brand evaluation and the categorization of counterfeits and imitations. Design/methodology/approach The research design is a 2 × 2 × 2 × 2 mixed design with the first three variables as between-subjects variables and the last as a within-subjects variable on a convenience sample of 287 respondents split into eight experimental conditions. Data are analyzed using Linear Mixed Models. Findings Results show that brand typicality and brand name and product appearance manipulations impact brand evaluation and categorization. Regarding brand evaluation, under high typicality conditions, any manipulation of brand name and/or product appearance, from identical to different, results in a less favorable evaluation, whereas under low typicality conditions, only brand name manipulation negatively impacts brand evaluation. Concerning categorization, under high typicality conditions, any change in brand name and/or product appearance results in the item’s categorization as an imitation or a counterfeit, whereas under low typicality conditions, the item may be categorized as either genuine or as imitation or counterfeit. Originality/value This research demonstrates the impact of brand typicality on both the evaluation and categorization of changes in brand name and product appearance. It also suggests that brands and product classes are not equal vis-à-vis counterfeiting and imitation. High typicality brand seems less vulnerable to counterfeiting and imitation. Findings are discussed regarding brand vulnerability to imitation and counterfeiting, the importance of considering competitive context, brand management and brand strategy.
La resistance du consommateur est devenue un theme de recherche majeur en marketing, en France en particulier, avec des travaux adoptant une approche comprehensive et le plus souvent qualitative de la consommation. La presente recherche adopte une approche plus quantitative, avec une etude aupres d'un echantillon representatif, et plus emic, en faisant categoriser des pratiques de resistance par les consommateurs eux-memes. Une analyse des frequences permet de valider les trois categories de pratiques, resistantes, non resistantes et ambivalentes, proposees par Le Roux, Thebault et Stenger (2015). Une analyse de la categorisation en fonction des activites pratiquees montre que les repondants categorisent de maniere analogue les comportements qu'ils soient pratiques ou non. Cependant, pour 9 activites, la pratique influence la categorisation. De plus, si la categorisation est globalement consensuelle pour les activites resistantes, des clivages importants existent pour les activites non resistantes et ambivalentes.
Apparue dans les annees 70, la recherche sur la resistance du consommateur a connu un inte-ret croissant, en France en particulier, avec des travaux s’inscrivant dans une approche com-prehensive et le plus souvent qualitative de la consommation. L’etude presentee ici s'inte-resse a la categorisation des pratiques de resistance definies par les consommateurs eux-memes. Une approche quantitative comprenant une analyse des frequences met en evidence trois categories de pratiques (resistantes, non resistantes et ambivalentes). Une analyse facto-rielle suggere une structuration des pratiques liees a la resistance autour de sept types d’activites.
Counterfeiting and imitation are major issues for luxury products and brands. This research proposes a conceptualization of brand based on a semiotic approach and a typology of counterfeit and imitation comprising two dimensions: logotype and product appearance. A survey testing stimuli developed according to the typology explores consumer reactions to different modalities of counterfeiting and imitation on five brands. A dominant categorization schema based on brand name emerged, although some product categories deviate from this pattern. The discussion draws implications for brand research, suggesting that typicality may explain the dichotomy in the categorization schema and acceptability of stimuli, as well as managerial implications.
Dans la litterature, le prix est la principale raison d'achat de contrefacons. Cet article montre que les motivations de ce comportement sont plus variees. Les donnees recueillies aupres de 144 jeunes adultes permettent d'identifier cinq profils de consommateurs selon leurs motivations, attitudes et intentions de comportements envers la contrefacon. Le prix constitue bien une raison importante de l'achat de contrefacons, mais les motivations sont diversifiees. Certains justifient leur achat par des raisons militantes. Pour d'autres, c'est un achat ludique ou utilitariste. Ce travail permet de mieux comprendre la consommation de copies et propose de nouvelles perspectives pour lutter contre celle-ci.
Counterfeiting is a major issue for companies, public institutions and consumers. Despite extensive literature on the subject in marketing, an instrument for measuring the wide variety of the determinants of attitude towards and intention to purchase counterfeit products is missing. A second-order model comprising 13 determinants, grouped into three latent constructs, is validated. This model includes a dimension related to the societal consequences of counterfeiting and two dimensions representing individual factors’ motivations and deterrents. This research pinpoints the most relevant motivations for and deterrents of counterfeit purchases. Results show that societal economic factors do not impact attitude towards and intention to purchase counterfeits, whereas individual motivations are crucial. Individual motivations and deterrents are the only antecedents of attitude towards counterfeits, with motivations being the most important determinant. Second-order factors indirectly influence intention to purchase counterfeits, through the mediation of attitude towards the purchase.
La contrefaçon est un problème majeur pour les entreprises, les pouvoirs publics et les consommateurs. Bien qu’il existe une littérature marketing abondante sur la question, il manque un outil intégrant les nombreux déterminants de l’attitude envers l’achat de contrefaçons. Une échelle de mesure comportant 13 déterminants, regroupés autour de trois facteurs de second ordre, est validée : l’impact sociétal (essentiellement de nature économique), les motivations et les freins individuels. Cette recherche met en évidence les freins et motivations les plus efficaces pour lutter contre l’achat de contrefaçons. Les résultats les plus frappants résident dans l’absence de pouvoir explicatif de l’impact sociétal négatif, et, a contrario, dans le rôle crucial des motivations individuelles. En effet, les motivations et les freins individuels sont les seuls antécédents de l’attitude envers l’achat de contrefaçons, l’influence des motivations étant supérieure à celle des freins. L’effet des facteurs de second ordre sur l’intention d’achat de contrefaçons est indirect, l’attitude envers l’achat jouant le rôle de variable médiatrice.
The aim of this article is to explore how Danone intertwines the health discourse and the entertainment aspects when promoting their products to parents and children across cultures and in communicating to its global markets. In order to examine Danone's communication strategy in the various cultural contexts, the following will be analysed: who talks about health; how healthy eating is presented; and finally how playful and entertaining aspects of health are enacted in Danone's commercials. In the analysis, focus is on Danone's ‘Danonino’ brand, how the global market is approached and how it draws on the concept of ‘nutri-tainment’ (nutrition and entertainment). The sample consists of 175 commercials from six markets (France, Spain, Germany, Russia, Poland, Denmark) aired from 2001 to 2007. The analysis involves a quantitative exploration and clustering analysis of which themes appear in which markets. This differentiates four groups of advertisements: ‘Utility’; ‘Adventure’; ‘Entertainment’; and ‘Activity’. It is complemented by a qualitative analysis of typical traits in commercials drawing on an analysis of the person or character that appears to be empowered to talk about health, how healthy eating is communicated and finally what is emphasised as being ‘healthy’ in the various national contexts.