Introduction Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) autres que la leucémie myéloïde chronique (LMC) ; la thrombocytémie essentielle (TE), la polyglobulie vraie (PV) et la myélofibrose primitive (MFP) ; sont des hémopathies rares, chroniques et de survenue tardive. Leurs facteurs de risque sont mal connus hormis le Benzène. Le lien entre la LMC et les rayonnements ionisants (RI), cancérigènes avérés, est établi, mais il existe peu de données dans la littérature concernant les autres SMP. L’objectif de cette étude est de décrire une série de cas issue de la base de données du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) associant une exposition aux RI et un SMP non-LMC. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive multicentrique, réalisée à partir des données du RNV3P alimentées par les 30 Centres de consultations de pathologies professionnelles (CCPP) en France. Nous avons inclus 33 cas vus entre 2001 et 2017 et analysé leurs caractéristiques, les conditions d’exposition et les conclusions des médecins consultants. Résultats L’effectif compte 31 hommes et 2 femmes, 19 TE, 8 PV, 4 MFP et 2 syndromes mixtes myéloprolifératifs et myélodysplasiques. L’âge médian au diagnostic est de 52 ans [35–74], la durée médiane d’exposition aux RI de 12 ans [1–36]. 54,5 % des cas ont un délai de survenue de la pathologie après exposition inférieur à 20 ans. Les principaux secteurs concernés sont le domaine militaire et l’industrie nucléaire. Le benzène est retenu en nuisance principale dans 5 cas, dont 3 déclarés en maladie professionnelle liée à cette exposition. Sept cas de TE ont fait l’objet d’une demande au titre des RI. Un cas de TE a été reconnu en MP liée aux RI par un Comité Régional de Reconnaissance en Maladie Professionnelle. Conclusion Notre série de cas de SMP non-LMC est plus masculine et présente un âge au diagnostic plus précoce que la population générale, avec des expositions aux RI à des doses potentiellement élevées. Les RI sont fréquemment retenus comme facteur de risque possible de SMPc par les médecins consultants. Malgré ses limites, ce travail apporte plusieurs arguments en faveur d’une pathologie professionnelle potentiellement émergente. Les résultats ne permettant pas de quantifier ce risque, d’autres études sont nécessaires.
Objectif Décrire les résultats de la phase d’inclusion des sujets âgés de 65 à 74 ans. Méthodes Les critères d’inclusion étaient : sujets âgés de 55 à 74 ans, exposés à des agents cancérigènes professionnels du groupe 1 de l’Agence internationale de recherche sur le cancer et fumeurs ou anciens fumeurs depuis moins de 15 ans. La première phase de l’étude a porté sur des sujets âgés de 65 à 74 ans dans deux départements français afin de tester la faisabilité. Le dépistage du cancer du poumon était basé sur un scanner à faible dose (CT) et une spirométrie, suivis d’un scanner annuel pendant 2 ans et d’un suivi téléphonique à 3 ans. Résultats Des courriers ont été envoyés à 247 152 sujets par le Centre régional de coordination du dépistage du cancer pour inviter l’ensemble de la population âgée de 65 à 74 ans à participer dans les deux départements. Parmi les 21 502 répondants (8,7 %), 311 (1,4 %) ont été inclus. L’exposition à l’amiante était prédominante (92 %), mais les co-expositions étaient également fréquentes (73 % à la silice cristalline et 48 % aux fumées de soudage) ; 45 % étaient des fumeurs actifs au moment de leur inclusion et 37 % d’entre eux ont accepté de consulter un spécialiste du sevrage tabagique. Les scanners à l’inclusion ont révélé des anomalies chez 19 (6,1 %) d’entre eux, 7 (2,4 %) ont reçu un diagnostic de cancer du poumon : 3 au stade IA, 3 au stade IIA et 1 au stade IIB ; le taux de faux positifs était de 4,2 %. Conclusion Cette étude de faisabilité, réalisée avant d’envisager une mise en œuvre à l’échelle nationale, a fourni de nouvelles informations montrant que la population sélectionnée présentait effectivement un risque élevé de cancer du poumon et que le dépistage permettait de détecter efficacement les stades précoces.
The journal retracts the article titled “Health Impact and Psychosocial Perceptions among French Medical Residents during the SARS-CoV-2 Outbreak: A Cross-Sectional Survey” [...]
Introduction: The LUng Cancer Screening Occupational exposure (LUCSO) program was designed as a feasibility study of organized screening for lung cancer in subjects with occupational exposure to lung carcinogens in France. Herein, we report the program’s entry-level (baseline) findings. Methods: The inclusion criteria were subjects aged 55 to 74 years, with sufficient exposure to International Agency for Research on Cancer group 1 occupational carcinogens and smoker or ex-smoker for less than 15 years. The first phase of the study addressed subjects aged 65 to 74 years in two French regional counties to test feasibility. Lung cancer screening was based on a low-dose computed tomography (CT) scan at baseline and spirometry, followed by an annual CT scan for 2 years and telephone follow-up at 3 years. Results: Letters were sent to 247,152 subjects from the Regional Cancer Screening Coordination Center inviting them to participate, allowing eligibility screening by letter. Among the 21,502 respondents (8.7%), 311 (1.4%) were included. Asbestos exposure predominated (92%), but co-exposures were also frequent (73% crystalline silica and 48% welding fumes); 45% were active smokers at inclusion, and 37% of them agreed to consult a smoking-cessation specialist. Baseline CT scans revealed anomalies in 19 (6.1%); seven (2.4%) were diagnosed with the following stages of lung cancer: three stage IA, three stage IIA, and one stage IIB; the false-positive rate was 4.2%. Conclusion: Before considering nationwide implementation, this feasibility study provided new real-life insights finding that the selected population was indeed at high risk of lung cancer and that screening effectively detected early stages.
There are many types of occupational skin diseases that can occur in nursing environments, and they are common. The most widespread is undoubtedly irritant contact dermatitis due to exposure to physical, mechanical, or chemical irritants that are ultimately inherent in most healthcare and prevention professions. Other types of dermatitis (infectious, physical, or immunoallergic) are also worth mentioning.
IntroductionLa sclérodermie systémique (SSc) est une maladie auto-immune, rare, polyfactorielle, dont la survenue peut être favorisée par des expositions professionnelles et environnementales.MéthodesAfin de mieux caractériser ces expositions, et de décrire les problématiques de maintien dans l’emploi rencontrées par ces patients, nous avons mené une étude descriptive rétrospective auprès des patients atteints de SSc adressés au centre régional de pathologies professionnelles et environnementales (CRPPE) du CHU de Brest en consultation entre décembre 2018 et octobre 2022.RésultatsCinquante-deux patients ont été inclus dans l’étude. Des expositions professionnelles potentiellement imputables dans la survenue de la SSc ont été retrouvées pour 46,1 % (24/52) des patients. Des expositions environnementales ont été mises en évidence chez 32,7 % (17/52) des patients. Les expositions les plus fréquemment impliquées étaient la silice et les solvants. Le sexe masculin était prédominant, toutes expositions confondues. Nous n’avons pas mis en évidence de profil clinique significativement associé à une exposition professionnelle ou environnementale particulière. Nous avons néanmoins observé une prédominance des formes avec atteinte digestive et des formes respiratoires symptomatiques chez les patients pour lesquels des expositions professionnelles étaient recensées. Aucun profil auto-immun en lien avec une exposition particulière n’a été mis en évidence. Des difficultés professionnelles ont été notées chez 48,3 % des patients en âge d’être en activité professionnelle (principalement un syndrome de Raynaud lié au froid, des difficultés de préhension et une asthénie). Des aménagements de poste ont été réalisés chez 50 % des patients ayant des difficultés professionnelles. Les demandes de RQTH concernaient 35,7 % des patients rencontrant des difficultés professionnelles.ConclusionMalgré le nombre restreint de cas de notre étude, les cas de SSc avec exposition professionnelle et/ou environnementale authentifiée touchent davantage les hommes. Nous n’avons pas mis en évidence de profil clinique ou auto-immun significativement associé à une exposition particulière, mais notre population était limitée. Des difficultés en termes de maintien dans l’emploi sont fréquemment rencontrées par ces patients, et nécessitent d’être investiguées et prises en charge.
IntroductionLes recommandations internationales préconisent l’allaitement de façon exclusive jusqu’au 6 mois de l’enfant. Pourtant en France, seulement 18 % des nourrissons reçoivent encore du lait maternel à 6 mois. La reprise du travail étant un frein à la poursuite de l’allaitement, l’objectif de cette étude est de décrire les pratiques d’allaitement des employées du centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest après leur congé maternité.Matériel et méthodeIl s’agit d’une étude quantitative descriptive et analytique qui a permis de recueillir l’expérience de 378 employées du CHU de Brest via un questionnaire.RésultatsLa prévalence de l’allaitement était de 69 % et de 36,5 % à la reprise du travail. La durée moyenne de l’allaitement était de 23,3 semaines. Parmi les femmes, 1,3 % ont allaités exclusivement au moins 6 mois comme les recommandations de l’OMS le préconisent. Quarante-quatre pour cent des femmes allaitantes ont déclaré avoir arrêté leur allaitement en raison de leur travail. Les difficultés rencontrées par les agents au retour de leur congé maternité étaient la charge de travail, les horaires irréguliers, l’absence de local dédié et la fatigue.ConclusionDes dispositions tels que la création d’un local dédié à l’allaitement et un aménagement des horaires au retour du travail peuvent augmenter la prévalence de l’allaitement à la reprise du travail dans cet établissement de santé. Une étude sur le point de vue des cadres et équipes de direction permettrait d’éclairer la faisabilité de ces aménagements.
In France, return to work represents a break in the continuation of breastfeeding, especially for caregivers. The objective of this study was to describe the breastfeeding practices of hospital workers. From 378 respondents, the prevalence of breastfeeding was found to be 69 % when leaving the maternity ward, 36.5 % when returning to work, and 20.1 % at 6 months. The average duration of breastfeeding was 23.3 weeks. In total, 44 % of breastfeeding women said they stopped breastfeeding because of their work: workload, irregular hours, no breastfeeding room, and fatigue.
Introduction Dans un contexte de crise sanitaire depuis le début de la pandémie de COVID-19, les personnels hospitaliers ont été soumis à des conditions professionnelles et extra-professionnelles particulières, ayant pu modifier leurs habitudes de consommation de tabac, alcool et autres substances psychoactives. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude transversale descriptive par auto-évaluation via un questionnaire en ligne, adressé au personnel du centre hospitalier universitaire de Brest entre octobre et décembre 2021. Le questionnaire portait sur la consommation de substances psychoactives et l’impact du COVID-19 sur celle-ci. Résultats Au total, 1066 agents ont répondu. La prévalence de la consommation tabagique était de 13,7 % dans l’échantillon. La consommation d’alcool à risque, mesurée par le score AUDIT-C, concerne 43,9 % des participants. Les jeunes de moins de 25 ans obtiennent les prévalences les plus élevées, et sont ceux qui ont le plus augmenté leurs consommations de tabac et d’alcool depuis le COVID-19. Plus de la moitié des fumeurs ont augmenté leur consommation, et les participants rapportant une qualité de vie dégradée depuis le COVID ont plus augmenté leur consommation de tabac et d’alcool. Conclusion Les résultats de cette étude nous incitent à mettre en place une campagne de prévention concernant la consommation d’alcool auprès du personnel du CHU, et à cibler particulièrement les jeunes de moins de 25 ans qui sont les plus forts consommateurs de SPA.
IntroductionUn lien entre certaines maladies auto-immunes (sclérodermie systémique, polyarthrite rhumatoïde et lupus) et certaines expositions (silice, solvants) a été mis en évidence. Cependant, ce lien n’est pas précisément documenté en ce qui concerne les vascularites à anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA). Nous avons mené une étude décrivant les expositions professionnelles et environnementales retrouvées lors de consultations réalisées par des médecins de santé au travail et santé environnementale, chez des patients atteints de vascularites à ANCA. Nous avons également recherché des associations entre ces expositions professionnelles et des formes cliniques ou des profils auto-immuns particuliers de vascularites à ANCA. Nous avons également étudié les solutions de maintien dans l’emploi qui étaient proposées aux patients.MéthodeNous avons extrait les données à partir du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), puis réalisé un retour au dossier clinique pour 108 patients atteints de vascularites à ANCA, vus en consultation dans 8 centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales (CRPPE) français de novembre 2020 à novembre 2022.RésultatsChez les patients exposés à la silice et/ou aux solvants, on retrouvait significativement plus d’atteintes rénales (69 %) que chez les patients pour lesquels d’autres expositions ou aucune exposition n’étaient rapportées (44,7 %). Il n’était pas constaté de surreprésentation des formes pulmonaires chez les patients exposés à la silice et/ou aux solvants. En ce qui concerne les adaptations de poste et le maintien dans l’emploi, nous avons été confrontés à un manque de données.ConclusionL’association entre les atteintes rénales de vascularites à ANCA et les expositions professionnelles à la silice et aux solvants mise en évidence dans notre étude devra être confirmée par des études ultérieures prospectives dédiées. Dans le domaine de la prévention au travail, il apparaît primordial de continuer à communiquer sur la prévention des expositions à la silice et aux solvants. Il serait également nécessaire de mettre en place des études prospectives concernant le maintien en emploi des patients atteints de vascularite à ANCA, compte tenu du manque de données exploitables obtenues dans cette étude rétrospective.
This observation reports the case of an occupational allergic asthma in a laboratory technician, caused by exposure to formaldehyde. She experienced feelings of discomfort during low exposure, below the regulatory exposure thresholds. Sent to occupational medicine, signs of an asthma attack were noted by the doctor. Respiratory function tests showed bronchial hyperactivity. The diagnosis of formaldehyde asthma was made due to the recurrence of signs during exposure and the absence of other allergies. This type of occupational asthma is rare nowly and this case is an opportunity to recall what the different occupational asthmas are and which are the most common among laboratory technicians.
IntroductionLes expositions professionnelles aux solvants et à la silice sont des facteurs de risque de développement d’une sclérodermie systémique (SSc). Ces facteurs sont pourtant peu connus des professionnels de soin et des patients. Les objectifs de ce programme sont par conséquent de : (1) sensibiliser les patients aux expositions professionnelles impliquées dans la survenue des SSc et (2) les sensibiliser sur les démarches favorisant le retour ou le maintien en emploi.MéthodeNous avons proposé un atelier intitulé « les problématiques autour de l’univers professionnel » réalisé lors d’une « matinée sur la sclérodermie » destinée aux patients et à leur entourage, organisée par le Centre de référence des maladies auto-immunes rares à Brest en novembre 2023. Un questionnaire était envoyé aux patients en amont de cet atelier (données sociodémographiques, secteurs d’activités actuels et passés et difficultés professionnelles rencontrées).RésultatsVingt-deux personnes ont participé à cet atelier de 30 minutes, dont 5 accompagnants, répartis en 2 groupes.(1) Introduction : présentation des intervenants et du thème.(2) Premier jeu : des affichettes représentant divers métiers étaient accrochées au mur. Les patients devaient retirer celles pour lesquelles ils estimaient qu’il existait un lien entre expositions professionnelles et la SSc. Les patients pouvaient poser des questions. Chronomètre de 5 minutes, puis débriefing.(3) Introduction de la thématique du maintien dans l’emploi via un diaporama présentant différents dispositifs et/ou acteurs (services de prévention et de santé au travail, CARSAT, processus de déclaration en maladie professionnelle, CAP emploi, invalidité, RQTH)(4) Second jeu : 4 phrases étaient inscrites sur un tableau, énonçant les difficultés professionnelles rapportées par les patients dans les questionnaires (fatigue, froid, difficultés de préhension et installation au poste). Les patients disposaient d’affiches présentant des dispositifs ergonomiques et/ou des aménagements de poste et devaient associer ces dernières à l’une des 4 phrases. Chronomètre de 5 minutes, puis débriefing.(5) Clôture du programme et réponses aux questions. Distribution d’un document infographique de synthèse.(6) Un questionnaire de satisfaction relatif à ce programme a été secondairement adressé aux participants.ConclusionIl s’agit à notre connaissance du premier programme de sensibilisation en santé au travail destiné aux patients atteints de SSc. Le retour des participants ayant été très positif, sa diffusion à l’instar de ce qui est réalisé en éducation thérapeutique, pourrait permettre une aide à ceux dont la complexité des démarches est notamment un frein à leur maintien en emploi.
L’âgisme en santé au travail est une entité qui, jusqu’à présent, n’a été que très peu décrite dans la littérature scientifique alors que la conceptualisation de l’âgisme en milieu de travail s’est développée aux travers d’approches juridiques ou encore sociologiques au milieu du XXe siècle. De nombreux milieux professionnels semblent, à ce titre, pouvoir faire émerger ce concept où des personnes sont discriminées selon leur âge et sont susceptibles d’en souffrir psychiquement et/ou physiquement. Des exemples servent ici dans le développement de notre propos. Ainsi, par le biais d’éléments juridiques, sociologiques ou encore médicopsychologiques, nous proposons une conceptualisation de l’âgisme en santé au travail.
BACKGROUND:Motion sickness, is the onset of a series of clinical signs when travelling in a means of locomotion. Boats are the most common source of kinetosis, causing seasickness. Although this condition is often benign, it can severely affect the quality of life of seafarers, as well as the quality of their work. The aim of this study is to focus on the point prevalence and characteristics of seasickness in a population of French civilian seafarers from all shipping sectors. MATERIALS AND METHODS:During two months in 2023, we conducted a cross-sectional study based on a questionnaire containing 28 questions. RESULTS:One hundred nine men and 10 women completed the questionnaire. Of these, 34% said they were seasick. The main symptoms described by the sailors were nausea and cold sweats in 87.5% and 50% of cases, respectively. The prevalence of naupathy appears to be higher in women (60% compared with 31% in men). Women also seem to be less accustomed to the marine environment than men, with 71% of men and only 33% of women indicating that they get accustomed to life at sea. However, the symptoms of seasickness seem to disappear more slowly in men than in women. In terms of treatment, men (38%) were more likely to take medication than women (17%). CONCLUSIONS:Our study shows a greater susceptibility to seasickness among women. This interpretation should be treated with caution given the small number of women who took part in the study. The relatively low point prevalence of seasickness (34%) could be due to under-reporting. Although ways of thinking are changing, seasickness is still a taboo subject for many sailors. Yet seasickness has major professional and personal repercussions. So it's important to raise the subject and discuss strategies for improving well-being at work.
Abstract In France, as in many other countries, the monitoring of hyperbaric workers is regulated. By hyperbaric workers we mean many people involved in occupational activities including underwater activities or activities leading to exposure to hyperbaric gas constraints in their working environment such as scuba divers, carrying out construction, repair or building supervision work, aquarium officers, workers on the technical side of facilities, veterinarians and caretakers, scientists carrying out fauna or flora surveys, geological or oceanographic researchers, coast guards, fishermen on one side and tunnel constructors or hyperbaric chamber care workers on another side. Hyperbaric exposure leads to a risk of a multiple possibilities of accidents or diseases such as decompression sickness (DCS), barotraumatic otitis, and dysbaric osteonecrosis. The likelihood of these accidents or diseases depends on multiple factors, external as well as individual. For this reason, many countries raised the importance of a medical follow-up for these hyperbaric workers. In France, the text regulating the monitoring of hyperbaric workers was adopted in 1991 and repealed in 2011. Since 2016, the learned societies of occupational medicine, hyperbaric medicine and maritime medicine have issued follow-up recommendations for these particular workers, including medical follow-up and para-clinical examinations to be adapted according to the worker health status and type of exposure. Here we propose to resume the methodology and some conclusions of these recommendations.
Introduction: Few cases of skin diseases caused by exposure to artichokes have been published. Artichokes contain sesquiterpene lactones, which are known to be sensitizing. Irritant contact dermatitis (ICD) has also been diagnosed. To our knowledge, no protein contact dermatitis (PCD) has yet been reported to be induced by artichoke.Objectives: The aim of this study was to identify the different types of contact dermatitis that may be due to occupational exposure to artichokes and the professions concerned.Materials and Methods: We conducted a descriptive study, retrieving data from the French national database of occupational diseases for the period of 2001 to 2018.Results: Fifty-six cases were retrieved, and 10 cases were included in this study after data analysis and reading the clinical reports: 7 allergic contact dermatitis (ACD), 2 PCD, and 1 ICD caused by artichokes. Patients were farmers (4), agri-food workers (3), market gardener (1), cashier (1), and store employee (1).Conclusions: This is the first series of occupational contact dermatitis that can be induced by artichokes. Exposure to artichokes can lead to ICD, ACD, PCD, and perhaps contact urticaria. The sesquiterpene lactone mix patch test is not always sufficient to confirm an ACD by artichokes. Irritant contact dermatitis can be associated with ACD from artichokes or evolve on its own.
Background: First, this analysis was conducted to study a coronavirus disease 2019 (COVID-19) cluster dynamic on a cruise ship in order to allow the ship physician to anticipate the duration and importance of the contaminations. Secondly, the author tries to find out if the closed environment on board allows specific conclusions about epidemic dynamics and preventative measures. Materials and methods: From a personal epidemiological compendium done by himself on board the author analysed different epidemic curves identified on board other ships and compared them to the epidemiologic data from the different COVID-19 contamination waves in France since 2020. All crew members were submitted to polymerase chain reaction tests on D2, D5, D8 and D15 and symptomatic cases were tested on on-board devices in the meantime. An excel file called "Log Covid" allowed for daily reporting to the ship-owner on the epidemic dynamics and the prospects on the end of crises in order to anticipate the resumption of the business in the best conditions. The jobs on board, age and geographic origin of the contaminated people were analysed, as well as their vaccination status. Results: Out of a total of 118 crew members, 61 (52%) sailors were contaminated in 8 days. The symptoms were benign (pharyngitis, headaches, feverish state); no serious form of illness were reported. The passengers were repatriated to France at the earliest stage. The epidemic phase occurred in a 15-day window. The first 8 days corresponded to the ascending phase, then a faster phase of epidemic decrease of 7 days. Similarities emerged between the epidemic dynamics of this virus and other contaminations on cruise ships and epidemic phases on land in spite of important differences in numbers. Conclusions: This study can allow a ship's doctor to better understand the viral dynamics in case of a COVID- 19 cluster and to anticipate the exit of the crisis. Repeated tests during the active phase of the epidemic are necessary in case of a large cluster to know where to place oneself on a typical epidemic curve. Isolation and barrier measures advised by the ship's doctor remain the only weapons that can limit its magnitude.