Osteoporosis and cardiovascular diseases are epidemiologically associated. Calcification phenomena of atherosclerotic plaque involve cytokines and growth factors also involved in bone remodeling. Drugs given for either of these two conditions could act on these mechanisms. Can osteoporosis drugs have an influence on the occurrence of cardiovascular events? Conversely, can the treatment of hypertension alter the course of osteoporosis? It is possible that administration of high doses of calcium (1 g/day) in patients who already have important dietary intake can increase the risk of myocardial infarction. Epidemiological studies show links between low serum vitamin D levels and cardiovascular disease but interventional studies show that vitamin D administration in moderately deficient subjects vitamin D does not prevent the occurrence of cardiovascular events. Cohort studies show a beneficial effect of beta-blockers and thiazides administered to hypertensive patients: they reduce by 20% risk of fracture of the proximal femur. Should we focus on these anti-hypertensive treatments for our patients with osteoporosis?
Joint Bone Spine - In Press.Proof corrected by the author Available online since jeudi 10 novembre 2016
Le score de l’os trabéculaire (TBS) est un indice relativement nouveau obtenu au rachis lombaire en même temps que la densité minérale osseuse globale. Il a été développé pour rendre compte la microarchitecture osseuse. Ce score a été proposé pour être facilement utilisable dans la pratique quotidienne pour rendre compte de la solidité des os. Notre objectif a été d’examiner (1) les points techniques tels que les corrélations entre le TBS et les paramètres microarchitecturaux de l’os, le score de l’os trabéculaire et la solidité des os, les effets de la résolution spatiale des images d’absorptiométrie biphotonique à rayons X, l’âge, la macroarchitecture, l’indice de masse corporelle et l’arthrose sur le TBS, et (2) les éléments en faveur de l’utilisation du TBS trabéculaire pour différencier les sujets ayant des fractures de fragilité des témoins, la prédiction des fractures de fragilité et le suivi longitudinal des modifications liées aux traitements. Les corrélations entre le TBS et les paramètres microarchitecturaux osseux varient considérablement selon les sites osseux, les paramètres microarchitecturaux et la conception des études. In vivo, le TBS rend peu compte de la variance des paramètres microarchitecturaux trabéculaires. Nous soulignons qu’il s’agit d’un paramètre de texture. Le TBS est réduit chez les patients qui ont des fractures de fragilité. Plusieurs études rétrospectives et prospectives ont montré sa capacité discriminatoire pour le risque de fracture en combinant la densité minérale osseuse de surface et le TBS Ce dernier reste un facteur prédictif de fracture contrairement à la densité minérale osseuse surfacique. Cependant, dans des études prospectives, le meilleur facteur prédictif de fracture reste pour la hanche la densité minérale osseuse surfacique. En raison de l’absence de preuves, nous recommandons de ne pas utiliser le TBS pour le suivi des patients traités par des médicaments anti-ostéoporotiques.
Ostéoporose et maladies cardiovasculaires ont longtemps été considérées comme des affections indépendantes, mais de nombreuses études épidémiologiques, que nous rapportons dans la première partie de notre revue, démontrent un lien indiscutable entre elles : les malades ayant des fractures ostéoporotiques ou des densités osseuses basses ont plus de risque de survenue d’une insuffisance coronarienne, d’un accident vasculaire cérébral que les sujets non ostéoporotiques. À l’inverse, les malades vasculaires ont un risque accru de perte osseuse et de fracture ostéoporotique. Cette association repose sur des facteurs de risques classiques communs : hypo-estrogénie chez la femme, tabagisme, sédentarité, diabète. Mais les phénomènes de calcifications de la plaque d’athérosclérose font intervenir des cytokines et facteurs de croissance impliqués aussi dans le remodelage osseux : cytokines pro-inflammatoires (IL6-TNF alpha), ostéoprotégérine, sclérostine, M GLA protéine, FGF23, notamment. Plusieurs études récentes étayent ces hypothèses physiopathologiques. Ainsi, une élévation de l’ostéoprotégérine, de la sclérostine ou du FGF23 pourrait expliquer et prédire la survenue de fractures ostéoporotiques et d’événements cardiovasculaires. L’association maladies vasculaires et ostéoporose, démontrée par la plupart des études épidémiologiques et physiopathologiques, pouvait faire suggérer d’évaluer, d’une part, l’intérêt d’une ostéodensitométrie et d’une recherche des fractures ostéoporotiques chez les malades ayant une maladie cardiovasculaire, et d’autre part, l’intérêt d’une épreuve d’effort et d’un doppler artériel chez les patients ostéoporotiques.
Osteoporosis and cardiovascular disease were long viewed as independent of each other. However, numerous epidemiological studies, which are discussed in the first part of this review, have provided incontrovertible evidence of a link. Thus, the risk of coronary artery disease and stroke is higher in patients with a history of osteoporotic fracture or low bone mineral density than in non-osteoporotic patients. In the other direction, patients with cardiovascular disease are at higher risk for bone loss and osteoporotic fracture. The link between osteoporosis and cardiovascular disease is due in part to shared conventional risk factors such as estrogen deprivation in women, smoking, low physical activity, and diabetes. In addition, atheroma plaque calcification involves cytokines and growth factors that also play a role in bone turnover, including proinflammatory cytokines (IL-6 and TNFα), osteoprotegerin, sclerostin, matrix GLA protein, and FGF-23. Several recent studies have provided support for these pathophysiological hypotheses. Thus, elevation of osteoprotegerin, sclerostin, or FGF-23 levels may explain and predict the occurrence of both osteoporotic fractures and cardiovascular events. The association between osteoporosis and cardiovascular disease found in most epidemiological and pathophysiological studies suggests a need for evaluating potential benefits from routine bone absorptiometry and osteoporotic fracture detection in patients with cardiovascular disease and from exercise testing and arterial Doppler imaging in patients with osteoporosis.
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Le comite scientifique du Groupe de recherche et d’information sur les osteoporoses (GRIO), a ete recemment informe de cas de non-remboursement du dosage du CTX serique. Cette situation qui pose probleme a la bonne prise en charge des patients vient d’une incoherence dans la nomenclature des analyses de biologie medicale (NABM).La concentration serique du CTX est le marqueur de reference de la resorption osseuseLe collagene de type 1 est la proteine la plus abondante de l’organisme [...]
The Trabecular Bone Score is a rather new index obtained at the lumbar spine at the same time as a real bone mineral density. It was developed to reflect bone microarchitecture. It was proposed to be easily used in everyday practice as a surrogate of bone strength. Our aim was to review 1. technical points such as correlations between Trabecular Bone Score and bone microarchitectural parameters, Trabecular Bone Score and bone strength, the effects of dual-energy X-ray absorptiometry image spatial resolution, age, macroarchitecture, body mass index, and osteoarthritis, on Trabecular Bone Score, and 2. evidences to use Trabecular Bone Score for separating individuals with fragility fractures from controls, predicting fragility fractures, and for longitudinally monitoring changes related to treatments. Correlations between Trabecular Bone Score and bone microarchitectural parameters vary widely across bone sites, microarchitectural parameters, and study designs. In vivo, the Trabecular Bone Score explains little of the variance in trabecular microarchitectural parameters. We emphasize that it is a texture parameter. The Trabecular Bone Score is reduced in patients with fragility fracture. Several retrospective and prospective studies have shown its discriminative ability regarding the fracture risk. When combining the areal Bone mineral Density and Trabecular Bone Score, the Trabecular Bone Score remains a predictor of fracture but not the areal Bone Mineral Density. However in prospective studies, the best predictor of fracture remains hip areal bone mineral density. Due to the lack of evidence, we recommend not to use Trabecular Bone Score for following patients treated by anti-osteoporotic drugs.
La supplémentation en calcium d’origine pharmacologique est largement utilisée pour la prévention de la carence en apports alimentaires de calcium ou comme traitement adjuvant de l’ostéoporose. Quelques études, analyses secondaires d’essais thérapeutiques, méta-analyses font état d’un risque augmenté d’accidents cardiovasculaires, essentiellement des infarctus du myocarde. Cet effet indésirable pourrait être causé par la constitution de calcifications vasculaires. Il n’existe pas pour l’instant d’essai clinique destiné à démontrer spécifiquement la réalité de ce risque. Dans le doute, il est recommandé d’ajuster les apports de calcium par la supplémentation aux besoins de l’individu en fonction de son âge, de son sexe et de sa situation physiologique tout en privilégiant les apports de calcium d’origine alimentaire.
The objective of this systematic literature review is to discuss the latest French recommendation issued in 2012 that a fall within the past year should lead to bone mineral density (BMD) measurement using dual-energy X-ray absorptiometry (DXA). This recommendation rests on four facts. First, osteoporosis and fall risk are the two leading risk factors for nonvertebral fractures in postmenopausal women. Second, BMD measurement using DXA supplies significant information on the fracture risk independently from the fall risk. Thus, when a fall occurs, the fracture risk increases as BMD decreases. Third, osteoporosis drugs have been proven effective in preventing fractures only in populations with osteoporosis defined based on BMD criteria. Finally, the prevalence of osteoporosis is high in patients who fall and increases in the presence of markers for frailty (e.g., recurrent falls, sarcopenia [low muscle mass and strength], limited mobility, and weight loss), which are risk factors for both osteoporosis and falls. Nevertheless, life expectancy should be taken into account when assessing the appropriateness of DXA in fallers, as osteoporosis treatments require at least 12months to decrease the fracture risk. Another relevant factor is the availability of DXA, which may be limited due to geographic factors, patient dependency, or severe cognitive impairments, for instance. Studies are needed to better determine how the fall risk and frailty should be incorporated into the fracture risk evaluation based on BMD and the FRAX® tool.
Male osteoporosis is challenging to diagnose and to treat. Underestimation of the risk of male osteoporosis, the combined presence of several interwoven causative factors in many patients, and uncertainty regarding the absorptiometry cutoffs associated with fractures are major obstacles to the diagnosis of male osteoporosis and to the identification of men at risk for fractures. The lifetime risk of osteoporotic fracture is estimated at 15% among men older than 50 years. One-third of proximal femoral fractures occur in men, and the associated mortality rate is 2- to 3-fold that in women. In men, nearly half the cases of osteoporosis are related to disease, medications, or risk factors. Although the criteria for diagnosing male osteoporosis are not agreed on, the definitions developed by the World Health Organization can be used provided the reference population is composed of young males. An absorptiometry T-score < or = -2.5 is useful for diagnosing osteoporosis but fails to adequately predict the fracture risk. The identification of men at high risk for fractures requires a combined evaluation of bone mineral density data, clinical risk factors, and risk factors for falls.
L’ostéoporose pose des problèmes de reconnaissance et de prise en charge chez l’homme. La méconnaissance du risque d’ostéoporose, l’intrication de nombreux facteurs étiologiques et l’incertitude concernant le seuil des valeurs de densitométrie osseuse associées au risque fracturaire, rendent la démarche diagnostique et l’identification des hommes à risque de fracture plus complexe. On estime pourtant que 15 % des hommes âgés de plus de 50ans feront au cours de leur vie une fracture ostéoporotique ; un tiers des fractures de l’extrémité supérieure du fémur surviennent chez l’homme, le taux de mortalité est deux à trois fois supérieur à celui de la femme. L’ostéoporose chez l’homme est associée dans près d’un cas sur deux à une maladie et/ou à la prise d’un traitement ou à l’exposition à un facteur de risque. Bien qu’il n’y ait pas de consensus, la définition de l’ostéoporose proposée par l’OMS peut être appliquée chez les hommes si la population de référence considérée est constituée d’hommes jeunes. Le seuil densitométrique de l’ostéoporose (T score≤-2,5) est utile pour la démarche diagnostique, mais n’est pas suffisant pour prédire le risque de fracture. L’identification des hommes à risque de fracture est basée sur la combinaison d’une mesure de la densité minérale osseuse, des facteurs de risque cliniques et des facteurs de risque de chute.
Le but des traitements de l'ostéoporose est de prévenir les fractures. Jusqu'à présent, la mesure de la densité minérale osseuse (DMO) était considérée comme l'élément clé pour décider de la mise en route d'un traitement, et ce dernier était généralement recommandé lorsque la DMO était inférieure à 2,5 écarts-types en dessous de la moyenne des femmes jeunes, ce qui correspond au seuil de diagnostic de l'ostéoporose. Cependant, aujourd'hui, il est de plus en plus reconnu que la décision de traiter doit s'appuyer sur l'évaluation du risque de fracture du patient, et non pas seulement sur une valeur de DMO. Plusieurs facteurs de risque sont prédictifs du risque de fracture « indépendamment » de la DMO et pourraient donc être utiles, en complément de la DMO, pour repérer les sujets à haut risque susceptibles de bénéficier d'une thérapie. Outre l'âge, on peut citer en particulier les antécédents personnels et familiaux de fracture, un indice de masse corporelle bas, la consommation de tabac, la prise de corticoïdes, le taux de biomarqueurs du métabolisme osseux, et les facteurs de risque de chute. Pour l'instant, il n'y a pas encore de consensus sur la ou les meilleures stratégies d'utilisation de ces facteurs cliniques. Un groupe de travail de l'OMS mène actuellement un travail de réflexion et d'analyse basé sur la mise en commun des données de plusieurs enquêtes prospectives. Ce travail devrait aboutir prochainement à une meilleure définition des groupes à haut risque susceptibles de bénéficier d'un traitement de l'ostéoporose préventif des fractures et à des recommandations de pratique clinique pour le repérage de ces groupes.
Le but des traitements de l’ostéoporose est de prévenir les fractures. Jusqu’à présent, la mesure de la densité minérale osseuse (DMO) était considérée comme l’élément clé pour décider de la mise en route d’un traitement, et ce dernier était généralement recommandé lorsque la DMO était inférieure à 2,5 écarts-types en dessous de la moyenne des femmes jeunes, ce qui correspond au seuil de diagnostic de l’ostéoporose. Cependant, aujourd’hui, il est de plus en plus reconnu que la décision de traiter doit s’appuyer sur l’évaluation du risque de fracture du patient, et non pas seulement sur une valeur de DMO. Plusieurs facteurs de risque sont prédictifs du risque de fracture « indépendamment » de la DMO et pourraient donc être utiles, en complément de la DMO, pour repérer les sujets à haut risque susceptibles de bénéficier d’une thérapie. Outre l’âge, on peut citer en particulier les antécédents personnels et familiaux de fracture, un indice de masse corporelle bas, la consommation de tabac, la prise de corticoïdes, le taux de biomarqueurs du métabolisme osseux, et les facteurs de risque de chute. Pour l’instant, il n’y a pas encore de consensus sur la ou les meilleures stratégies d’utilisation de ces facteurs cliniques. Un groupe de travail de l’OMS mène actuellement un travail de réflexion et d’analyse basé sur la mise en commun des données de plusieurs enquêtes prospectives. Ce travail devrait aboutir prochainement à une meilleure définition des groupes à haut risque susceptibles de bénéficier d’un traitement de l’ostéoporose préventif des fractures et à des recommandations de pratique clinique pour le repérage de ces groupes. © 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Fracture prevention is the goal of osteoporosis treatment. Bone mineral density (BMD) has been the main criterion for deciding whether to initiate treatment, which is usually recommended when the BMD is less than -2.5 SDs from the mean in young women. However, the need to base treatment decisions on the overall fracture risk, rather than on BMD values alone, is now increasingly recognized. Several factors predict the fracture risk independently from BMD. Combining these factors to BMD may improve patient selection for osteoporosis therapy. In addition to low BMD values, factors associated with a high fracture risk include advanced age, prior fractures in the patient or family, low body mass index, smoking, glucocorticoid therapy, unfavorable profile of bone turnover markers, and risk factors for falls. There is no consensus yet about the best strategy for using these risk factors to assist in treatment decisions. A collaborative center set up by the World Health Organization is evaluating pooled data from prospective studies in order to better define high-risk patient subsets that are likely to benefit from osteoporosis treatment to prevent fractures. The results will serve to develop clinical guidelines for identifying high-risk patients.
Établir un état des lieux de l’offre d’enseignement théorique et de formation pratique via la simulation des internes du diplôme d’études spécialisées de gynécologie-obstétrique dans les différents centres hospitalo-universitaires (CHU) français, et recueillir la satisfaction et les demandes des internes concernant l’organisation et l’accès à cette formation.Enquête nationale sous la forme de 2 questionnaires adressés entre septembre 2013 et juillet 2014. Un questionnaire était destiné au responsable enseignant de chaque CHU et portait sur le déroulement des enseignements théoriques ainsi que l’organisation des ateliers de simulation pratique. L’autre questionnaire était adressé à un interne représentant de l’association des gynécologues-obstétriciens en formation de chaque CHU afin de recueillir la satisfaction et les souhaits quant aux enseignements dispensés.Sur les 28 CHU interrogés, 19 enseignants et 25 représentants étudiants ont répondu soit respectivement un taux de participation de 67,9 et 89,3 %. Il existe une certaine diversité à la fois concernant les outils pédagogiques utilisés et l’organisation des enseignements. L’organisation d’ateliers de formation pratique par la simulation s’est répandue dans une grande majorité de CHU, les thèmes abordés et le nombre d’ateliers proposés étant cependant très variables. Globalement, les internes sont satisfaits du type d’enseignement reçu, de leur volume et de leur contenu. Les étudiants apprécient particulièrement les ateliers de simulation même s’ils jugent que leur nombre reste insuffisant.Il existe une grande disparité dans l’offre d’enseignement national. Une mutualisation des moyens pourrait permettre un accès aux ressources équivalent pour tous les internes, à la fois pour leur formation théorique et pour l’apprentissage pratique notamment via la simulation.To get an overview of the education offer for obstetrics trainees in France and to assess their satisfaction and requests regarding these classes and their access.Two questionnaires were sent over the country between September 2013 and July 2014. The first one was intended to the person in charge of teaching in each university hospital. We asked about the organization of teaching classes and access to simulation workshops. The second one was intended to the local representative of interns of the French association of gynaecology and obstetrics trainees (AGOF). We searched for overall satisfaction and requests concerning these learning classes.Over 28 university hospitals, 19 teachers (67.9 %) and 25 students (89.3 %) responded. Various ways and means of teaching are used throughout the country. Use of simulation workshop has spread in many university hospitals but their types and numbers are still very different among the organizations. Students are globally satisfied by the type, volume and content of their teaching classes. Simulation workshops are really appreciated by trainees and they wish more of them were organized.There is a great disparity in the ways of teaching in France. Gathering resources between the different centres may allow trainees to access to the same theoretical education and simulation workshops all over the country.