Introduction : L’objectif principal était d’évaluer l’efficacité des traitements des douleurs neuropathiques persistantes après mise en place d’une prothèse du genou (DNPG) par patch de capsaïcine et les techniques de neurostimulation électrique, afin de proposer une prise en charge optimale. Méthodes : Une étude observationnelle, rétrospective, a été réalisée de janvier 2014 à décembre 2015 auprès des patients présentant des gonalgies persistantes après prothèse du genou, hospitalisés au sein du CETD de Berck-sur-Mer. Les patients ont été soumis à une enquête diagnostique pluridisciplinaire et une évaluation multidimensionnelle pluriprofessionnelle. L’efficacité des techniques de neurostimulation électrique et du traitement topique par capsaïcine a été étudiée à partir des données des dossiers médicaux. Résultats : Cent patients ont été inclus. Douze patients souffraient de douleurs nociceptives, 20 de douleurs neuropathiques pures (DNP) et 68 patients d’un syndrome douloureux régional complexe (SDRC). La moyenne d’âge était de 63,5 ans, le ratio homme/femme de 35/65. Vingt-cinq pour cent des gonalgies rattachées à un SDRC apparaissent durant le deuxième mois postopératoire. La neurostimulation transcutanée (85 patients) semble plus efficace en cas de DNP (78 % de répondeurs à 30 %) qu’en cas de SDRC (52 % de répondeurs à 30 %) [p = 0,127], reste efficace quel que soit le délai de prise en charge. L’application du patch de capsaïcine ne soulage qu’environ un patient sur deux que ce soit en cas de DNP (55 % de répondeurs à 30 %) qu’en cas de SDRC (58 % de répondeurs à 30 %), avec une efficacité plus spectaculaire en cas de SDRC. Plus l’application du patch est précoce, plus le soulagement est important (p = 0,036). Par ailleurs, cette étude permet de confirmer que ce traitement topique agit sur toutes les composantes des douleurs neuropathiques, à la fois les symptômes d’allodynie et les douleurs spontanées. La stimulation médullaire chronique reste une alternative efficace vis-à-vis des douleurs neuropathiques réfractaires (quatre patients). L’efficacité de notre prise en charge globale, mesurée à l’aide du questionnaire d’impression globale de changement à trois mois, constate une amélioration significative chez 70 % des patients présentant une DNP et 80 % des patients présentant un SDRC. Conclusion : Notre étude rétrospective confirme l’efficacité des techniques de neurostimulation électrique et du traitement topique à longue durée d’action par patch de capsaïcine dans le traitement des douleurs neuropathiques persistantes après mise en place d’une prothèse du genou. Un dépistage précoce des DNPG (par une surveillance systématique) peut permettre une prise en charge plus rapide et donc plus efficiente.
Les modifications des représentations corticales lors du SDRC sont connues depuis quelques années, et sont impliquées dans les phénomènes douloureux de ce syndrome. Plusieurs études ont montré l'efficacité de la thérapie miroir dans cette pathologie parfois rebelle aux traitements plus conventionnels. La thérapie miroir est une méthode de rééducation non invasive, peu coûteuse et simple à réaliser, que ce soit en institution ou à domicile. Elle consiste à placer le membre sain face au miroir, à cacher le membre atteint derrière celui-ci, et l'image reflétée donne l'illusion au cerveau qu'il s'agit du membre atteint qui est vu. Les exercices en miroir permettent au cerveau de voir, contrôler, et réagir au mouvement d'un membre sain, tout en trompant le cerveau qui croit voir le membre atteint, qu'il soit immobile, en mouvement ou stimulé par des sensations tactiles. Son utilisation dans la prise en charge de la douleur date des années 90, pour les douleurs de membre fantôme. Elle a ensuite été élargie au Syndrome Douloureux Régional Complexe et à d'autres pathologies. Le rétablissement du schéma corporel par la thérapie miroir est une piste à explorer et approfondir, de même que l'auto-rééducation à domicile.Alterations of cortical maps during CRPS seem to play a key role for the occurrence of pain. Several studies have reported the efficacy of mirror therapy against pain. Mirror therapy is a simple, cheap, non-invasive method, applicable at home. The procedure is based on the placement of the non-affected limb in front of a mirror, with the affected limb hidden behind it, thus leading to the visual illusion that both limbs are identical and hence non-affected. The non-affected limb may be on movement or stimulated (tactile or proprioceptive stimuli), with the perception by the brain that it is physiological and concerns the affected side. The use of mirror therapy began for phantom limb pain and was developed for CRPS. Changes of body maps by mirror therapy represent a therapeutical alternative that needs to be more explored and largely developed in daily practice and for a self-use.
European Journal of PainVolume 11, Issue S1 p. S100-S101 228 ARE THERE ANY SPECIFIC PSYCHOPATHOLOGICAL FEATURES IN PATIENTS WITH REFLEX SYMPATHETIC DYSTROPHY? D. Castelain Devillers, D. Castelain Devillers Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorM.C. Defontaine Catteau, M.C. Defontaine Catteau Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS.M. Catsaros, S.M. Catsaros Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorB. Veys, B. Veys Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorA. Bera Louville, A. Bera Louville Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS. Blond, S. Blond Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this author D. Castelain Devillers, D. Castelain Devillers Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorM.C. Defontaine Catteau, M.C. Defontaine Catteau Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS.M. Catsaros, S.M. Catsaros Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorB. Veys, B. Veys Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorA. Bera Louville, A. Bera Louville Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS. Blond, S. Blond Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this author First published: 16 January 2012 https://doi.org/10.1016/j.ejpain.2007.03.243Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onEmailFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article. Volume11, IssueS1June 2007Pages S100-S101 RelatedInformation
Qu'en est-il de l'« œdème bleu » de Charcot ? Après un traumatisme ordinaire, une douleur dispropor-tionnée, la difficulté à définir des mécanismes physio-pathologiques clairs, l'absence de traitement validé sont les caractéristiques classiques d'un Syndrome Douloureux Régional Complexe de type I (SDRC I) : dans quelques rares cas, les troubles vasomoteurs et/ou trophiques sont curieusement sévères, résistants et si exagérés qu'ils suggèrent une éventuelle facticité de la symptomatologie. Chez 5 patients (3F, 2H), consultant durant 4 ans dans notre Centre de la Douleur, en dépit de troubles vasomoteurs majeurs (n = 4) et de sérieux troubles cutanés (n = 1), l'analyse morphologique n'a permis de retrouver aucun problème : après consultations pluridisciplinaires, ont été évoqués des troubles factices, primaires ou secondaires, engendrant une symptomatologie pathomimétique énigmatique. En raison de la sévérité de leur douleur, tous les patients ont reçu des traitements antihyperalgésiants : l'un d'entre eux, des blocs locorégionaux et une autre, une stimulation cordonale postérieure, tous sans aucun bénéfice. Ces cas soulèvent un questionnement auquel nous tentons de répondre : sur quels critères (entretien psychologique, tests psychopathologiques) pouvons-nous valider un diagnostic tel que les troubles factices ? (nous présentons les résultats de 5 Rorschach) ; le SDRC I est-il l'expression secondaire et opportuniste d'un trouble psychopathologique ou est-il accidentellement à l'origine d'une utilisation perverse de la symptomatologie ? comment éviter la surenchère thérapeutique (comme une proposition d'amputation) ?
European Journal of PainVolume 11, Issue S1 p. S101-S101 230 REFLEX SYMPATHETIC DYSTROPHY1 AND FACTICIOUS DISORDERS M.C. Defontaine Catteau, M.C. Defontaine Catteau Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorA. Bera Louville, A. Bera Louville Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorD. Castelain Devillers, D. Castelain Devillers Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorS.M. Catsaros, S.M. Catsaros Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorB. Veys, B. Veys Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorE. Delaporte, E. Delaporte Hopital Huriez, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS. Blond, S. Blond Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this author M.C. Defontaine Catteau, M.C. Defontaine Catteau Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorA. Bera Louville, A. Bera Louville Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorD. Castelain Devillers, D. Castelain Devillers Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorS.M. Catsaros, S.M. Catsaros Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorB. Veys, B. Veys Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this authorE. Delaporte, E. Delaporte Hopital Huriez, CHRU, Lille, FranceSearch for more papers by this authorS. Blond, S. Blond Centre D'Evaluation Et De Traitement De La Douleur, FranceSearch for more papers by this author First published: 16 January 2012 https://doi.org/10.1016/j.ejpain.2007.03.245Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onFacebookTwitterLinked InRedditWechat No abstract is available for this article. Volume11, IssueS1June 2007Pages S101-S101 RelatedInformation
Les patients souffrant de syndrome douloureux régional complexe de type 1 chronique et rebelle sont souvent considérés comme ayant une personnalité particulière. Une revue de la littérature adulte et pédiatrique couvrant les 30 dernières années tente de mettre en évidence cette assertion. Le fonctionnement psychologique d'un patient SDRC ne semble pas montrer de différence significative avec celui des autres patients douloureux chroniques. D'autres conclusions sont un peu différentes mais à quoi attribuer les aspects psychopathologiques trouvés ? À la personnalité elle-même ? Au SDRC1 ? Ou alors on ne retrouve pas d'aspects psychopathologiques ou de personnalité particulière ? À travers une étude sur 100 patients avec un SDRC1 chronique, nous allons tenter d'illustrer ces questions. (i) Les patients souffrant SDRC manifestent peu de symptômes anxieux et dépressifs ; (ii) Concernant le vécu corporel, on retrouve une véritable vulnérabilité esthésique ; (iii) Au plan psychologique, il existe des traits de personnalité essentiellement de la lignée névrotique de type hystéro-phobique avec dans un certain nombre de cas, une tonalité perverse. Si les patients pouvaient être testés avant la chronicisation du SDRC, il serait possible de déterminer si les facteurs psychopathologiques trouvés ont un rôle étiologique ou non.
Nous proposons, face à la complexité de l’évaluation de la douleur chronique, le recours à une approche globale proposée par le modèle conceptuel de la Classification québécoise du processus de production du handicap. Nous y intégrons les mécanismes physiopathologiques et psychopathologiques de la douleur chronique, tout en respectant une démarche pluridisciplinaire. Ce type d’approche ouvre le champ thérapeutique et permet de redonner au patient les moyens de recouvrer une autonomie optimale face à la douleur.
Évaluer la sensibilisation et les attitudes des Médecins Généralistes face aux patients douloureux chroniques. Étude quantitative par questionnaires envoyés aux 603 M.G. libéraux des 2 secteurs. Parmi les 343 des M.G. (56,3 %) qui ont répondu à l'enquête, 59 % ont ressenti une demande supplémentaire de la part des patients depuis le 1er plan gouvernemental de Lutte Contre la Douleur ; Trente pour cent des M.G. prescrivent très peu, voire pas du tout d'antalgiques de palier III. Les freins à la prescription de ces médicaments opioïdes se situent autant chez les patients que chez les M.G., dont 60 % appréhendent les effets secondaires, 41 % une dépendance ; Quatre-vingt deux pour cent des M.G. interrogés connaissent les structures douleur ; 54 % y ont déjà adressé des patients douloureux chroniques. Les progrès dans la prise en charge de la douleur par les M.G. sont significatifs, mais doivent être encouragés principalement par une amélioration de la communication entre les M.G. et les structures douleur, ce qui facilitera une évaluation plus précise de la douleur, une utilisation plus adaptée des médicaments antalgiques, et enfin un accès plus rapide des patients à une consultation spécialisée, grâce à une meilleure sélection des douleurs chroniques potentiellement rebelles.
L'objectif de cette étude est d'apprécier les avantages et inconvénients d'un traitement morphinique poursuivi au long cours par voie orale chez des patients lombosciatalgiques chroniques. Chez ces patients, l'indication d'un traitement morphinique a été posée au terme d'une enquête diagnostique et évaluative multidisciplinaire, mais aussi à l'issue d'une prise en charge rééducative globale adaptée.
Objectives:Post-traumatic vegetative state (VS) have a reputation of causing heavy expenses on the society. This analysis is to calculate the precise cost of care in a neuro-rehabilitation department.
Le traitement des douleurs persistantes associé à une spasticité sévère diffère selon l'existence ou non d'un lien de causalité. L'approche thérapeutique nécessite donc une analyse clinique minutieuse notamment en termes de déficiences, incapacités et handicaps. Une revue de la littérature permet de proposer une stratégie thérapeutique toujours guidée par l'ensemble des données physiopathologiques mais aussi cliniques donc établie au terme d'une évaluation complète, multidisciplinaire.